| Infos en bref |
| Le 23 juillet Note du site. Je préfère copier de larges extraits des dépêches de presse pour une meilleure compréhension de l'actualité et des faits. On peut facilement et délibérément tronquer une information pour lui faire dire ce que l'on veut, il faut donc être prudent lorsqu'on en rend compte et lorsqu'on en prend connaissance par l'intermédiaire d'un sote Internet ou d'un journal. Le dollar remonte et le prix du pétrole baisse : une simple coïncidence ? Le dollar a nettement remonté mardi (l'euro valait 1,5781 dollar), dopé par les déclarations d'un membre de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui a jugé inéluctable une hausse des taux à court terme, et par une nouvelle baisse des prix du pétrole. "Le discours du président de la banque de Réserve fédérale de Philadelphie, Charles Plosser, a entraîné le dollar à la hausse, car il a prévenu qu'il voterait en faveur d'une hausse des taux d'intérêt lors de la prochaine réunion du Comité de politique monétaire de la Fed", le 5 août, a expliqué Terri Belkas, de DailyFX. M. Plosser a estimé que des taux trop bas aggravait l'inflation, "trop élevée". "Nous devrons inverser le cours" de la politique monétaire, a-t-il déclaré. La Fed a réduit son taux directeur de 3,25 points entre l'été 2007 et le mois d'avril, le ramenant à 2%, pour lutter contre la crise financière. Mais depuis, l'inflation, alimentée notamment par la flambée des prix des matières premières, est revenue au premier plan des préoccupations. La Fed a relevé sa prévision d'inflation pour 2008, qui se situe désormais dans une fourchette de 3,8% à 4,2%. Simultanément, après avoir touché les prix record de 147,50 dollars à Londres le 11 juillet, le pétrole a plongé mardi jusqu'à 127,60 dollars à Londres et 126,63 dollars à New York, des plus bas depuis début juin. Je vous fais grâce des pronostiques contradictoires des différents analystes, les uns voulant croire à la baisse continue et prolongée du prix du pétrole, alors que pour ceux de la banque Barclays Capital "les chiffres du commerce extérieur chinois en juin continuent à peindre le tableau d'une robuste demande de pétrole" alimentant plutôt les prix à la hausse. (source : AFP 22.07) Déboires d'une autre banque américaine. La banque américaine Wachovia a annoncé mardi une perte colossale de 8,6 milliards de dollars, à contre-courant des premières publications bancaires aux Etats-Unis, rappelant, comme l'avait déjà fait American Express la veille, que les marché du crédit et de l'immobilier sont toujours sinistrés. La banque n'est pas pour autant à sec puisqu'elle dispose d'un portefeuille de 122 milliards de dollars de prêts déjà consentis et prévoit de se défaire de 20 milliards de prêts et de titres financiers d'ici la fin de l'année, et a indiqué étudier la cession d'actifs non stratégiques. Cependant l'annonce de cette perte est une excellent occasion pour annoncer la suppression de 6.350 postes. Quand on est banquier, on se soulage comme l'on peut. (source : AFP 22.07) A propos de quelques modifications de la Constitution adoptées lundi dernier.
Ce passage est du journal Le Monde. La principale modification concerne l'examen en séance non plus du texte transmis par le gouvernement mais de celui amendé en commission. Cette disposition, toutefois, ne s'appliquera pas aux lois de finances et de financement de la Sécurité sociale ni aux projets de révision constitutionnelle. Elle consacre un travail d'examen et d'amendement des textes législatifs qui s'effectuera essentiellement en commission et non plus en séance. De ce fait, la part des débats en séance publique sera réduite. Si le gouvernement est en désaccord avec un amendement adopté en commission, il devra défendre sa position en séance et obtenir un vote désavouant le choix de la commission. CONCERTATION C'est par la voie du règlement des Assemblées ou par celle de la loi que vont être définies les règles de dépôt des amendements et d'intervention publique en séance. Une belle bataille en perspective : l'opposition craint en effet que les dispositions d'encadrement qui seront mises en œuvre ne restreignent l'exercice du droit d'amendement. De son côté, la majorité fait valoir qu'il convient d'entraver les facultés d'obstruction dont dispose l'opposition, dès lors que les possibilités de recours à l'article 49-3 sont limitées. Cet article, redouté des parlementaires parce qu'il permet au gouvernement d'engager sa responsabilité sur un texte afin de le faire adopter sans vote, est désormais limité aux projets de loi de finances, de financement de la Sécurité sociale et à un texte par session. L'autre modification majeure concerne l'ordre du jour du Parlement et l'organisation des travaux, qui vont pousser à une concertation beaucoup plus étroite entre le gouvernement et le Parlement. En ce qui concerne l'ordre du jour du Parlement, le gouvernement conserve la priorité pour deux semaines de séance sur quatre ainsi que pour les débats dont il demande l'inscription. Les projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale sont également inscrits en priorité, ainsi que les textes transmis par l'autre Assemblée. Sur le temps restant, une semaine de séance sur quatre est réservée par priorité aux activités de contrôle et d'évaluation du Parlement sur l'action du gouvernement : c'est-à-dire qu'elles ne peuvent pas être consacrées à l'examen de textes d'initiative parlementaire. La révision prévoit aussi de réserver un jour de séance par mois à l'initiative des groupes d'opposition et des groupes minoritaires. Tenant compte du fait que le "partage" de l'ordre du jour entre le gouvernement et le Parlement doit favoriser l'initiative législative des parlementaires, la Constitution révisée prévoit que les propositions de loi puissent être soumises préalablement pour avis au Conseil d'Etat, ce qui n'était auparavant prévu que pour les projets de loi d'origine gouvernementale. Par rapport aux possibilités actuelles, le changement est en réalité minime en termes d'initiative législative. En revanche, les contraintes d'organisation et de respect des règles de dépôt des textes devraient permettre de meilleures conditions de travail en commission. Leur nombre passera, par ailleurs, de six à huit, ce qui devrait considérablement alléger le nombre de textes et de rapports soumis à certaines d'entre elles : actuellement les plus sollicitées, à l'Assemblée nationale, sont la commission des finances et la commission des affaires économiques. (source : Le Monde 22.07) Retraite : la résistance latente des travailleurs demeure intacte. La réforme Fillon de 2003 sur les retraites n'a pas totalement porté ses fruits, selon la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (CNAV), qui en a dressé un bilan sévère, dans le dernier numéro de sa revue Retraite et société paru en juin. Selon la CNAV, l'un des principaux objectifs de la réforme – retarder le départ à la retraite – n'a pas été atteint. Cinq ans après, le taux d'emploi des 55-64 ans est de 38,1 %, alors que l'objectif a été fixé à 50 % en 2010 par la Commission européenne. L'âge moyen de départ à la retraite a même baissé entre 2003 et 2006, pour passer de 61,4 à 60,7 ans (61,2 ans hors dispositif de retraite anticipée). Créée par la réforme Fillon pour encourager les seniors à rester en activité, la surcote (supplément de pension pour ceux qui continuent à travailler alors qu'ils ont le nombre de trimestres suffisants pour une retraite à taux plein) concernait en 2007 7,6 % des assurés du régime général. Avant la réforme, 7 % des assurés continuaient à travailler sans bénéfice. Ce dispositif semble "n'avoir engendré aucune modification de comportement en matière de prolongation d'activité", estime la CNAV qui parle d'un "échec relatif". HAUSSE DES RETRAITES ANTICIPÉES L'assouplissement de la retraite progressive, qui permet aux salariés âgés d'au moins 60 ans de travailler à temps partiel tout en bénéficiant d'une fraction de leur pension de retraite, n'a pas rencontré plus de succès. Le nombre de personnes en retraite progressive reste marginal : 758 béficiaires au 30 juin 2007 contre 673 fin décembre 2003. En revanche, la CNAV note que les mesures destinées à cesser le travail plus tôt, comme le rachat des années d'étude pour augmenter la durée d'assurance ont attiré des futurs retraités (14,3 % ont effectué un versement de ce type en vue d'un départ anticipé entre janvier 2004 et septembre 2007). La création du dispositif de retraite anticipée, destiné à tenir compte des carrières longues, a par contre dépassé toutes les prévisions : plus de 100 000 bénéficiaires chaque année de 2004 à 2006. Commentaire : si la lutte de classe du prolétariat ne parvient pas à mettre en échec le gouvernement du fait de la collaboration de classe, par contre elle s'exprime à différents niveaux par des moyens qui échappenet en partie à ceux qui voudraient imposer leur politique aux travailleurs. Ce bilan de la loi Fillon de 2003 montre clairement que la quasi totalité des travailleurs refusent de travailler plus longtemps et qu'ils souhaitent prendre leur retraite le plus tôt possible, même s'ils doivent en payer le prix fort. Contre cette résistance, le gouvernement et ses partenaires antisociaux, les dirigeants syndicaux, ne peuvent rien, au-delà, cela témoigne que la détermination du prolétariat à refuser la régression sociale demeure intacte malgré l'absence d'issue politique. Commentaire : Ces éléments permettent de balayer la théorie selon laquelle la situation serait "difficile", ou encore que les travailleurs ne sauraient pas ce qu'ils veulent et ce qu'ils ne veulent pas. (source : Le Monde 22.07) La surpopulation carcérale en France va de record en record. Le nombre de détenus dans les prisons a atteint un nouveau record ce mois-ci, 64 250 personnes pour 50 806 places, ce qui constitue une hausse de 0,6 % par rapport au mois précédent, a annoncé l'administration pénitentiaire dans un communiqué. Au cours des sept dernières années, le nombre de détenus a augmenté de 42 % et le taux de surpopulation atteint 126 %. Six prisons sur dix sont surpeuplées. Mais les plus touchées sont les maisons d'arrêt qui renferment les personnes en attente de jugement et les courtes peines. (source : Le Monde 22.07) Haro sur l'enseignement supérieure et la recherche !
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé qu'"un départ à la retraite sur six ne sera pas remplacé" en 2009, ce qui correspond à 900 postes, soit environ 0,5 % des emplois de titulaires. (source : Le Monde 21.07) Conflits sociaux en perspective en Allemagne sur les salaires. Berthold Huber, le président du syndicat de la métallurgie IG Metall, a annoncé sur la chaîne de télévision publique ZDF, lundi 14 juillet, que son syndicat va exiger cette année encore des hausses supérieures à 6,5 % lors de la reprise des négociations salariales, qui débutent au mois d'octobre. L'année 2007 a été rythmée par d'importants conflits, notamment celui des conducteurs de train. Après avoir organisé plusieurs débrayages pendant l'automne 2007, leur syndicat, GDL, avait obtenu une hausse des salaires de 11 %. Le secteur du commerce de détail a été touché par un mouvement social pendant quatorze mois, du jamais-vu dans l'histoire de la République fédérale allemande. Les salariés ont fini par décrocher un accord sur une hausse de salaire de 3 %, jeudi 10 juillet. Cette tendance devrait se poursuivre puisque, selon de récents chiffres publiés par la fondation Hans Böckler, proche des syndicats, près de 900 000 personnes ont participé à des grèves d'avertissement au premier semestre. "Les négociations salariales se sont beaucoup durcies", constate Heiner Dribbusch, l'un des experts de la fondation Hans Böckler. Aussi, les experts s'attendent à de fortes hausses de salaires en 2008. Pour cette année, la fondation Hans Böckler table sur une augmentation moyenne des salaires de 3,3 % contre 2,2 % en 2007. "Avec une inflation d'environ 3 %, on pourra tout de même atteindre une légère augmentation des salaires nets", affirme Reinhard Bispinck. Les années précédentes, le salaire net avait stagné, voire diminué. De nombreux économistes redoutent qu'une hausse des salaires déclenche une spirale prix/salaires, à l'image de Michael Grömling, expert à l'institut IW de Cologne proche du patronat. La Banque centrale européenne (BCE) n'a cessé depuis l'année dernière de mettre en garde l'Allemagne contre les hausses de salaires obtenues par les syndicats depuis 2007, y voyant un risque pour l'inflation. (source : Le Monde 22.07) Chavez chez son "ami" Poutine.
Lors de sa visite mardi à Moscou, Hugo Chavez a discuté avec Dmitri Medvedev l'achat d'armements à la Russie et convenu d'un renforcement de la coopération énergétique avec la Russie, géant mondial du gaz et du pétrole. Chavez qui est un grand révolutionnaire a déclaré : "J'observe avec un grand respect et un grand amour la renaissance de la Russie", sans se soucier de la manière dont cette "renaissance" s'effectuait, sur le dos du prolétariat russe et le cadavre de la révolution russe. Il a transmis au nouveau président russe le "salut" de Fidel Castro. "Fidel parle de crise de la raison, surtout dans les pays les plus puissants. La Russie a retrouvé la raison", a-t-il dit. La "raison" chez Castro et Chavez s'identifie à la survie du capitalisme. Les deux présidents ont assisté à la signature d'accords de coopération entre trois groupes russes - Gazprom, Loukoïl, TNK-BP - et la compagnie d'Etat vénézuélienne PDVSA pour l'exploration pétrolière et l'évaluation des réserves gazières au Venezuela. M. Chavez a ensuite retrouvé son "ami" Vladimir Poutine qu'il tutoie, l'ex-président devenu Premier ministre, qui a promis de répondre à son invitation à se rendre à Caracas. "Je veux te remercier pour tout le soutien que tu nous as apporté avec une telle fermeté", a déclaré le chef de l'Etat vénézuélien, reçu à la résidence du Premier ministre à Novo Ogarevo, près de Moscou. (source : AFP 22.07) Le 22 juillet Note du site. Je vais ralentir l'activité du site jusqu'à la fin août puisque c'est les congés d'été en France et que j'ai aussi besoin de me reposer un peu, surtout les yeux. A chaque fois que j'ai dit cela j'ai continué à bosser normalement, en fait je ne sais pas vivre sans bosser, c'est terrible. Quelques petites histoires indiennes pour se détendre. La première à plutôt un rapport avec la France, mais elle concerne un de mes beaux-frères, Saktivel. Il est carrossier, il a 32 ans et il est célibataire. Mon épouse (Manju diminutif de Magueswary) qui est dans le sud de la France depuis le 5 mars dernier m'a demandé de le faire venir en France pour qu'il puisse assurer une présence en France quand elle sera repartie en Inde, il lui faut un pied à terre permanent pour qu'elle ne soit pas à la rue quand elle retournera en France pour raison médicale. Je suis allé dans une agence de voyage que je connais bien, on m'a répondu que dans sa situation il sera pratiquement impossible d'obtenir un visa de tourisme, s'il avait été marié avec des enfants, qu'il avait eu un métier plus valorisant, du fric sur son compte en banque et qu'il payait des impôts, là la situation aurait été totalement différente. Par acquis de conscience je vais quand même faire toutes les démarches nécessaires, histoire que Manju me foute la paix. Saktivel est un carrossier indépendant qui loue ses services à différents garages, il a un bon salaire, mais évidemment rien n'est déclaré, pas un seul papier, pas une seule facture. Je lui ai expliqué la situation en lui disant de continuer à vivre sans se soucier des lubies de sa soeur, elle n'a qu'à trouver une autre solution au lieu de faire chier tout le monde, on n'a plus les moyens de vivre un pied en France et l'autre en Inde. Personnellement j'ai horreur de me servir des gens, même si ce n'est pas par intérêt, c'est un principe voilà tout, on doit se démerder dans la vie avec ce que l'on a sans toujours être en train d'attendre quelque chose des autres. Je ne suis heureux que lorsque je ne dois rien à personne, je préfère de loin que ce soit les autres qui me doivent quelque chose, et s'ils profitent de la situation, je passerai peut-être pour un naïf ou un con comme disait ma première épouse, mais pas pour un profiteur, jusqu'au moment où je les enverrai péter s'ils abusent, après ils pourront m'insulter pour mon manque de tolérance, je connais la musique, on peut avoir l'air con sans l'être vraiment. La deuxième histoire. Je vais au marché de Pondichéry, 3 kilos de tomates pour 10 roupies (1 euro = 62 roupies), pas cher, j'achète en me disant que je partagerai avec mes voisins pêcheurs car un kilo me suffit. Une fois rentré, je vais rendre visite à ma voisine la plus pauvre qui vit encore dans une cabane en feuilles de cocotier, cela l'intéresse, elle prend, je lui demande de me payer 6 roupies pour les deux kilos de tomates, elle me demande si du poisson fera l'affaire en échange, pas de problème, allons-y pour du poisson, demain matin me dit-elle, pas de problème, on verra cela demain matin. Trois jours plus tard, pas plus de poissons que de beurre en branche ! Tant pis, c'est un principe, je suis bourré de principes, ils devraient l'avoir compris depuis le temps, je vais aller lui réclamer mes 6 roupies, car ils ont la facheuse tendance à faire le coup à tout le monde pour un oui ou un non. Qu'ils soient pauvres c'est une chose, qu'ils décident à ma place ce que je dois faire, là cela ne passe pas, chez nous, je veux die chez mes parents, nous étions encore plus pauvres qu'eux et jamais mes parents ne se sont comportés de la sorte. L'autre jour son mari m'a proposé un kilo d'anchois dont il ne savait pas quoi faire, comme je ne savais pas combien lui donner, le lendemain soir je lui ai apporté une bière bien fraîche, cela m'a coûté 40 roupies, je savais que son poisson ne les valait pas, mais comme il m'avait laissé libre de fixer le prix ou de ne rien lui donner, je lui ai donné plus pour ne rien lui devoir et surtout pour ne pas passer pour un profiteur ou un voleur. Pas facile les relations ici, nulle part vous me direz. La troisième histoire remonte à une semaine. Un matin je rejoins en moto la route principale qui va à Pondy, il était déjà près de midi, quand je roule sur des morceaux de verre recouvrant la largeur de la chaussée, je me dis qu'il a dû y avoir encore un accident. Cent mètres plus loin je constate que c'est la même chose et cela sur plus d'un kilomètre, là je flaire le règlement de compte, l'émeute, d'autant plus que tous les rideaux de fer des commerçants sont baissés, je constate aussi qu'il y a plein de chaussures qui jonchent la route. Je m'arrête et je vais demander ce qui s'est passé à un commerçant que je connais bien. Il me répond : "il n'y a pas eu de courant durant toute la nuit dernière et il y en a qui ont tout cassé, ils ont attaqué la police." Comme j'ai des batteries de secours je ne m'étais rendu compte de rien. La population est littérament excédée par les coupures de courant, c'est tous les jours, toute l'année. Sans courant, pas de ventilateur donc tu crèves et tu ne peux pas dormir, sauf que le lendemain matin il faut aller bosser. Quand on pense qu'il y a moins de 20 ans, un grand nombre d'habitants n'avaient pas encore l'électricité, et quand ils l'avaient, ils n'avaient le droit qu'à une ampoule, pas de prise de courant donc pas de ventilateur. Ils se sont très vite habitués au nouveau confort que procure l'électricité, du coup ils ne peuvent plus s'en passer, ce qui est somme toute normal. C'est pour dire que les choses évoluent rapidement ici, qu'il a fallu moins de temps pour électrifier l'Inde que la France par exemple, une fois qu'ils s'y sont mis, et qu'il n'est plus possible de retourner en arrière. Cette dernière remarque est importante sur le plan politique, cela signifie que les dirigeants de ce monde peuvent vouloir nous réduire en esclavage, mais qu'ils n'y parviendront pas, que cette époque est définitivement révolue et que leurs tentatives vont se solder par des révolutions. Pour les chaussures (des tongues) sur la chaussée, c'est une manière de manifester son mécontentement. Au parlement indien, les députés tapent sur leur pupitre avec leurs mains ou avec leurs chaussures pour manifester bruyamment leur désaccord, donc l'Indien lambda fait la même chose, mimétisme oblige. Une dernière histoire pour la route. Rendez-vous manqués. Lakshmi devait venir vers deux ou trois heures de l'après-midi. Elle me téléphone à cinq heures pour me prévenir qu'elle ne viendra pas car sa soeur vient d'arriver chez elle. Trois jours se sont écoulés, elle ne m'a pas rappelé. Je rencontre un inspecteur de la brigade criminelle que je connais et qui est une relation d'un de mes beaux-frères, on échange quelques mots, il me parle d'un message qu'il a reçu d'Interpol concernant un Français pédophile qui avait travaillé à l'Alliance française et sur lequel je lui avais donné de précieuses informations pour le coincer, il a fait ensuite six mois de tôle à Pondichéry avant de retourner finalement en France, il me demande s'il peut passer chez moi le lendemain, je n'ose pas lui répondre non, il faut bien entretenir ce genre de relation car cela peut être utile. Le lendemain personne et depuis pas de nouvelles. Je téléphone à mon pote informaticien pour régler un petit problème de connection, il me dit qu'il passera dimanche vers midi, je lui réponds qu'on en profitera pour faire une bonne bouffe, j'irai acheter des plats préparés dans un restaurant de Pondy, il est tout content et me remercie. Dimanche 13h30 toujours personne, j'essaie de l'appeler, impossible son téléphone est déconnecté. J'attendrai lundi soir pour l'appeler, en fait il avait été obligé d'aller bosser et son portable n'avait plus de batterie. Des exemples comme ceux-là, j'en ai des centaines, à ce stade là il est permis de généraliser ou de théoriser, cela vous donne une petite idée sur la qualité des rapports qu'entretiennent les gens, ils s'en foutent littéralement des uns et des autres mais à un point que je n'aurais jamais pu imaginer, et attendez, avec le sourire, donc si vous leur reprochez quelque chose, faites-le calmement sinon c'est vous qui passerez pour un empêcheur de tourner en rond. On pourrait interpréter ainsi leur comportement : ma gueule avant tout. Ce n'est pas propre à l'Inde. Mais c'est plus complexe en vérité et cela déroute pas mal d'étrangers qui ne connaissent rien au pays. Dans leurs têtes, ils considèrent que si vous ne les avez pas vus, vous avez fait autre chose à la place tout comme eux, pas de quoi en faire une histoire. Ils ne sont pas là, vous vous en rendez compte, vous passez à autre chose, voilà tout. Ils font la même chose quel que soit l'importance du rendez-vous. Par exemple, quand vous avez fait venir des ouvriers et que le camion de briques ne vient pas ou l'inverse, là évidemment c'est réellement un problème et ça gueule quand ils n'en viennent pas aux mains. Quand je vous dis que ce n'est pas une partie de plaisir de vivre en Inde, il y en a forcément qui ne me croient pas, mais je vous assure qu'il faut avoir les nerfs solides et une patience à toute épreuve. Passons à la politique. Impasse politique.
Le dernier éditorial du site qui reproduisait les propos de Sarkozy sur ses rapports avec l'Union européenne, n'a pas entraîné la moindre réaction de militants du POI, pas un n'a eu la volonté ou le courage de reconnaître que la ligne politique de leur parti était erronée et consuisait à une impasse ou n'a tenté de la défendre. Quand ils expliquent que le mot d'ordre de rupture avec l'UE se justifie parce qu'il est impossible d'envisager un changement politique dans le cadre de l'UE, ce qui est exact, ils oublient que l'on peut dire exactement la même chose concernant la Ve République. Sur le plan pratique, les conséquences ne sont évidemment pas les mêmes. On ne voit pas comment la rupture avec l'UE pourrait à elle-seule ouvrir la voie à l'abolition du capitalisme, dans la mesure où la question politique déterminante des institutions qui sont au service du capitalisme (dans chaque pays) ne serait pas réglée. De la même manière, on ne voit pas comment il serait possible d'abolir le capitalisme dans le cadre de l'UE. Que l'on prenne la politique du POI ou de la LCR, on aboutit toujours dans une impasse. Au fait, suite aux procès d'intention auxquels se sont livrés à mon égard quelques militants du POI, je voudrais préciser ceci. S'ils avaient lu jusqu'au bout ma déclaration qui a suivi le congrès de fondation du POI, ils auraient pu constater que j'appelais les militants qui suivaient mon activité politique à rejoindre les comités mis en place par le POI, s'ils le souhaitaient évidemment, et que je ne traitais pas les militants du POI comme des parias ou des ennemis. Nous n'avons décidément pas les mêmes principes et nous n'avons pas été à la même école politique. Suicides en cascade de travailleurs chez France Télécom. Six salariés de France Télécom se sont suicidés depuis le mois de mai en France, dont le dernier le 2 juillet dans l'Aube, a affirmé lundi soir la Fédération des salariés du secteur des activités postales et de télécommunication CGT. Au total, 13 suicides ont eu lieu entre janvier 2007 et juillet 2008, compte de son côté la Fapt CGT de Haute-Savoie, dans un communiqué. Un plan de restructuration prévoit 22.000 "départs volontaires" à France Télécom entre 2006 et 2008 et 6.000 embauches sur la même période. La direction avait indiqué en février que 5.600 salariés avaient quitté l'entreprise en France en 2007, portant à 16.400 le nombre de départs depuis 2006. "Rien ne prouve que la politique de rentabilité de France Télécom : suppressions d'emplois, restructurations, mobilité fonctionnelle et géographique, méthodes de management, harcèlements, mises au placard, dégradations des conditions de travail, ne soit pas déclencheur de ces actes désespérés", juge la CGT de Haute-Savoie. Un ex-cadre du PT qui travaillait dans le secteur privé me disait que pour les fonctionnaires, les mots chômage et licenciement n'étaient que des "concepts", qu'ils n'avaient pas idée de ce que cela voulait dire de vivre en permanence avec la hantise de se retrouver sans boulot. Si ce comportement peut être qualifié de banal quand il s'agit d'un fonctionnaire sans conscience politique, quand il s'agit de militants se réclamant du trotskisme, on est en droit de se demander comment ils ont été formés dans leur parti. (source : AFP 21.07) Victoire de Sarkozy. Le Parlement réuni en congrès hier a adopté d'une voix le 24e rafistolage de la constitution de la Ve République. Immédiatement Sarkonapoléon a exprimé sa "joie" affirmant "c'est la démocratie qui a gagné". Comme il fallait réunir les 3/5e des voix des députés et des sénateurs, soit 538 voix, l'UMP a pu compté sur les voix du MoDem et du Parti radical de gauche, mais aussi sur celle de J. Lang du PS qui a assuré rester un "opposant déterminé", on n'en a jamais douté ! Voilà une nouvelle victoire pour le parvenu de l'Elysée offerte par la soi-disant opposition au Parlement. Finalement "Ce soir, ce n'est pas un camp qui a gagné contre un autre, ce soir c'est la démocratie française qui a gagné", a déclaré le nabot de Dublin où il effectuait une courte visite. Les deux camps n'en faisant plus qu'un en réalité, merci, on avait compris, ce qui n'est pas le cas de tout le monde, j'y reviens plus loin. Cela me plaît assez que Sarkozy se réclame de la démocratie dans chacune de ses déclarations, alors que son camp a déclaré la guerre au prolétariat, car ce qui peut passer au premier abord pour une vulgaire supercherie ou un simple exercice de pure démagogie n'est pas forcément incompatible avec la définition que l'on peut donner de la démocratie, tout dépend de la place que l'on occupe dans la société, il se peut que cela forcera à la longue ceux qui s'en réclament aveuglément, à la qualifier avec précision en lui donnant le contenu de classe qui lui revient. Peut-être qu'à ce moment-là ils se rendront enfin compte, ou plutôt, ils voudront bien tenir compte du fait que Sarkozy est illégitime et qu'il est le plus mal placé pour parler de démocratie. Mais la palme du mensonge et de la démagogie revient encore à Hollande qui a cru bon d'affirmer que "Sarkozy a perdu", alors qu'il a obtenu ce qu'il voulait. Pour Hollande il s'agit de faire croire que le PS se situe dans l'opposition, alors qu'en vérité, il n'a jamais cessé de soutenir Sarkozy ou les idées qu'il défend. Comment comprendre ? L'initiative du POI d'adresser une lettre ouverte à Hollande pour lui demander de combattre ensemble le gouvernement et l'UE ne s'inscrit-elle pas dans la même logique, faire croire aux militants et aux travailleurs que le PS serait un parti ouvrier ? Il est vrai qu'avec beaucoup d'imagination et quelques tours de passe-passe, ils pourraient arriver à lui trouver une fibre ouvrière enterrée sous un fatras réactionnaire qui n'a cessé de s'amonceler au fil des ans. (source : AFP et Reuters 21.07) "Sarkozy : non, c'est non" "Sarkozy : no means no" ("Sarkozy : non, c'est non") pouvait-on lire sur une banderole installée sur un pont d'autoroute proche de l'aéroport lors de la brève visite de Sarkozy en Irlande. Un millier de manifestants s'étaient rassemblées pour l'accueillir lançant des slogans hostiles à l'Union européenne. Sur la question d'un nouveau référendum, les journalistes ont estimé qu'il avait nuancé les propos qu'il avait tenu la semaine dernière présentant comme inéluctable une nouvelle consultation des Irlandais, alors qu'en réalité, il n'a fait que reformuler ses propos sous la forme d'euphémismes, comme pour mieux prendre les Irlandais pour des crétins. En voici la démonstration. "Je n'ai jamais dit que l'Irlande devait convoquer un nouveau référendum, j'ai dit qu'à un moment ou à un autre il fallait bien que les Irlandais donnent leur avis", a-t-il dit. Mensonge, il avait dit textuellement que l'Irlande "devrait revoter". "Personne ne peut être en colère quand on dit à un peuple 'un jour ou l'autre, sur une question à déterminer, selon un calendrier à négocier, on vous demandera votre avis'. En démocratie c'est le moins qu'on puisse faire", a-t-il ajouté. Sauf qu'ils ont déjà donné leur avis et qu'ils ont dit NON ! A défaut d'un oui, un non-dit peut remplacer temporairement un non, non ? Avant que le NON s'affirme une seconde fois ! (source : Reuters 21.07) Patrons mafieux. Deux des plus importantes entreprises italiennes, Telecom Italia et Pirelli, sont accusées de corruption par le parquet de Milan au terme d'une enquête sur un vaste scandale de dossiers illégaux basés sur des écoutes qui avait secoué l'Italie à l'automne 2006, affirme samedi la presse. Une trentaine de suspects au total sont mis en cause par le parquet de Milan (nord) dans cette affaire d'espionnage illégal, selon l'agence Ansa. Un ex-responsable des systèmes de sécurité chez Telecom Italia et Pirelli (premier actionnaire de Telecom), Giuliano Tavaroli, est au centre de cette affaire d'enquêtes illégales sur des centaines de personnalités, notamment par le biais d'écoutes téléphoniques clandestines et la violation de banques de données. Mis en place au départ pour contrôler les employés de Telecom Italia, le système se serait ensuite développé pour concerner des politiques, des hommes d'affaires, des entrepreneurs, des joueurs de football ou des personnalités du spectacle. (source : AFP 19.07) Plombée ! C'est dans un climat délétère que s'est ouverte lundi une nouvelle réunion de l'OMC à Genève, dans un contexte économique international marqué par l'aggravation des contradictions du capitalisme qui conduit les dirigeants de chaque Etat à défendre leurs propres intérêts pour éviter que la situation sociale ne dégénère dans leur propre pays. Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, a ouvert le feu en comparant la stratégie des pays riches à celle de Goebbels, le chef de la propagande du IIIe Reich : "si l'on répète un mensonge plusieurs fois, cela devient la vérité". Le Brésil, qui dirige de facto aux côtés de l'Inde le "G20", groupe qui rassemble des grands pays émergents comme la Chine, le Nigeria, l'Argentine ou l'Afrique du Sud, a jeté un froid en évoquant le spectre de Cancun, en référence à la conférence ministérielle de l'OMC en 2003 dans la station balnéaire mexicaine, qui avait tourné à un stérile affrontement Nord-Sud. Dénonçant les faibles concessions agricoles des pays du Nord, qui exigent en échange que les pays émergents ouvrent leur marché aux services et aux produits industriels, M. Amorim a assuré que son pays était prêt à attendre trois ou quatre années de plus afin d'obtenir un meilleur accord que celui qui est sur la table actuellement. Un grand nombre de pays ont accéléré leur industrialisation ces dernières décennies concurrençant dans certains secteurs d'activité les pays où le capitalisme s'était développé en premier, en Europe notamment. Mais ce développement ne s'est pas limité à l'industrie et aux infrastructures, il concerne également aujourd'hui l'agriculture qui emploie toujours plus de la moitié de la population dans de nombreux pays en Afrique, Asie ou en Amérique Latine. On devrait considérer comme un des éléments de base pour analyser la situation mondiale, le fait que le centre de gravité du capitalisme s'est déplacé des pays où le capitalisme est le plus développé vers des pays où son développement pris globalement a rattrapé celui des autres pays, tout en s'accélèrant et en en faisant le moteur du capitalisme mondial. Quand on compare la taille des pays comme le Brésil, l'Inde ou la Chine avec la France par exemple, mais on aurait pu prendre aussi des pays comme le Venezuela, l'Afrique du Sud ou la Russie, que l'on compare les richesses naturelles dont disposent les uns et les autres, ainsi que leurs forces productives, à développement égal, un pays comme la France n'est plus qu'un point insignifiant sur la carte du monde. Certains diront qu'il faut tempérer cette appréciation en faisant allusion au fait que le capitalisme en France bénéficie toujours largement des investissements étrangers (au troisième rang mondial), certes, mais rien ne dit que cela durera encore longtemps, car avec les transferts de technologie et le développement de la recherche dans les pays dits émergents, bientôt ils n'auront plus besoin du capitalisme français pour produire quoi que ce soit. A ce moment-là, la France ne sera plus que le vassal du capitalisme mondial dominé notamment par la Chine et l'Inde, au lieu d'en constituer l'élite et l'avenir. (source : AFP 20.07) La planche à billets. Le Zimbabwe a mis en circulation lundi un nouveau billet de banque d'une valeur de cent milliards de dollars zimbabwéens (l'équivalent d'un dollar US) pour tenter de remédier à la pénurie de devises, avec une inflation folle à 2,2 millions de pour cent, a annoncé samedi la Banque centrale. En janvier, un billet de 10 millions de dollars avait ainsi été lancé, puis en avril de 50 millions, en mai dernier des billets de 100 et 250 millions puis d'un demi-milliard. Pour les Zimbabwéens qui vivent dans la pénurie, et pour 80% d'entre eux sous le seuil de pauvreté, ces chiffres signifient de multiples denrées ou services changeant de prix chaque jour. Ainsi le nouveau billet de 100 milliards serait suffisant, ce week-end en tout cas, pour payer un aller-retour en bus entre la banlieue et le centre d'Harare. Mais un peu juste pour une boisson gazeuse ou un pain, qui se vendait pourtant autour de 60 milliards en début de semaine. (source : AFP 20.07) Obama et Morin : même combat ! Obama en visite en Afghanistan a déclaré qu'il enverrait 7 000 (10 000 selon d'autres sources) soldats américains supplémentaires pour continuer la guerre contre le terrorisme, s'il était élu président. Selon le porte-parole de M. Karzaï, Humayun Hamidzada, les démocrates et les républicains "sont des amis de l'Afghanistan, et quel que soit celui qui gagne les élections aux Etats-Unis, l'Afghanistan aura un partenaire très solide aux Etats-Unis", on n'en doute pas un seul instant. Pratiquement au même moment, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a rendu hommage aux soldats français déployés en Afghanistan, "où se joue une partie de la sécurité de la France", il est aussi allumé que le va-t-en-guerre et mégalomane Sarkozy. Il a dit en passant les troupes en revue : "Cela me fait plaisir de me trouver parmi vous, je me sens fier d'être français, fier de ce que vous vous faites ici", vivant dans un pays proche de l'Afghanistan, j'ai plutôt honte d'être Français et c'est un réel problème, quand on me demande ce que je suis, je réponds : un travailleur comme vous en rappelant que nous sommes les champions du monde des révolutions, même s'il nous reste la dernière à gagner, la plus difficile. Where are you come from ? A small country called France, but I have nothing to do with the policy of the French government. (source : AP et AFP 20.07) Contradiction et paradoxe. La Commission européenne refuse en l'état d'approuver l'un des principaux volets du plan d'aide du gouvernement français à ses pêcheurs présenté en début d'année, qui prévoit des compensations financières en contrepartie de la forte hausse du prix du litre de gazole. Le différend porte sur l'une des quinze mesures du plan français de 310 millions d'euros. Un responsable du ministère français de la Pêche a immédiatement réagi dimanche en indiquant que la France allait "réadapter" ce volet. Il y a "une mesure sur laquelle il y a quelques difficultés de mise en oeuvre juridique et technique", a reconnu dimanche le responsable du ministère français. Concernant cette mesure litigieuse, "on va reprendre les règles qui sont proposées" dans le paquet financier européen d'aides adopté mardi "de manière à proposer quelque chose qui puisse être accepté par Bruxelles", a-t-il assuré. La mesure controversée prévoit notamment des aides à la restructuration et à la modernisation de la flotte de pêche française, revenant à compenser financièrement la hausse du prix du gazole pour les chalutiers à hauteur de 27 centimes d'euro le litre. Pour la Commission, c'est inacceptable, car cela revient à subventionner le prix du carburant pour les pêcheurs, souligne une source européenne. Une compensation à hauteur de 27 centimes reviendrait à faire payer le prix du litre de gazole autour de 50 centimes (il coûte actuellement près de 80 centimes d'euro sur le marché), ce qui était précisément la principale revendication des pêcheurs français lors de leurs actions de protestation en mai et juin. Le prix du gazole a augmenté de 240% pour les chalutiers depuis 2002 en moyenne. Les négociations avec les autorités françaises se poursuivent pour la validation de la principale mesure du plan. Rien ne devrait être décidé avant septembre au plus tôt. Côté français, on estime qu'il s'agit surtout d'un problème de présentation, la compensation de 27 centimes visant in fine à inciter les pêcheurs à quitter la profession ou à se restructurer, ce que souhaite Bruxelles qui milite pour une réduction de la flotte européenne. "Il n'y a pas de volonté de compenser au centime près le gazole pour les professionnels", a justifié le responsable français. Commentaire : que le gouvernement ou l'UE subventionne les patrons-pêcheurs n'est pas notre problème, puisque dans le capitalisme mondialisé cela reviendrait à prendre position pour eux au détriment des pêcheurs des autres pays. Un paradoxe de plus qui est à mettre au compte de la survie du capitalisme et dont nous ne sommes pas plus responsables que les patrons-pêcheurs. Alors que depuis des décennies déjà on entend parler de la surpêche, de la surcapacité des flotilles de pêche dans de nombreux pays, il y en a qui n'ont rien voulu entendre et ont continué à s'endetter, j'aurais tendance à dire, c'est leur responsabilité et leur problème. Quand mon père qui était menuisier en bâtiment s'est rendu compte qu'il était déjà bien usé par son boulot et qu'il n'y avait plus d'avenir dans la menuiserie, il n'a pas attendu de perdre son emploi, il a passé le permis de taxi, il est entré dans une compagnie comme salarié avant d'obtenir un crédit pour acheter sa plaque. C'était un ouvrier et il l'est resté jusqu'au bout, il n'avait pas la mentalité à aller pleurer pour obtenir de l'aide de l'Etat, à son âge il a fait preuve de beaucoup de courage et de sang-froid avant de disparaître peu de temps après sa retraite. J'ai envie de dire que pour s'apitoyer sur le sort de patrons, il ne faut vraiment rien avoir d'autre à faire. (source : AFP 20.07) Démonstration de la contre-révolution.
La libération de Betancourt aura au moins permis aux réactionnaires de tous poils de se mobiliser à travers le monde, non pas pour soutenir les otages des Farc qui ne sont que des fripouilles, des policiers, militaires ou personnalités liées au régime pourri d'Uribe, des fripouilles à l'image de Betancourt, mais contre le prolétariat mondial auquel ils osent dénier le droit de recourir à la violence pour faire valoir ses droits. Or, chacun sait que le combat pour la prise du pouvoir par le prolétariat sera violent, ne serait-ce que parce que la réaction déclenchera la guerre civile lorsque son pouvoir sera sérieusement menacé sous les coups de la révolution prolétarienne. Leur exercice consistait à ancrer dans la tête des travailleurs qu'il ne peut pas y avoir d'issue par la violence, qu'il faut la bannir définitivement de nos méthodes de combat, ce qui signifie au bout du compte qu'ils doivent capituler, et si de son côté les capitalistes se livrent quotidiennement à la barbarie, tant pis, il faut faire avec, c'est la vie. Le 19 juillet Le corporatisme : qui en porte la responsabilité ? En raison de problèmes informatiques, mon accès à Internet est limité à Yahoo, je n'ai donc pas pu lire l'interview que Sarkozy a donné au journal Le Monde. Je crois qu'il y est surtout question du soutien sans faille que les dirigeants syndicaux lui apportent et qui lui a permis d'appliquer son programme antisocial jusqu'à présent. Question : qui sont les syndiqués qui élisent les Thibault, Mailly, Aschiéri, etc. ? Je ne pense pas qu'il faille s'en prendre à eux, mais plutôt à ceux qui privilégient leurs rapports avec l'aristocratie ouvrière et refusent de rompre leurs liens avec les appareils et le régime, entendez par là, les dirigeants du PCF, de LO, de la LCR et du POI. L'expérience des dernières années montre amplement que les dirigeants de ces partis ne veulent pas dans leurs rangs de militants qui critiquent ouvertement les dirigeants pourris des syndicats, alors qu'ils sont les principaux fossoyeurs du syndicalisme de classe. Ils s'en font les complices en se prétendant indépendant, mais ils ne tromperont pas indéfiniment les travailleurs et les militants. D'ailleurs je pense qu'ils ont compris depuis longtemps le jeu auquel se livrent les dirigeants syndicaux, ce qu'ils n'ont pas encore compris c'est qu'il faut se débarrasser du capitalisme et comment. Indépendant de qui et de quoi serait-on en droit de leur demander. Indépendant des militants qui entendant combattre sur le terrain de la lutte des classes pour en finir avec le capitalisme conformément à la Charte d'Amiens dont ils se réclament, indépendant du combat classe contre classe, c'est-à-dire, indépendant de la méthode qui conduit à opposer les travailleurs aux patrons par la grève et l'occupation au lieu de cautionner de soi-disant négociations qui n'ont pour objet que légitimer la liquidation de nos acquis et nos droits, indépendant des objectifs de la lutte de classe du prolétariat qui les conduit à subordonner la classe ouvrière au capitalisme par l'entremise du réformisme. Certainement pas indépendant de Sarkozy et des institutions dont ils n'osent même pas dire qu'ils sont minoritaires et illégitimes dans le pays, contre lesquels ils ne veulent pas engager le combat frontalement sous prétexte que le prolétariat serait arriéré politiquement pour camoufler leur abandon des enseignements de la lutte de classe révolutionnaire de la classe ouvrière, certainement pas indépendant de la bourgeoisie avec laquelle ils collaborent à travers une multitude d'organismes publics ou privés... Le corporatisme qui s'exprime à travers la politique mise en oeuvre par le gouvernement et le patronat d'une part, et leurs partenaires syndicaux d'autre part, n'est pas le produit du revirement soudain du comportement des dirigeants syndicaux, il s'inscrit dans la continuité des relations qu'ils entretiennent avec les représentants du capital depuis l'après-guerre pour ne pas remonter plus loin. Ensemble ils ont préparé le terrain au corporatisme, on pourrait dire que les relations qu'ils ont établies dès 1945 portaient en germe le corporatisme, qu'elles en étaient déjà les prémices, c'est uniquement l'évolution du capitalisme à l'échelle mondiale qui les pousse aujourd'hui à aller plus loin dans ce processus de liquidation du syndicalisme ouvrier après l'avoir totalement défiguré, pour finalement livrer au grand jour leur véritable nature contre-révolutionnaire. Rompre avec le syndicalisme de collaboration de classes, rompre avec le CES et la CSI, ne devrait-il pas être le premier devoir de militants syndicaux prétendant défendre les intérêts du prolétariat ? Pourquoi aucune campagne dans les syndicats n'est engagée sur ce thème ? Pour ne pas se faire virer des syndicats nous répondront-ils. A l'occasion de la loi sur la représentativité des syndicats, les uns et les autres ont expliqué qu'elle allait favoriser la création de syndicats maisons, alors pourquoi pas celle d'un nouveau syndicat ouvrier renouant avec la tradition révolutionnaire du mouvement ouvrier du début du XXe siècle, on pourrait leur poser la question, non ? Après tout s'ils ont créés leur propre parti, c'est parce qu'ils ne pouvaient pas militer dans les partis traditionnels du mouvement ouvrier, de la même manière, s'il n'est pas possible de militer dans un syndicat sur une ligne correcte, peut-être faudrait-il penser à en fonder un qui le permette, à moins qu'ils préfèrent que la chape de plomb des bureaucraties syndicales qui s'est abattue un jour sur la classe ouvrière continue de l'étouffer. On pourrait objecter que cela demanderait un trop grand investissement de la part des militants, balivernes, ces militants passent déjà la plupart de leur temps à faire du syndicalisme au détriment du travail politique. Par contre, il est vrai que cela demanderait un effort supplémentaire de la part des militants révolutionnaires qu'ils ne sont pas forcément en mesure de fournir. On pourrait abandonner cette proposition, à condition seulement de se concentrer sur le combat politique, car c'est après tout notre priorité. La totalité de l'activité des militants devrait être subordonnée à la construction du parti. Le syndicalisme devrait être conçu comme un rapport avec la classe pour la gagner sur le terrain politique, et non dans le but de créer un rapport de force avec les appareils pour en tirer des concessions sur le plan purement trade-unioniste... En réfléchissant à la validité des différentes hypothèses qu'inspire la situation actuelle du mouvement ouvrier, on ne doit pas tomber dans le piège qui consiste à réfléchir uniquement dans le cadre actuel, pour la bonne raison qu'il est complètement faussé, que toutes les rapports sont faussés par la gangrène du réformisme qui les a pourris littéralement. C'est bien parce que Sud a été créé dans ce cadre déformé qu'il a pris le pli des autres syndicats. Finalement, tant que les syndicats ne se donneront pas pour objectif d'en finir avec le capitalisme, aucun changement majeur n'interviendra dans le syndicalisme et le corporatisme continuera de faire des ravages. J'ai écrit ces lignes rapidement. Des pertes importantes... mais une trésorerie "record".
La banque d'affaires américaine Merrill Lynch a enfoncé les pronostics les plus pessimistes en annonçant jeudi une perte nette de 4,89 milliards de dollars au deuxième trimestre, plombée par 9,75 milliards de dépréciations supplémentaires. La banque enregistre ainsi son quatrième trimestre consécutif dans le rouge, après 2,2 milliards au 3ème trimestre 2007, 9,8 milliards au 4ème trimestre 2007 et 2,1 milliards au 1er trimestre 2008. Pas de quoi s'affoler pour autant. Et "notre coeur de métier reste très solide", a fait valoir le PDG. Avec ces résultats, Merrill Lynch confirme qu'elle est bien l'un des établissements dans le monde qui a le plus souffert de la crise du "subprime". Pour autant, Merrill Lynch a assuré que sa position de liquidité n'était pas menacée, puisque sa trésorerie atteignait le montant "record" de 92 milliards, ouf nous voilà rassurés ! "Nous sommes extrêmement liquides", a insisté John Thain, ajoutant que "nous avons plus que remplacé le capital que nous avons perdu" par l'intermédiaire de cessions d'activités qui lui ont rapporté plus de 8 milliards de dollars. Et pour faire bonne mesure, Merrill Lynch a par ailleurs indiqué avoir supprimé 4.200 emplois depuis le début de l'année, pour l'essentiel aux Etats-Unis, c'était la moindre des choses ! (source : AFP 18.07) Ils désignent des boucs émissaires : les chômeurs et nos vieux ! Les députés ont adopté dans la nuit de jeudi à vendredi le projet de loi sur "les droits et devoirs des demandeurs d'emploi" qui renforce les sanctions pour tout chômeur refusant deux "offres raisonnables d'emploi". Le texte prévoit que le salaire de l'emploi proposé devra représenter au moins 95% du salaire antérieur après trois mois de chômage, 85% après six mois, puis au moins le montant de l'allocation perçue après un an. Par ailleurs, après six mois de chômage, une offre d'emploi sera considérée comme valable si le lieu de travail est distant du domicile d'au plus 30 km ou d'une heure de transport en commun. Le refus de deux offres "raisonnables" d'emploi entraînera la radiation du demandeur d'emploi avec la suspension du versement de l'allocation chômage. Quant à la dispense de recherche d'emploi dont bénéficient actuellement les salariés âgés d'au moins 57 ans et demi, elle s'appliquera à partir de l'âge de 58 ans en 2009 pour disparaître totalement en 2012. Le gouvernement ayant déclaré l'urgence sur ce texte, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée dans les tout prochains jours afin de mettre au point un texte commun aux deux assemblées qui sera ensuite soumis, probablement mercredi ou jeudi prochains, au vote des députés et sénateurs pour son adoption définitive. Commentaire : vous avez remarqué que les députés et les sénateurs vont siéger et voter des lois scélérates pendant tout le mois de juillet sur ordre du nabot. Là ils s'en prennent une nouvelle fois aux chômeurs et à nos vieux. Concernant les chômeurs, ce qui est extraordinaire, c'est que dans tous les cas de figure, ils devraient accepter une baisse de salaire, comme s'ils étaient responsables du chômage, ils ont sans doute fait exprès de perdre leurs emplois. Et que dire de nos vieux fatigués ou usés par le boulot : qu'ils fassent la grève du zèle, cela découragera les patrons de les garder. (source : Reuters 18.07) Pauvreté en France. En 2006, 7,9 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté en France avec un niveau de vie inférieur à 880 euros par mois, selon une étude de l'Insee. Les personnes pauvres représentaient ainsi 13,2% de la population de la métropole, un taux pratiquement stable par rapport à 2005 et inférieur à la moyenne européenne (16%). L'enquête montre que la pauvreté touche 30% des familles monoparentales - essentiellement constituées d'une mère et de ses enfants - et qu'elle est plus forte dans les villes de plus de 20.000 habitants, hors agglomération parisienne. Commentaire : il s'agit de chiffres officiels qui ne tiennent pas compte du nombre de personnes vivant sous le même toit, donc le chiffre réel est au moins le double en comptant un enfant par actif. Si l'on ajoute les travailleurs (et leurs enfants ) qui disposent d'un salaire équivalent ou à peine supérieur au Smic, combien cela fait-il de pauvres en réalité en France, 20 millions, plus ? (source : Reuters 18.07) 1.500 licenciement chez Qantas. La compagnie aérienne australienne Qantas a annoncé vendredi la suppression de 1.500 emplois dans le monde et renonce au projet de création de 1.200 emplois pour tenter de compenser les importantes hausses des prix du carburant. (source : AP 18.07) Incertitude économique au Royaume-Uni : "la pire des 60 dernières années" Sur les trois premiers mois de l'année budgétaire, les emprunts ont largement dépassé la moitié des 43 milliards de livres (55 milliards d'euros) prévus par le ministre des Finances Alistair Darling pour l'année entière. La dette publique a atteint un record aussi à 38,3%. John Gieve, un des vice-gouverneurs de la Banque d'Angleterre, a souligné dans un discours "qu'il ne pouvait exclure dans le pays une prochaine récession technique", dont les chances "ont augmenté depuis mai". Le tout alors que l'Union européenne a relancé le 8 juillet une procédure de déficit public excessif contre le Royaume-Uni. Interrogé sur la BBC, le ministère des Finances s'est voulu rassurant sans pouvoir cacher son inquiétude : "Nous n'avons pas encore pris de décision", a-t-il dit, évoquant pour le Royaume-Uni actuellement "une période majeure" d'incertitude économique, peut-être la pire des 60 dernières années, a-t-il dit. Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour le capitalisme mondial, on s'en réjouit, voilà de quoi rester optimiste camarades. (source : AFP 18.07)
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"Cette notion de démocratie change avec chaque demos (peuple) donné à chaque fois, et ne nous fait donc pas avancer d'un pas. Ce qu'il y avait à dire, à mon avis, c'est que le prolétariat a besoin de formes démocratiques pour s'emparer du pouvoir politique, mais comme toutes les formes politiques, elles ne sont que des moyens. Cependant, si l'on veut aujourd'hui, en Allemagne, la démocratie comme but il faut s'appuyer sur les paysans et les petits bourgeois, autrement dit des classes en voie de disparition, c'est-à-dire réactionnaires, par rapport au prolétariat, si l'on veut les maintenir artificiellement. En outre, il ne faut pas oublier que la forme conséquente de la domination bourgeoise est précisément la république démocratique, devenue trop risquée à la suite du développement déjà atteint par le prolétariat, mais qui reste une forme encore possible de la domination bourgeoise pure, comme le montrent la France et les États-Unis. Le principe du libéralisme comme « un état de choses déjà atteint historiquement » n'est en fait qu'une inconséquence. La monarchie constitutionnelle libérale est une forme adéquate de la domination bourgeoise: 1º au début, lorsque la bourgeoisie n'a pas encore réglé complètement ses comptes avec la monarchie absolue; 2º à la fin, lorsque le prolétariat rend déjà trop risquée la république démocratique. Quoi qu'il en soit, la république démocratique restera toujours la forme ultime de la domination bourgeoise, forme dans laquelle elle crèvera. Mais, il suffit sur cette salade." (Engels à Ed. Bernstein, Londres, le 14 mars 1884) J'ai l'impression qu'Engels était passablement agacé par "cette notion de démocratie", cette "salade", et nous donc ! Il n'aurait sans doute jamais imaginé qu'il y en aurait qui reprendraient cette salade 124 ans plus tard au nom du combat pour le socialisme. J'ai indiqué quelque part que pour éviter toute confusion dans l'esprit des travailleurs, il serait préférable à chaque fois que le contexte le permettait de parler des droits politiques du prolétariat au lieu d'employer les termes démocratie ou démocratique qui peuvent s'appliquer à l'une ou l'autre classe. Mais la république, comme toute autre forme de gouvernement, est déterminée par ce qu'elle contient ; tant qu'elle est la forme de la démocratie bourgeoise, elle nous est tout aussi hostile que n'importe quelle monarchie (sauf les formes de cette hostilité). C'est donc une illusion toute gratuite que de la prendre pour une forme socialiste par son essence ; que de lui confier, tant qu'elle est dominée par la bourgeoisie, des missions socialistes. Nous pourrons lui arracher des concessions, mais jamais la charger de l'exécution de notre besogne à nous. Encore si nous pouvions la contrôler par une minorité assez forte pour qu'elle pût se changer en majorité d'un jour à l'autre... (Engels à Lafargue [Reproduite dans le Socialiste, le 24 novembre 1900] ) On aura compris que toute référence à la république qui ne s'inscrit pas dans la perspective de l'abolition des institutions à un caractère réactionnaire. On ne peut faire référence à la république qu'en la caractérisant comme bourgeoise, en tenant compte de "ce qu'elle contient", pour avancer la nécessité de l'abattre pour pouvoir établir sur ses ruines une république socialiste. On aura compris également que ceux qui font référence à la république entendent seulement lui "arracher des concessions" mais non combattre pour la renverser. Prenez par exemple le congrès de fondation d’un parti ouvrier indépendant, de quoi s'agit-il ? Je cite : Un parti pour la rupture avec l'Union européenne ;
Parce que prendre la défense de la république, c'est prendre la défense de l'Etat bourgeois, il n'y figure pas un parti pour l'abolition des institutions de la Ve République. Cela leur arrive de le rajouter, oui quand ils y pensent, alors que c'est la condition préalable à tout changement politique. |
| Défense du marxisme |
"En matière politique, le révisionnisme a tenté de réviser en fait le principe fondamental du marxisme : la théorie de la lutte des classes. La liberté politique, la démocratie, le suffrage universel privent de tout terrain la lutte de classe — nous a-t-on affirmé — et démentent le vieux principe du Manifeste du Parti communiste : les ouvriers n’ont pas de patrie. Dès l’instant où, dans la démocratie, c’est la "volonté de la majorité" qui domine, on ne saurait, paraît-il, ni envisager l'Etat comme un organisme de domination de classe, ni refuser les alliances avec la bourgeoisie progressive, social-réformatrice, contre les réactionnaires. Il est incontestable que ces objections des révisionnistes se résumaient dans un système de conceptions assez cohérent, savoir : de conceptions bourgeoises libérales connues de longue date. Les libéraux ont toujours prétendu que le parlementarisme bourgeois supprimait les classes et les divisions en classes, puisque tous les citoyens sans distinction bénéficiaient du droit de vote, du droit de participation à la chose publique. Toute l’histoire européenne de la seconde moitié du XIX° siècle, toute l’histoire de la Révolution russe du début du XX° siècle, montrent à l’évidence combien ces conceptions sont absurdes. Avec la liberté du capitalisme "démocratique", les distinctions économiques, loin de se relâcher, s’intensifient et s’aggravent. Le parlementarisme, loin de faire disparaître, dévoile l’essence des républiques bourgeoises les plus démocratiques, comme organes d’oppression de classe. Aidant à éclairer et organiser des masses de la population infiniment plus grandes que celles qui, autrefois, participaient activement aux événements politiques, le parlementarisme prépare ainsi, non la suppression des crises et des révolutions politiques, mais une aggravation maximum de la guerre civile pendant ces révolutions. Les événements de Paris, au printemps de 1871, et ceux de Russie, en hiver 1905, ont montré, de toute évidence, que cette aggravation se produit inévitablement. La bourgeoisie française, pour écraser le mouvement prolétarien, n’a pas hésité une seconde à passer un marché avec l’ennemi de la nation, avec l’armée étrangère qui venait de ruiner sa patrie. Quiconque ne comprend pas l’inéluctable dialectique intérieure du parlementarisme et du démocratisme bourgeois, laquelle conduit à une solution du conflit, encore plus tranchée qu’autrefois, par la violence exercée contre les masses, ne saura jamais faire sur le terrain de ce parlementarisme une propagande et une agitation conformes à nos principes et susceptibles de préparer en fait les masses ouvrières à participer victorieusement à ces "conflits". L’expérience des alliances, des accords, des blocs avec le libéralisme social-réformateur en Occident, avec le réformisme libéral (les cadets) dans la révolution russe, a montré de façon convaincante que ces accords ne font qu’émousser la conscience des masses, qu’au lieu d’accentuer ils atténuent la portée véritable de leur lutte, en liant les combattants aux éléments les moins aptes à combattre, les plus prompts à la défaillance et à la trahison. Le millerandisme français — l’expérience la plus considérable en matière d’application de la tactique politique révisionniste sur une grande échelle, à une échelle vraiment nationale, — a donné du révisionnisme une appréciation pratique que le prolétariat du monde entier n’oubliera jamais. Le complément naturel des tendances économiques et politiques du révisionnisme a été son attitude à l’égard du but final du mouvement socialiste. Le mot ailé de Bernstein : "Le but final n’est rien, le mouvement est tout", traduit la nature du révisionnisme mieux que quantité de longues dissertations. Définir sa conduite d’une situation à l’autre, s’adapter aux événements du jour, aux changements des menus faits politiques, oublier les intérêts vitaux du prolétariat et les traits essentiels de l’ensemble du régime capitaliste, de toute l’évolution capitaliste, sacrifier ces intérêts vitaux au nom des avantages réels ou supposés de l’heure : telle est la politique révisionniste. Et de l’essence même de cette politique découle ce fait évident qu’elle peut varier ses formes à l’infini, et que chaque question un peu "nouvelle ", chaque changement un peu inattendu ou imprévu des événements — ce changement dût-il, à un degré infime et pour le plus court délai, modifier la ligne essentielle du développement, — engendreront, inévitablement et toujours, telles ou telles variétés du révisionnisme. (...) Qu’est-ce qui rend le révisionnisme inévitable dans la société capitaliste ? Pourquoi est-il plus profond que les particularités nationales et les degrés de développement du capitalisme ? Mais parce que, dans chaque pays capitaliste, à côté du prolétariat se trouvent toujours les larges couches de la petite bourgeoisie, des petits patrons." Ecrit vers le 3 (16) avril 1908 au plus tard.
Une condamnation sans appel du processus engagé par Lambert-Gluckstein avec la destruction du PCI et le passage au PT, pire au POI. Et comme le signale Lénine, évidemment le révionnisme se réclame de la lutte des classes, il prône l'alliance avec la bourgeosie progressiste (MRC, PRG, élus de droite) sens se soucier le moins du monde des conséquences sur la conscience des masses, la bonne conscience des révisionnistes se suffit à elle-même. Lénine donne ici un cours de dialectique au professeur Gluckstein sur le parlementarisme, la république bourgeoise, la démocratie bourgeoise et sur la nature de la politique du révisionnisme, on pourrait croire qu'il l'a écrit spécialement pour les dirigeants du PT-POI soi-disant trotskistes et marxistes, tout y est résumé en quelques lignes, c'est d'une limpidité et d'une précision... il n'y a rien ajouter, ils sont tout nus, un vrai régal. |
| Editorial du 14 juin 2008 |
Lors du Conseil national de l'UMP qui s'est tenu samedi 5 juillet, Sarkozy a rendu un hommage appuyé à l'Union européenne, en s'engageant à prendre ses responsabilités : "Jamais je ne prendrai comme bouc émissaire une Commission qui est par ailleurs utile", répondant à Barroso qui s'était exprimé dans le même sens avant lui : il faut "avoir le courage de ne pas céder à la tentation parfois très facile de rendre toujours responsable Bruxelles chaque fois qu'il y a des difficultés". Ils ont raison, la responsabilité de Sarkozy est totale dans la mise en oeuvre destructrice de nos droits et acquis, car c'est lui qui a signé le traité de Lisbonne et qui l'a fait ratifié par la voie parlementaire, comme c'est lui qui met en application la politique de Bruxelles et personne d'autre. A ce titre, je me demandais si au lieu de faire signer une pétition pour exiger un référendum sur ce traité, il n'aurait pas mieux valu en faire signer une pour exiger qu'il retire sa signature. Par ailleurs, chacun sait qu'il n'y aura pas de référendum et que Sarkozy ne retirera pas sa signature. Sur le plan tactique, exiger qu'il retire sa signature, cela me paraissait plus approprié, car c'était tenir compte du lien qui existe entre le sommet de l'Etat et l'Union européenne, en atteignant Sarkozy on portait un coup à l'Union européenne tout en mettant en évidence la complicité qui existe entre les deux. De plus, c'était tenir compte que Sarkozy est minoritaire dans le pays, donc illégitime pour signer un traité et engager le destin de la population dans une voie qu'elle n'a pas choisie. De fait, cela aurait permis aux travailleurs d'exprimer leur rejet pas seulement de l'Union européenne mais aussi de Sarkozy et sa politique qui est conforme à celle de l'Union européenne. D'une certaine manière, c'était faire d'une pierre deux coups et c'était plus pédagogique, car cela permettait de mettre en relief le fonctionnement antidémocratique des institutions de la Ve République, sachant que la majorité de la population était également hostile au traité de Lisbonne. Partant du fait que c'est Sarkozy qui a signé ce traité conformément au pouvoir que lui octroie la Constitution de la Ve République, en permettant aux travailleurs de remettre en cause sa signature, c'était porter un coup aux institutions et remettre en cause la Constitution de la Ve République, le pilier de l'Etat bourgeois. Le discours que Sarkozy a tenu devant les cadres de l'UMP et Barroso confirme le bien-fondé de cette proposition. Il a reconnu que "si la Commission décide c'est parce que les chefs d'Etat et de gouvernement l'ont voulu ainsi", ce qui est exact et signifie que ce sont bien les chefs d'Etat qui sont à l'origine de l'UE et non l'inverse, que rien ne serait possible sans eux, par conséquent, c'est bien contre eux qu'il faut engager le combat pour les empêcher de construire l'Union européenne. Quant à la méthode Sarkozy face au rejet de l'Union européenne, il a dit "On ne change pas les peuples, par définition ils ont raison, mais nous on doit changer", traduisons, quoi que les peuples pensent on ne doit pas l'ignorer mais on ne doit pas en tenir compte comme ce fut le cas dans le passé, le rouleau compresseur est en marche et rien ne doit l'arrêter, ainsi l'exige l'impérialisme. A titre d'exemple, il a rappelé qu'il avait "été élu pour agir, pour conduire un mouvement de réformes sans précédent, je veux dire à nos partenaires que la France change et beaucoup plus vite qu'on ne le croit", il en a voulu pour preuve qu'en France désormais "les grèves personne ne le voit, on peut réformer les ports, on peut réformer profondément les 35 heures", il peut tout liquider grâce à la coalition UMP-PS et au soutien de l'ensemble des dirigeants syndicaux et des partis qui les soutiennent ou tiennent à les épargner. Jusqu'où et jusqu'à quand ? Sarkozy a rappelé à juste titre que c’était lui qui décidait et non la Commission européenne. Sarkozy est minoritaire et illégitime, donc sa signature au bas du traité de Lisbonne est une forfaiture, un coup de force contre les intérêts de la majorité de la population. (source : Reuters 05.07) |
Tardieu Jean-Claude
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