pour un parti révolutionnaire


En bref en juillet 2008

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Les titres

- Note politique.
- La mobilisation peut partiellement payée.
- Le point sur les hausses du 1er juillet.
- Inflation et hausse des prix : Ils s'inquiètent et témoignent leur impuissance.
- Sarkozy : "l'Europe inquiète". Il y a de quoi !
- Note du site.
- Association capital-travail.
- Ils ne savent plus quoi inventer pour être ensemble.
- Médicamentez-vous !
- Présidence française de l'UE : les galères s'accumulent pour Sarkonapoléon.
- Plus flic que président.
- Fichage, flicage, ça continue !
- Arrière-pensées.
- Lula choisit l'armée.
- 279 licenciements chez Philips
- Grève à Aéroports de Paris
- Pétrole : nouveau record.
- Ils trinquent pour l'exemple.
- Villiers-le-Bel : Flics menteurs.
- Flambée des prix des denrées alimentaires : les biocarburants en cause selon la Banque mondiale.
- La vérité sort souvent de la bouche des enfants.
- Une mise en scène à 20 millions de dollars.
- Note du site.
- Mensonge d'Etat.
- Sarkonapoléon dicte ses ordres.
- Sarkozy plus minoritaire que jamais.
- Manifestation en Corée du Sud.
- Note du site.
- Vous avez dit contradictions ?
- Bush Sarkozy : Tel maître, tel chien.
- Ainsi s'exprime la décadence de leur société modèle.
- Travailler plus pour gagner toujours moins... et crever plus vite.
- La Chine, première économie mondiale en 2035.
- Berlusconi justiciable ? Non, la justice c'est lui !
- Nationalisation et crise politique en Equateur.
- Loi de circonstance à géométrie variable.
- A qui profite la hausse des prix ? Aux milliardaires.
- G8 : une balade au Japon !
- La crise économique mondiale s'amplifie et touche tous les secteurs d'activité.
- La crise immobilière en Angleterre : ils sont assis sur "un baril de poudre". Qui a du feu ?
- Vers le chaos et l'affrontement direct entre les classes. Vivement demain qu'on en finisse !
- Plus de 400 emplois menacés chez Faurecia en Loire-Atlantique
- Note du site
- USA : Panique sur Fannie Mae et Freddie Mac, le gouvernement cherche une issue
- Etats-Unis : la crise du subprime provoque la plus grosse faillite bancaire en 24 ans
- Bonne nouvelle pour le gouvernement. France : 1% de croissance ces 2 prochaines années.
- Ce qu'ils nous réservent : la misère "permanente" au-delà de 2012 ! Unis pour le pire !
- L'Union pour la Méditerranée et leur véritable motivation : un "marché fantastique".
- Ils veulent introduire la prohibition pour les moins de 18 ans.
- Le Congrès américain autorise un large recours aux écoutes.
- Libération d'Ingrid Betancourt : ce que ne dit pas la version officielle
- Carla Bruni naturellement sarkoziste.
- Mégalomane, hystérique, maniaco-dépressif, autoritaire, parvenu, menteur, etc.: docteur, c'est grave ?
- Note du site
- La crise immobilière frappe l'Espagne.
- La négociation contre le droit de grève
- Budget 2009 de l'Etat : l'armée une "quasi-priorité".
- 5 milliards de pertes au Crédit Agricole.
- Qui commande la hausse du prix du pétrole ?
- L'Union européenne des patrons.
- Deux fois NON !
- Fichage : extension sans condition !
- Les multinationales font la loi.
- Les multinationales commandent, le gouvernement s'exécute.
- Licenciements massifs chez General Motors.
- Augmentation "probable" de l'inflation.
- Replâtrage de la Constitution : Tractations en coulisse.
- L'augmentation des salaires et des retraites est une priorité.
- Le corporatisme : qui en porte la responsabilité ?
- Des pertes importantes... mais une trésorerie "record".
- Ils désignent des boucs émissaires : les chômeurs et nos vieux !
- Pauvreté en France.
- 1.500 licenciement chez Qantas.
- Incertitude économique au Royaume-Uni : "la pire des 60 dernières années"
- Note du site.
- Impasse politique.
- Suicides en cascade de travailleurs chez France Télécom.
- Victoire de Sarkozy.
- "Sarkozy : non, c'est non"
- Patrons mafieux.
- Plombée !
- La planche à billets.
- Obama et Morin : même combat !
- Contradiction et paradoxe.
- Démonstration de la contre-révolution.
- Note du site.
- Le dollar remonte et le prix du pétrole baisse : une simple coïncidence ?
- Déboires d'une autre banque américaine.
- A propos de quelques modifications de la Constitution adoptées lundi dernier.
- Retraite : la résistance latente des travailleurs demeure intacte.
- La surpopulation carcérale en France va de record en record.
- Haro sur l'enseignement supérieure et la recherche !
- Conflits sociaux en perspective en Allemagne sur les salaires.
- Chavez chez son "ami" Poutine.
- Afrique du Sud : "Nous disons au ministre des Finances : Vous n'êtes pas indispensable!"
- Xavier Bertrand se félicite : une régression sociale "historique".
- Chavez en bonne compagnie.
- Après les patrons voyous, les recteurs racketteurs !
- L'impérialisme aux pieds d'argile.
- Chrysler va supprimer 1.000 emplois.
- Note du site.
- Note du site.
- Sur le dernier éditorial d'Informations ouvrières.


Le 1er juillet 2008

Note politique.

J'ai retiré les deux articles d'hier sur la LCR, vous les retrouverez avec un troisième que j'ai rajouté (de Marianne du 30 juin) au format pdf.

Il faudrait demander aux militants du POI comment peut-on en 2008 être anticapitaliste tout en étant antirévolutionnaire (Schivardi et Jeanneney) ? Comme il faudrait demander aux militants de la LCR/NPA comment peut-on en 2008 être anticapitaliste tout en étant démocrate en non révolutionnaire ?

Pour être conséquent, il faudrait qu'ils nous disent dans quel pays au cours des XIXe et XXe siècle le prolétariat a pris le pouvoir par une autre voie que la voie révolutionnaire ?

Pour être plus précis encore et complet, il faudrait qu'ils nous expliquent de quelle manière se sont achevés les combats décisifs entre les classes lorsque le prolétariat était dirigé par des partis ayant emprunté une autre voie que la voie révolutionnaire ?

Le combat pour la démocratie se confond avec la défense de l'ordre établi dont les représentants se réclament de la démocratie, c'est la raison pour laquelle il est impossible de reprendre ce mot d'ordre. A ce titre, il est significatif et révélateur que ceux qui entendent malgré tout livrer ce combat se présentent eux-mêmes comme opposés à la révolution prolétarienne et socialiste. Or sachant que seule une révolution mettra à bas le régime, il faut en déduire que leur combat pour la démocratie s'inscrit bien dans le cadre du maintien du régime en place.

Nous pourrons éventuellement reprendre à notre compte le mot d'ordre de conquête de la démocratie lorsque le prolétariat se sera mobilisé pour en finir avec le régime, rompant ainsi avec le simulacre de démocratie en vigueur, à ce moment-là il aura commencé à mettre en oeuvre la démocratie pour la porter à son point le plus élevé qui coïncidera avec son élévation au rang de classe dominante (dictature du prolétariat). (A suivre)

Autre chose.

J'ai formaté en pdf l'article du 20 juin 2008 Quelques éléments de réflexion très rapidement sur le Parti ouvrier indépendant.

Les documents économiques et sur l'agriculture que j'ai mis en ligne il y a quelques jours proviennent de la Banque mondiale, ce sont des analyses et des perspectives. Attention, si les données sont intéressantes elles ne peuvent que fournir une indication, pire, dans certains cas elles peuvent être totalement erronées. Je l'ai constaté dans un document que je n'ai pas mis en ligne pour ne pas vour induire en erreur, ils prévoyaient le prix du baril de pétrole à 71.1$ en 2007, 108.1 en 2008, 105.5 en 2009, 98.5 en 2010, 75.3 en 2015 et 77.2 en 2020, alors qu'il est à plus de 143$ en juin 2008 ! A mon avis, on peut tenir compte des données vérifiées ou vérifiables, pour le reste, il vaut mieux tenir compte de la tendance générale dans essayer de comprendre dans quelle direction les transformations du capitalisme vont s'opérer et les difficultés croissantes qu'il va rencontrer.

Les deux éléments majeurs de la situation à court terme sont à mon avis le croissance exponentielle de la demande dans tous les domaines à l'échelle mondiale et la croissance démographique, les deux facteurs étant liés... On peut ajouter l'épuisement (où la raréfaction) des ressources naturels et l'augmentation des coûts de production (d'extraction), les dérèglements climatiques dus essentiellement à la pollution, l'ensemble concourant à accentuer la concurrence entre capitalistes ainsi que les tensions politiques entre les différents Etats avec les risques de guerres qui vont avec.

Il paraît évident que la marche à pas forcé vers l'abîme du capitalisme mondial va entraîner une réaction de la part de ceux qui demeurent attachés au progrès social. Il y en aura forcément qui seront poussés à rechercher les origines de cette situation insupportable et qui parviendront à la conclusion qu'il faut en finir avec le capitalisme. Il me semble impensable qu'ils se résignent à assister impuissants à la tragédie que connaissent tous les peuples et qu'ils se cantonnent à soulager la souffrance de quelques-uns (par les Ong) pendant que la multitude est abandonnée à son triste sort.

En faisant un tour rapide de la situation sociale et politique, on peut observer qu'il n'y a pas un continent qui ne soit pas en proie à des émeutes, des manifestations violentes contre le pouvoir en place. Partout le prolétariat et la paysannerie se soulèvent pour faire valoir leurs droits. Il y a donc tout lieu d'être optimiste, tout repose sur le murissement de leur conscience politique et leur capacité à se donner une direction révolutionnaire.


La mobilisation peut partiellement payée.

L'Agence régionale d'hospitalisation (ARH) de Bretagne ne fera pas appel de l'ordonnance du tribunal administratif de Rennes annulant sa décision de fermer les services de chirurgie et de maternité de l'hôpital de Carhaix (Finistère), a indiqué lundi la préfecture du Finistère.

Le tribunal administratif de Rennes avait annulé mercredi la décision de l'ARH de fermer les services de chirurgie et de maternité de l'hôpital défendus par une forte mobilisation depuis plusieurs mois.

"La décision litigieuse (de suspension prise par l'ARH, ndlr) doit être regardée comme portant une atteinte grave et immédiate aux intérêts de la santé publique et à la sécurité des patients justifiant l'urgence d'en prononcer la suspension", avait estimé le tribunal administratif.

(source : AFP 30.06)


Le point sur les hausses du 1er juillet.

SMIC:

Le SMIC horaire est revalorisé de 0,9%, soit huit centimes brut de plus de l'heure. Le SMIC horaire brut passe de 8,63 euros à 8,71 euros, soit un mensuel brut pour un salarié aux 35 heures de 1.321,02 euros, (1.037,53 euros net).

CHOMAGE:

Les indemnités de chômage sont revalorisées de 2,5%.

SNCF:

Les tarifs voyageurs des Corail intercités augmentent de 0,10 euros à 2,2 euros selon les destinations (tarif normal en 2e classe). Les tarifs des trains de nuit, des TGV et des Transiliens (Ile-de-France) restent inchangés.

RATP:

Se déplacer en Ile-de-France va aussi coûter plus cher aux usagers des transports en commun, avec une hausse globale des tarifs de 3% à compter de mardi selon le Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF).

Le prix du carnet de dix tickets de bus ou de métro passe de 11,10 euros à 11,40 euros. Le prix du ticket à l'unité passe de 1,5 euro à 1,6 euro.

Les forfaits de carte orange ou de passe Navigo augmentent également de 3%.

(source : AFP 30.06)


Inflation et hausse des prix : Ils s'inquiètent et témoignent leur impuissance.

Lundi, l'inflation dans la zone euro est ressortie à 4,0% en rythme annuel au mois de juin, une hausse sans précédent dans la zone euro depuis la création de la monnaie unique, alors que les prix du pétrole volent de record en record (+ de 143$ le baril à Londres et New York).

Ce taux d'inflation est "préoccupant au plus haut degré", a estimé le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. "C'est encore un mauvais chiffre", a renchéri le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia.

L'inflation a enregistré de nouveaux pics dans plusieurs pays. En Italie, elle s'est accélérée à 3,8% sur un an, son plus haut niveau depuis juillet 1996. En Espagne, elle a atteint 5,1%, un record depuis onze ans et demi, tandis qu'en Belgique, elle est à un sommet depuis 24 ans, à 5,8%.

En Allemagne, l'inflation a grimpé à 3,3%, son taux le plus élevé depuis décembre 1993, selon un chiffre provisoire.

Ils ne sont plus capables de prévoir quoi que ce soit.

La hausse des prix à la consommation atteint désormais le double de l'objectif à moyen terme fixé par la BCE d'une inflation légèrement en dessous de 2%.

Voilà un nouvel argument qui va conduire jeudi la Banque centrale européenne à remonter ses taux d'intérêts de 0,25% pour atteindre 4,25%.

"L'inflation dans la zone euro, supérieure aux attentes, ouvre de sombres perspectives à la BCE. Les derniers doutes entourant une hausse de 25 points de base dès jeudi ont été dissipés", a déclaré Martin van Vliet, analyste chez ING.

"Avec une inflation qui a atteint le double des objectifs fixés par la BCE à moyen-terme, la banque semble être parvenue au point d'estimer qui 'trop, c'est trop' et que l'heure est venue de préserver sa crédibilité en matière de lutte contre l'inflation", a-t-il ajouté.

Ils craignent pour le régime.

L'idée d'un relèvement des taux d'intérêt est controversée, alors que l'inflation se couple à de nouveaux signes inquiétants de ralentissement économique.

La BCE devra peser sa décision "ayant à l'esprit le risque pour la stabilité des prix et le possible impact que ces décisions peuvent avoir sur la croissance économique", a indiqué M. Juncker.

Le niveau de vie des Européens inquiète sérieusement les responsables politiques, qui craignent qu'une hausse des taux entame la confiance des électeurs et partant, leur propre popularité. Le week-end dernier, de nombreux hommes politiques se sont d'ailleurs adressés à la BCE, la pressant de ne pas entraver la croissance de la zone euro.

Peer Steinbrück, le ministre allemand des Finances, a déclaré que la hausse des taux d'intérêts risquait d'accentuer le ralentissement de l'économie européenne.

José Luis Rodriguez Zapatero s'est exprimé dans des termes similaires. "La BCE doit faire preuve d'une certaine souplesse, en particulier lorsque l'inflation européenne est surtout imputable à la hausse des prix du pétrole et de l'alimentation et non pas en raison d'une hausse de la demande intérieure", a-t-il dit.

La dernière série de statistique est venue appuyer leurs inquiétudes. La confiance du consommateur plonge à travers l'ensemble du continent, les secteurs manufacturiers et des services se sont contractés en juin, tandis que le mécontentement de la population quant au niveau élevé des prix du pétrole va croissant.

Pour le sixième mois consécutif, le moral du consommateur français a atteint en juin un plus bas historique, tandis que celui des Allemands et des Italiens est ressorti à un niveau bien inférieur aux attentes.

Commentaire : plus le niveau est bas, plus la combativité est élevée, plus on cherche une issue...

(source : Reuters 30.06)


Sarkozy : "l'Europe inquiète". Il y a de quoi !

S'exprimant pendant plus d'une heure dans le 19/20 de France 3, à quelques heures du début de la présidence française de l'Union européenne (UE), Sarkozy a beaucoup parlé, il a notamment insisté pour que l'Europe "protège les Européens contre les risques que fait peser la mondialisation", la rangaine habituelle direz-vous, un peu plus, il a ajouté : "Ca ne va pas du tout. L'Europe inquiète et, pire, je trouve, peu à peu nos concitoyens se demandent si finalement l'échelon national n'est pas mieux à même de les protéger que l'échelon européen", tiens quelle idée, voilà qui va réjouire tous les nationalistes !

Mieux encore : il a précisé que le traitement des questions sociales devait "rester national", alors pour le coup, si nos conditions sociales d'existence sont se dégradent et deviennent misérables il va falloir qu'on s'en prenne au gouvernement, à l'Etat, ah ben non alors, il faut rompre avec l'UE d'abord, laissons le gouvernement tranquille, traduction de la politique du POI.

Il s'est montré optimiste en envisageant le baril de pétrole à "175, 180, 200 dollars pourquoi pas", mais là il ne prenait aucun risque, de plus en plus d'économistes l'ont déjà dit avant lui.

Toujours au nom de la "protection" des citoyens, Sarkozy a une nouvelle fois brocardé la politique de la Banque centrale européenne (BCE) en estimant qu'elle "devrait se poser la question de la croissance" et "pas simplement de l'inflation", déplorant à nouveau le niveau élevé de l'euro.

Il le fait exprès ou il semble ne pas avoir compris que le capitalisme mondial devait s'aligner sur l'impérialisme le plus développé, or c'est l'impérialisme américain, il est donc normal que l'ensemble des capitalistes se doivent de lui venir en aide lorsqu'il est en difficulté puisque sa chute entraînerait infailliblement avec lui l'ensemble de l'économie mondiale. Voilà encore du "grain à moudre" pour les réformistes.

C'est quand même troublant les similitudes que l'on rencontre dans les intérêts manifestés par les uns et les autres, sans faire d'amalgame, vous ne trouvez pas ?

A bas l'Union européenne, pour les Etats-Unis socialistes d'Europe débarrassés des institutions européennes et nationales liées au capital, pour la rupture avec le capitalisme !

(source : AFP et Reuters 30.06)
 


Le 4 juillet 2008

Note du site.

J'ai commencé à rédiger un article critique sur les derniers numéros d'Informations ouvrières, mais je me demande bien à quoi cela sert.

Il semblerait que le professeur Gluckstein ait passé le mot qu'il fallait faire de la pédagogie pour les nouveaux adhérents du POI. Il a raison, qu'ils avancent leurs arguments pour justifier leur ligne politique et le choix de ce type de parti, nous n'en demandons pas plus, nous pourrons ainsi les analyser ensemble et en faire plus facilement encore la critique. Cela s'annonce comme un jeu d'enfant car ils vont être obligés à des contorsions et des contradictions pour justifier leur tournant droitier.

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais l'actualité politique et sociale se charge de mettre au premier plan un seul acteur, le président de la République, c'est-à-dire, le sommet des institutions de la Ve République. Projets de lois scélérats, application des directives européennes, signature des traités, tout dépend de lui ou plus exactement de la Constitution qui demeure incontournable. Lisez attentivement le dernier éditorial de Gluckstein et dites-moi s'il y fait référence une seule fois.

Il y a toujours personne en France pour dire que Sarkozy et son Parlement sont illégitimes, vous ne trouvez pas cela étrange ?

On peut aussi se poser des questions sur les réelles intentions des dirigeants du POI-CCI à partir d'un constat très simple. Hier, ils ont viré des militants sur un point de désaccord théorique qui soi-disant les plaçaient en dehors de PT. Pourquoi pas, mais dans ce cas-là comment expliquer que quelque temps plus tard des divergences profondes existant entre militants, pour ne pas dire des positions inconciliables (entre réformistes et révolutionnaires) puissent coexister dans ce parti, voire même encouragées ? Contradiction, incohérence ou centralisme bureaucratique ?

Comment comprendre qu'ils aient viré des militants parce qu'ils prétendaient à tort ou à raison peu importe ici, que les forces productives avaient cessé de croître, et accepter un Schivardi ou un Jeanneney par exemple qui tiennent des propos franchement réactionnaires, qui plus est pour les hisser à la direction du POI ?

Le choix du réformisme est bien délibéré de la part du clône de Lambert, Gluckstein, qui n'a plus de révolutionnaire ou de trotskiste que l'apparence.

Autre question. Il y aurait soi-disant des courants dans le POI, étrange, ni avant ni après ni depuis le 15 juin, aucun n'a fait paraître la moindre contribution ou orientation. Rien de changer en somme. Quant à la soi-disant tribune libre dans leur journal, elle est uniquement consacrée à des intervenants du POI qui chantent les louanges de leur parti ! Vive moi, quoi ! En comparaison, dans mon site, vous avez pu lire chaque fois que j'en recevais, l'intégralité des courriels critiques qui m'étaient adressés, c'est cela une tribune libre, c'est cela la démocratie.

J'ai une proposition à faire sur le plan politique pour mettre tout le monde d'accord et jauger les intentions des dirigeants du POI, de la LCR, de LO et du PCF : pourquoi ne prépareraient-ils pas une manifestation nationale à Paris pour le début du mois d'octobre, par exemple devant l'Assemblée nationale, contre la hausse des prix, la dégradation des conditions de travail, les licenciements, etc., contre le gouvernement Sarkozy-Fillon-Kouchner au service des exploiteurs, contre l'Assemblée nationale aux services des patrons et des actionnaires, contre l'Union européenne au service des multinationales et du capitalisme mondial ?

Tous les militants du mouvement ouvrier sans distinction pourraient être engagés dans ce combat, non ? Si pour parvenir à un accord sur cet objectif il faut en passer par des compromis sur le plan de la terminologie employée, pourquoi pas, on peut faire disparaître provisoirement Kouchner qui poserait un problème au PCF, et l'on peut éviter temporairement le mot rupture à propos de l'UE pour ne pas froisser la LCR, mais l'on ne peut pas retirer le gouvernement et les institutions pour faire plaisir à Gluckstein, désolé.

N'hésitez pas à m'envoyer vos réflexions politiques, surtout si vous êtes en désaccord avec la ligne politique que je défends, tous vos arguments seront les bienvenus.

Une dernière chose. Les infos qui suivent sont extraites de dépêches de presse, je n'ai pas le temps de reformater tout le vocabulaire employé, vous reconnaîtrez au passage mes commentaires lorsqu'ils ne sont pas signalés.


Association capital-travail.

Le gouvernement a présenté à ses partenaires sociaux sa troisième loi pour le pouvoir d'achat, qui vise à augmenter la part des bénéfices des entreprises versée aux salariés, à conditionner les allègements de charges et à modifier les règles de fixation du smic.

Comme les fois précédentes, cette nouvelle loi antisociale sera "en faveur des revenus du travail" ont précisé trois membres du gouvernement en charge de ce dossier, entendez la plus-value extorquée aux travailleurs qui va dans la poche des patrons et des actionnaires.

Pour inciter les dirigeants des entreprises à mettre en place l'intéressement aux bénéfices et à augmenter les sommes versées, le texte instaure un crédit d'impôt d'un montant de 20%, autrement dit encore un cadeau aux patrons. Quand on cumule les cadeaux qu'ils se font, on se demande s'ils ont encore quelque chose à payer à l'arrivée.

Selon le gouvernement, seuls 10% des salariés des entreprises de 10 à 50 salariés et 3% des entreprises de moins de 10 salariés sont couverts par un dispositif d'intéressement. Tant mieux !

S'agissant de la participation, les salariés pourront choisir entre un versement immédiat et un placement bloqué. Prenez immédiatement ce qui vous revient, videz les banques !

Selon Christine Lagarde à la presse, ces mécanismes permettront "une meilleure répartition des fruits de la croissance ou des fruits de l'efficacité au sein des entreprises", elle voulait dire par là, toujours plus en faveur des patrons, des actionnaires, des banquiers, des rentiers... qu'il faut chasser !

Le texte déplace en outre du 1er juillet au 1er janvier, à partir de 2010, la date de revalorisation du smic et crée une commission consultative d'experts qui présentera chaque année un rapport sur "les évolutions souhaitables" du salaire minimum. C'est l'arbitraire le plus total, une assemblée d'experts choisis décidera de combien le smic devra être augmenté.

Pour vous rassurez, voilà ce qu'a dit Xavier Bertrand : "Nous voulons dépolitiser la question de la fixation du smic", tout en soulignant que la commission "tiendra compte notamment des conditions économiques". Nous au contraire, nous pensons qu'il faut politiser la question des salaires pour que les travailleurs prennent conscience de la nature réelle du capitalisme pour le combattre.

"Nous ne changeons rien aux critères légaux qui visent à garantir le pouvoir d'achat", a-t-il ajouté. Ne vous occupez pas de votre salaire, laissez d'autres s'en occuper à votre place, en échange vous recevrez des miettes ou il dimunera.

Au nom du Medef, Benoît Roger-Vasselin a exprimé "un accueil ouvert et positif à ce projet" avec deux réserves, sur le smic et la conditionnalité des allègements de charges. Une nouvelle ponction sur la Sécu sans condition, ce serait encore mieux.

(source Reuters 02.07)


Ils ne savent plus quoi inventer pour être ensemble.

Dirigeants syndicaux et patronaux ont conclu mercredi soir une négociation sur le stress au travail par un accord destiné à améliorer la prévention de ce phénomène, "un compromis" jugé globalement positif par au moins quatre syndicats (CGT, CFDT, FO et CFE-CGC) sur cinq.

Il vise à "augmenter la prise de conscience et la compréhension du stress au travail, par les employeurs, les salariés et leurs représentants" et "attirer leur attention sur les signes susceptibles d'indiquer des problèmes de stress au travail". Comme si les uns et les autres en avaient quelque chose à faire, des patrons et des bureaucrates pourris.

"Dès qu'un problème de stress au travail est identifié, une action doit être entreprise pour le prévenir, l'éliminer ou à défaut le réduire", stipule le texte.

Et la meilleure, c'est qu'ils se sont mis d'accord sur une définition du stress en reprenant celle de l'Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail.

Le premier stress que l'on ressent au travail, c'est d'être exploité, de bosser pour des clopinettes, de ne pas pouvoir vivre décemment de son travail, pendant qu'un patron qui ne manque de rien n'hésite pas à vous en demander toujours plus.

Pour "prévenir ou éliminer" le stress au travail, il faut s'attaquer à la source du problème et virer les patrons.

(source : AFP 03.07)


Médicamentez-vous !

Un décret autorisant les "médicaments de médication officinale" est paru mardi au Journal officiel et l'Afssaps a publié ensuite la liste des médicaments autorisés, qui couvrent 71 domaines thérapeutiques, 12 produits à base de plantes et 19 homéopathiques.

Il s'agit de la mise en vente libre de 217 médicaments destinés à soigner des symptômes courants et bénins pendant une période courte.

La liste est amenée à être complétée, en fonction des demandes prochaines des industriels, a dit la ministre de la Santé, comme si c'était de vulgaires marchandises.

Ils doivent s'imaginer que la population consommera plus de médicaments parce qu'elle y aura accès directement, mais ce qu'ils ont oublié, c'est que lorsque tu es pauvre, tu te passes de médicaments quand c'est possible.

L'idée est défendue par Roselyne Bachelot, qui ne cache pas sa volonté de développer l'auto-médication, c'est-à-dire l'achat direct de médicaments sans ordonnance par la population. Faites plonger l'industrie pharmaceuthique, mais ne cessez pas de vous soigner !

En aparté.

Comme je vis en Inde, je pratique l'auto-médication chaque fois que c'est possible, je n'ai pas le choix, je n'ai aucune confiance dans les médecins, ils sont encore plus nuls qu'en France, et pour accéder à l'hôpital public qui est entièrement gratuit, c'est vraiment trop la galère, pour remplir une malheureuse fiche administrative, une prise de sang et une radio, il faut compter six heures minimum, debout ou assis par terre par 35°C !

Ne faites pas comme ma mère ou mon épouse qui se bourrent de médicaments dont elles n'ont pas besoin ou qui s'en procurent sans les utiliser. Je ne devrais pas le dire car c'est politiquement incorrecte, mais c'est la vérité, j'ai déjà donné deux sacs entiers de médicaments que mon épouse avait ramenés de France à un médecin indien, et il en reste de quoi en remplir un troisième, la taille d'un sac qui peut contenir un gros choux pour vous donner une idée du gaspillage, elle s'est faite engueuler évidemment. Ce n'est pas parce que l'on a le 100% ou la CMU que l'on doit faire n'importe quoi. Il faut éduquer les travailleurs.

(source Reuters 02.07)


Présidence française de l'UE : les galères s'accumulent pour Sarkonapoléon.

J'ai traité cette question sur un ton ironique, car c'est un plaisir de les voir aussi mal à l'aise, c'est notre modeste lot de consolation en attendant mieux.

Lors d'un discours à Matignon avant un déjeuner de travail avec le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, et l'ensemble du gouvernement français et des commissaires européens, Fillon a souligné que "Le processus de ratification se poursuit", mais pas tout à fait comme si de rien n'était, pas comme il l'avait souhaité, mais là il est moins prolixe.

S'exprimant à sa suite, Barroso n'a lui aussi dit mot de la décision, annoncée mardi, du président polonais Lech Kaczynski de ne pas signer le traité, affirmant qu'il fallait "faire la preuve de l'Europe" dans "une Europe à l'épreuve". Voilà qui fout un peu plus le bordel dans les affaires de Sarkonapoléon, on s'en réjouit.

"L'urgence est de convaincre", a plaidé Fillon. Il a le droit d'y croire le bougre !

C'est leur casse-tête, quoi qu'ils disent, plus personne ne les croit, les masses se méfient des médias et tout le monde utilise le même langage ce qui brouille tout, et pendant ce temps-là, c'est l'exaspération qui s'exprime, la plèbe qui revendique, des partis politiques qui se créent : ça urge !

"Et pour convaincre, il faut agir dans les domaines qui concernent le plus directement nos concitoyens", afin de "regagner la confiance des peuples", dont "l'idéal européen s'est émoussé", a-t-il dit, sous-entendant au passage qu'il avait existé, donc il n'y avait pas de raison pour qu'il ne rayonne pas à nouveau dans le coeur des Français à partir du 1er juillet, puisque c'est le voeu qu'a formulé notre bien-aimé président ! Emoussé, émoussé, on va te faire mousser le rejet de l'Union européenne par les peuples !

Urgence... situation dangereuse... plus que jamais : attention, ça va prendre feu !

"Nous savons bien, depuis 2005, qu'il est dangereux de négliger ces signaux d'alerte, comme il serait dangereux de mépriser le 'non' irlandais", a-t-il poursuivi. Là il essaie de nous endormir, c'est de la pommade anesthésiante ou il flatte notre esprit démocratique pour parvenir au même résultat, raté.

Après le vote utile, c'est au tour de l'Union "utile". Pour qui ?

"Nous avons le devoir de démontrer aux Européens qui doutent que notre Union est utile, il faut leur démontrer qu'elle est plus utile que jamais, qu'elle est plus indispensable que jamais", a insisté Fillon.

Voilà un aveu d'impuissance servi sur un plateau qui laisse apparaître clairement une inquiétude : que tout capote ! Mais ne vous faites pas d'illusions.

Sarkonapoléon pour l'occasion n'a pas mégotté sur les dépenses en illuminations et réceptions, le flambeur est à l'Elysée, c'est lui qui va mettre le feu ! C'est pas un scoop, on l'avait déjà envisagé il y a un peu moins de deux ans.

Ce n'est pas avec des paillettes qu'il sortira de l'auberge, pour ne pas dire de la merde ! Ils se sont pris une patate avec le non irlandais qui les contraint à repousser leur projet d'intégration politique, ils ne sont pas au bout du tunel, et au fur et à mesure qu'ils avancent, de nouveaux obstacles se dressent devant eux, dont la résistance des peuples.

La France, a affirmé Fillon, aborde cette présidence "avec gravité". "La situation est difficile et les défis s'accumulent", a-t-il concédé, citant notamment les retards dans la ratification du traité de Lisbonne, la dégradation de la situation internationale, la flambée des prix de l'énergie.

Je fais le même constat que lui, sauf que je m'attendais à cette dégradation générale de la situation du capitalisme contesté aujourd'hui à travers le monde. Je viens de voir aux infos sur TV5 Monde Asie, des scènes d'émeutes en Mongolie après des élections. La situation devient grave. J'ai oublié de vous dire qu'il y a une grève générale des transports routiers demain en Inde pour protester contre la hausse du prix du gazole.

On connaît la tactique qui consiste à se faire bien humble par devant pour nous matraquer par derrière ou de tous les côtés, je ne sais pas si c'est le cas ici, je ne mettrai pas ma main au feu qu'il n'essaie pas de nous entourlouper, du style : la situation est difficile, les affaires vont mal, tout fout le camp et on va se retrouver face à une situation ingérable, on y est pour rien bordel : au secours ! Heureusement que c'est Kouchner qui a ouvert le bal en présence de Delanoë et du ministre des Affaires étrangères slovène.

La palme aujourd'hui revient à Barroso qui a préconisé : "Il faut avoir la pédagogie du compromis", ça c'était pour le rustre Sarkogadget qui prend ses désirs pour la réalité et prend tout le monde pour des cons. Qu'il se calme et qu'il écoute la leçon de Barroso, cela lui évitera de faire de grosses conneries, il va en faire. Le représentant européen du capitalisme mondial a ajouté un mot pour rappeler à Sarko l'hystérique qu'il ne doit jamais oublier la "valeur ajoutée", le profit quoi, au lieu de penser à Barbie : "Ce vote négatif en Irlande rend encore plus nécessaire l'Europe des résultats, l'Europe proche des citoyens, une Europe qui démontre sa valeur ajoutée". Leur problème, ce sont les "citoyens", ils se rebiffent, il faut les museler, les surveiller, les menacer et si nécessaire les matraquer, on ne peut pas être plus proche après tout.

Il fait amende honorable pour mieux berner les peuples, ils vont bientôt avoir les mêmes problèmes que l'impérialisme américain en (et avec la) Corée du Sud.

Pour finir, il a lancé "Dans une Europe à l'épreuve, nous devons faire la preuve de l'Europe". Nous, nous pouvons apporter la preuve que cette épreuve est néfaste pour tous les peuples en Europe.

Il sait que Sarkozy ne manquera pas de soutien. Il n'y a qu'à l'orchestrer et comme la vie fait bien les choses parfois, il peut compter sur ses alliés : mardi, Hollande (PS), Buffet (PCF), Chevènement (MRC) et un représentant du PRG ont publié une déclaration commune fixant selon eux les priorités pour les six mois de présidence française de l'Union européenne. Vive le front unique ouvrier !

Dans cette déclaration ils écrivent notamment :

"Il s'agit pour les partis de gauche de renforcer et d'harmoniser les politiques sociales protectrices à l'échelle européenne, de garantir une clause de sauvegarde sociale pour qu'aucune directive relative au marché intérieur ne remette en cause les droits sociaux existants dans un Etat membre", le social doit être "au coeur de la coordination des politiques économiques dans la zone euro et un changement des objectifs de la Banque centrale (européenne)", comme si l'Union européenne avait été créés pour cela. Ils tiennent le même discours que tous les dirigeants européens après le non irlandais : l'Union européenne est au service des peuples et elle a pour mission de les protéger, on connaît le refrain.

Lundi soir Sarkozy a répliqué que "le social n'est pas une compétence européenne", corrigeons : ce n'est pas une compétence du tout, il faut en finir avec le social, trop coûteux !

(source : Reuters 01 et 02.07)


Plus flic que président.

Invité du "19/20", lundi 30 juin sur France 3, Sarkozy s'en est pris une nouvelle fois au service public audiovisuel.

D'entrée de jeu, il a attaqué les dirigeants et le personnel de France Télévisions. "Je pense que l'on peut faire mieux. Quels que soient par ailleurs les mérites des équipes actuelles". On dénonce à la vindicte publique, puis on accuse pour mieux isoler l'adversaire, ensuite on le culpabilise pour le conduire à la faute, et enfin, quand il est suffisamment affaibli : on le frappe, voilà la méthode Sarkozy.

Pour préciser sa pensée, il a ajouté "Pour tout dire, je pense que les programmes de France Télévisions ressemblent encore trop aux programmes d'une chaîne privée", ce qui lui a valu une réponse cinglante sur RTL du président de France Télévisions, Patrick de Carolis, qui s'est insurgé contre l'idée "qu'il n'y a pas de différence entre la télévision de service public ou les télévisions privées", jugeant qu'il s'agit d'un point de vue "faux", "stupide" et "injuste". Et dans la foulée de réaffirmer son indépendance: "jamais je ne soumettrai mes grilles de programme (...) à un quelconque visa venu de l'extérieur".

Autant dire qu'à l'UMP et au gouvernement il veulent lui faire la peau après cette déclaration, mais il y en a aussi qui ont pris sa défense selon la ligne de démarcation habituelle entre villepiniste et sarkozien.

La télévision publique est à l'image du régime, il est donc normal qu'après l'élection du flic-président elle présente un visage encore plus réactionnaire et anesthésiante que par le passé.

Gageons que les réformismes soutiendront les villepinistes contre les sarkoziens car les premiers sont des progressistes à côté des seconds. Je vous engage à lire attentivement leurs articles.

En 68, la télévision était entièrement à la botte de de Gaulle, cela n'a pas empêché qu'il y ait 10 millions de grévistes. Que la télévision publique soit de plus en plus pourrie par le régime nous n'y pouvons rien, nous ne sommes pas au pouvoir, par contre on a le droit de dénoncer le flic ou le curé que l'on voit pratiquement dans chaque émission et la dérive réactionnaire des programmes en général.

Expression de cette dérive autoritaire du pouvoir, Sarkonapoléon s'est mis à la place d'un président de chaîne et a détaillé son cahier des charges idéal. Il faut "plus d'Europe dans vos programmes", a-t-il indiqué aux dirigeants de France Télévisions. Mais aussi de "la science" de "l'environnement" sans oublier "le débat démocratique", les uns, la science et l'environnement servant à faire passer la pilule des autres, l'Europe et le débat démocratique, il faudrait dire le dialogue social pour interdire toute issue politique aux masses. Sarkozy la science, tu parles, il en a rien à taper, il doit être ignare par dessus le marché !

(source : AP et Le Monde 02.07)


Fichage, flicage, ça continue !

Le fichier policier "exploitation documentaire et valorisation de l'information générale" (Edvige)qui a fait l'object d'un décret paru mardi au Journal officiel, et qui permettra de ficher les mineurs dès l'âge de 13 ans s'ils sont "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", suscite la polémique entre défenseurs des droits de l'homme, opposition et gouvernement. Mais tous les travailleurs et jeunes sont "susceptible" de s'en prendre à l'Etat, donc je propose qu'on les fiche tous !

Pour la Ligue des droits de l'Homme (LDH), cette réforme, une des conséquences du rapprochement entre les Renseignements généraux et la DST, est "incompatible avec l'état de droit".

Pour la LDH, il s'agit d'un nouveau cas "d'utilisation politicienne de la police", une "tradition française". Il s'agit "de cibler ceux que l'on étiquette d'avance comme de futurs délinquants hypothétiques. Le soupçon préventif suffit à justifier le fichage", déplore l'organisation dans un communiqué.

Après les "dirigeables équipés de caméras surpuissantes pour filmer les banlieues, (la) prison préventive à vie après la fin de l'exécution d'une peine, (l')extension massive des fichiers d'empreintes génétiques", le fichage d'enfants de 13 ans est le dernier avatar du "plan Orwell" du gouvernement où "le contrôle social tient lieu de politique sociale", accuse la LDH.

Le Syndicat de la magistrature appelle de son côté à la mobilisation contre un dispositif "particulièrement attentatoire aux libertés (...) d'inspiration anti-démocratique" et dit examiner "toute forme d'action juridique pour empêcher sa mise en oeuvre".

"Comment ne pas rapprocher Edvige d'un contexte autoritaire plus global qui remet en cause l'indépendance des médias, comme celle de la justice et qui mène une lutte permanente contre les acteurs du mouvement social", s'interroge le syndicat.

Commentaire.

La survie du capitalisme entraîne des conséquences dramatiques pour les couches les plus défavorisées du prolétariat et sa jeunesse.

Le gouvernement compte sur le soutien ou la neutralité des bonnes consciences de ceux qui ne se sentent pas directement concernés pour renforcer sans cesse son arsenal répressif qui pourra toujours être étendu à l'ensemble des travailleurs lorsque la situation le nécessitera.

(source : Reuters 02.07)


Arrière-pensées.

Les présidents Cristina Kirchner (Argentine), Luiz Inacio Lula da Silva (Brésil), Nicanor Duarte (Paraguay), Evo Morales (Bolivie), Hugo Chavez (Venezuela), Michelle Bachelet (Chili) et Tabaré Vazquez (Uruguay), ainsi que des ministres représentant l'Equateur, la Colombie et le Pérou ont condamné la nouvelle politique d'immigration de l'Union européenne (UE), dite "directive retour" perçue sur le continent sud-américain comme manifestation xénophobe.

"Les présidents des Etats parties au Mercosur et les Etats associés rejettent toute intention de criminalisation de la migration irrégulière et l'adoption de politiques migratoires restrictives, en particulier visant les populations les plus vulnérables, les femmes et les enfants", lit-on dans le texte de la déclaration finale de ce XXXVe sommet du Mercosur.

Mais est-ce vraiment leur préoccupation ?

On apprend ensuite qu'ils ont exhorté les dirigeants des pays développés à "éviter les subventions multi-millionnaires qui faussent la compétitivité ainsi que le manque d'ouverture de leurs marchés aux produits émergents", qui "accentuent les motifs de migrations, que sont la pauvreté structurelle et l'exclusion". On se disait bien que cette gesticulation n'était pas désintéressée.

Il faut dire que les régimes en place en Amérique latine avec 40% de la population vivant dans la pauvreté, soit près de 200 millions de personnes sont bien placés pour donner des leçons aux autres.

(source AFP 01.07)


Lula choisit l'armée.

L'armée de l'air brésilienne a annoncé officiellement jeudi l'ouverture de la procédure qui doit aboutir à une commande d'au moins 36 avions de chasse.

A son arrivée à la présidence du Brésil, en janvier 2003, Luiz Inacio Lula da Silva avait abandonné le projet de remplacement des Mirage déjà âgés qui équipent les forces armées, expliquant préférer consacrer les crédits concernés à l'aide aux défavorisés. Une bonne intention vite oubliée et depuis il a remboursé des milliards de dollars au FMI.

Aujourd'hui, l'armée de l'air souhaite disposer d'un chasseur polyvalent pour remplacer l'ensemble de sa flotte de chasse au cours des 15 prochaines années, ce qui pourrait porter la commande globale à plus de 100 appareils.

Brasilia a entamé des négociations avec le gouvernement français en vue d'une alliance stratégique dans la défense, qui pourrait inclure la construction au Brésil d'un sous-marin à propulsion nucléaire.

En France avec Sarkozy les militaires se plaignent, au Brésil avec Lula, l'armée est heureuse !

(source : Reuters 03.07)


279 licenciements chez Philips.

Philips Electronics confirme son intention de supprimer 279 emplois dans son usine de téléviseurs à Dreux (Eure-et-Loir) dans le cadre de son plan de réorganisation de ses opérations en Europe.

En avril, le groupe a annoncé le transfert au japonais Funai Electric des activités de téléviseurs situées jusqu'à présent en Amérique du Nord.

La concurrence est particulièrement rude aux Etats-Unis face aux marques à bas coûts, comme Vizio du taïwanais Amtran, mais les activités européennes ont été également déficitaires en Europe au premier trimestre.

Philips estime qu'il perdra de l'argent dans les téléviseurs cette année pour renouer avec les bénéfices en 2009 grâce à l'opération avec Funai, a indiqué en avril le directeur financier du groupe Pierre-Jean Sivignon.

Cette multinationale ne peut pas attendre 2009, elle n'a pas de trésorerie, elle n'a pas un trésor de guerre, des profits accumulés en milliards de dollars, elle est au bord de la faillite ou quoi ? Au moindre prétexte les travailleurs sont sacrifiés, c'est la raison pour laquelle il faut les exproprier. Grève illimitée jusqu'au retrait du plan de licenciement, pas un licenciement !

(source : Reuters 01.07)


Grève à Aéroports de Paris

Un préavis de grève national a été déposé pour vendredi dans les entreprises de sûreté chargées des contrôles des passagers et des bagages dans les aéroports, annonce Aéroports de Paris

(source : Reuters 03.07)


Pétrole : nouveau record.

Le baril de brent, échangé à Londres, a atteint un nouveau record à 146,69 dollars jeudi vers 10h00 GMT, tandis que le light sweet crude, échangé à New York, touchait lui aussi un plus haut, à 145,85 dollars, les craintes sur l'offre et le dollar faible faisant s'emballer les prix.

(source : AFP 03.07)


Ils trinquent pour l'exemple.

Homme clé d'une fraude estimée à 2,4 milliards de dollars, Phillip Bennett (59 ans), l'ancien directeur général de Refco, qui fut un temps le premier courtier de matières premières indépendant au monde, a été condamné jeudi à 16 ans de prison.

Il devait répondre des 20 chefs d'accusation portés contre lui, qui incluaient pêle-mêle la fraude, l'association de malfaiteurs, le blanchiment d'argent et la communication d'informations mensongères aux commissaires aux comptes.

Après sa condamnation, il a exprimé des regrets jeudi :

"Pendant ces 33 mois (depuis le dépôt de bilan), j'en suis venu à réaliser qu'en dépit des meilleures intentions, j'avais commis une erreur de jugement inacceptable et terrible", il ne pensait pas en prendre pour autant !

Pour rappel, Bernard Ebbers, ex-directeur général de l'opérateur de télécommunications WorldCom, purge une peine de 25 ans de prison après la chute retentissante de son groupe. Quant à John Rigas, fondateur du câblo-opérateur Adelphia, il a été condamné en appel à 12 ans de prison tandis que son fils Timothy - ex-directeur financier - a écopé de 17 ans.

Par les temps qui courent il faut se satisfaire de peu pour garder le moral des troupes, ce genre de nouvelles n'est peut-être pas grand chose, mais cela nous fait du bien à défaut de mieux.

(source : Reuters 03.07)


Villiers-le-Bel : Flics menteurs.

L'avocat des familles des deux adolescents décédés dans la collision entre leur moto et une voiture de police, le 25 novembre 2007, qui avait provoqué deux nuits d'émeutes, est désormais convaincu qu'il ne s'agissait pas d'un "banal accident" mais qu'il pourrait y avoir eu "mise en danger délibérée de la vie d'autrui" du fait d'une conduite imprudente des policiers.

L'avocat, qui devait s'exprimer à Villiers-le-Bel en présence des familles, mardi 1er juillet, estime que l'enquête infirme une partie des déclarations policières, notamment sur la vitesse du véhicule au moment du choc et sur le fait que les fonctionnaires se trouvaient en intervention.

Une expertise technique, ordonnée par la juge d'instruction et achevée il y a quelques semaines, apporte en effet des indications plus précises sur les conditions de la collision. Selon les calculs effectués par l'expert judiciaire, cités par M.Mignard, la voiture de police se déplaçait à la vitesse de 64,3 km/h au moment du choc – alors que les policiers ont toujours déclaré avoir circulé entre 40 et 50 km/h, la vitesse limite en agglomération.

(source : Le Monde 02.07)
 


Le 5 juillet 2008

Flambée des prix des denrées alimentaires : les biocarburants en cause selon la Banque mondiale.

Un article du journal Le Monde.

Entre 2002 et février 2008, la production et l'utilisation de biocarburants ont contribué à une flambée des prix des denrées alimentaires, révèle une étude confidentielle de la Banque mondiale publiée vendredi 4 juillet par le quotidien britannique The Guardian. Selon ce journal, l'étude a été conduite par un économiste de renom, Don Mitchell, et celle-ci n'a pas été rendue publique en raison de la charge polémique de ses conclusions.

Le résultat de cette enquête démontre, en effet, que les biocarburants sont responsables de la hausse des prix des denrées alimentaires de 75 % sur la période étudiée, un chiffre très loin des estimations jusqu'ici avancées. Ces résultats vont aussi à l'encontre des affirmations du gouvernement américain selon lesquells les agro-carburants ne contribueraient qu'à une hausse de 3 % des prix des denrées alimentaires.

"Sans l'augmentation des biocarburants, les stocks mondiaux de blé et de maïs n'auraient jamais chuté aussi sensiblement et la hausse des prix due à d'autres facteurs aurait été modérée", peut-on lire dans le rapport rendu en avril aux responsables de la Banque mondiale.

La hausse généralisée des prix des denrées alimentaires a plongé depuis le début de l'année plus de cent millions de personnes dans les rues à travers le monde. Selon des experts, cette crise mondiale est le résultat d'un faisceau de phénomènes : sécheresse en Australie, flambée du prix du pétrole, utilisation croissante des terres pour la culture de biocarburants et spéculation sur le marché des matières premières.

La divulgation de ce rapport intervient alors que les chefs d'Etat et de gouvernement des pays industrialisés du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie) se pencheront, du 7 au 9 juillet à Toyako, dans l'île de Hokkaïdo, au Japon, sur cette question de la crise alimentaire, et tenteront d'y apporter une réponse globale.

Entre 2002 et février 2008, la production et l'utilisation de biocarburants ont contribué à une flambée des prix des denrées alimentaires, révèle une étude confidentielle de la Banque mondiale publiée vendredi 4 juillet par le quotidien britannique The Guardian. Selon ce journal, l'étude a été conduite par un économiste de renom, Don Mitchell, et celle-ci n'a pas été rendue publique en raison de la charge polémique de ses conclusions.

Le résultat de cette enquête démontre, en effet, que les biocarburants sont responsables de la hausse des prix des denrées alimentaires de 75 % sur la période étudiée, un chiffre très loin des estimations jusqu'ici avancées. Ces résultats vont aussi à l'encontre des affirmations du gouvernement américain selon lesquells les agro-carburants ne contribueraient qu'à une hausse de 3 % des prix des denrées alimentaires.

(source : Le Monde, Reuters et AFP 04.07)

Commentaire.

Biocarburants, mauvaises récoltes, spéculation, où est la vérité ? Sans doute que l'ensemble de ces trois facteurs a accéléré la hausse des prix des produits alimentaires. Reste à déterminer avec précision la part de chacun et là, il sera difficile d'avoir les données exactes tant les informations transmises sont contradictoires.

J'ai lu quelque part que déjà 25% de la production mexicaine de maïs était destinée aux biocarburants, ce qui est énorme. Je suis pour l'interdiction de la culture de céréales destinées à être transformées en biocarburants, car les céréales sont à la base de l'alimentation de tous les peuples. De plus ils rasent la forêt tropicale pour planter du soja ou du maïs.

Il n'en demeure pas moins que ce rapport tombe bien pour minimiser le rôle de la spéculation sur la flambée des prix des céréales.

En Inde, hier le gouvernement a interdit l'exportation du maïs après celle du riz (à l'exception du riz basmati déjà hors de prix et qui est destiné en grande partie à l'exportation. Pour comparaison, le prix du riz normal se situe entre 11 et 20 roupies le kilo, alors que le riz basmati se situe entre 70 et 120 roupies. Je n'en mange qu'une fois par an, trop cher.)


La vérité sort souvent de la bouche des enfants.

Il s'agit d'un article paru dans Le Monde.

La polémique a surgi en novembre 2007, dans une école primaire d'Albi (Midi-Pyrénées). Dans le cadre d'un travail d'art plastique sur les sentiments et les expressions du visage, une enseignante de l'école Claude-Nougaro, Valérie Framit, demande à ses élèves de CM1 de collecter des photos et des images illustrant les sentiments de joie, colère, crainte, fatigue, méchanceté... Ces photos sont collées sur de grandes affiches placardées sur les murs de l'école. Parmi elles, figure un portrait de Nicolas Sarkozy, choisi par un élève pour illustrer le thème de la méchanceté. "J'ai regardé les expressions et non les visages", explique l'institutrice.

La présentation n'est pas ouverte au public. Mais un parent d'élève envoie une lettre à l'Elysée pour dénoncer ce qu'il perçoit comme une atteinte à l'image du chef de l'Etat. Le nom de l'auteur de cette lettre, non anonyme, n'a pas été révélé. Vendredi dernier, la directrice de l'école, Claudie Jalby, est informée par l'inspecteur d'académie qu'une enquête a été diligentée par le recteur.

"On peut reprocher à l'enseignante un manque de vigilance pour lequel sera appliquée une sanction qui devrait se limiter à une simple remontrance", a indiqué l'inspecteur d'académie Michel Azéma. Pour lui, "l'enseignante aurait dû être plus attentive à l'utilisation de ces images (...). Elle aurait dû profiter de l'occasion pour faire une leçon d'instruction civique pour expliquer la démocratie et le rôle du président de la République et des personnalités du monde politique".

Depuis, l'affiche litigieuse a été retirée du mur.

(source : Le Monde et AFP 04.07)

Commentaire.

L'institutrice a fait son travail normalement, elle n'a rien à se reprocher et mérite notre soutien. C'est scandaleux que le nazillon qui dirige ce pays puisse faire pression sur sa hiérarchie pour lui infliger une sanction. Les propos de l'inspecteur acamédique sont insupportables. Encore un qui n'a rien dans la culotte et qui s'exécute dès que son maître le siffle.

On n'y peut rien si l'hystérique qui trône à l'Elysée a une sale gueule, s'il respire le mépris, la hargne, la haine au point que même des enfants s'en rendent compte et en sont frappés. C'est révélateur. Ajoutons que lorsqu'il arbore un sourire, il ne peut cacher l'hypocrisie et la suffisance qui l'habitent tellement il est crispé, l'être misérable et inférieur qu'il est, on devrait dire déséquilibré quand on observe les mouvements saccadés de ses épaules, à croire qu'il aurait oublié une manche sur le porte-manteau, sa façon de marcher qui ressemble à celle d'un pantin dans un pantalon trop large pour lui (comme la fonction qu'il occupe) ou sa machoire qui témoigne de son état d'excitation permanente. Comparé à tous les autres présidents de la Ve République, c'est vraiment le plus minable et le moins apte à remplir cette fonction. Ce qui est flagrant chez lui, c'est qu'il n'a rien de naturel et aucun talent, c'est un pur produit de la décomposition et de la décadence du capitalisme.

L'inspecteur académique a été mal avisé de faire référence à la démocratie que son mentor foule aux pieds quotidiennement. Cette institutrice et cet élève de CM1 en ont fait l'amère expérience.


Une mise en scène à 20 millions de dollars.

Qu'est-ce qu'ils nous font chier avec Ingrid Betancourt !

Après avoir remercié Dieu, l'armée colombienne, sa patrie, le président Uribe qu'elle a embrassé, la voilà en France qui prend la main de Sarkozy et le trouve "un homme extraordinaire", cela tombe bien c'est ce que Sarkozy attendait qu'elle dise. Elle a demandé à rencontrer le pape ! Quelle horreur !

Même en Inde sur TV5 Monde Asie, on y a le droit en direct, c'est dingue. On se croirait retourné à l'époque du général de Gaulle.

Cette femme qui était soi-disant à l'article de la mort apparaît en pleine forme et se livre à un marathon médiatique, il y a quelque part une escroquerie à laquelle elle se livre volontairement, doublée d'un tapage médiatique qui se transforme en opération de récupération politique par Sarkozy.

Et pour cause : elle aurait été libérée contre 20 millions de dollars !

Voici un article du journal Le Monde qui fournit les premiers éléments sur cette mise en scène orchestrée par le Mosad, les services secrets israéliens, ce n'est pas écrit ici, mais auxquels il faut sans doute rajouter la CIA.

Le récit de la libération des otages est digne des meilleurs scénarios hollywoodiens. Le président colombien, Alvaro Uribe, a même évoqué une "épopée épique". L'euphorie retombée, des zones d'ombre subsistent quant à la version officielle donnée par l'armée colombienne du déroulement de l'opération. Les doutes portent notamment sur l'éventuel paiement d'une rançon aux deux guérilleros tombés dans le piège de l'armée colombienne, les geôliers Gerardo Antonio Aguilar, alias "Cesar", et Enrique Gafas, ainsi que sur le degré d'implication des services de renseignement étrangers, israéliens en premier lieu.

Y A-T-IL EU PAIEMENT DE RANÇON ?

La Radio suisse romande affirme que des dirigeants des FARC auraient touché 20 millions de dollars pour la libération et que l'opération de l'armée n'aurait été qu'une "mise en scène". Citant "une source proche des événements, fiable et éprouvée à maintes reprises ces vingt dernières années", la radio publique suisse, dont le pays avait était mandaté par Alvaro Uribe pour une mission de médiation avec les FARC, affirme que les Etats-Unis sont "à l'origine de la transaction". La radio explique que c'est l'épouse de l'un des gardiens des otages qui a servi d'intermédiaire pour la transaction, après avoir été arrêtée par l'armée colombienne. Réintégrée au sein des FARC, elle aurait obtenu de son mari qu'il change de camp. La "mise en scène" de la libération des otages aurait ainsi permis au président Uribe, selon la radio suisse, "de s'en tenir à sa ligne qui exclut toute négociation avec les rebelles tant que les otages ne sont pas libérés". Bogota n'a pas réagi.

"Ceci n'est pas un sauvetage. C'est une opération de remise d'otages pour laquelle une rançon a été versée", affirme également la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, ancienne médiatrice entre la guérilla et le président Hugo Chavez. Interrogée par le quotidien argentin Clarin, la sénatrice affirme ne pas avoir de preuves tangibles au sujet du paiement d'une rançon, mais se baser sur les déclarations des autorités colombiennes. Après l'annonce de la mort de l'ancien numéro un des FARC, Manuel Marulanda, Alvaro Uribe avait lui-même affirmé qu'un responsable de la guérilla avait contacté les services de renseignement colombiens pour négocier la remise en liberté d'Ingrid Betancourt, à condition de ne pas être extradé.

QUEL RÔLE A JOUÉ LE RENSEIGNEMENT ISRAÉLIEN ?

Immédiatement après sa libération, Ingrid Betancourt a comparé sa libération à une opération israélienne de libération d'otages. Des médias israéliens affirment vendredi que des conseillers hébreux sont impliqués dans l'opération.

Selon la radio militaire israélienne, deux conseillers militaires auraient participé aux préparatifs. Mais aucun détail supplémentaire concernant leur rôle précis n'a été dévoilé. Selon Haaretz, l'aide israélienne, qui a impliqué plusieurs dizaines d'experts en sécurité, a été coordonnée par Global CST, une société privée de conseil en sécurité, dirigée à Bogota par deux officiers supérieurs à la retraite depuis peu, Israël Ziv et Yossi Kuperwasser. L'aide israélienne ne serait d'ailleurs pas récente. Selon le quotidien Yediot Aharonot, un groupe de conseillers militaires israéliens a reçu l'année dernière l'accord du ministère de la défense d'Israël pour apporter de l'aide à l'armée colombienne, en particulier aux unités spéciales. Et Global CST a d'ailleurs décroché un contrat de 10 millions de dollars en Colombie pour aider les forces spéciales dans leur lutte contre les FARC.

"Nous avons aidé [l'armée colombienne] à combattre le terrorisme, à concevoir des stratégies et leur mise en application", a déclaré une source proche de la société Global CST qui s'est exprimée dans Haaretz. Pour Israël Ziv, il ne faut pas "exagérer" l'implication de l'armée israélienne dans le succès colombien.

(source : Le Monde et AFP 04.07)
 


Le 6 juillet 2008

Note du site.

J'ai reçu un courriel fielleux d'une certaine "Marie-Rose-Georges" dont voici l'adresse : georgesmarierose@orange.fr.

Elle me reproche essentiellement d'être un donneur de leçons alors que je ne fais qu'exprimer librement un point de vue partagé par des milliers de militants. Si ce genre de militants étaient au pouvoir, la liberté d'expression serait muselée ou pire encore.

Leur conception de la démocratie correspond à une définition étriquée et autoritaire de la confrontation des idées : tout ce qui va dans le sens de ce que nous pensons et avons décidé est démocratique, tout ce qui ne rentre pas dans ce cadre n'a pas le droit au chapitre. Tout ce qui n'est pas conforme à notre mode de pensée vous range automatiquement dans le camp de nos ennemis et des ennemis du prolétariat.

En réalité, ils ne supportent pas la confrontation des idées, du coup ils commettent la bassesse de se livrer à la calomnie, et cela devrait aller en s'amplifiant au fur et à mesure du développement de leurs propres contradictions.

Autant dire qu'il n'y avait pas un seul mot de politique dans ce courriel anonyme et lâche, pas un seul argument pour confirmer une orientation ou pour infirmer celle que j'ai développée au fil des mois, donc pas de discussion possible. C'est la raison pour laquelle je n'y répondrai pas, je laisse son auteur ruminer sa haine de ce qu'elle ne peut apparemment pas comprendre.

Je profite de cet espace pour saluer tous les militants qui se sont connectés sur le site au mois de juin, parmis vous un certain nombre sont établis ou travaillent un peu partout dans le monde, selon les statisques, en anglais : Belgium, Switzerland, Germany, Canada, Netherlands, Singapore, Israel, India, Sweden, Italy, Ivory Coast, Hong Kong, Luxembourg, Dominican Republic, Peru, Norway, Portugal, Madagascar, United Kingdom, Japan, Russian Federation, Poland.

Faut-il rappeler que personne n'est obligé de s'y connecter et que chacun demeure libre de penser ce qu'il veut.

Il me vient un exemple à l'esprit pour l'illustrer. Parmi tous mes contacts, il est arrivé assez souvent que des camarades me demandent comment ils peuvent continuer le combat politique. Je leur ai fourni des pistes, à eux ensuite de choisir librement la voie qui correspondait la mieux à leurs convictions, je n'ai jamais fait pression sur des militants pour qu'ils optent pour une voie plutôt qu'une autre, je leur donnais mon opinion, c'est tout. Et bien, pratiquement à chaque fois, ils ont pris une autre voie que celle qui me semblait la plus appropriée dans leur cas, ce que je me félicite, car cela prouve qu'ils sont demeurés libre de militer où bon leur semblait et qu'à aucun moment ils ont eu à se conformer à mes idées bien qu'ils en partageaient une grande partie.

C'est cela l'exercice de la démocratie. Je ne donne pas une leçon, je ne donne pas même un conseil, j'expose des faits et des idées voilà tout. Et je vais même jusqu'à recommander aux militants de vérifier eux-mêmes les faits et les arguments sur lesquels reposent mes analyses. Je pousse le scrupule jusqu'à communiquer les hypothèses que je n'ai pas retenues en expliquant pourquoi, désolé de ne pas pouvoir faire davantage. Si maintenant il y en a qui ne sont pas capables de faire la différence, je n'y peux rien.


Mensonge d'Etat.

I. Betancourt souffrait d'une hépatite B récurrente, elle était à l'agonie, elle pouvait mourir d'un instant à l'autre, puis miracle, elle arrive en pleine forme et déclare deux jours plus tard "ne pas avoir dormi" depuis sa libération.

Quant aux médecins qui l'ont examinée à Paris, ils l'ont "comblée de bonnes nouvelles", a-t-elle déclaré sur le plateau de France-3, "J'avais pendant toutes ces années une série d'inquiétudes", mais "là, bonheur total", autrement dit, tout ce cinéma était du pipo orchestré par Bush, Uribe et Sarkozy, avec sa complicité évidemment.

Comme me l'a écrit un camarade : "c'est vraiment nous prendre pour des cons !".

Encore un mensonge d'Etat qui ne passera pas après qu'on a appris qu'une rançon de 20 millions de dollars aurait été versée aux FARC.

(source : AP 05.07)


Sarkonapoléon dicte ses ordres.

Lors du Conseil national de l'UMP qui se tenait hier, Sarkozy a cru bon de s'adresser au président Kaczynski en lui donnant l'ordre de ratifier le traité de Lisbonne : "Je lui ai dit (...) il a signé à Bruxelles, il doit ratifier à Varsovie". Il s'est encore fait un nouvel "ami" !

(source : Euronews 05.07)


Sarkozy plus minoritaire que jamais.

Selon un sondage CSA à paraître aujourd'hui dans Le Parisien sur la nomination du président de la télévision publique par l'exécutif, 71% des personnes interrogées sont hostiles à une telle mesure, tandis que 18% l'approuvent et 11% ne se prononcent pas.

Combien de temps va-t-il encore tenir ?

(source : Reuters 05.07)


Manifestation en Corée du Sud.

Quelque 35.000 manifestants se sont rassemblés samedi dans les rues de Séoul, ont annoncé les forces de l'ordre, alors que le gouvernement fait face à un mécontentement croissant depuis plusieurs semaines.

Selon les organisateurs des manifestations - associations, syndicats et groupes religieux - plusieurs centaines de milliers de personnes étaient attendues.

Séoul a interdit l'importation de viande bovine en provenance des Etats-Unis en 2003 après l'apparition de cas de maladie de la vache folle en territoire américain.

Les quelques boucheries ayant entrepris cette année de vendre à nouveau de la viande américaine ont rapidement écoulé leurs stocks, cette dernière se vendant deux fois moins cher que la viande coréenne.

(source : Reuters 05.07)
 


Le 9 juillet 2008

Note du site.

Je n'ai pas beaucoup de temps à consacrer à l'actualité, donc je retranscris ci-dessous des dépêches de presse avec de brefs commentaires, j'ai aussi parfois nettoyé quelques phrases qui puaient un peu trop la pensée unique, mais j'ai eu la flemme d'aller jusqu'au bout ; il est déjà 22h35 et j'ai passé plus de 8 heures devant l'écran.

J'ai reçu un courriel du groupe CRI sans que je puisse vous en donner le contenu, par contre, étant donné que les thèmes abordés vous intéresseront sans doute, je mettrai en ligne un large extrait de ma réponse.

J'ai aussi préparé un texte sur le POI et les derniers numéros d'Informations ouvrières, mais je dois encore le corriger. Je reviendrai plus tard sur l'affaire Betancourt, car Sarkozy et Bush y ont joué un rôle majeur.

Un dernier mot après avoir regardé les infos sur TV Monde Asie, ce soir à 20h30, heures de Delhi.

Le gouvernement belge a promulgué un décret très restrictif sur l'emploi des OGM.

En Italie, la manifestation à Rome contre Berlusconi n'aurait pas rassemblé 10 000 personnes comme le dit la dépêche que vous lirez plus loin, mais entre 15 000 et 50 000 selon la police ou les organisateurs. Berlusconi veut faire passer une loi immunisant les quatre élus les plus importants du pays, de façon à passer à travers les mailles du filet judiciaire qui s'est refermé sur lui.

Sarkonapoléon par la voix de Fillon a fait savoir qu'il irait à l'ouverture des jeux olympiques et qu'il n'y avait rien d'extraordianire à cela étant donné que le Dalaï lama n'appelle pas à boycotter les jeux, donc cette cérémonie prendra inévitablement la forme d'un soutien au régime chinois, le principal bailleur de fonds de l'impérialisme mondial. Comme quoi le Dalaï lama n'est pas un extrêmiste, il est diabolisé par les officiels chinois et les médias, alors qu'en fait il est pacifiste et résigné face à la dictature chinoise. Bien sûr il existe encore, mais il doit savoir qu'il est le quatorzième dalaï lama d'une lignée et qu'il n'y aura pas un quinzième. Qu'il soit manipulé, c'est très possible, comme le furent les princes indiens qui se ralièrent au Raj britannique. Il est figé dans son histoire, alors que le peuple tibétain se crée une autre histoire, confronté à la lutte des classes quotidienne, mais toujours en quête d'une vie meilleure.

La soumission de Sarkozy au régime chinois ne s'explique que par des considérations économiques, les intérêts de l'impérialisme français priment sur tout le reste, ne parlons pas du social, la Chine n'est pas vraiment un modèle exportable ce que les chefs d'entreprise n'ont semble-t-il pas encore vraiment compris, ils prennent le risque de déclencher une véritable révolution, ce qui pourrait nous aller si nous étions prêts, alors que nos forces sont disséminées.

Sarkozy est le VRP des Bolloré et Cie., il revient avec des contrats de milliards d'euro, bienvenu au club des milliardaires et des rentiers : tu vois petit, continue sur ta lancée et tu finiras comme nous ! Quand on pense que sa poupée Barbie a été choisie lors un casting, on a tout de suite une idée de la hauteur du personnage, sans talonnettes si vous voulez bien, on ne triche pas ! On se détend un peu camarades, l'avorton qui est au pouvoir est très faible, hystérique ou névrotique selon les cas.

Il inspire la crainte dans son entourage politique, normal qu'il fasse peur à une écolière qui lui a trouvé un air mauvais, l'institutrice a été sanctionnée pour avoir permis à la gamine d'exposer le portrait de Sarkozy le dandy cynique dans son école dans le cadre d'un exposé. La vérité sort de la bouche des enfants dit-on, l'affreux Sarkozy est l'incarnation de satan, et Bush de répondre : normal c'est mon clône ! Il fait peur à nos enfants, ils vont faire des cauchemars, il faudrait l'interdire d'antenne à la télévision.

Je déconne parce qu'il est tard, mais c'est révélateur de la décomposition du régime qui va jusqu'à descendre dans une classe d'école primaire pour corriger une gamine qui n'aime pas la gueule de Sarkozy, c'est son droit, non ? Barbie, elle a choisi la tirelire pas la demi-portion, à elle, il ne lui dit rien le barbouzeux, il doit avoir du sadique pour s'en prendre à une gosse, l'institutrice doit être soutenue, c'est scandaleux que le nabot se croit tout permis. C'est le délit de lèse-majesté qui est rétabli, il ne nous manque plus que le délit de blasphème.

Il ne semble pas savoir ce qui l'attend, par exemple quand il va devoir affronter toute la population sortie dans les rues et n'en bougeant plus. Le prolétariat est repassé à l'offensive dans toute l'Europe, mais aussi en Amérique latine, y compris aux Etats-Unis, en fait à l'échelle mondiale, le prolétariat se relance à l'assaut du vieux monde, c'est peut-être cela que veulent aussi concrétiser le POI et le NPA. On voudrait le croire ou en être convaincu, mais on n'y parvient pas malgré tous nos efforts, ce n'est pas de la mauvaise volonté en tout cas. Que l'on veuille rompre avec l'Union européenne ou le capitalisme, il faut passer au préalable par la case institutions et la faire sauter pour continuer notre marche en avant vers le socialisme.

Tous les chefs d'Etat vont finir par signer le traité de Lisbonne. C'est Bush qui est derrière les positions polonaises et tchèques, il veut contrôler le processus de construction de l'Union européenne jusqu'au bout en s'octroyant des passe-droits, l'installation de matériel militaire dans ces pays, à proximité de la frontière russe, notamment des batteries de missiles pointés vers l'Iran. La population des deux pays est majoritairement contre ce projet guerrier et des manifestations se succèdent. Si on ajoute la hausse des prix, la coupe est pleine, la situation devient explosive dans de nombreux pays en Europe. La révolution couvrirait-elle quelque part ? Il ne s'agit pas d'y croire mais d'observer ce qui se passe dans le monde.

Un sujet polémique. On nous dira que les travailleurs se détournent des partis politiques et qu'ils sont des millions à préférer s'investir dans des associations. C'est exact évidemment, mais que cherchent ceux qui s'investissent sincérement et honnêtement dans ces associations ? A participer à la gestion de la société, et certains qui n'ont pas d'expérience ou de formation politique tombent fatalement dans le corporatisme. Paradoxalement, une partie de la population fait l'expérience de la gestion d'un domaine de la société à travers les associations, cette expérience lui servira au cours de la révolution.

Je ne fais pas l'apologie de cette forme d'organisation sociale, j'explique qu'elle n'a rien de méprisable sans pour autant cesser de militer pour la construction d'un parti révolutionnaire. Je me suis dit à plusieurs reprises que si nous avions à donner un nom à notre parti, celui de parti socialiste révolutionnaire irait très bien, car il mettrait en porte à faux le ou les partis socialistes réformistes et permettrait de distinguer clairement l'existence de deux voies incompatibles, aussi incompatibles que les intérêts des classes en présence ou que l'eau et le feu.


Vous avez dit contradictions ?

Un document dévoilé dans Libération et le Figaro, rédigé par une commission présidée par Pierre Mazeaud, ex-président du Conseil constitutionnel et ex-élu RPR, souligne que les quotas d'immigration n'existent dans aucun pays européen, contrairement à ce qu'affirmait Nicolas Sarkozy en septembre 2007.

Le quota, qualifié de "fixation unilatérale et opportuniste de contingents d'entrées", se heurte à d'incontournables obstacles juridiques, dit la commission, qui invite unanimement "les pouvoirs publics à ne pas s'engager dans cette voie".

La commission rejette l'idée de quotas, mais aussi celle d'une réforme des juridictions et donc d'une révision de la Constitution.

La commission conclut qu'"une politique de contingents migratoires limitatifs serait sans utilité réelle en matière d'immigration de travail, inefficace contre l'immigration irrégulière".

Diminuer l'immigration au titre du regroupement familial est impossible légalement puisque le droit à vivre en famille est considéré comme absolu au niveau international, notamment dans la Convention européenne des droits de l'homme.

Equilibrer, comme le souhaite le président Sarkozy, les flux en faveur de l'immigration économique, supposerait donc une hausse de l'immigration de travail dans des proportions inenvisageables, dit la commission.

Par ailleurs, choisir selon les régions du monde est contraire au principe d'égalité devant la loi, souligne la commission. Les quotas risqueraient par ailleurs d'envoyer paradoxalement un message laissant penser que la France ouvre ses portes et donc avoir un "effet incitatif", estime-t-elle.

Selon Libération, elle rappelle aussi que le problème est forcément européen - un visa Schengen permettant une libre circulation dans les pays de la zone - et suggère une politique alternative "inspirée par la transparence, la simplicité et la solidarité", plutôt que des remèdes "spectaculaires mais illusoires".

Au même moment, on apprenait que le projet de Sarkozy de pacte européen sur l'immigration et l'asile venait de faire l'objet d'un accord général des vingt-sept ministres de l'Intérieur et de l'Immigration de l'UE réunis à Cannes. Il devra être entériné par les dirigeants européens en octobre après un travail de toilettage.

Le ministre de la honte, Hortefeux, a déclaré "Cette réunion est un véritable, total succès", en parlant d'"accord unanime". "Avec le pacte, l'Europe ne sera ni une forteresse, ni une passoire. Nous organisons l'immigration légale et nous désorganisons l'immigration illégale." Il se fout du monde !

Le postulat de base est qu'une "immigration zéro apparaît à la fois irréaliste et dangereuse", peut-on lire dans le texte. "L'Union européenne n'a toutefois pas les moyens d'accueillir dignement tous les migrants qui espèrent y trouver une vie meilleure", ajoute ce texte soumis aux Vingt-Sept.

Le texte dit désormais que l'Union européenne convient "de se limiter à des régularisations au cas par cas, et non générales, dans le cadre des législations nationales, pour des motifs humanitaires et économiques", ce qui revient au même.

Le texte prévoit la mise en place "selon les procédures et avec les moyens qui leur paraîtront adaptés" de "politiques ambitieuses" d'intégration reposant sur les droits - accès à l'éducation, au travail et aux services sociaux - et les devoirs, comme "le respect des lois du pays d'accueil".

Les Vingt-Sept s'engagent aussi à promouvoir "l'apprentissage de la langue du pays", mais sans obligation.

(source : Reuters 07.07)

Commentaire : ils sont face à une contradiction du système capitaliste qu'ils sont incapables de maîtriser, on ne peut que s'en réjouir. La seule réplique valable est de construire une Internationale. Je soutiens toute initiative tendant à la régularisation des sans-papiers, mais je ne vais pas plus loin. Si ce commentaire ne vous suffit pas, demandez-vous plutôt pourquoi personne n'est intervenu après les émeutes qui ont eu lieu en Afrique du Sud il y a quelques semaines.

Quand un Indien me demande ce qui est préférable entre vivre en Inde ou vivre en France, je lui réponds qu'en dehors du fait que l'on travaille trop en Inde si on n'est pas fonctionnaire, il vaut mieux vivre en Inde qu'en France où le coût de la vie est très chère et le temps souvent pluvieux ce qui ne donne pas le moral quand on se lève le matin. Je ne prends aucun risque et je ne le trompe pas. Je n'aborde pas d'autres sujets pour faire court. J'ai aidé des Indiens à partir en France et j'en ai aidés à se caser ici en Inde, c'est équilibré et cela me convient, je ne juge pas.

On a beau s'habituer au pays où l'on vit, mais cela ne sera jamais pour vous comme dans votre pays d'origine, il vous manquera toujours un jour sur un plan ou un autre, à moins de s'être établi sur une île déserte ou d'avoir choisi d'être ermite. Je vous le dis comme je le ressens et comme je l'ai constaté à travers divers témoignages. Maintenant il est concevable qu'on se fonde dans une nouvelle société, pour cela il faut qu'elle vous le permette.

En Inde par exemple, il est quasiment impossible d'être intégré, il y a trop de codes en vigueur qui vous échappent et vous sont étrangers, pour vous rappelez que vous n'êtes pas d'ici. Ce ressenti peut disparaître quand on ne sort pas d'un certain périmètre et qu'on commence à connaître le pays, mais c'est trompeur, et si au-delà on vous regarde et vous considère comme un étranger, que les codes sont encore plus impénétrables, cela ne veut pas dire qu'ils sont plus forts, devenus inaccessibles on n'en tient plus compte paradoxalement et les rapports sont plus simples, je vous fais part de mon expérience.

On croit être intégré, mais on ne le sera jamais vraiment, à moins d'adopter la totalité du mode de vie et de la culture du pays dans lequel on a immigré, dans le cas de l'Inde, c'est fortement déconseillé pour un occidental, j'avais envie de dire à moins de s'en foutre de la lutte des classes.


Bush Sarkozy : Tel maître, tel chien.

Le président américain George W. Bush a estimé dimanche que le fait pour lui de ne pas assister aux cérémonies d'ouverture des Jeux olympiques à Pékin serait "un affront au peuple chinois". Tu parles, j'avais déjà indiqué dans un texte sur la question tibétaine qu'il irait à Pékin parce que les enjeux économiques sont trop importants pour que l'impérialisme américain prenne le risque de froisser la susceptibilité des autorités chinoises.

Le nabot ira à Pékin.

Dans un communiqué l'Elysée précise : "Le chef de l'Etat a marqué la volonté de la France de continuer à approfondir sa relation de partenariat stratégique avec la Chine dans toutes ses dimension et a réaffirmé le soutien de la France à la Chine, durement frappé par le seisme de Wenchuan".

"Le président Sarkozy a évoqué la tenue des Jeux Olympiques le mois prochain. Le chef de l'Etat a souligné le message de paix, d'amitié et de fraternité porte par les valeurs de l'olympisme et a souhaité un plein succès aux Jeux Olympiques de Pékin. Dans ce contexte, le président de la République a confirmé au président chinois son intention de se rendre à Pékin le 8 août pour prendre part à la cérémonie d'ouverture des 29e Olympiades".

"Le chef de l'Etat a consulté à ce sujet l'ensemble de ses homologues européens. En accord avec eux, c'est donc en sa double qualité de président de la République française et de président en exercise du conseil européen que le président Sarkozy assistera à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin", conclut le communiqué.

Commentaire : Ce n'est pas un scoop, une confirmation qui montre que Sarkozy s'aligne point par point sur toutes les positions de Bush. J'y reviendrai à propos du rôle qu'il a joué dans l'affaire Betancourt au cours des derniers mois. On pourrait aussi évoquer le cas de la Syrie.

(source : AP 06 et 08.07)


Ainsi s'exprime la décadence de leur société modèle.

Les violences conjugales sur les femmes majeures dénoncées en 2007 représentaient un quart du total de violences volontaires constatées en France, écrit l'Observatoire national de la délinquance (OND) dans une étude publiée mardi.

En 2007, 47.573 faits de ce type ont été enregistrés par la police et la gendarmerie, soit 31% de plus qu'en 2004, précise l'organisme.

Cette hausse ne s'explique pas par une augmentation du phénomène mais par un plus grand nombre de plaintes favorisé par des campagnes publiques et une évolution de la législation qui a durci la répression de ces faits et étendu leur définition.

L'OND, remarquant que ces faits font traditionnellement l'objet de peu de plaintes, a affiné l'étude en utilisant l'enquête dite de "victimation" faite par l'Insee auprès des femmes de 18 à 60 ans, réalisée par questionnaires auprès d'un échantillon de plusieurs milliers de femmes.

Il arrive ainsi au chiffre de 410.000 femmes déclarant en 2007 avoir subi des violences de leur conjoint ou ex-conjoint en 2005 et 2006, soit 2,3% des femmes de cette tranche d'âge. Donc, seuls environ 21% des faits donneraient lieu à une plainte, conclut l'OND.

(source : Reuters 07.07)

Commentaire : Ne frappez pas votre compagne, vos enfants, votre chien ou celui de la voisine, encore moins la voisine, si la vie vous semble insupportable et que vous avez manifestement besoin de vous défouler, prenez une poignée de tracts et de journaux, un bon stylo et une feuille de papier, tapez-vous les premiers HLM venues après cela ira mieux ! Inutile de picoler ou de vous défouler en bagnole ou en moto, vous allez faire une connerie et aggraver votre cas. Si en plus vous n'avez pas de fric pour vous distraire, racontez vos malheurs à votre meilleur pote ou copine, videz-vous littéralement, après cela ira mieux.

Qui parmi nous n'a pas été un moment donné au bout du rouleau ? Qui ne s'est pas dit un jour que la terre entière nous en voulait ? Evitez les questions existentielles, vous allez vous cogner la tête contre les murs, c'est inutile et cela fait mal. Surtout ne soyez pas injuste avec votre entourage, vous vous en voudrez un jour et cela sera pire que tout, vous serez inconsolable et vous replongerez dans la déprime.

On a une vraie vie de merde dans leur société pourrie, à part la combattre pour donner un sens à notre vie, que pouvons-nous faire de mieux ? Même si tout semble s'écrouler autour de nous, il y a toujours des éléments positifs auxquels se raccrocher pour ne pas sombrer totalement. Tenter d'être le plus lucide possible, voilà le meilleur remède pour se calmer. Je ne donne pas une leçon, je vous donne mon avis simplement, à vous d'en faire ce que vous voudrez si cela vous concerne ou des gens autour de vous.

Notre classe souffre et va souffrir davantage encore dans les années à venir, il va falloir être fort et renforcer la solidarité entre nous pour s'en sortir et éviter la dislocation qui nous serait fatale. A ceux qui prêchent la liberté, l'égalité et la fraternité de la république bourgeoise que nous haïssons (voir le dernier communiqué commun de la Libre Pensée et du Grand Orient de France), nous opposons la fraternité du mouvement ouvrier qui ne devrait laisser aucun d'entre nous sombrer dans le désespoir, il n'est pas dit que la barbarie l'emportera et nous renverra à l'état de bête sauvage ou d'esclave.


Travailler plus pour gagner toujours moins... et crever plus vite.

L'Assemblée nationale a adopté mardi, en première lecture, le projet de loi sur la rénovation de la démocratie sociale, dont le volet réforme du temps de travail vise à liquider les 35 heures.

Son premier volet portait sur la réforme de la représentativité syndicale, il reprend les grandes lignes de l'accord scélérat patronat-CGT-CFDT d'avril dernier.

Ainsi, un syndicat devra recueillir au moins 10% des suffrages pour participer aux négociations dans une entreprise (8% dans la branche et au niveau national).

Avec ce texte, si la durée légale de 35 heures est maintenue, chaque entreprise pourra de fait négocier sa durée du travail et ses contreparties (repos compensateur actuel remplaçable par une "contrepartie obligatoire en repos", librement négociable et non plus fixée par la loi) en dérogeant aux obligations jusqu'ici établies par les branches. L'arbitraire le plus total en faveur des patrons.

Concrètement, l'employeur pourra dépasser le contingent d'heures supplémentaires actuel (maximum 220 heures/an), sans plus avoir à demander l'autorisation de l'inspection du travail, sous réserve de ne pas dépasser 48 heures par semaine (405 heures/an).

Les "forfaits", qui concernent surtout les cadres, seront étendus aux salariés "autonomes", vague notion dans laquelle pourra entrer tout salarié n'étant pas astreint à des horaires fixes, par exemple ceux dont la fin d'activité quotidienne dépend des horaires de fermetures des entreprises dans lesquelles ils interviennent, je pense aux techniciens de maintenance (SAV).

Alors que le texte initial ne prévoyait rien sur le sujet, la majorité a décidé de fixer, par défaut, un plafond de 235 jours travaillés pour ces salariés au forfait. Plafond qui ne fait que préserver 25 jours de congés payés, les 52 samedis et 52 dimanches de l'année et le 1er mai.

En outre, rien n'empêchera une entreprise de décider, par accord, un plafond supérieur à 235 jours, dans la limite de 282 jours sur 365 faites le calcul, il restera 83 jours de repos, alors que le cumule des samedis, dimanches, des jours fériés et des cinq semaines de congés payés totalisent 135 jours minimum.

Commentaire : ces mesures me font penser à la fois au modèle chinois mais aussi japonais dont on ne parle pas assez souvent ou que la Chine a éclipsé. Au Japon, pour un cadre ou un employé ambitieux, il est mal vu de prendre des vacances, de quitter son lieu de travail alors que d'autres bourreaux du travail continuent à gratter jusqu'à ce que mort s'ensuive et se sacrifient pour leur entreprise. Il y a quelques semaines aux infos sur TV5 Monde Asie, un travailleur japonais de 81 ans hospitalisé s'inquiétait car il ne savait pas s'il pourrait retourner travailler, c'était sa seule préoccupation, son suprême désir. Effrayant, n'est-ce pas ?

Cette nouvelle loi qui remet en cause l'idée même de durée du travail doit favoriser la productivité des entreprises qui doivent concurrencer leurs homologues chinois ou indiens, par exemple. Dès lors qu'un chef d'entreprise aura trouvé le moyen de faire bosser plus ses salariés pour accroître ses profits, rien ne l'empêchera plus de passer à l'acte, il aura la loi avec lui. Cela s'appelle taillable et corvéable à merci ou le talon de fer. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, car rien ne garantit que les travailleurs accepteront ce régime de travail forcé et d'être réduit à l'état de serviteurs de leurs maîtres.

(source : AFP 08.07)


La Chine, première économie mondiale en 2035.

WASHINGTON (AFP) - L'économie de la Chine va dépasser celle des Etats-Unis pour devenir la plus grande du monde d'ici à 2035, et doubler d'importance d'ici à 2050, selon les calculs de l'économiste Albert Keidel, du centre de réflexions Carnegie Endowment for International Peace, publiés mardi. "Il est clair que la performance économique de la Chine est autre chose qu'un phénomène de passage", écrit M. Keidel.

Depuis 2000, "sa croissance économique a dépassé les 10% annuels, et elle reste forte au premier semestre 2008. Parce que son succès durant les décennies écoulées n'a pas été fondé sur les exportations mais sur la demande intérieure, sa croissance rapide peut se poursuivre pendant une bonne partie du 21e siècle sans être limitée par le marché mondial".

M. Keidel, ancien économiste à la Banque mondiale et au Trésor américain, a souligné que le Produit intérieur brut chinois s'élevait actuellement à 3.000 milliards de dollars, contre 14.000 milliards pour les Etats-Unis. Mais en prenant en compte les parités de pouvoir d'achat, le PIB chinois atteint pratiquement déjà la moitié du PIB américain.

"Si l'expansion chinoise se rapproche du rythme d'expansion d'autres pays modernisateurs d'Extrême-Orient à un stade comparable de leur développement, le pouvoir de taux de croissance cumulés signifie que l'économie de la Chine sera sans doute plus grande que celle des Etats-Unis avant la deuxième moitié du siècle, quel que soit" le mode de calcul retenu, selon M. Keidel: dès 2020 en prenant en compte les parités de pouvoir d'achat, ou en 2035 avec l'estimation classique du PIB, qui repose sur les parités de changes.

En 2050, estime-t-il, le PIB chinois atteindrait 82.000 milliards de dollars, contre 44.000 milliards pour les Etats-Unis.

"La puissance financière de la Chine s'étendra à toutes les dimensions des relations internationales", prédit M. Keidel, y compris la puissance militaire et l'influence diplomatique.

Les Etats-Unis garderont "une importante influence secondaire, comme l'Europe, mais devront passer des compromis" - quand bien même le niveau de vie y restera bien supérieur à celui de la Chine (jusqu'à deux fois plus élevé).

(source : AFP 09.07)

Commentaire : Pour comprendre ce qui se passe actuellement en France et dans l'Union européenne, ce n'est pas en regardant du côté de Washington mais plutôt du côté de la Chine.


Berlusconi justiciable ? Non, la justice c'est lui !

Italie : des milliers de manifestants à Rome pour protester contre la politique de Berlusconi.

ROME - Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi dans le centre de Rome pour dénoncer la politique du président du Conseil Silvio Berlusconi, dans la première manifestation majeure de l'opposition depuis la victoire du dirigeant conservateur lors des élections du mois d'avril.

Cette manifestation, organisée sur la Piazza Navona, intervenait alors que l'opposition de centre-gauche accuse M. Berlusconi d'utiliser son pouvoir pour passer des mesures susceptibles de l'aider dans ses ennuis judiciaires. La police a estimé la foule à environ 10.000 personnes.

Le gouvernement tente de faire voter une loi qui accorderait une immunité pendant leur mandat aux quatre plus hauts responsables de l'Etat, dont M. Berlusconi.

"Comment est-il possible que nous devions nous occuper de ces problèmes (de Berlusconi) au lieu des problèmes du pays?", a lancé l'ancien juge anti-corruption Antonio Di Pietro, aujourd'hui un des leaders de l'opposition, qui s'exprimait sur une estrade face aux manifestants.

Commentaire : à sa place, j'accorderais l'immunité à toute personne qui la demande en laissant le soin à Berlusconi lui-même d'y donner suite ou non ! Au fait, Chirac a encore été entendu par des juges hier, j'y reviendrai dans quelques jours en faisant la liste de tous ceux qui ont été dans le même cas ces dernières semaines, hommes politiques et patrons. Pour en parler j'attendais que la liste soit close, mais cela n'en finit plus !

(source : AP 09.07)


Nationalisation et crise politique en Equateur.

QUITO, Equateur - Le gouvernement équatorien a pris le contrôle mardi de chaînes de télévision et de près de 200 autres entreprises en raison de dettes provenant de faillites bancaires qui se sont produites dans les années 1990. Le ministre de l'Economie a démissionné quelques heures après cette mesure.

Une agence publique qui protège les épargnants qui avaient des actifs dans des banques ayant fait faillite est intervenue dans les locaux de TC Television et de Gamavision lors d'un raid, dans la matinée, avec le soutien de plusieurs dizaines de policiers.

Elle a aussi pris le contrôle de plusieurs dizaines d'autres entreprises de Grupo Isaias, qui seraient liées, comme les deux chaînes de télévision, à deux banquiers soupçonnés de détournements de fonds qui se sont enfuis aux Etats-Unis. L'Equateur demande leur extradition.

Des représentants des chaînes de télévision concernées ont qualifié ces saisies d'attaque contre la liberté de la presse, même si d'autres chaînes qui n'ont pas subi la même mesure ont été plus critiques vis-à-vis du président de gauche Rafael Correa.

Jose Toledo, un des vice-présidents de TC Television, a affirmé que le ministre de l'Economie Fausto Ortiz avait démissionné parce qu'il était opposé à ces saisies.

Commentaire : attendons d'en savoir davantage avant de prendre position. Il semblerait que le président Rafael Correa prenne le plis sur Chavez, reste à savoir s'il envisage d'indemniser le ou les propriétaires des chaînes de télévision et ce qu'il compte en faire.

Au Venezuela, Chavez a indemnisé rubis sur l'ongle les capitalistes qu'il a "expropriés", et ceux-là en ont profité pour investir leurs milliards de dollars dans les secteurs économiques les plus rentables histoire d'être encore plus riches après, ils auraient donc eu tort de se plaindre. Inutile de chercher ailleurs où sont passées les dividendes de la manne pétrolière, sans oublier l'achat d'armement évidemment.

(source : AP 08.07)
 


Le 11 juillet 2008

Loi de circonstance à géométrie variable.

L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi un amendement (n°304) sur la ratification d'une éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union européenne, dans le cadre du projet de loi sur la réforme des institutions.

En vertu de cet amendement, le référendum sera la règle sur les nouvelles adhésions à l'Union européenne, sauf si les trois cinquièmes des députés et sénateurs demandent au chef de l'Etat de passer par la voie parlementaire.

Commentaire : comme l'alliance UMP-Nouveau Centre-PS-Modem au Parlement couvre plus des 4/5e des députés et des sénateurs, Sarkozy n'a pas pris trop de risque en intervenant lui-même sur cette question. S'il y a un risque qu'un référendum se transforme en plébiscite contre le régime, ils passeront par la voie parlement comme pour le traité de Lisbonne.

(source : AP 10.07)


A qui profite la hausse des prix ? Aux milliardaires.

Sur le trône peu enviable des plus grandes fortunes professionnelles de France en 2008, selon un classement établi par le magazine Challenges et publié mercredi, le fondateur du groupe Auchan, Gérard Mulliez s'adjuge la première place avec 21 milliards d'euros, devant le président de LVMH, Bernard Arnault qui dépasse légèrement les 18 milliards.

Le magazine précise que cette performance est dû au bond "de près de 30%" des bénéfices de l'enseigne de grande distribution Auchan, comme quoi la hausse des prix contribue à engraisser toujours davantage les richissimes capitalistes. Mais ne leur dites pas qu'ils profitent de la hausse des prix des matières premières pour gonfler leur magot.

Sur qui repose la légitimlité de Sarkozy : Les affameurs publics !

Sur les trente premières places du classement annuel des 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises réalisé par le magazine Challenges, sur le modèle du magazine américain Forbes, 17 d'entre elles sont occupées par les dirigeants ou fondateurs de groupes de distribution (9), industriels (4) et agroalimentaires (4).

(source : AFP 09.07)


G8 : une balade au Japon !

La réunion du G8 qui s'est tenue au Japon a accouché d'une souris, sur l'environnement de vagues engagements, une soi-disant aide financière à l'Afrique dont le montant avait disparu du communiqué final, bref.


La crise économique mondiale s'amplifie et touche tous les secteurs d'activité.

De la Chine à Los Angeles en passant par l'Europe, les avertissements des entreprises qui n'arrivent pas à tenir leurs objectifs se multiplient. Le 8 juillet, c'était le cas du fabricant d'optique chinois Sunny Optical. La veille, c'était le danois Bang and Olufsen (produits audios et vidéo). Entre le 25 juin et le 7 juillet, les révisions à la baisse des résultats ont concerné le promoteur Kaufmann et Broad ainsi que le britannique Heywood William, fabricant de portes et fenêtres. Peu auparavant, le cimentier mexicain Cemex a fait part de son pessimisme sur ses résultats. Dans le transport, la compagnie aérienne chinoise Cathay Pacific a invoqué le doublement de ses dépenses de carburant. Dans la distribution, l'anglais Marks & Spencer, son homologue français Carrefour et la chaîne américaine Office Depot ont tiré le signal d'alarme, tout comme Sony Ericsson et le fabricant américain de cartes mères Nvdia. Dans l'industrie, Haulotte Group (nacelles) a marqué le coup après le "warning" de la maison mère, Oshkosh. Les sociétés de messagerie FedEx et UPS ont elles aussi annoncé qu'elles feront moins bien que prévu. Veolia Environnement a informé dès la mi-juin de ses baisses de bénéfice. Et l'établissement bancaire Lehman Brothers a lui aussi averti de ses mauvais résultats.

La croissance revue à la baisse dans la zone euro

La croissance du PIB de la zone euro a été revue à la baisse pour le premier trimestre à 0,7 %, selon la dernière estimation publiée, mercredi 9 juillet, par Eurostat. L'office statistique européen l'avait dans un premier temps estimé à 0,8 %. En rythme annuel, la croissance ressort donc à 2,1 % contre 2,2 % annoncé initialement en juin.

Les marchés sont donc de plus en plus nerveux. Mardi 8 juillet, le CAC 40 a plongé en séance à un plus bas niveau depuis trois ans, terrorisé de devoir affronter de nouvelles dégradations du secteur financier. Depuis le début de la crise, à l'été 2007, la Bourse de Paris a reculé de plus de 30 % et celle de New York de 15 %. "Sur les marchés, certains parlent de krach rampant, indique Jean-Louis Mourier analyste chez Aurel, après un krach brutal, le marché rebondit. Ici non."

De fait, rien ne semble à même de redonner durablement confiance au marché. L'effondrement du marché des subprimes, ces crédits hypothécaires à risque américains au coeur de la crise, n'est qu'une partie des difficultés du secteur financier.

"Un symptôme", estime Bruno Biais, directeur de recherche au CNRS. "Cette crise est une crise de la titrisation, (la transformation de tous types de crédits en produits financiers ). En termes de montants en jeu pour le secteur financier, il s'agit de 15 000 milliards de dollars", ajoute Olivier Pastré, économiste et professeur à Paris-VIII. Les encours de subprimes, eux, sont estimés à 1 300 milliards de dollars.

Les analystes de Lehman Brothers ont d'ailleurs évoqué, mardi, le risque que les spécialistes américains du refinancement obligataire, Freddie Mac et Fannie Mae, soient contraints de lever 75 milliards de dollars. En déclarant qu'il "s'engageait fortement à soutenir la stabilité et le fonctionnement du système financier", Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, a évité de justesse la panique sur les marchés. Le répit pourrait être de courte durée car les banques ne semblent pas sorties d'affaires et ne sont plus la seule inquiétude.

CERCLE VICIEUX

Comment en est-on arrivé là ? La crise financière a d'abord dégénéré. Aux Etats-Unis, les ménages ayant contracté des crédits subprimes font aussi défaut sur leurs crédits à la consommation, leurs crédits automobiles... Sur le marché, l'ensemble des produits titrisés est ainsi déserté et les banques, qui détiennent ces titres dans leurs bilans, révisent sans cesse le prix de leurs actifs à la baisse. En difficulté, elles renchérissent le coût du crédit. La dette des ménages s'alourdit, ils consomment moins, ce qui affecte alors le chiffre d'affaires des entreprises. La crise financière se transmet ainsi à l'industrie.

En Europe, ce cercle vicieux s'est reproduit dans les pays où la bulle immobilière était similaire à celle des Etats-Unis et où les ménages étaient très endettés : l'Irlande, la Grande-Bretagne ou l'Espagne. Les choses se sont envenimées avec l'arrivée du troisième choc pétrolier et la flambée des matières premières.

Les pays européens, jusqu'ici relativement épargnés comme l'Allemagne ou la France, ont été touchés. "Ce choc est sans doute ce qui inquiète le plus les marchés car le phénomène est mondial et on ne voit pas comment les prix du pétrole pourraient baisser", constate Gilles Moëc, économiste chez Bank of America. Pour les entreprises, la situation est complexe. Elles sont coincées, incapables de répercuter l'intégralité des hausses de prix des matières premières sur leurs tarifs, pénalisées par le renchérissement du crédit et affectées par la baisse de la consommation des ménages démoralisés par une inflation qui rogne leur pouvoir d'achat.

Les entreprises multiplient ainsi les "profit warning" (alerte sur leurs résultats). Pour réduire les coûts, elles ajustent leurs effectifs, et le chômage menace. Mardi, l'allemand Siemens a ainsi annoncé la suppression de 16 75H>0 postes. Seules les exportations vers les pays émergents sauvent la mise. "Nous vivons les mêmes problématiques que dans les années 1970", constate M. Moëc.

Pour la plupart des économistes, la flambée du pétrole, bien qu'elle coïncide avec la crise financière et la baisse du dollar, est un facteur exogène. Mais une chose est sûre, elle rend la résolution de la crise très compliquée.

Claire Gatinois

(source : Le Monde 10.07)

Commentaire : des centaines de milliers de licenciements dans le monde encore en perspective. Jusqu'à quand les laisserons-nous faire ? C'est peut-être la question qu'il faudrait poser aux travailleurs, non ?


La crise immobilière en Angleterre : ils sont assis sur "un baril de poudre". Qui a du feu ?

Alors que la récession guette l'économie britannique, les banques sont assises sur un baril de poudre : la menace d'écroulement de l'immobilier commercial sur fond de crise du crédit. La publication, mardi 8 juillet, d'une étude de l'université De Monfort sur les difficultés de promoteurs et d'investisseurs à assurer le service de leur dette fait trembler la City.

A lire ce rapport, la dette totale qui doit être payée d'ici à la fin de l'année par les propriétaires de bureaux, locaux industriels et magasins s'élève à un chiffre record de 34 milliards de livres (43 milliards d'euros). La baisse de la valeur des biens (- 20 % en un an) réduit le rendement attendu des 83 milliards de livres de dettes contractées en 2007. Les prêts bancaires à l'immobilier commercial britannique, qui totalisent 250 milliards de livres, constituent désormais 38 % des prêts consentis aux institutions non financières, contre 19 % en 1998. "Il suffit d'une poignée d'investisseurs en faillite et tout le château de cartes s'effondrera en raison du laxisme des prêteurs lors du boom de ces dernières années", s'inquiète un expert. Les banques les plus touchées seraient HBOS et Barclays, très actives sur ce créneau.

"L'AVENIR EST SOMBRE"

Ces dernières années, les prix de l'immobilier résidentiel ont augmenté beaucoup plus rapidement que ceux de l'immobilier commercial. Avec le ralentissement économique, les banques sont de plus en plus réticentes à financer de nouveaux développements, comme l'atteste la baisse des crédits hypothécaires non résidentiels tombés à leur plus bas depuis dix ans. Les grands noms de l'immobilier, comme Persimmon, Redrow et Barratt, souffrent. Leurs ventes devraient plonger de 20 % à 50 % lors de l'exercice 2007-2008, tandis que 136 PME de construction ont fait faillite depuis le début de l'année.

"L'avenir est sombre et la sortie de crise sera plus longue et plus pénible que prévu", assure David Kern, économiste en chef auprès de la British Chambers of Commerce, qui anticipe une récession - soit deux trimestres d'évolution négative du PIB - au regard de la diminution dramatique des carnets de commande, en particulier dans le secteur des services. Or la consommation des ménages joue un rôle déterminant dans l'immobilier commercial à travers l'activité des magasins et des centres commerciaux.

Marc Roche

(source : Le Monde 10.07)


Vers le chaos et l'affrontement direct entre les classes. Vivement demain qu'on en finisse !

Pour la première fois en six mois, l'Agence internationale de l'Energie (AIE), qui défend les intérêts des pays industrialisés, a relevé ses prévisions de la consommation mondiale à 86,9 millions de barils par jour (mbj) en 2008.

Pour 2009, l'AIE anticipe également une progression de 1,1% à 87,7 mbj de la demande, tirée par les pays émergents.

A l'inverse, les stocks mondiaux de brut sont à la peine.

Le département américain à l'Energie (DoE) a annoncé mercredi une forte chute des réserves de brut américaines la semaine dernière, tandis que les stocks des pays développés de l'OCDE sont de moitié moindres que leur niveau habituel à cette période de l'année, selon l'AIE.

Le 3 juillet, le baril de pétrole était monté à 145,85 dollars à New York, un record absolu.

(source : AFP 10.07)

Commentaire : en repensant à l'article sur les prévisions du PIB chinois dans quelques décennies, quelques 82 000 milliards de dollars, il aurait fallu ajouter comme commentaire que c'était sans compter sur la hausse gigantesque de la consommation de pétrole alors que les gisements s'épuisent, ce qui va démultiplier les contradictions du capitalisme dans des proportions que personne ne peut encore imaginer, jusqu'à remettre en cause son existence si le prolétariat prenait son sort entre ses mains.


Plus de 400 emplois menacés chez Faurecia en Loire-Atlantique

Le site de l'équipementier automobile Faurecia à Saint-Nicolas de Redon (Loire-Atlantique), qui emploie près de 290 CDI et 120 intérimaires, devrait fermer en 2011, a-t-on appris vendredi auprès de la direction et des syndicats.

(source : AFP 11.07)
 


Le 14 juillet 2008

Note du site

Toujours plus d'infos sur le régime et la situation économique mondiale.

Lorsque des articles ou des dépêches comportent des données intéressantes dans chaque paragraphe, c'est une perte de temps de les extraire pour rédiger un nouvel article, les camarades sont capables en principe de repérer les partis pris des journalistes ou leurs jugements subjectifs, je rajoute un commentaire si nécessaire.

Je n'ai pas d'article sur l'Inde, sachez quand même qu'au 28 juin sur un an l'inflation a atteint 11,75%, info diffusée il y a quelques jours par la chaîne indienne Sun news. La grève des transports routiers n'a duré que 24h (au Tamil Nadu) et les étales des commerçants qui s'étaient vidés la veille ont été réapprovisonnés dès le lendemain, je vous en parle parce que j'ai été faire mes courses au marché central de Pondichéry deux jours plus tard, la situation était redevenue normale.

Pour rappel, pour ne pas vous faire berner par ce que vous pourrez lire ailleurs sur cette grève, lorsqu'un appel à la grève est lancé par des syndicats ou des partis politiques, les intéressés sont priés de s'exécuter sous peine de représailles, et ici cela ne rigole pas, si c'est une grève des transports et que vous circulez ce jour-là, vous prenez le risque de faire brûler votre camion et de vous faire lyncher, d'où la participation élevée aux grèves.

Le site n'a pas été accessible pendant deux jours semble-t-il parce que le serveur était en "service", sans que je sois prévenu évidemment. Je mettrai trois textes en ligne demain si c'est possible, sur le CRI, le POI, le tout sous forme de causeries.

Bonne semaine à tous.


USA : Panique sur Fannie Mae et Freddie Mac, le gouvernement cherche une issue

NEW YORK (AFP) 11.07.08 - Dans un mouvement de panique boursière, Fannie Mae et Freddie Mac, les deux géants américains du refinancement hypothécaire et piliers du marché immobilier, se sont effondrés vendredi à Wall Street, obligeant le gouvernement à rechercher une issue d'urgence.

En début de séance, Fannie Mae a perdu jusqu'à 49% sur son cours de clôture de la veille, à 6,68 dollars, et Freddie Mac 51%, à 3,89 dollars, mais ils se sont par la suite un peu repris dans un marché très nerveux.

Fannie Mae avait déjà abandonné 12% jeudi et son plus petit rival 22%. Depuis le début de la crise du "subprime", les deux titres ont perdu près de 90% de leur valeur en Bourse.

Ces deux organismes ont pour mission de racheter aux établissements de crédit leurs créances hypothécaires, ce qui permet aux banques de dégager des fonds propres et d'accorder de nouveaux prêts, contribuant à soutenir le marché immobilier dont une stabilisation est vitale pour relancer l'économie.

Fin mai, leurs portefeuilles de prêts atteignaient 5.200 milliards de dollars, plus d'un tiers du PIB américain. Fannie Mae et Freddie Mac détiennent ainsi dans leur livre 40% des prêts immobiliers consentis dans le pays.

Les marchés étaient convaincus vendredi que le gouvernement devait effectuer un sauvetage d'urgence pour stopper la panique, dès ce week-end, comme il l'avait fait en mars pour la banque d'affaires Bear Stearns.

La presse américaine a même affirmé vendredi que le gouvernement réfléchissait à une mise sous tutelle des deux groupes.

Sous la pression, le secrétaire au Trésor Henry Paulson est finalement intervenu, en déclarant brièvement que son "objectif principal est de soutenir Fannie Mae et Freddie Mac dans leur forme actuelle".

Un commentaire qui montre que le gouvernement cherche une solution mais écarte l'hypothèse d'une nationalisation. Cette prise de position pruden