pour un parti révolutionnaire


En bref en juin 2008

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Les titres

- Note du site
- Kouchner VRP du capitalisme français en visite en Irak.
- Grève illimitée à la SNCF à partir du 10 juin.
- Congrès extraordinaire du PT le 1er juin.
- Causerie sur la démocratie.
- Capitalisme et réformisme : les gagnants et les perdants.
- De quoi vous rajeunir... si vous savez nager seulement.
- Note du site
- Note du site
- Complément à propos du congrès de fondation du POI.
- Référendum sur le traité de Lisbonne en Irlande
- Ils sont complémentaires ?
- Ils sont devenus fous !
- Fillon : Haro sur les "situations acquises" !
- Leur modèle : le moins social dans le monde." !
- Union nationale contre le peuple palestinien." !
- La quadrature du cercle du capitalisme." !
- Note du site.
- Ni négociable, ni amendable : abolition !
- Référendum en Irlande sur le traité de Lisbonne.
- Ils veulent nous affamer et nous réduire en esclavage.
- Un nouveau cadeau aux banquiers.
- L'économie au service des capitalistes.
- On n'est jamais mieux servi que par soi-même.
- Sale temps sur les Etats-Unis.
- Pour qui gouverne Sarkonapoléon ? Les multinationales.
- Loi votée à la sauvette
- Note du site.
- Le gouvernement des records.
- Prix du pétrole : Un mystère qui sera peut-être résolu... en octobre !
- Le PS au chevet de l'Union européenne.
- PS, enfin ils assument ce qu'ils sont : des réactionnaires !
- Comment tenter de faire prendre des vessies pour des lanternes aux travailleurs irlandais ?
- Entre Sarkozy et Bush, des divergences, des désaccords, non, seulement des "nuances" !
- Sur le POI.
- Note du site.
- Leur temps est compté...
- Ils paniquent : Hausse du prix du pétrole remet en cause l'édifice du capitalisme.
- Quand un aristocrate se plaint des médias.
- Quelques éléments de réflexion très rapidement sur le Parti ouvrier indépendant.
- Combien il reste pour finir le mois ?
- Le salariat : l'esclavage des temps modernes.
- Hortefeux ou le record de la honte.
- Leur hantise : Et s'ils votaient non une deuxième fois ?
- La charité publique en guise d'avenir.
- 47% de l’augmentation du prix du diesel sont liés à l’explosion des marges !
- Faut-il oui ou non les exproprier maintenant ?
- La sarkozysation de l'audiovisuel français
- Note du site.
- UE : ils rongent leur frein !
- Les conditions d'une gigantesque catastrophe environnementale planétaire se préparent dans l'indifférence
  quasi générale.

- Le non l'emporterait en France
- Note du site.
- Sarkozy le sioniste.
- Le Sénat au chevet de la Ve République.
- Des conditions de détention et de travail insupportables.
- La crise immobilière en France se précise.
- Le choc pétrolier bouleverse l'automobile.
- Impuissance et faiblesse du gouvernement.
- Prix du pétrole : la fuite en avant.
- PS : Soutenir le gouvernement est un devoir de "responsabilité".
- Smic: Pour un salaire de misère.
- Travailler toujours plus, une obsession du gouvernement UMP-PS.
- Le tentation de la dictature se précise.
- Sur le PT et le POI, leurs dirigeants.
- Note du site
- Encore des cadeaux en perspectives pour les patrons.
- Encore des cadeaux aux parasites.
- Fiché et surveillé !
- Les bonnes nouvelles du régime roumain ou "Ceausescu TV"
- Remise en cause du MLD et des 100% : Marche arrière toute !
- Il monte, il monte, mais c'est l'inverse de la grenouille : sale temps pour le capitalisme mondial.
- Mauvaise nouvelle du pôle Nord.


Le 1er juin 2008

Note du site.

Au mois de mai des internautes des pays suivants se sont connectés sur le site, en anglais : Belgium, Singapore, Argentina, India, Israel, Japan, Switzerland, Canada, Morocco, Italy, Brasil, Germany, Turkey, Ureland, Benin, Netherlands, Ivory Coast, China, Norway, Australia, Chile, Latvia, Russian Federation. Je vous avouerais que je ne sais pas qui ils sont, des Français expatriés ou des travailleurs de ces pays.


Kouchner VRP du capitalisme français en visite en Irak.

En réponse à la demande des autorités irakiennes d'obtenir l'annulation de la dette irakienne dont une bonne partie concerne des entreprises françaises, lors de sa visite en Irak, Kouchner, le va-t-en-guerre qui avait approuvé l'intervention militaire en Irak sous l'égide de l'impérialisme américain, a déclaré aux journalistes à Nassiryah que la France était prête à investir dans divers projets si le gouvernement de Bagdad y donnait son accord, selon le correspondant de Reuters.

La laïcité, Kouchner connait pas.

On a appris que Kouchner rencontrera Mgr Emmanuel Delly, 77 ans, patriarche chaldéen de Bagdadn sans doute pour lui parler de la proposition du gouvernement Sarkozy-Fillon de proposé en 2008 d'accorder 500 visas aux chrétiens irakiens, faisant valoir qu'ils étaient particulièrement visés par les violences intercommunautaires.

Mais le cardinal Leonardi Sandri a fait savoir que les chrétiens irakiens demandant l'asile en Occident ne devaient pas recevoir de traitement de faveur fondé sur la religion.

Il n'en reste pas moins qu'il faudra être chrétien en Irak en 2008 pour obtenir facilement un visa vers la France. L'hypocrisie est un vilain péché !

Bush, Sarkozy et le Vatican, Kouchner avait vraiment sa place dans le gouvernement... et au PS.

(source : Reuters 31.05)


Grève illimitée à la SNCF à partir du 10 juin.

La fédération de cheminot Sud-Rail a annoncé vendredi qu'elle allait déposer un préavis de grève illimitée à compter du 9 juin à 20h à la SNCF contre les modalités de réorganisation du fret. Le syndicat FO avait annoncé dès jeudi soir qu'il allait faire de même.

Un communiqué de Sud-rail diffusé vendredi précisait : "Les syndicats de la fédération Sud-Rail ont débattu ce matin en téléconférence, de la situation sociale à la SNCF. A l'unanimité, ils ont confirmé un mandat clair: lundi 2 juin, à l'issue de la réunion interfédérale, la fédération Sud-Rail déposera un préavis de grève illimité, débutant le 9 juin à 20h00, couvrant tous les personnels de la SNCF".

Dans une lettre adressée aux syndicats de cheminots, le PDG de la SNCF Guillaume Pépy estime que les positions exprimées par les fédérations, notamment le "refus de faire évoluer" l'actuelle réglementation du travail des cheminots, ne "permettent pas (...) de tenir utilement la table ronde" sur la question du fret qui était prévue le 29 mai.

Vendredi, le secrétaire général de FO-Cheminots Eric Falempin a précisé à l'Associated Press que son organisation, au regard de cette annulation, allait déposer le préavis de grève pour obliger la direction à recevoir une délégation, comme le prévoit la loi dans un délai de cinq jours après le dépôt d'un préavis.

(source : AP 30.05)


Congrès extraordinaire du PT le 1er juin.

Un non-évènement.

La dissolution-fusion du PT dans le POI a déjà été entérinée par sa direction, les militants sont mis devant le fait accompli où l'acceptent sans broncher. Ils appellent cela la démocratie. Vous me direz qu'il n'y a rien d'étonnant à cela puisqu'ils considèrent le régime américain comme une démocratie, personnellement je préfèrerais l'expression de dictature inachevée.


Causerie sur la démocratie.

J'ai entendu lors d'un numéro de l'émission Envoyé spécial diffusée sur France et TV5 Monde Asie, qu'en Californie en 2007, sur 10 000 plaintes déposées contre des policiers, seules 19 avaient été jugées recevables, on ne connait pas l'issue des procédures qui ont été engagées.

Une démocratie : Guantanamo et l'usage de la torture, les enlèvements effectués par la CIA, ses prisons secrètes en Europe, les coups d'Etat perpétués en Amérique Latine et en Afrique, sa participation au trafic de drogue en Colombie et en Afghanistan, la guerre en Irak, le soutien au narco-gouvernement d'Uribe en Colombie, le soutien à l'Etat sioniste d'Israël, le Patriot Act qui restreint les libertés des citoyens et particulièrement celles des travailleurs, la peine de mort, après Pearl Harbour, les attentats du 11 septembre 2001 co-organisés avec al-Qaida, les 1000 essais nucléaires qui ont pourri une partie du Pacifique et la vie de leurs habitants, le droit de polluer la planète entière au nom du profit, la prolifération des OGM, bref la réaction sur toute la ligne, mais qui demeure une démocratie ! Même les élections présidentielles sont truquées, mais rien n'y fait, tant qu'il reste quelque chose dans la poubelle, on continue de dire qu'elle n'est pas vide.

Un jour j'habitais dans la banlieue de Pondichéry, j'étais sur le balcon, je venais juste de finir de déjeuner frugal, heureusement, mais je n'ai pas de problème avec ma conscience. J'ai aperçu à une vingtaine de mètres de moi, un pauvre type en loque plonger le bras dans ce qui ressemblait à une poubelle. Il l'a ressorti quelque instant plus tard en portant quelque chose à sa bouche, la poubelle n'était pas vide apparemment, il a continué pendant un moment à casser la croûte tranquillement en partageant avec un chien affamé qui l'avait rejoint. C'est dégueulasse, révoltant, mais non, mais non, c'est la démocratie !

L'Inde aussi est une démocratie, la plus grande du monde paraît-il. Un principe poubelle où chacun trouve quelque chose à se mettre sous la dent, les uns pour soulager leur faim, les autres pour se donner bonne conscience. Si j'avais une classe en ce moment, je demanderais à mes élèves d'écrire un poème sur ce thème, je suis sûr qu'ils seraient très inspirés.


Capitalisme et réformisme : les gagnants et les perdants.

Je n'ai pas le temps de commenté cet article du Monde, je pense qu'il vous donnera une idée sur les prochains développements de la lutte des classes dans le monde. On peut rester raisonnablement optimiste, bien que nous n'ayons pas encore de partis révolutionnaires et d'Internationale. Les choses vont bien finir par se décanter un jour de ce côté-là aussi.

La spirale infernale dans laquelle est prise le capitalisme va venir à notre secours, sans malheureusement que ne soient évitées les pires souffrances à bien des peuples. Cela devrait peut-être faire réfléchir les camarades à qui j'ai demandé de faire l'inventaire des analyses et des positions adoptées par les trotskistes depuis l'après-guerre, afin de rompre avec l'idéologie réformiste qui a gangrené le mouvement ouvrier et bien sûr son avant-garde et de nous rassembler dans un même parti, mais sur des bases saines et marxistes, épuré de cette pourriture.

Si l'avenir s'annonce particulièrement sombre pour le capitalisme, il le sera encore plus pour tous les peuples, terrifiant en vérité. A nous de prendre nos responsabilités, leur avenir repose uniquement sur nous.

Engager le combat frontal pour en finir avec le capitalisme doit devenir la priorité de tous les peuples, et avant tout du prolétariat. Voilà ce qu'il faut populariser au sein des masses. Si vous pensez que c'est impossible ou qu'il faut s'y prendre autrement, par exemple en défendant des revendications catégorielles sans relation avec cette perspective, c'est sans doute parce que vous appartenez à une catégorie sociale privilégiée par le régime. Pour ma part, je me range au côté de ceux pour qui l'abolition du capitalisme présente une urgence absolue, une question de survie. A chacun ses responsabilités. Et que cela ne vous coupe pas la faim surtout.

Voici l'article en question.

Les prix agricoles resteront élevés pendant 10 ans.

" Après deux ans d'envolée des cours des matières premières agricoles, ceux qui en profitent comme ceux qui en pâtissent se demandent si les prix retrouveront un jour leurs niveaux passés. Pas dans l'immédiat, concluent l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture des Nations unies (FAO), qui publient, jeudi 29 mai, des "Perspectives agricoles pour 2008-2017". En pleine crise alimentaire mondiale, cette quatrième édition des "Perspectives" devait pour la première fois être présentée par le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, et le directeur général de la FAO, Jacques Diouf.

Les pays émergents gagnent du terrain.

Selon les "Perspectives agricoles 2008-2017" de l'OCDE et de la FAO, l'épicentre de la production agricole mondiale va continuer à se déplacer vers les pays émergents (Inde, Brésil, Argentine...) dans les dix ans à venir. A l'horizon 2017, ils devraient même arriver en tête de la production et de la consommation mondiale de la plupart des produits de base. Bien que les pays de l'OCDE devraient voir diminuer leur part dans les exportations, ils resteraient en tête pour le blé, les céréales secondaires (maïs, orge...), le porc et les produits laitiers.

Selon les experts de ces organisations, les prix, après avoir atteint des sommets historiques, devraient certes se détendre du fait d'un accroissement de l'offre, mais dans les dix ans à venir ils resteraient en moyenne bien plus élevés que lors de la décennie passée. Leurs projections de prix, en termes nominaux, indiquent une hausse d'environ 20 % pour la viande bovine et porcine, de 30 % pour le sucre, de 40 % à 60 % pour le blé, le maïs et le lait écrémé en poudre, de plus de 60 % pour le beurre et les oléagineux, et de plus de 80 % pour les huiles végétales.

"Ces hausses posent beaucoup de questions. Pour décider de la bonne politique à mener, il faut savoir si les raisons de l'envolée sont temporaires ou permanentes", explique Loek Boonekamp, de la division agriculture de l'OCDE. Les flambées de cours sont fréquentes, mais historiquement elles étaient liées à des événements ponctuels, comme une baisse des rendements provoquée par une sécheresse ; les prix retrouvaient assez rapidement leurs niveaux antérieurs.

Mais ces derniers temps, la flambée des cours tient à des évolutions structurelles, et notamment au fait que l'offre ne couvre plus la demande. Entre 2005 et 2007, la production mondiale de céréales s'est accrue de 46 millions de tonnes (3 %), tandis que la consommation a augmenté de 80 millions (5 %). Les stocks, au plus bas, n'amortissent plus les déséquilibres.

Pour l'OCDE et la FAO, d'autres facteurs permanents poussent aussi les prix vers le haut : les cours élevés du pétrole qui font grimper les coûts de production, la croissance démographique, la modification des pratiques alimentaires vers une consommation accrue de viande dans les pays émergents, et enfin, la demande de grains pour les agrocarburants.

"Il y a peut-être lieu d'envisager d'autres démarches sans effet indésirable sur les prix alimentaires", préconisent d'ailleurs les experts.

Dans les dix ans à venir, les prix devraient être en outre plus instables pour plusieurs raisons : les niveaux de stocks ne devraient pas sensiblement remonter, les conditions météorologiques pourraient devenir plus variables du fait du changement climatique, et la présence accrue de fonds spéculatifs sur les marchés agricoles deviendrait préoccupante.

LES URBAINS PERDANTS.

Autant de facteurs que les deux organisations jugent indispensables de prendre en compte pour faire évoluer l'agriculture mondiale. Dans ce contexte, il y aura à la fois des gagnants et des perdants. Les agriculteurs des pays développés en tireront profit, mais aussi ceux des pays en développement, si on les aide à investir. En revanche, pour les populations pauvres et urbaines des pays fortement importateurs de denrées, la situation va s'aggraver. "Dans bien des pays à faible revenu, la nourriture représente en moyenne plus de 50 % du budget (des ménages)", note le document, qui pointe les effets négatifs des restrictions à l'exportation de céréales décidées par certains producteurs.

Reste la question de comment produire plus pour que l'offre comble la demande et que les stocks se reconstituent. Les auteurs du rapport estiment qu'à moyen terme des évolutions technologiques restent possibles. Pas de quoi cependant éviter une situation tendue sur les marchés agricoles pendant encore au moins dix ans."

Laetitia Clavreul

(source : Le Monde 30.05)


De quoi vous rajeunir... si vous savez nager seulement.

Une équipe de chercheurs australiens a découvert dans la formation paléontologique de Gogo, à l'ouest de l'île-continent, un embryon intra-utérin fossilisé chez un vertébré vieux de 375 millions d'années, ainsi que le cordon ombilical qui le reliait à sa mère. Ce vertébré est un poisson femelle osseux long de 25 cm, appartenant au groupe des placodermes et à une espèce inconnue à ce jour. Cette trouvaille exceptionnelle, effectuée sous la direction de John Long, responsable du département des sciences au Victoria Museum de Melbourne, fait remonter de plus de 200 millions d'années en arrière l'origine de l'ovoviviparité, processus qui voit l'oeuf éclore à l'intérieur du corps maternel.(...)

Durant le dévonien la vie était surtout présente dans les mers. Et les placodermes, des poissons à mâchoire dont le squelette externe était constitué d'épaisses plaques osseuses, ont dominé les mers entre - 435 et - 365 millions d'années. Souvent appelés dinosaures des mers, ils pouvaient atteindre une taille de 6 à 7 mètres, mais ont disparu sans laisser de traces. Ils appartiennent au grand groupe des gnathostomes, qui comprend tous les poissons à mâchoires ainsi que tous les vertébrés terrestres, dont les hominidés.

Le dévonien est une période-clé de la vie, celle de la "sortie des eaux" : il y a 375 millions d'années, certains poissons osseux ont transformé leurs nageoires en membres pour se hisser sur la terre ferme.

(source : Le Monde 30.05)
 


Le 2 juin 2008

Note du site

J'ai mis en ligne un document sur le coup d'Etat de de Gaulle du 13 mai 1958 du groupe La Commune parce que je l'ai trouvé très intéressant, comme quoi je ne suis pas rancunié ou borné.

Une seule faiblesse sur la fin, la neutralité de la SFIO au moment de la prise de pouvoir de de Gaulle n'est pas mise suffisamment en valeur, de même que celles des appareils des syndicats. L'auteur cite Langlade, un militant trotskiste de la IVe Internationale :

"Il est impossible de mesurer à présent l’ampleur de ce recul (du mouvement ouvrier) – qui ne peut manquer malgré tout d’être profond – la capacité de porter des coups de la bourgeoisie est elle-même limitée par l’ampleur de ses contradictions et de sa crise, par l’inexistence d’une base de masse au bonapartisme.".

Pour combler cette faiblesse ou carence, la bourgeoisie et de Gaulle pourront s'appuyer sur le soutien sans faille des appareils des syndicats, de la SFIO et du PCF. De plus je ne suis pas du tout certain que de Gaulle ne bénéficiait pas d'une "base de masse" donc y compris parmi la classe ouvrière, celle-ci dans son immense majorité ne faisant évidemment pas la différence au premier coup d'oeil entre un système ou non bonapartiste.

Si l'on se réfère aux résultats du référendum sur la Constitution du 28 septembre et ceux de l'élection présidentielle de la même année (élu avec 78,5% au suffrage indirect), ou encore les élections législative ou son groupe UNR obtient la majorité (35,6 %), puis l'élection présidentielle au suffrage direct et les légisaltive 4 ans plus tard ou le groupe UNR-UDT obtient 48,3 %, on ne peut pas dire que de Gaulle ne bénéficiait pas encore d'une solide "base de masse". Maintenant qu'elle n'ait pas été prise en compte par les trotskistes de l'époque dans l'analyse de la situation et les rapports entre les classes, c'est possible pour des raisons qu'il faudrait déterminer. Peut-être étaient-ils déjà obnubilés par le comportement de certaines couches du prolétariat (celles dont on parle toujours, les choses n'ont pas changé.) en négligeant l'immense masse anonyme qui demeurait dans l'ombre mais qui pensait quand même et votait aussi, bref qui comptait aussi.

Quant aux "difficultés avec les syndicats", elles seront effectives de la part de la base et les bureaucrates syndicaux seront obligés d'en tenir compte. C'est donc aux militants de base des syndicats et aux travailleurs que revient le mérite d'avoir préserver l'existence de syndicats indépendant de l'Etat, indépendemment de leurs directions traitres.

Je ne sais pas si l'on peut dire que Langlade avait pronostiqué que : " Le programme bonapartiste de de Gaulle amène à la dictature militaire.", mais elle ne vit jamais le jour, pas plus que la troisième guerre mondiale pronostiquée par les dirigeants de la IVe Internationale.

Ce qui est sûr par contre, c'est la collaboration de classe de la SFIO et du PCF avec le Parti radical et le MRP (notamment) au sein de la IVe République qui prépara le terrain à de Gaulle. Par analogie, on pourrait dire que le gouvernement Chirac-Jospin a préparé le terrain au gouvernement Sarkozy-Fillon qui est investi par la bourgeoisie de la même mission que de Gaulle : mettre au pas le mouvement ouvrier et le prolétariat, et liquider tous ces acquis ou droits sociaux et politiques.

On ne peut pas comparer les deux situations, mais dans les deux cas, on retrouve l'absence du même facteur déterminant : le parti révolutionnaire. Dès lors qu'il n'existe pas, la bourgeoisie peut craindre des désordres qui ne sont jamais bons pour les affaires, au-delà elle n'avait pas et elle n'a pas à craindre une révolution qui échouerait du fait de l'absence d'une direction guidant le prolétariat pour vaincre.

Langlade semble faire reposer l'avenir du mouvement ouvrier sur les syndicats et la "spontanéité" d'action des masses, alors que rien n'interdisait de continuer le combat sur une ligne de lutte de classe contre le capitalisme et de définir une perspective révolutionnaire passant par la liquidation des institutions de la Ve République. La question pratique n'était évidemment pas d'exproprier les patrons ou de liquider les institutions sur le champs, seuls des gauchistes auraient pu l'imaginer, mais de préparer le prolétariat à s'engager dans cette voie et de construire un parti révolutionnaire sur cette base.

On sait par ailleurs que les dirigeants trotskistes capituleront sur la question du combat contre le capitalisme dans les syndicats, en ne reliant plus le combat pour les revendications économiques au fonctionnement et aux contradictions du capitalisme qui sont à la base des mesures économiques et politiques prises par le gouvernement en faveur du patronat... Je pense évidemment aux "négociations" de Lambert avec les dirigeants de FO de cette époque et qui ont précédé son adhésion à ce syndicat, officiellement en 1961 bien que l'intéressé n'en était plus sûr lui-même, dès 59 selon certains observateurs. On peut modérer cette appréciation en disant qu'ils écarteront inconsciemment ce contenu de leur combat, sauf pour ceux qui feront référence à la Charte d'Amiens où l'abolition du salariat est écrite en toute lettre.

Je serais curieux de savoir si dans le cadre syndical, il y en a beaucoup qui écrivent des textes destinés aux salariés de l'entreprise où il travaille, dans lesquels ils expliquent le fonctionnement du capitalisme et le lien qui existe avec leurs revendications, etc. Combien de militants syndicaux se réclamant du trotskisme expliquent aux travailleurs l'objectif final du mouvement ouvrier, l'abolition du capitalisme ? Un, dix, une poignée, aucun ? Entre 1981 et 1985, quand j'étais délégué syndical FO chez U-Bix (Konica)(et militant de l'OCI jusqu'en 1981), j'avais sans doute été très con d'en faire partie, mon syndicat n'en avait rien su évidemment.

J'ai relevé une réflexion de Marx à propos de l'intervention de la section française de l'Association internationale des travailleurs (AIT) lors de la Commune de Paris de 1871, il disait que l'AIT avait eu pour rôle "d'organiser" le prolétariat, et cela m'a fait penser au rôle permanent du parti qui n'est pas de pousser le prolétariat au casse-pipe, mais de lui faire prendre conscience à travers son expérience de la lutte de classe des tâches historiques qu'il avait à remplir, quand j'écris expérience de la lutte de classe je ne pense pas nécessairement à un engagement particulier, car je considère que chaque ouvrier est confronté chaque matin à la lutte de classe quand il se retrouve au boulot face à son patron ou à l'Etat patron, on pourrait même dire dès qu'ils ouvrent les yeux en se réveillant en pensant aux problèmes auxquels il est inévitablement confronté.

Je me demandais s'il n'était pas préjudiciable de le lancer tous les quatre matins dans des aventures sans lendemain ou conduisant inévitablement à une impasse, ce qui peut lui donner finalement l'impression que le régime est solide et indestructible. On me rétorquera que cela va le pousser à chercher une solution ou une issue, je n'en suis pas si sûr au regard des décennies qui viennent de s'écouler. Un travail de fond en reliant ses besoins ou ses revendications ou encore les problèmes qu'il rencontre à leur origine, c'est-à-dire le capitalisme et les institutions, serait peut-être plus productif en terme de construction du parti, dans la mesure où on ne laisserait place à aucune illusion sur la situation politique et les moyens d'y mettre un terme pour envisager l'avenir (lointain) sous des jours meilleurs... Je me situe sur le long terme dans la perspective de la construction d'un parti de combattants conscients et non d'une passoire composée d'éléments hétérogènes ne partageant pas les mêmes objectifs.

L'affrontement de l'ouvrier avec le patron est inévitable un jour ou l'autre, qu'il soit ou non dans un cadre organisé, chacun en fait l'expérience au moins une fois dans sa vie, quoi qu'il en soit de ce côté-là on est sûr qu'il fera l'expérience de la lutte des classes. Par contre c'est moins sûr sur le terrain politique, c'est donc sur ce plan-là qu'il faut mettre l'accent, sans s'attendre à des miracles, là encore, c'est à nous d'expliquer aux travailleurs les raisons de telle ou telle mesure ou loi, sachant qu'au bout du compte, c'est l'économie qui commande les décisions du gouvernement.

Je me suis posé la question de l'efficacité des combats perdus d'avance si vous voulez, et j'ai essayé d'y trouver une réponse satisfaisante sans donner l'impression qu'il fallait tourner le dos à certaines revendications ou pire les abandonner, dès lors qu'il était impossible qu'elles soient satisfaites dans l'immédiat. On nous dit que cela permet de nous compter, certes c'est important dans certaines situations, mais quand on a un salaire de misère, cela devient un luxe de faire grève à répétition et démoralisant si à chaque fois cela se termine de la même manière, sans parler de la menace de licenciement si l'on bosse dans le privé. C'est là que l'on peut juger à leurs justes valeurs les journées d'action. On nous dira encore que le prolétariat ne peut pas mener sa lutte de classe sans se sacrifier, c'est exact, mais à une condition, que cela se traduise en terme de construction du parti, sinon c'est criminel de l'embarquer dans des aventures inutiles.

L'idéal serait évidemment de pouvoir le regrouper dans une structure permanente qui ne soit pas forcément le parti, histoire qu'il ne soit pas livré à lui-même et de participer dans la mesure de ses moyens à une activité politique couplée avec des séances de discussions qui l'aideront à mieux comprendre comment fonctionne le capitalisme et les institutions. Si le contenu de ces comités est correctement orienté, ils peuvent jouer un rôle important dans le mûrissement de la conscience politique du prolétariat et dans la construction du parti, à condition là encore de ne pas confondre les deux.

Le prolétariat n'a jamais été aussi proche et éloigné à la fois du capitalisme (et du socialisme), je m'explique : d'un côté son mode de vie s'est nettement amélioré au point de ressembler par bien des aspects à celui d'un bourgeois, toute proportion gardée évidemment, d'un autre côté, il ne peut plus compter sur le capitalisme dont il doit se débarrasser sans savoir comment. On comprend dès lors qu'il soit difficile pour lui de saisir la situation dans laquelle il se trouve aujourd'hui et de trouver les moyens de la modifier en sa faveur.

J'arrête là pour aujourd'hui car il est déjà 1h30 du matin.

Encore un mot, la machine ne veut pas s'arrêter ! La difficulté à laquelle nous sommes confrontés, c'est que nous sommes face à une tâche historique à accomplir qui ne tient pas forcément dans une vie ou dont nous ne verrons peut-être pas la couleur, et que l'engagement que nécessite notre combat est totalement désintéressé sur le plan purement personnel en dehors de la satisfaction d'oeuvrer pour la bonne cause, ce qui ne nourrit pas forcément son homme dira-t-on en langage ouvrier. On s'adresse à ce qu'il y a de plus élevé chez un être humain, le niveau de conscience du monde dans lequel il vit et la place qu'il y occupe, d'où la difficulté à y accéder, à le conquérir, car c'est un véritable combat. Toujours le même combat contre l'ignorance.

Je pense que c'est nécessaire de produire des textes théoriques ou des articles politiques relatant la lutte des classes, mais leurs contenus demeurent en grande partie inaccessibles à beaucoup de travailleurs, y compris à de nombreux militants, il est donc nécessaire aussi d'expliquer comment nous sommes parvenus à ces raisonnements, comment notre réflexion a progressé ou s'est construite pas à pas, quelle méthode nous avons employée pour déblayer le terrain si je puis dire, car ce n'est facile pour personne. Ce n'est pas un exercice d'extraverti ou de mégalomane comme certains esprits malveillants pourraient le penser. Ce n'est pas non plus à proprement parlé de la pédagogie politique dans la mesure où l'on aborde aussi d'autres domaines comme la psychologie ou le fonctionnement de la pensée... En littérature lorsque l'on aborde une oeuvre, pour l'analyser correctement on doit la replacer dans son contexte historique, mais surtout si l'on veut en comprendre toute la subtilité, il faut se pencher sur la vie de son auteur, sur son travail. Je pense qu'en politique c'est exactement la même chose. Cela me manque de ne pas pouvoir enseigner car j'adore ce boulot, c'est une formidable tribune et un champ d'observation et d'expérimentation extraordiaire, mais bon, je fais autre chose à la place, cela ne nourrit pas son homme non plus... Il est 2h !

Bonne nuit ou bonne journée. Et bon courage camarades
 


Le 4 juin 2008

Note du site

J'ai réparé le lien vers le texte : L’idéologie réformiste n’est pas la négation du libéralisme, mais du marxisme. Avec mes excuses.

J'ai passé une grande partie de la journée à préparer un commentaire de la déclaration qui a été adoptée à l'unanimité à l'issue du congrès extraordinaire du PT du 1er juin. C'était encore un boulot imprévu.

J'ai ensuite arrosé le jardin pendant deux heures, donné à manger aux chiens, j'ai pris une douche (il fait 40°C) et j'ai pris mon courage à deux mains pour me préparer un repas.

Aux infos de TV5 Monde Asie, j'apprends que 3,2 millions d'Ethiopiens sont menacés de famine, les prix des céréales s'est envolés aussi dans ce pays déjà très pauvre, c'est une catastrophe camarades. Ils ont montré un gosse famélique en train de crever, c'est dégueulasse, insupportable, j'enrage littéralement. Et le journaliste de se demander si les dirigeants de 50 pays réunis à l'initative de la FAO pour soi-disant tabler sur la faim dans le monde prendront leurs responsabilités. Il faut les exterminer, c'est un fléau mondial !

Juste après des manifestations de patrons-routiers pour demander des subventions de l'Etat ou de l'Union européenne. Pas un euro ! Qu'ils rejoignent les bataillons du prolétariat, il y en a marre que l'indifférence et l'individualisme priment sur le sort des peuples qui crèvent dans le monde. Il y a près de 10 millions de pauvres en France, tout le monde s'en contrefout : pas solvables, pas intéressants ! Quand mon épouse indienne voit ces gosses crever en Afrique, elle ne peut pas s'empêcher de pleurer et moi je suis prêt à prendre les armes pour qu'ils puissent bouffer. On peut avoir nos convictions, un niveau de conscience politique développé, mais celui qui ne se révolte pas contre ce qui est en train de se passer dans bon nombre de pays n'est pas vraiment un révolutionnaire, un révolutionnaire de salon tout au plus.

Ils ont aussi annoncé sur TV5 Monde Asie, que la sécheresse menaçait actuellement 10 millions de Thaïlandais, alors que c'est le premier pays exportateur de riz, ce qui laisse présager une nouvelle hausse du prix du riz à travers le monde. Ca va exploser, plus tôt sera le mieux !

La question politique à l'ordre du jour partout dans le monde n'est pas la défense de la nation, mot d'ordre réactionnaire, mais la nécessité d'abattre le capitalisme, de constituer une Internationale ouvrière sur la base de cet objectif. Tous les peuples sont confrontés aux mêmes problêmes : le chômage, la précarité, la pauvreté et au-delà la faim. Ces problèmes ont une seule et même origine : le capitalisme.

Il y a deux jours j'ai été interloqué. C'était lors de l'émission Thalassa, un reportage se déroulant en Indonésie sur l'île de Siberu (?) Des hommes avaient quitté leur forêt pour aller vivre dans la civilisation moderne et ils retournaient dans leur village à 4 heures de navigation en pirogue. Il faut préciser que le gouvernement leur donne de l'argent et un toit en échange de quitter la forêt. On les appelle aussi les hommes fleurs parce qu'ils se parent de fleurs hibiscus. Avant d'aller vivre en ville, ils vivaient sans eau ni électricité, commme on vivait dans la forêt il y a des centaines d'années peut-être davantage. On a vu ensuite les ravages causés par la déforestation, puis un villageois a expliqué que tout cela était politique, que c'était pour l'argent, que là bas en ville, il ne pouvait pas vivre sans argent. On leur proposait de l'argent pour qu'ils dégagent afin que des compagnies viennent rasées leur forêt et s'enrichir. J'ai trouvé qu'il faisait preuve d'une lucidité extraordinaire pour un homme qui ne sait ni lire ni écrire, qui n'a jamais quité sa forêt, habillé d'un pagne, paré de tatouages sur tout le corps, de feuilles et de fleurs, à côté duquel nos concitoyens me semblent de vulgaires ignares dont on a acheté la volonté pourvu qu'ils s'en sortent pendant qu'à travers le monde des drames horribles se produisent. Marx avait traité de chiens les Versaillais, je me demande comment il faut traiter aujourd'hui les dirigeants de ce vieux monde pourri.

Les deux villageois qui avaient rejoint la ville ont expliqué que la vie dans la forêt était difficile, comparée au confort moderne de la ville. L'un d'entre eux a dit qu'il était impossible de revenir en arrière en insistant lourdement. Cela m'a fait réagir immédiatement. Je me suis dit qu'il avait raison, on ne peut pas revenir en arrière, on ne peut pas revenir à la IVe République, on ne peut pas revenir à 1945, on ne peut pas revenir à l'époque du capitalisme ascendant et espérer des réformes, ce temps est définitivement révolu, on ne peut pas revenir à la division du travail des années 50, l'Etat bourgeois, la nation, la République sont indéfendables, le développement de la socialisation de la production à l'échelle mondiale est le prologue à la socialisation des moyens de production par les producteurs eux-mêmes prenant en mains le pouvoir et leur destin, le socialisme.

Parmi les réflexions qui me sont venues à l'esprit en arrosant le jardin en cette fin d'après-midi - je suis obligé d'attendre qu'il y ait de l'eau, trois sujets ; la rupture avec l'UE, le référendum du 29 mai 2005 et l'Entente internationale des travailleurs.

Je me suis dit que lorsque Schivardi avait déclaré qu'il retirerait sa candidature si Royal ou Fabius s'engageait à rompre avec l'Union européenne, il avait donné du même coup la signification de la ligne politique du PT : ne pas rompre avec le capitalisme, car il est totalement impensable que Royal ou Fabius ait eu un instant cette intention.

En repensant au référendum du 29 mai 2005 et plus particulièrement à ceux qui avaient appelé à voter non, j'ai repensé que parmi eux figuraient ceux parmi les représentants d'une frange de la bourgeoisie qui voulaient faire tourner la roue de l'histoire à l'envers, les nostalgiques du capitalisme français florissant. Cette idée rejoint celle que j'ai déjà exposé sur la socialisation de la production à l'échelle mondiale qui exprime la marche en avant inexorable du capitalisme... et au-dela du socialisme si nous sommes capables de prendre le pouvoir.

En relisant quelques textes de Marx, Engels et Lénine aujourd'hui, je suis tombé sur une note de l'éditeur de L'Etat et la révolution de Lénine consacré à Bakounine. La voici : "L'influence du proudhonisme était très forte en 1871 parmi les dirigeants de la Commune de Paris. Ce fut l'une des causes de l'échec du mouvement ; mais, corollairement, cet échec porta un coup sévère au proudhonisme. En 1873, Bakounine se retira de la vie publique en abandonnant ses responsabilités. Cette démission fut considérée comme un aveu d'impuissance.". Parallèlement, j'ai lu dans la correspondance de Marx et Engels toutes les saloperies qu'avaient pu faire Bakounine et ses amis contre l'Association internationale des travailleurs (AIT), la Ire Internationale. Marx et Engels les avaient virés ou poussés dehors. Pas à pas, Marx nous décrit les anarchistes à la solde de la bourgeoisie. Or il se trouve qu'ils ont été réhabilités par Lambert-Gluckstein au sein du PT. Mieux, il y a quelques mois j'avais dénoncé une falsification de l'histoire qu'avait soutenu le PT en faisant paraître un article d'un "lecteur" qui vantait les mérites de Bakounine au sein de la AIT. Je suis habitué au faux produits par Informations ouvrières.

Au niveau de l'Internationale, on peut prendre comme référence les thèses de la révolution permanente de Trotsky et si nécessaire les actualiser.(Une question à suivre)

Nous ne sommes plus au XIXe siècle, encore moins au XVIIIe lorsque le capitalisme ne s'était pas encore développé à l'échelle mondiale. La question qui est posée à tous les peuples est simple : soit on laisse les gouvernements et les institutions de nos pays légiférer et décider qu'il est normal qu'une poignée de capitalistes s'emparent des richesses produites sous prétexte que les moyens de production leur appartiennent, pendant que les peuples suent, souffrent ou crèvent, soit on les chasse, le prolétariat et la paysannerie pauvre prennent le contrôle des moyens de production pour satisfaire les besoins de la population...

On se rend compte ici que le mot d'ordre de défense de la nation prend immédiatement un contenu réactionnaire compte tenu de la situation réelle, il constitue un soutien larvé à la bourgeoisie locale en Afrique et en Amérique Latine, pas étonnant qu'elle se soit retrouvée dans le non le 29 mai 2005 en France, et si l'enjeu du référendum n'avait pas été si important, il aurait fallu appeler au boycott. En Bolivie, la bourgeoisie se livre à un chantage pour faire tomber Morales, pas davantage. Qu'il appelle la classe ouvrière et la paysannerie à se soulever et à exproprier les grands propriétaires terriens et les patrons, et la question de l'intégrité de la nation bolivienne sera réglée.

En écrivant cette page directement à l'écran il me vient des idées comme à chaque fois sans que je sache à l'avance où elles vont m'entraîner ni jusqu'à quelle heure de la nuit parfois.

On ne peut pas s'opposer à l'industrialisation de la Chine. Si l'on s'y oppose d'une manière ou d'une autre, c'est comme si l'on interdisait à l'immense peuple chinois de se développer, d'avoir accès aux progrès de la civilisation, au meilleur qu'elle a produit pour soulager l'existence de la population ou lui rendre plus agréable...

Les mots d'ordre à caractère nationaliste ne peuvent exister que dans la mesure où l'on refuse de prendre en compte cette dimension du développement inévitable du capitalisme à l'échelle mondiale. Ils ne peuvent exister aussi, parce que sur le plan politique on n'a pas le courage ou l'audace d'avancer des mots d'ordre qui correspondent aux tâches que le prolétariat doit accomplir au cours de la période que nous vivons comme s'il en était incapable ; pour ce qui nous concerne, il se résume aux Etats-Unis socialistes d'Europe sur la base du combat pour en finir avec le capitalisme dans chacun de nos pays qui passe par l'abolition des institutions et de la constitution qui leur est propre, rendant ainsi l'existence de l'Union européenne intenable, impossible. Vous ne pouvez pas prétendre rompre avec l'impérialisme sans porter un coup décisif à la division internationale du travail qui est la pierre angulaire sur laquelle repose aujourd'hui l'existence du capitalisme dans chacun de nos pays et à l'échelle mondiale.

Contre le consensus, le dialogue social, la coalition UMP-UDF-PS au pouvoir, la conspiration des forces de la réaction contre le prolétariat dirigée par l'Elysée et relayée par les médias et les dirigeants de tous les partis politiques qui soutiennent le régime capitaliste, il faut opposer un combat de classe sans compromis, sans hésitation, déterminé à vaincre, ils nous ont déclaré la guerre, à nous d'être à la hauteur et de revendiquer le pouvoir pour le prolétariat.

Je sais que l'on est mal parti, mais les choses peuvent se décanter, les évènements vont se précipiter dans les semaines ou les mois à venir, c'est une certitude. D'où l'importance de définir une ligne politique claire et de s'y tenir.

Trotsky a expliqué qu'il fallait construire des partis sur une base marxiste avant de passer à la construction de la IVe Internationale, peu importe ici que ce soit la IVe ou une autre. Je pense qu'il a tiré les enseignements de l'Internationale Communiste pour arriver à cette conclusion. Dès le deuxième congrès de l'IC, en 1920, Lénine et Trotsky étaient effarés par le comportement des dirigeants du PC français, ce qui m'a fait dire qu'il n'avait jamais été réellement un parti communiste dans le sens où l'entendait Marx. Ce qu'il adviendra de l'IC était prévisible d'une certaine manière.

La Ire Internationale était morte de sa belle mort après avoir fait connaître au prolétariat du monde entier que l'exploitation et l'oppression n'était pas une fatalité et qu'il existait une solution pour parvenir à son émancipation. Si la IIe Internationale social-démocrate a sombré en 1914, c'est parce qu'elle était dominée par un état d'esprit petit-bourgeois misérable. L'IC constituée d'une trentaine de sections dans le monde, très faibles sur le plan théorique, et privée de direction, elle sombra ou fut décapitée par le stalinisme. On comprend dès lors que Trotsky ait insisté sur les bases théoriques des partis qui devaient constituer l'Internationale.

On pourrait penser que c'est une tâche impossible. Quand j'avais 19 ans et que j'étais un parfait abruti vivant, jamais je n'aurais pu imaginer un jour que je serais capable d'aligner trois mots qui veuillent dire quelque chose. Je ne vous raconterais pas ici mon enfance et mon adolescence, sur le plan du développement intellectuel c'était un cauchemar, le désert complet. Donc, des militants normalement constitués à travers le monde devraient parvenir à comprendre le matérialisme dialectique, l'essentiel du marxisme et les principaux enseignements de la lutte des classes des siècles passés, pas besoin de sortir de polytechnique, il suffit de penser à son sujet quotidiennement et ne jamais cesser de se poser des questions, et il arrive un moment où cela s'inscruste profondément dans le cerveau, il n'y a plus qu'à entretenir la machine, car le cerveau n'est pas parfait, c'est la seule contrainte, mais cela ne fait pas de mal de se ressourcer sans cesse à nos origines. Un dirigeant qui prétend tout savoir ou avoir réponse à tout ne mérite pas qu'on lui fasse confiance, pas davantage que celui qui ne vous écoute pas ou ne vous répond pas. Se former au marxisme devrait être une source de satisfaction personnelle intense, une revendication de chaque militant, alors que dire des dirigeants, comme dirait Coluche : ça devrait être o-bli-ga-toire ! Disposer d'un outil pour interpréter le monde, c'est fantastique, on se sent forcément moins con après, mais il faut rester modeste, cela aussi le marxisme l'enseigne, indirectement.

Ne jamais baisser les bras, plier sous le joug de la servitude mais toujours relever la tête, tirer le meilleur de chaque expérience aussi pénible soit-elle et se battre en conservant un esprit collectif pour tenir en échec la barbarie. On se plaint de crouler sous les problèmes, mais c'est de là seulement que peuvent surgir les solutions et qu'on apprend véritablement quelque chose dans la vie, pour peu qu'on dispose des outils pour les interpréter correctement. Le matérialisme dialectique ne sert pas qu'en politique, mais dans tous les champs d'expérience.
 


Le 8 juin 2008

Complément à propos du congrès de fondation du POI.

Pour un peu, au regard des membres qui le composent et de son programme, on pourrait le comparer au congrès d'Epinay du PS et au programme commun auquel est venu s'ajouter la remise en cause des contre-réformes depuis le milieu des années 80.

On reproche à tous les petits bourgeois et aux écologistes par exemple, de vouloir s'attaquer aux conséquences de la survie du capitalisme sans s'attaquer à leurs origines, les fondements du capitalisme et le pouvoir politique qui est à son service, les institutions et la constitution. Que propose d'autre le POI quotidiennement ? Rien de plus.

Disposer d'un programme, c'est bien, l'appliquer véritablement c'est autre chose. Expliquez-nous quels intérêts peuvent bien trouver au POI des adhérents du Parti radical de gauche, un parti typiquement bourgeois ? Son programme dont l'essentiel ne sera jamais appliqué ou des mots d'ordre à caractère nationaliste dans lesquels se reconnaissent des gens comme Schivardi et certaines couches de la bourgeoisie française ? Le vers est dans le fruit comme l'on dit.

Un camarade m'a rapporté une discussion avec des responsables de la LCR (à Paris) qui a failli tourné au pugilat : il s'est levé et son point est passé juste à côté de la figure du militant (ex-PT) avant de lui demander de sortir pour en découdre. Qu'est-ce que c'est ces barbouzes ?

On n'est pas d'accord, on discute, ce n'est même pas la peine de se menacer ou de gueuler, il y en aura toujours un pour gueuler plus fort que vous, au jeu du plus con, pas la peine de rivaliser. Après on se demande pourquoi les travailleurs ont une opinion négative des partis, pas étonnant.

Je n'ai pas vraiment le temps, mais je profite d'une pose pour vous raconter une petite histoire en rapport avec cette scène lamentable. J'ai été ce qu'on appelle un enfant battu, par mon père principalement. Du coup, je me suis juré de ne jamais lever la main sur mes enfants si j'en avais un jour. Quand notre fille (unique) est née et a grandi, jamais je n'ai levé la main sur elle et jamais je n'ai élevé la voix pour me faire comprendre, quand elle ne comprenait pas, c'est parce que mon explication n'était pas correcte et je reformulais ce que j'avais à lui dire. Du coup elle s'est épanouie normalement, c'est maintenant une femme calme, posée et d'un tempérament extraordinaire, toujours de bonne humeur même lorsqu'elle a des emmerdes comme tout le monde. Je ne lui ai jamais rien caché et j'ai toujours répondu à toute ses questions, je ne tolère ni la violence envers les enfants, ni l'autoritarisme ou l'arbitraire, encore moins le culte du secret qu'ont pratiqué mes parents avec moi. On doit faire appel au meilleur de chacun qu'il s'agisse d'un gosse ou d'un adulte, entre militant c'est la même chose, et si on ne se comprend pas, cela viendra peut-être un jour, c'est qu'on doit sans doute avoir encore des progrès à faire de part et d'autre.

Considéré qu'on est arrivé parce qu'on a développé sa conscience politique est un leurre pour ne pas dire une grosse connerie, il nous reste encore tout le reste à développer. Etre conscient de quelque chose ne nous dispense pas de travailler pour nous améliorer dans tous les domaines, c'est ma définition du communiste qui essaie d'être conscient 24h/24.

Il est vrai que l'on a tous nos limites, nos faiblesses, il faut faire avec et ne pas se prendre pour ce que l'on n'est pas et ne sera jamais. On vit dans une société pourrie qui flatte l'élitisme, alors pour peu qu'on n'ait aucune qualité particulière qui ressorte, on essaie de forcer le destin en s'en attribuant, c'est ridicule et ne trompe que les autres au bout du compte. L'honnêteté commence par s'accepter comme l'on est, c'est plus facile ensuite pour évaluer comment sont les autres sans être obligé de les juger, surtout lorsqu'ils font parties de notre milieu.

Bonne semaine à tous.


Référendum sur le traité de Lisbonne en Irlande

J'ai entendu aux infos sur TV5 Monde Asie, il y a trois jours, que le non était donné gagnant au référendum sur le Traité de Lisbonne qui doit avoir lieu dimanche prochain en Irlande.

Voilà au moins une bonne nouvelle pour commencer la semaine.


Ils sont complémentaires ?

Selon un sondage TNS Sofres pour le Figaro Magazine paru le 7 juin, le nombre des personnes qui désapprouvent l'action de Sarkozy passerait de 66 à 61%, pendant que Fillon perdrait de son côté deux points de confiance à 44%. Normal, Sarkozy se fait plus discret et on entend moins parler de lui !

Dans le même sondage, ils disent qu'à "gauche, Olivier Besancenot, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), est en passe de devenir l'un des hommes de gauche les plus populaires, devant nombre de dirigeants du Parti socialiste.". Il serait la cinquième personnalité politique des Français. Normal, il a été à la une des médias et il a remplacé Sarkozy sur les couvertures des principaux magazines. Opération élyséenne réussie ! Dans le même temps, le lancement du NPA piétine et là l'Elysée ne peut pas faire davantage de plus.

(source : Reuters 05.06)


Ils sont devenus fous !

Le 6 juin, les cours du pétrole brut ont enregistré à New York un bond de 10,75 dollars, la hausse la plus importante jamais vue sur ce marché en une seule séance, pour boucler ces quelques heures d'achats frénétiques à 138,54 dollars le baril. La même scène s'est produite à Londres ou le baril a fait un bond de 10,15 dollars en une seule séance.

"C'est fou, c'est fou", a lancé Phil Flynn, analyste d'Alaron Trading.

"C'est un mouvement sans précédent. Cela a pris la plupart des gens par surprise", a rapporté Eric Wittenauer, analyste de Wachovia Securities.

"Si quelqu'un m'avait parlé avant d'un bond de 10 dollars en une séance, je ne l'aurais jamais cru", a-t-il poursuivi.

"Cela a été une énorme explosion provoquée par une myriade de facteurs, qui a d'abord entraîné de nouveaux records puis le dépassement de seuils techniques, provoquant d'autres achats" et encore d'autres records, a pour sa part commenté Jim Ritterbusch, du cabinet éponyme.

Pendant ce temps-là, étrangement le dollar faiblissait.

La veille le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, avait évoqué une hausse à court terme des taux d'intérêts européens pour lutter contre l'inflation, ce qui avait profité à l'euro contre le dollar.

"Il semble que beaucoup d'investisseurs aient utilisé la baisse du dollar comme un prétexte pour retourner sur le marché, après quelques prises de bénéfices. Cette nouvelle envolée du pétrole confirme que les tendances à long terme sont toujours intactes", a estimé Andrey Kryuchenkov de la maison de courtage Sucden.

L'augmentation du prix du pétrole va continuer, encore et encore. Tous les prétextes sont bons.

Tout d'abord, les analystes de Morgan Stanley, dont l'avis est fortement écouté par le marché, ont affirmé que le prix de l'or noir atteindrait les 150 dollars d'ici le 4 juillet, fête nationale américaine et pic de la saison des déplacements estivaux en voiture. Un scénario qui apparaît désormais des plus probables.

De plus, un vice-Premier ministre israélien, Shaoul Mofaz, a affirmé envisager une attaque contre des installations nucléaires iraniennes considérant que les sanctions internationales contre l'Iran --quatrième producteur mondial de brut-- s'avéraient inopérantes.

"Les déclarations de Mofaz rappellent que le conflit autour du programme nucléaire de l'Iran n'est toujours pas résolu et même que les risques d'un conflit armé augmentent, ce qui va être une source croissante de volatilité pour le marché jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée", a considéré Antoine Halff, analyste de Newedge Group.

Il ne manquerait plus qu'un fort cyclone dans le golfe du Mexique pour que le baril monte à 200 dollars d'ici la fin de l'année.

(source 06.06)


Fillon : Haro sur les "situations acquises" !

A l'occasion d'un déplacement à Nancy consacré en principe à rassurer les petits commerçants sur les conséquences du projet de loi LME en cours d'examen à l'Assemblée nationale et qui prévoit d'assouplir les conditions d'implantation en ville des grandes surfaces en relevant de 300 m2 à 1.000 m2 le seuil d'autorisation, Fillon qui a assuré ne va pas "laisser tomber le commerce de proximité" a balancé : "La concurrence n'est pas le règne du plus fort : c'est la possibilité permanente d'une remise en question des situations acquises", le prolétariat et certaines couches de la petite bourgeoisie savent déjà ce que cela veut dire.

Il a affirmé "Ma position n'est pas idéologique", elle va dans le sens de la concentration croissante de la production, c'est le cours du capitalisme qui s'applique jusque dans les moindres détails, jusqu'à l'épicerie du coin. Il doit tout contrôler pour tenter de freiner les conséquences catastrophiques de sa survie et pour cela éliminer ou absorber les plus faibles.

(source : Reuters 06.06)


Leur modèle : le moins social dans le monde." !

Le gouvernement a dévoilé vendredi son "projet de loi portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail" qui doit faciliter la renégociation, entreprise par entreprise, de nombreuses modalités du temps de travail, nous dit-on. En réalité, il s'agit d'en finir avec les 35 heures et la durée légal du travail, bref de revenir au début du XXe siècle.

Le 1er juin, secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjan, a expliqué que le texte n'abolissait pas les 35 heures comme durée légale, mais "à la fin il peut ne plus y avoir du tout de système des 35 heures", on ne peut être plus clair.

Il n'avait fait que traduire le contenu de ce projet : "Le gouvernement veut donner plus d'espace à la négociation d'entreprise ou de branche sur le sujet du contingent comme, plus généralement, sur celui de l'aménagement du temps de travail", conduisant à travailler toujours plus.

La correspondante de l'AFP l'a bien compris quand elle écrit : "Selon le projet de loi, il sera possible, sous réserve d'accord, de dépasser le quota légal d'heures supplémentaires, dans les limites du raisonnable pour la santé publique (10 heures par jour, 48 heures hebdomadaire et au moins un jour de repos par semaine)."

Comme ici par exemple, en Inde, où l'on travaille six jours sur sept, huit heures par jour, sans congés payés, même pas de contrat de travail, de feuilles de paie, aucun avantage social ni retraite, tout est à la carte à la discrétion des patrons, le rêve des capitalistes en France et partout dans le monde. Depuis que mes beaux-frères bossent, je ne les vois plus, je sais pourquoi. Quand il ne te reste qu'un jour pour t'occuper de tes gosses et de tes affaires, tu n'as plus le temps à rien d'autre.

Qui a dit que le salariat était l'esclavage des temps modernes ?

(source : AFP 06.06)


Union nationale contre le peuple palestinien." !

Samedi, accompagné des dirigeants de l'UMP, du Nouveau Centre, du MoDem, du PR, du PRG, du PS, des Verts et du PCF, Sarkozy a effectué une visite au Liban pour soutenir le nouveau président libanais Michel Souleïmane.

Sarkozy a justifié ainsi l'union nationale réalisée pour défendre l'Etat bourgeois libanais :

"En ce moment d'espoir fragile pour le Liban, c'est toute la nation française, dans ses différentes sensibilités politiques, qui vient à Beyrouth adresser au peuple libanais, dans toutes ses composantes sans exception, un message d'amitié, de solidarité, de fraternité. Un message d'espoir et d'engagement."

Le sens de sa visite : combattre l'ingérance du régime syrien et iranien ainsi que du Hezbollah pour briser la résistance héroïque palestinienne, bref il épaule Bush et Olmert.

Le va-t-en guerre Sarkonapoléon en action. Lors du déjeuner, il a promis que la France serait aux côtés du Liban pour renforcer les capacités d'une armée libanaise, à laquelle il a rendu un vibrant hommage. VRP marchand d'armes.

Après avoir rappelé "la longue litanie des attentats qui ont frappé depuis octobre 2004 tant des meilleurs fils du Liban", il a affirmé qu'ils ne devaient pas demeurer impunis, insistant : "C'est tout le sens de la création du tribunal à caractère international que la France soutient politiquement, diplomatiquement et financièrement."

Il a martelé le même discours devant des Français de Beyrouth à la résidence de l'ambassadeur de France : "Il faut que les assassins soient démasqués et qu'ils aient à rendre compte de leurs fautes". Souhaitons qu'il aura bientôt à rendre des compte pour toutes les souffrances qu'il a infligé au prolétariat en France et son soutien à l'Etat sioniste d'Israël : fusillé !(Lénine)

Cela méritait bien l'union nationale !

(source : Reuters 07.06)


La quadrature du cercle du capitalisme." !

Les ministres de l'Energie des Etats-Unis, du Japon, de la Chine, de l'Inde et de la Corée du Sud - qui représentent à eux cinq près de la moitié de la consommation mondiale de pétrole, se sont réunis samedi au Japon pour tenter de se mettre d'accord sur les solutions envisageables pour stopper la course folle du prix du pétrole. En vain, leurs intérêts divergent profondément.

Ils ont renoncé d'avance à demander à l'OPEP d'augmenter sa production sachant que le cartel des pays exportateurs y était opposé.

De même, ils n'ont pu s'entendre sur la question des subventions publiques des carburants, qui limitent l'impact de la hausse du pétrole sur les prix à la pompe. L'appel à leur suspension lancé par les Etats-Unis s'est heurté aux réticences de la Chine et de l'Inde, qui mettent en avant la fragilité de leur économie, très dépendante des approvisionnements extérieurs et redoutant l'inflation (environ 7,5% en Inde).

Le secrétaire américain à l'Energie, Sam Bodman, a été jusqu'à expliqué que les subventions publiques qui limitent l'inflation des prix à la pompe sont en partie responsables de la flambée des cours du pétrole, ce qui signifie notamment que le développement de l'Inde et de la Chine ne devrait pas profiter à la population mais en priorité aux compagnies pétrolières américaines, britanniques, françaises, etc. qui exploitent le pétrole à travers le monde.

"Un pays en développement comme le nôtre n'est pas en mesure de se passer entièrement des subventions", a dit à Reuters l'ambassadeur indien au Japon, Hemant Krishnan Singh, qui explique qu'elles sont nécessaires pour protéger les 1,1 milliard d'Indiens de l'inflation des matières premières.

Après Taiwan, l'Indonésie et le Sri Lanka, l'Inde a procédé cette semaine à un relèvement de 10% des prix à la pompe, le deuxième seulement en deux ans. Mais les spécialistes du marché pétrolier jugent que cela n'aura sans doute guère d'impact sur la situation. J'ajoute que depuis peu une nouvelle qualité d'essence à vue le jour en Inde, 8% plus cher que l'autre dont on dit qu'elle est nettement meilleure que l'autre pour encourager les consommateurs à la choisir.

La Chine, deuxième consommateur de pétrole au monde, n'a relevé elle qu'une fois les prix des carburants depuis la mi-2006 (+10% en novembre dernier). Là encore le geste est jugé insuffisant mais Pékin est obsédé par l'inflation, qui frôle des niveaux records sans précédent depuis douze ans.

"Nous avons encore des industries faibles, comme l'agriculture, les taxis et les transports publics", plaide Zhang Guobao, qui dirige le Bureau d'Etat de l'énergie.

Selon un responsable japonais citant des statistiques de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la Chine consacre annuellement quelque 25 milliards de dollars au financement de subventions sur les produits pétroliers, le gaz naturel ou l'électricité. Pour l'Inde, ce chiffre est proche des 20 milliards de dollars.

Le litre d'essence est à 44 roupies en Inde, soit 0,73 euros (un euro = 60 roupies), ce qui est déjà très cher évidemment, et je crois que le litre de gazole n'est pas très loin derrière.

A travers ces tractations de marchands de tapis, on voit très bien que la concurrence fait rage entre les différents capitalistes à l'échelle mondiale, aucun d'entre eux ne veut rien céder et ils sont tous pris à la gorge. Washington voudrait que les travailleurs indiens et chinois soient davantage exploités, mais les chefs de gouvernement de ces pays leur ont expliqué qu'ils ne pouvaient pas aller plus loin dans ce domaine, sauf à faire crever les ouvriers sur place et à se retrouver face à des émeutes. Il ne leur reste plus qu'à grapiller sur les avantages consentis à la petite bourgeoisie...

Les contradictions du capitalisme mondial lui commande de développer de nouveaux marchés pour écouler ses marchandises, et d'un autre il étrange ces populations ce qui freine leur développement.

(source : Reuters 07.06)
 


Le 12 juin 2008

Note du site.

J'ai constaté que j'avais encore laissé passer des coquilles dans ma déclaration, en fait je ne l'ai pas relue à l'écran parce que j'avais les yeux trop fatigués, vous les aurez corrigées.

J'ai consacré une partie de ma journée d'hier à travailler sur le texte sur la Commune de Paris, il devrait être terminé dans quelques jours.

Mon épouse est toujours hospitalisée à côté de Marseille depuis le début mars. En fait elle est en rééducation. Le problème, c'est qu'elle attend qu'on lui redonne le RMI et la CMU pour couvrir son hospitalisation, ensuite seulement elle pourra programmer son retour en Inde (avant le 5 septembre date limite de validité de son billet retour), dans le cas contraire je ne sais pas ce qui va se passer, ce sera la prison car nous n'avons pas de fric ou elle devra se sauver comme une voleuse ! Je me demande si la clinique qui l'a opérée du coeur il y a deux n'a pas quelque chose à se reprocher, pour le savoir il faudrait prendre un avocat et lui remettre son dossier médical, mais là encore, on n'a pas de fric ! Je trouve étrange qu'ils la soignent sans être absolument certains qu'ils seront payés un jour. (A suivre)


Ni négociable, ni amendable : abolition !

Sur la parodie de démocratie à laquelle se livre les députés à l'occasion des "débats" sur les modifications de la Constitution, j'écrirai un article sur ce sujet une fois que le Parlement aura voté, en mettant en évidence pas à pas la mise en scène bien réglée entre l'UMP et le PS.

Si ces modifications ont pour objet de favoriser un consensus quasi permanent entre l'exécutif et le législatif, cela renforce notre conviction que ce n'est pas seulement Sarkozy qu'il faut chasser mais aussi l'Assemblée nationale et le Sénat qu'il faut abattre.

Aucun parti qui a commenté ces "débats" n'a cru bon de le préciser et vous savez bien pourquoi.


Référendum en Irlande sur le traité de Lisbonne.

Tous les chefs d'Etat des 27 pays qui composent l'Union européenne avaient le choix entre la voie référendaire ou parlementaire pour adopter ou non le traité de Lisbonne. Si finalement il n'y a pas de référendum dans 26 pays, c'est parce que les chefs d'Etat de ces pays en ont décidé ainsi. Puisque cette décision leur revenait, cela signifie qu'il s'agit toujours d'Etats souverains et que personne d'autre ne pouvait décider à leur place.

Question : mais comment se fait-il qu'il y ait un référendum en Irlande ? Mais tout simplement parce que c'est inscrit dans sa Constitution. Et pourquoi il n'y en a pas eu dans les autres pays ? Parce qu'il ait inscrit dans leur constitution respective qu'il revient au chef d'Etat de décider ou non l'organisation d'un référendum lors de l'adhésion de leur pays à un traité. Ah bon, mais je croyais, on m'avait dit... quoi, que c'était l'Union européenne qui décidait ? Balivernes d'opportunistes incurables.

Dès lors, qui décide en dernier ressort : l'Union européenne ou les institutions des différents pays dont font partie le chef d'Etat et le parlement ?

Que faut-il faire pour pouvoir prendre les mesures économiques que réclame la situation ? Que faut-il faire pour engager l'abolition du capitalisme sans laquelle aucune mesure économique ou sociale n'est possible ?

Le prolétariat doit prendre le pouvoir politique et abattre les institutions en place dans chaque pays, la seule voie pour en finir avec le capitalisme et avancer vers les Etats-Unis socialistes d'Europe.


Ils veulent nous affamer et nous réduire en esclavage.

L'inflation a atteint 3,3% sur un an en mai en France, un niveau inégalé depuis juillet 1991.

Sur un an, les augmentations de prix sont spectaculaires dans l'alimentation (5,7%) et surtout dans l'énergie (15,4%).

Entre avril et mai, les prix de l'énergie ont bondi de 4,2%, sous l'effet de la hausse du gaz de ville (+6,1% en mai, +10,9% sur un an) et de celle des produits pétroliers (+5,4% en mai, +22,4% sur un an).

Les seuls carburants enregistrent une hausse de 4,8% en mai et de 17,9% sur un an.

L'indice des prix de l'alimentation a augmenté de son côté de 1,0% en mai, soit une hausse de 5,7% sur un an. Pour les seuls produits frais, la hausse est de 5,9% en mai par rapport à avril et de 4,0% par rapport à mai 2007.

Hors produits frais, les prix de l'alimentation gagnent seulement 0,2% mais ils bondissent de 6,1% par rapport à mai 2007.

"Etant donné la poursuite des tensions et l'incertitude sur les marchés des matières premières, il est désormais difficile de dire que le pic d'inflation est passé. Au contraire, les prix pourraient encore accélérer au cours de l'année", s'inquiète Mathieu Kaiser, économiste chez BNP Paribas.

Selon l'Insee, le pouvoir d'achat des ménages devrait quasiment stagner au premier semestre 2008 et il pourrait même régresser pour les plus pauvres.

Commentaire : jusqu'à quand cette situation va-t-elle durer ?

(source : AFP 11.06)


Un nouveau cadeau aux banquiers.

L'Assemblée a adopté l'article du projet de loi qui, répondant à une décision de la commission européenne de mai 2007, prévoit de généraliser la distribution du livret A à toutes les banques.

Le livret A, qui est né le 22 mai 1818 avec la création de la Caisse d'épargne de Paris, était jusqu'ici distribué par la Caisse d'épargne et la Banque postale, le Crédit mutuel distribuant depuis décembre 1975 le livret bleu.

Selon un rapport de la commission des Finances de l'Assemblée, le livret A - et son frère jumeau le livret bleu - demeure le produit d'épargne préféré des Français du fait de ses nombreux attraits (défiscalisation, hauteur du plafond de dépôt etc.).

Aussi compte-t-on aujourd'hui 45 millions de détenteurs de livret A ou bleu et en mars 2008, les encours du livret A atteignaient 124,7 milliards d'euros, soit 7,9% de hausse en un an, tandis que ceux du livret bleu atteignaient 21,7 milliards d'euros.

Le principe de l'affectation des sommes collectées au titre du livret A au financement du logement social s'est confirmé au cours des décennies, et notamment au lendemain de la seconde Guerre mondiale, en même temps que la Caisse des dépôts se voyait confier des responsabilités pour gérer ces sommes.

Les députés ont ensuite adopté un amendement d'Elie Aboud (UMP) qui, tenant compte de la généralisation de la distribution du livret A, propose de faire du réseau des Caisses d'épargne une banque comme les autres.

L'amendement prévoit la suppression de contraintes légales spécifiques aux Caisses d'épargne: l'obligation de consacrer une partie des bénéfices au financement de missions d'intérêt général, la procédure d'agrément par le ministre des Finances du président du directoire de la Caisse nationale des Caisses d'épargne.

C'est donc notamment le financement du logement social qui est remis en cause.

(source : Reuters 11.06)


L'économie au service des capitalistes.

Christine Lagarde a présenté en conseil des ministres le projet de loi instituant le dispositif de "l'offre raisonnable d'emploi" qu'un chômeur ne pourra refuser à terme sous peine de sanctions.

Le salaire de l'emploi proposé devra représenter au moins 95% du salaire antérieur après trois mois de chômage, au moins 85% après six mois, au moins le montant de l'allocation perçue après un an.

"Il ne peut être inférieur au salaire normalement pratiqué dans la région et dans la profession et ne peut contrevenir aux règles législatives et réglementaires relatives au salaire minimum", précise le texte défendu par la ministre de l'Economie.

Après six mois de chômage, l'offre est valable si le lieu de travail est distant du domicile d'au plus 30 km ou une heure de transport en commun.

Un décret à venir précisera que le refus de deux offres "raisonnables" d'emploi entraîne une radiation de deux mois, prononcée par le futur opérateur né de la fusion entre l'ANPE et l'Unedic. Une radiation entraîne la suspension provisoire du versement de l'allocation chômage.

Commentaire : avez-vous remarqué que c'était la ministre de l'Economie et non le ministre du Travail qui avait proposé ce projet de loi scélérat qui concerne directement l'emploi, le travail quoi ?

Ce projet de loi répond aux besoins du patronat de disposer d'une main d'oeuvre qualifiée la moins coûteuse possible pour réaliser davantage de profits. La législation sociale (antisociale en fait) en vigueur doit être toujours plus subordonnée aux besoins des seuls capitalistes. Tout autre critère est devenu obsolète ou ne pourrait être retenu. D'où la nécessité d'en finir avec le capitalisme.

La chasse aux chômeurs continuent. Ce qu'oublie le législateur, c'est que les travailleurs ne sont pas complètement stupides, ils résistent à la surexploitation à laquelle on veut les livrer. Lorsque les services de l'Etat leur imposeront un emploi, ils ne pourront pas le refuser plus de deux fois, certes, mais rien ne dit qu'ils feront l'affaire du troisième ! Il est facile d'oublier de se lever le matin un jour sur deux pour parcourir 30 Kms pour un salaire de misère et un emploi que vous n'avez pas choisi, d'être habiller comme un souillon, d'arriver mal rasé, pas peigné, bref d'être naturel sans faire preuve obligatoirement de mauvaise volonté face à l'arbitraire. On peut s'avérer incapable de tenir un poste malgré nos soi-disant compétences acquises, cela arrive à tout monde. Rien de plus facile que de ne pas faire l'affaire en période d'essai, en entamant immédiatement une grève du zèle discrète par exemple, on est lent et pas très motivé, ce n'est pas une faute professionnelle, on n'y peut rien, personne n'y peut rien !

(source : Reuters 11.06)


On n'est jamais mieux servi que par soi-même.

Réagissant à la récente publication du rapport d'exécution sur l'année 2007, dans un communiqué le député apparenté PS René Dosière a indiqué que les dépenses de l'Elysée ont augmenté de 8,4% en 2007 par rapport à 2006 pour atteindre 35,11 millions d'euros.

Il a noté que "L'arrivée de Nicolas Sarkozy se manifeste par une hausse trois fois et demi supérieure à celle des dépenses de l'Etat". L'Etat c'est moi, vous m'avez élu pour que je fasse ce que je veux, j'en profite, c'est normal !

Selon René Dosière, trois postes de dépenses "explosent", à commencer par les frais de personnel (+10,9%) "par suite des nombreux recrutements effectués par Nicolas Sarkozy". La République des copains et des coquins.

En second lieu, les gros travaux d'entretien passent de 1,9 à 3 millions d'euros, soit une hausse de 53%, ajoute le député. Il faut bien faire bosser ses potes du bâtiment ou les potes des potes des potes...

Enfin, René Dosière souligne que la rémunération du président de la République a connu, dès 2007, "une première et discrète augmentation", plus 172% je crois, un euphémisme. On n'est jamais mieux servi que par soi-même, n'est-ce pas ?

"La dotation présidentielle - en fait l'argent de poche du président - est passée de 101.125 euros à 130.638 euros (+29%)", assure-t-il, à défaut d'être à la hauteur, il faut bien satisfaire les caprices de Barbie, et les siens évidemment !

Les travailleurs apprécieront.

(source : Reuters 10.06)


Sale temps sur les Etats-Unis.

Aux Etats-Unis, le Service Météorologique National a annoncé que la première vague de chaleur depuis août 2006 sur la côte est pourrait se traduire par des températures record à New York, où un millier d'utilisateurs étaient privés d'électricité lundi.

"Il y a une bonnes chances de battre le record de température pour un 9 juin," atteint en 1933 avec 97 degrés Fahrenheit (36,2 degrés Celsius), a déclaré à l'AFP Gary Conte, météorologiste du Service Météorologique National.

Hier soir aux infos sur TV5 Monde Asie, j'ai vu qu'il y avait eu de gigantesques inondations dans plusieurs Etats américains. Et ce n'est que le début de la saison de cyclones et autres tornades.

(source : AFP 09.06)


Pour qui gouverne Sarkonapoléon ? Les multinationales.

Raffarin s'est laissé aller à un chantage sur RTL, en brandissant la menace d'une délocalisation : "Il faut rappeler que Total fait 95% de ses bénéfices à l'étranger. Alors faisons attention qu'il n'aille pas aussi faire sa fiscalité à l'étranger".

Face aux gesticulations et aux contradictions dans lesquelles les dirigeants du PS sont empêtrées, il n'a eu aucun mal à trouver la parade en ironisant : "Je pense qu'il faut que Total contribue mais je crois qu'il n'y a que Mme Royal et M. Chavez (président du Venezuela) qui croient aux nationalisations", nous nous lui préfèrons l'expression expropriation sans indemnité ni rachat, nous ne sommes pas aussi riches que Chavez !

Que Raffarin prétende que Royal soutiendrait des nationalisations, voilà qui est intéressant, c'est une façon de dire de la part d'un dirigeant de l'UMP, qu'il faut continuer à faire passer Royal pour une socialiste ou n'importe quel dirigeant du PS. Qui y a vraiment intérêt selon vous ? Ne me dites pas qu'il vient en aide à ceux qui veulent liquider toute référence au socialisme au PS, c'est déjà fait, le PS n'est plus qu'un panier de crabes où ils sont tous plus réactionnaires les uns que les autres.

Au fait, au fur et à mesure que le prix du pétrole augmente, la TVA empochée par l'Etat augmente aussi, en voilà une aubaine. Il faut bien financer le train de vie napoléonien du nabot qui trône à l'Elysée.

(source : Reuters 08.06)


Loi votée à la sauvette.

On vient d'apprendre que le gouvernement fera voter son projet de loi sur la modernisation de l'économie (LME), une fois que le Sénat l'aura examinée à partir du 30 juin, et que les débats qui devront se poursuivre début juillet seront terminés, donc pendant les vacances d'été, quand les travailleurs auront la tête ailleurs.

(source : Reuters 09.06)
 


Le 15 juin 2008

Note du site.

Demain je mettrai en ligne ma réponse à un courriel d'un camarade, et peut-être un texte sur différents articles de le LCR. Je ne peux pas intervenir sur tous les sujets, s'il y en a qui vous tienne à coeur, n'hésitez pas à m'écrire, j'essaierai de les traiter.


Le gouvernement des records.

Etre bien logé sous le gouvernement Sarkozy-Fillon-Kouchner est un privilège, chacun doit en avoir conscience.

Au 1er juin, 63.838 personnes étaient incarcérées en France, pour 50.807 places, battant ainsi le précédent record qui datait de juillet 2004.

La situation est jugée dramatique dans certaines maisons d'arrêt, où l'on dort parfois à quatre détenus par cellule.

(source : Reuters 13.06)


Prix du pétrole : Un mystère qui sera peut-être résolu... en octobre !

Ceux qui nous gouvernent ne doutent décidément de rien, mais cette fois, la couleuvre risque d'être un peu grosse à faire avaler aux travailleurs.

Réunis depuis vendredi à Osaka, dans l'ouest du Japon, les ministres des Finances du G8 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie, Canada, Russie) ont demandé au FMI à l'initiative de la ministre française de l'Economie et à l'Agence internationale de l'énergie (AIE) d'analyser les "facteurs réels et financiers derrière le bond récent des prix du pétrole et leur volatilité". Le FMI leur remettra un rapport en octobre lors de sa prochaine assemblée générale.

Leur complice, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn a expliqué : "Ce n'est pas clair du tout. Nous avons besoin d'une étude pour répondre à cette question" après avoir accepté de mener cette enquête.

Et le ministre japonais des Finances, Fukushiro Nukaga, de renchérir : "Beaucoup d'opinions ont été exprimées. Mais le sentiment partagé est que personne ne connaît réellement la vérité", ben voyons ! Attendez pour vous marrer, il y en a un qui va vendre la mèche.

En attendant le verdict du FMI, le communiqué final du "G8 Finances" évite de prendre parti. Le marché du pétrole se porterait mieux s'il existait "une plus grande transparence et fiabilité des informations de marché, notamment les stocks (...), et la taille des flux financiers qui font leur entrée sur le marché", indique le texte.

Ce communiqué poursuit : "Nous exhortons tous les pays producteurs à augmenter leur production et à investir pour accroître les capacités de raffinage", s'ils ne le font pas, ils pourront laisser planer le doute qu'ils sont responsables du prix actuel du pétrole, il faut bien gagner du temps, octobre, c'est demain, ou presque...

C'est ce qu'a laissé entendre clairement le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, qui a répété samedi que "toutes les preuves pointent vers l'offre et la demande", alors pourquoi chercher ailleurs, par exemple aux Etats-Unis, car blâmer exclusivement les spéculateurs est "dangereux".

Ne nous égarons pas : "Nous commettrions une erreur si nous nous détournions du problème principal, et pensions qu'il existe des solutions rapides" face au problème de la spéculation, a-t-il insisté. Mais à part cela, la hausse du pétrole est un "mystère", elle n'aurait pas non plus un rapport avec la faiblesse du dollar.

Et la ministre française de l'Economie de rêver à haute voix : il existe "un lien entre les marchés financiers et le prix à la pompe payé par chacun de nos citoyens". Pardi, en voilà une découverte. Reste à percer l'origine de la hausse du prix du pétrole et là cela se complique, et si après tout elle était normale ?

"Si par le biais d'une meilleure information (...) on identifie des comportements spéculatifs" ou de manipulation des cours pétroliers, "cela nous permettra d'agir de façon plus efficace", contre qui, les spéculateurs que protège la Maison Blanche, encore une qui raconte n'importe quoi.

(source : AFP 14.06)


Le PS au chevet de l'Union européenne.

Quelques réactions au PS après le non irlandais au traité de Lisbonne.

Royal : "Je crois que ce 'non' à l'Europe doit servir de sursaut. Il faut en faire quelque chose de positif, c'est-à-dire exiger de l'Union européenne qu'elle aille beaucoup plus vite et beaucoup plus fort pour défendre les droits des salariés", mais elle ne fait que cela depuis sa création il y a 50 ans !

De son côté, Hollande s'est déclaré prêt à la "concertation" avec le chef de l'Etat pour trouver les moyens de faire une "Europe utile aux Européens", ben voyons, prends-nous pour des abrutis !

Et pour qu'elle soit vraiment "utile" aux travailleurs, il s'en remet à... Satkozy : Après le "non" irlandais, "ce que j'attends de la présidence française de l'Union (...), c'est une réorientation des politiques européennes", a-t-il souligné.

Delanoë a précisé en quoi cette "réorientation politique" pourrait consister : il a suggéré à Sarkozy de mettre "la lutte commune contre la précarité" et des "programmes de formation communs" à l'agenda de la présidence française à partir du 1er juillet. Fier de sa trouvaille :"Voilà deux beaux enjeux pour l'Europe qui sont concrets, qui peuvent donner aux citoyens européens le sentiment que la solidarité sert à quelque chose. C'est à la France de le proposer maintenant".

Le plus important c'est de donner le "sentiment" que l'Union européenne n'est pas tournée contre les peuples, bref de tromper les travailleurs à travers un discours démagogique. Mais c'est la réalité objective qui va s'imposer à tous, et là, leur hypocrisie et tous leurs discours mensongers seront impuissants à empêcher les masses de surgir sur la scène politique.

(source : Reuters et AP 14.06)


PS, enfin ils assument ce qu'ils sont : des réactionnaires !

Lors de la Convention nationale du PS, samedi, plus de 80% des quelques 550 délégués de toute la France ont adopté une nouvelle Déclaration de principes et une révision des statuts, comme elle l'avait été le 29 mai par les adhérents.

Hollande a commenté ainsi l'adoption de cette déclaration de principes : "nous avons fait la clarté sur ce que nous sommes" et établi "ce qui nous unissait tous", avant d'ajouter pour la forme : "Nous aurons bien le temps de voir ce qui nous sépare". La "clarté", elle avait déjà été faite en 1983, donc ceux qui sont restés ensuite au PS savaient parfaitement qu'ils remplissaient un rôle contre-révolutionnaire.

Personnellement, ce que je retiens de cette déclaration, c'est le "tous", qui conforte mon analyse qu'il n'y a rien à tirer de ce parti aujourd'hui comme hier, n'en déplaisent aux petits bourgeois repentants qui ont pour fonction de colporter des illusions hors du PS et qui se demandent aujourd'hui comment le PS a-t-il pu changer, alors qu'il est toujours resté fidèle à son idéal : le capitalisme.

Je n'ai pas sous les yeux le texte de cette déclaration de principes, selon la correspondante de l'agence de presse Reuters : elle abandonne toute référence aux "espérances révolutionnaires" et présente le PS comme un parti réformiste reconnaissant l'économie de marché. Rien de nouveau par rapport à 1983, sauf que les écrits et les actes correspondent cette fois. On ne peut que s'en féliciter, le PS se présente comme il est, un parti bourgeois défendant les intérêts du capitalisme, c'est clair, net et précis. Dès lors toute alliance ou coalition avec ce parti, y compris lors d'élections, aura valeur de trahison du prolétariat. C'était déjà le cas hier, mais demain, plus personne ne pourra dire à LO, à la LCR (NPA) ou au PT (POI) : on ne savait pas, on avait oublié, 1983 s'est si loin, je n'étais pas encore né, etc.

Les dirigeants du PS présents ont accueilli froidement les résultats du référendum irlandais ce qui est dans l'ordre des choses pour ce parti entièrement subordonné à l'impérialisme et donc à l'UE.

Pour Cambadélis qui parle de plus en plus pour ne rien dire : l'Europe doit être "réorientée", être "politique, démocratique, économique et sociale". "On ne se félicite pas, mais on comprend", ce qui signifie que le PS n'a aucune circonstance atténuante et doit être combattu au même titre que l'UMP.

Emmanuelli qui s'est fait passer pour un farouche adversaire de la Constitution européenne en 2005 a confié qu'il n'avait "pas bu de Guinness", une bière irlandaise, à l'annonce de l'événement, dommage il aurait pu s'étouffer avec !

Moscovici en a profité pour dire : "Je sens les camarades du "non" modérés, parce qu'ils savent bien que c'est le plan B qui vient d'échouer", mais il y a encore beaucoup de lettres dans l'alphabet, nigaud pourrait lui répondre Jouyet. Chut, déjà qu'Emmanuelli a failli faire une gaffe, laissons Mélenchon faire son cinéma dans son coin !

Royal qui n'est pas plus fine que Moscovici a crû bon de la ramener en disant que l'UE était "insuffisamment humaine" ou comment transformer une bête enragée pour en faire un animal domestique.

Le chef de file PS au Parlement européen, Bernard Poignant, à la question de savoir si ce vote doit interrompre le processus de ratification du traité, il a répondu non, car "ça veut dire qu'on donne un droit de veto" aux Irlandais, un veto ne pouvant être pris en considération que lorsque cela arrange les affaires de l'impérialisme, pas dans le cas contraire.

Si les droits politiques du prolétariat de chaque pays en Europe avaient été respectés, chaque travailleur aurait dû pouvoir se prononcer, en les empêchant de s'exprimer, les représentants des classes dominantes en Europe, pour peu qu'ils en ait eu, n'ont plus aucune légitimité pour gouverner après ce déni de justice. Seul les droits de l'impérialisme doivent être pris en compte, donc seuls les représentants à sa solde dans les parlements des différents pays ont le droit de s'exprimer. On ne peut pas parler de démocratie, mais de la dictature d'une classe sur une autre à l'échelle mondiale, européenne et nationale.


Comment tenter de faire prendre des vessies pour des lanternes aux travailleurs irlandais ?

Après le rejet du traité de Lisbonne par plus de 53% des électeurs en Irlande, chacun met la main à la pâte pour tenter de trouver une solution afin de contourner ce nouvel obstacle dressé sur la voie de la construction politique de l'Union européenne, tout en la présentant bien sûr sous un angle avantageux et forcément démocratique chacun l'aura compris

Les observateurs soulignaient que les autorités ne pourraient pas cette fois-ci, comme elles l'avaient fait en 2001, justifier un second vote par la faiblesse de la participation. Cette dernière n'avait alors été que de 35%. Jeudi, elle a dépassé les 53%.

Peu importe a déjà estimé samedi le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, il n'y a "pas d'autre solution" qu'un nouveau vote des Irlandais, mais celui-ci pourrait avoir lieu après une "adaptation" du texte pour ce pays, comme en 2001, après que les Irlandais avaient dit "non" au traité européen de Nice, le gouvernement avait décidé d'organiser un nouveau vote, un an plus tard, après avoir obtenu des garanties de Bruxelles sur le respect de la neutralité militaire de l'île. Le "oui" l'avait finalement emporté après ce tour de passe-passe.

La bourgeoisie irlandaise divisée... sur le risque que représenterait un second référendum si par malheur pour elle le non l'emportait une seconde fois.

La seule option faisable pour M. Cowen est d'appeler à un nouveau référendum à l'automne, estime l'Independent. Cette hypothèse est cependant jugée "risible" par l'Irish Examiner.

Interrogé sur la possibilité d'un second vote, Brian Cowen avait déclaré vendredi soir à la télévision publique RTE "ne rien exclure". Samedi, le secrétaire d'Etat à l'Intégration, Conor Lenihan a cependant dit "ne pas pouvoir voir" un second vote.

"Je ne peux pas voir une situation où nous pourrions remettre ce sujet en jeu... car le risque pour l'Europe et l'Irlande... est de faire encore plus de dégâts", a-t-il estimé samedi sur RTE. Trouillard, mauvais joueur !

Ils sont obligés de tricher, truquer, manipuler, falsifier, mentir... pour se maintenir au pouvoir. Voilà la réalité politique du capitalisme qu'il faut expliquer aux travailleurs. Vous êtes gouvernés par des hommes politiques foncièrement malhonnêtes, il faut les chasser, en Irlande comme dans tous les pays.

(source : AFP 14.06)


Entre Sarkozy et Bush, des divergences, des désaccords, non, seulement des "nuances" !

Après un entretien d'une heure et demi avec Bush, lors d'une conférence de presse commune, Sarkozy a déclaré : "Nous avons pu vérifier que nous avons de nombreuses convergences, sur beaucoup de sujets. Nous avons parfois des nuances, c'est normal", en louant un dialogue "confiant".

Il a ajouté : "L'amitié et l'alliance n'empêchent pas la France de déterminer ses positions en toute indépendance mais elles permettent de gérer de façon apaisée nos différences."

Bush a pour sa part réaffirmé que la France était "le tout premier ami de l'Amérique" et déclaré avoir "conforté (une) amitié personnelle" avec "Nicolas". En fin connaisseur de la nature humaine dans ce qu'elle a de plus misérable, il s'est forcément reconnu dans Sarkonapoléon : "C'est un homme intéressant, il a beaucoup d'énergie, il est très sage", un saint en croisade perpétuelle comme Bush quoi !

Il en a rajouté une grosse louche à l'adresse du couple de parvenus qui loge à l'Elysée :

"Nous avons pris beaucoup de plaisir à rencontrer votre épouse, une femme intelligente, très compétente et je comprends pourquoi vous l'avez épousée, et je comprends également pourquoi elle vous a épousé".

La reprise du dialogue entre les gouvernements français et syrien... une initiative de Bush, sur fond de nouvelles menaces contre l'Iran.

Toujours lors de cette conférence de presse, ils ont demandé à la Syrie de prendre ses distances avec l'Iran et de devenir une "force constructive" au Moyen-Orient, notamment au Liban.

Il faut que "la Syrie se désolidarise le plus possible de l'Iran dans sa quête de l'arme nucléaire", a ainsi dit Sarkozy.

Tandis que Bush a exhorté le président syrien Bachar al-Assad à "cesser d'être de connivence avec les Iraniens" et à leur dire que les pays occidentaux étaient "tout à fait sérieux" dans leur volonté d'amener l'Iran à mettre fin à son programme d'enrichissement d'uranium.

"Cessez d'abriter des terroristes, soyez une force constructive au Moyen-Orient, contribuez à la création d'un État palestinien, faites comprendre au (mouvement palestinien) Hamas que la terreur doit cesser", a-t-il ajouté employant les mêmes mots que Sarkozy, à mon avis, c'est plutôt ce dernier qui a calé son discours sur celui de son maître. Inquiétant, non ?

(source : AFP et Reuters 14.06)
 


Le 17 juin 2008

Sur le POI.

Je ne croyais pas si bien faire en mettant sur le site deux citations de Engels sur la république et la démocratie trois jours avant le congrès du POI, cela permet de situer les uns et les autres. Quant au socialisme, chacun aura compris qu'il est relégué à la trappe dans le cadre de la république et la démocratie. On aurait voulu faire plus démagogique qu'on aurait eu du mal à y arriver pour noyer le socialisme.

La discrétion qui a entouré cette réunion a de quoi surprendre. J'ai cherché sur Internet des déclarations ou le résumé de ce congrès et je n'ai rien trouvé, ils ont dû décider de censurer ce réseau d'informations, aucune déclaration en dehors de ce qui ressemble à un éditorial de Gluckstein consacré à l'Union européenne évidemment, Lambert l'a calé sur l'UE et depuis il n'en bouge plus.

Mais si les Irlandais ont pu voter, c'est parce que c'est écrit dans leur constitution, de la même manière que Sarkozy peut décider de recourir à un référendum ou passer par la voie parlementaire qui lui est acquise grâce à l'union UMP-PS contre le prolétariat. Tant qu'il existera des institutions dans chaque pays, l'Union européenne ne pourra pas mener à terme son projet, mais ce n'est pas une raison pour défendre les institutions nationales dont font partie la nation et la république. Le temps presse, car s'ils parviennent à faire leur Europe politique, ce sera encore plus difficile après de les déloger, bonjour la galère et la démoralisation générale !

Ils ont annoncé comme si de rien n'était que la valse des directives allait continuée, comme si le référendum irlandais n'avait pas eu lieu, donc ils savent pertinemment ce qu'ils font, il est donc inutile d'aller à Bruxelles pour leur expliquer les conséquences qui découlent de leurs directives. Il faut qu'ils trouvent les bons termes juridiques pour que l'affaire soit réglée, comme la dernière fois, mais manque de bol, à chaque fois il y a un couac. Trois référendum et à trois reprises l'Union européenne et sa politique ont été rejetées par la majorité de la population, c'est ce qu'il faut oublier au plus vite.
 


Le 18 juin 2008

Note du site

J'ai reçu deux courriels s'insultes de Poistes, l'un me traitait de "flic", l'autre de "minable". Cela doit les faire chier qu'ils ne soient pas les seuls à combattre l'Union européenne. Je n'ai pas répondu, j'ai tiré la chasse !

J'ai recu un mail intéressant de ma fille qui vit à Toulouse, j'en mettrai des extraits commentés demain. Vous trouverez en ligne les extraits d'un courriel d'un ex-militant du PT (CCI) et ma réponse où je reviens sur la question du parti.

Bonne semaine à tous.


Leur temps est compté...

Les Irlandais ont rejeté à 53,4% le traité de Lisbonne jeudi lors d'un référendum. C'est la troisième fois en trois ans qu'un texte institutionnel négocié par les dirigeants de l'UE est rejeté par un de leurs peuples, après les "non" français et néerlandais à la Constitution européenne en 2005.

Cela signifie que l'UE et ses institutions sont minoritaires et illégitimes, rejetées par tous les peuples pour peu qu'ils aient eu connaissance du contenu de la constitution qu'on leur propose. Mais avant tout, c'est la politique de l'UE qui correspond à celle de chaque gouvernement qu'ils rejettent, la politique dictée par les besoins économiques pressants de l'impérialisme.

La crise du capitalisme va s'amplifier, alors il faut faire vite.

"Ce qu'il nous faut, c'est un accord politique au Conseil", européen de jeudi et vendredi a déclaré Jouyet dans un entretien au Journal du Dimanche.

Cela devrait être assez facile de l'obtenir, Barroso a rappelé le 13 juin que "le traité a été signé par tous les 27 Etats membres", donc théoriquement pas de problème.

Et aujourd'hui, pratiquement tous les pays qui ne l'ont pas encore ratifié ont annoncé publiquement qu'ils rejoindraient les 18 pays qui l'ont déjà fait par la voie parlementaire et le gouvernement irlandais ne dit pas que Lisbonne est mort.

Les dirigeants européens font le pari risqué d'isoler le "non" irlandais en poursuivant le processus de ratification, ce qui ne laisserait guère d'autre choix aux Irlandais que de revoter.

Jouyet a estimé samedi qu'il n'y avait "pas d'autre solution" pour sauver le traité européen de Lisbonne qu'un nouveau vote des Irlandais, mais que celui-ci pourrait avoir lieu après une "adaptation" du texte pour ce pays.

Ils sont excédés par la résistance des peuples à la dictature bureaucratique qu'ils veulent instaurer en Europe.

"Je n'imagine pas une seconde qu'on se mette à rédiger un nouveau texte (...) C'est fini, il y en a marre", a déclaré samedi l'ex-ministre UMP des Affaires européennes Alain Lamassoure, un des rédacteurs du traité.

Ils ne peuvent rayer d'un trait de plume les différences et les inégalités qui existent entre les pays de l'UE.

"Puisqu'il est de plus en plus difficile que tous les pays avancent du même pas, il est probable que la seule chose qui nous reste est la création d'un 'Club restreint'", a déclaré samedi le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Si l'UE pouvait rester un "club", cela nous rassurerait !

Que va changer le non irlandais : rien !

"Nous allons perdre quelques mois sur le plan institutionnel, mais nous ne perdrons pas de temps en ce qui concerne les projets attendus. Vous pouvez compter sur le président de la République pour ne pas laisser l'Europe en panne", a poursuivi Jouyet.

"Il est impératif que l'Europe soit en ordre de marche et que les politiques de l'agenda français progressent, car la meilleure réponse, c'est de montrer que l'Europe répond aux attentes du citoyen", a-t-il encore déclaré.

Face à la menace qui gronde des profondeurs du prolétariat réduit à la misère alors que la hausse des prix continue, derrière la belle assurance qu'ils affichent pour tromper les travailleurs, ils craignent le pire.

"Nous ne pouvons pas rester sans réponses concrètes, sinon l'Europe ira de mal en pis", a conclu Jouyet.

Et comme la situation économique et sociale ne peut aller que de mal en pis...

(source Reuters et AFP


Ils paniquent : Hausse du prix du pétrole remet en cause l'édifice du capitalisme.

Après avoir rappelé que "Le président de la République a eu une idée qui est de dire prélevons le supplément de TVA (généré mécaniquement par la hausse du prix du pétrole), mettons-le dans un fonds spécial et aidons les gens sur le plan social", le ministre de l'Agriculture Michel Barnier (UMP), lors du "Grand rendez-vous" Europe-1/TV5Monde/"Le Parisien"/"Aujourd'hui en France" s'est exclamé "On ne va pas laisser l'économie être détruite ou fragilisée par le prix du pétrole sans rien dire.". C'est la panique !

Il est vrai que l'Etat profite au même titre que les compagnies pétrolières de la hausse du prix du pétrole pour détrousser littéralement les consommateurs, les travailleurs quoi, et ce n'est pas nouveau.

Barnier a demandé à la Commission européenne et aux autres Etats de formuler des propositions pour limiter l'impact de la hausse du pétrole pour "tant de catégories de Français et de citoyens européens".

Tant de millions de travailleurs et de retraités sont dans la misère... mais ce n'est pas à eux qu'il destine des aides financières, mais à des patrons qui traditionnellement ne combattent pas vraiment dans le camp du prolétariat.

Pour leur faire avaler la pillule qui ne nourrit pas son homme il a dit qu'il faut "refaire la preuve du sentiment européen", un sentiment pieux qu'un ventre vide aura vite fait de balayer.

(source : AP 15.06)


Quand un aristocrate se plaint des médias.

"De la pâtée pour chat." Ce sont les termes choisis par de Villepin pour qualifier le contenu de la presse écrite française. Qu'est-ce que vous voulez, la presse et les intellectuels en générale sont tellement médiocres, comme à chaque fin de règne, de Villepin en sait quelque chose !

"En général, je lis la presse dans ma voiture. Heureusement que mes trajets se sont raccourcis parce qu'au bout de cinq minutes, il n'y a plus rien à lire, on manque de nourriture...", a-t-il lancé lors d'un débat à l'université Paris-Dauphine le 6 mai, rapporte le journal en ligne politique.net.

De Villepin va plus loin et dénonce "l'esprit de cour" qui règne en France. "On n'a pas à lire la "une" de certains journaux comme on lirait les bulletins officiels", s'insurge-t-il, avant d'ajouter que "l'époque impériale paraissait plus libre à bien des égards que la lecture des quotidiens nationaux". il doit faire référence à l'époque de de Gaulle que regrette aussi Schivardi et le POI.

"Les médias américains ont pris en otage la démocratie américaine lors de la crise irakienne. Mon sentiment, c'est qu'il s'est passé un peu la même chose pendant la campagne présidentielle française". "Toutes proportions gardées", prend-il soin de préciser...

Bonjour l'ambiance pourrie à l'UMP, ils doivent se haïr, je n'ose pas dire cordialement depuis que le "nazi" (le mot est de de Villepin) Sarkozy est installé sur le trône de l'Elysée.

C'était tellement mieux à l'époque du châtelain Chirac, et que dire de l'époque du général-président, avec le flic-président, leur sort est entre les mains du lumpenprolétariat de la bourgeoisie, il faut les comprendre, normal qu'ils soient nostalgiques, nous non !

(source : Le Monde 14.06)
 


Le 20 juin 2008

Quelques éléments de réflexion très rapidement sur le Parti ouvrier indépendant.

Le POI est en réalité le PT enfin réalisé, pas davantage. Je me suis demandé comment des militants se réclamant du trotskisme pouvaient encore faire confiance à des dirigeants qui les ont induits en erreur pendant plus de deux décennies ? Car il y a 24 ans qu'ils ont mis en avant cette stratégie du POI sans jamais y parvenir, et encore il faut voir dans quelles conditions ils y parviennent aujourd'hui, ce qui me fait dire qu'au milieu des années 80, puis au cours des années 90 et 2000, une autre stratégie aurait dû être mise en oeuvre pour construire le parti puisque celle-là s'était avérée inopérante pendant une si longue période. Cela signifie clairement aussi que les dirigeants du PT avaient été incapables de comprendre la situation, les rapports entre les classes et à l'intérieur des classes. Cela signifie encore que leur ligne politique était erronée, ce qui ne les a pas empêchés de persister dans leur erreur. Maintenant, si ces militants ont avalé tant de couleuvres pendant tant d'années sans broncher, cela signifie qu'ils sont mûrs aujourd'hui pour avoir un Schivardi comme secrétaire national, qu'ils sont prêts à tout accepter, bref qu'ils ont totalement renié leurs idéaux.

La seconde réflexion que je me suis faite concerne une remarque que Schivardi avait faite, selon lui que Sarkozy ou Royal soit élu ne changerait rien. Sauf que si Sarkozy n'avait pas été élu, il n'y aurait pas eu de fondation du POI le 15 juin 2008 ! Cela ne pouvait pas lui venir à l'esprit évidemment. Si Royal avait été élu, on aurait assisté à la même scène qu'après le 10 mai 81, tous les Schivardi et autres syndicalistes réformistes qui ont rejoint le POI se seraient rangés derrière le gouvernement en entonnant les incantations que chacun a encore à l'esprit. Chacun aurait voulu "peser" sur le gouvernement, chacun aurait tenté de faire pression sur le PS et le PCF, etc.

Les dirigeants du PT ont saisi l'opportunité de l'élection de Sarkozy pour tenter un coup, voilà à quoi se résume le POI. Qu'ils aient confondu une situation ouverte par l'élection de Mitterrand avec celle de Sarkozy en dit plus que de longs discours. Et ce n'est pas dit du tout que le coup soit réussi, car lorsque l'on regarde le nombre d'adhérents du POI, que représente-t-il, même pas une adhésion supplémentaire par militant du PT (6 300), alors quand on retire les élus et ceux qui gravitent autour, les adhésions réalisées en 15 minutes sur un trottoir, la masse des militants et ex-militants du PS et des syndicalistes réformistes qui étaient pressentis depuis un moment pour entrer au POI, que reste-t-il à mettre au compte des travailleurs gagnés à ce parti ? Je pense qu'il est bon de remettre les choses à leur place pour évaluer la signification de la fondation du POI.

Le POI, c'est le PT plus Schivardi en bref.

Je n'ai pas encore reçu leur dernier journal donc je ne peux pas commenter leur congrès. Je me contente des information qui m'ont été transmises par un camarade. On peut aussi trouver surprenant que pour un parti de plus de 10 000 adhérents, plus de 30% d'entre eux ne soient pas abonnés au journal de leur parti. Il est surprenant aussi que le meeting qui a suivi leur congrès n'ait réuni que 1 000 participants environ.

S'agissant du modèle fédératif choisi, on retrouve la même structure qu'au PT, le POI ne reconnaît que les courants constitutifs du mouvement ouvrier qui sont bien entendu laissés à la discrétion de la direction de ce parti, le courant marxiste-léniniste en étant exclu autant le dire d'avance. Quant au droit de tendance il est reconnu, mais il doit être "conjoncturel", autrement dit il est théoriquement toléré, en pratique impossible à respecter.

Pour finir, la déclaration finale de ce congrès se termine par un appel à l'organisation d'un référendum sur le traité de Lisbonne marquant la continuité de la politique du PT.

Oui il faut combattre l'Union européenne, mais qui signe les traités qui permettent la transcription des directives européennes dans le droit français : le président de la République, Sarkozy ; qui votent la transcription de ces directives devenue des lois : les députés à l'Assemblée nationale et les sénateurs au Sénat; dès lors qui a le pouvoir de signer ou ne pas signer, qui a le pouvoir de voter ou ne pas voter les traités et les directives, l'Union européenne ou les institutions de la Ve République ? Vous connaissez tous la réponse.

On pourrait aller plus loin, car il faut aller jusqu'au bout de notre analyse : quand des travailleurs occupent une usine remettant en cause la sacro-sainte propriété privée des moyens de production, qui envoie les CRS pour les déloger : Barroso ou Sarkozy ? Qui décide d'augmenter les prix des produits alimentaires dans les grandes surfaces, les patrons ou la Commission européenne ? Vous connaissez tous la réponse.

Dans un forum de la LCR (Forum politique des Marxistes Révolutionnaires), j'ai noté l'intervention d'un militant du PT qui résume à lui tout seul la ligne politique opportuniste de son parti :

"Les mots d'ordre que nous formulons sur la Sécu, l'unité et l'indivisibilité de la République, les nationalisations etc. sont des mots d'ordre qui posent immédiatement la question de la rupture avec les institutions capitalistes de l'UE, et qui elle pose le problème du rupture avec le système capitaliste, son renversement, et enfin le socialisme.

On sera tous d'accord avec le fait que la marche vers le socialisme se présente comme un escalier ; ne pas vouloir franchir un palier essentiel tel que celui de la rupture avec l'UE empêche de pouvoir le gravir complètement."

Il a oublié quelque chose, il passe directement de la Sécu à l'UE, il a fait disparaître le gouvernement Sarkozy-Fillon-Kouchner, les institutions et la constitution de la Ve République, et il parle "d'escalier" sans se rendre compte qu'il a sauté une marche, révélateur, non ? Il est tellement ennivré par le discours lancinant de ses dirigeants sur l'UE qu'il écrit plus loin : "Pour reprendre l'exemple de l'escalier que j'évoquais plus haut : vouloir monter tout en haut de l'escalier est une chose ; mais franchir l'un des palier nécessaire, la rupture avec l'UE, pour le gravir complètement en est une autre.". Voilà comment sont conditionnés les militants du POI, dès lors, évidemment toute discussion sérieuse s'avère totalement impossible, nous le regrettons et n'y sommes pour rien.

J'ai oublié de dire aux camarades du POI que par honnêteté, il aurait bon d'insister sur le fait que le non irlandais n'aurait pas été possible si la constitution de ce pays n'avait pas stipulé qu'un référendum était obligatoire avant la signature d'un traité. Là encore, ce n'est pas Barroso ou je ne sais quelle institution européenne qui a décidé de l'organisation de ce référendum en Irlande, de la même manière qu'en France, c'est la Constitution de la Ve République qui autorise le chef de l'Etat à pas ne pas y avoir recours s'il le souhaite et personne d'autre.

Qui signe, qui décide qui peut signer quoi, c'est élémentaire, non ?

Qui a décidé qu'il n'y aurait pas de référendum ? Le chef de l'Etat et les parlementaires, alors si vous voulez vraiment un référendum : il faut chasser Sarkozy, son gouvernement et son Parlement aux ordres ! D'un coup vous en ferez trois, c'est mieux que de brasser du vent... et des illusions.

Qui décident que la hausse des prix va continuer et qu'il n'est pas possible de l'enrayer ? Les mêmes.

Qui décident de liquider la Sécu, les retraites, le Code du travail, les services publics ? Les mêmes.

Je reviendrai sur le congrès du POI dans quelques jours.

En surfant sur Internet, j'ai trouvé quelques documents qui devraient intéresser les militants, je les mettrai en ligne demain.


Combien il reste pour finir le mois ?

On nous présente souvent les travailleurs comme des attardés mentaux ou des débiles précoces, ils ne comprendraient rien à rien, pas seulement en politique, ils ne seraient même pas capables de compter, voici la preuve du contraire.

Selon une enquête réalisée par l'institut Ifop pour la banque Robeco, 98% des personnes interrogées ont perçu l'augmentation des prix et, parmi elles, 94% disent que l'inflation a un impact sur leur pouvoir d'achat et 92% qu'elle les inquiète. 85% estime que l'inflation élevée va modifier leur comportement et, parmi elles, 66% - contre 61% en mars - comptent réduire leurs dépenses.

Comme quoi ils ne se font aucune illusion, ils sont 77% à estimer que l'inflation sera structurelle et durable, contre 22% qui pensent qu'elle sera conjoncturelle et temporaire.

(source : Reuters 19.06)


Le salariat : l'esclavage des temps modernes.

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, déclare que Sarkozy estime que le projet de loi sur la représentativité syndicale et le temps de travail présenté mercredi en conseil des ministres constitue l'ultime étape du déverrouillage des 35 heures, autrement dit la durée légale du travail pourra être portée à 10 heures par jour si le patron le décide. Ajoutons, conformément à une directive européenne. En réalité, il s'agit d'aligner la durée légale du travail sur celle de la Chine ou l'Inde, ici l'immense majorité des travailleurs indiens bossent 6j/7 sans congés payés ni retraite, 8h/jours, en principe, souvent davantage, gratuitement évidemment, le patron vous offre un thé au lait !

Comme dans le projet de loi, les possibilités de recours aux forfaits en heures ou en jours sont étendues, de facto la notion d'heures supplémentaires disparaît. Mais cela n'a pas empêché le ministre du Travail Xavier Bertrand d'affirmer mardi que "La durée légale du travail reste à 35 heures et on pourra payer les heures supplémentaires comme aujourd'hui à partir de la 36e heure", en ajoutant que "La durée maximale du travail reste inchangée en France, le repos quotidien reste inchangé, le repos hebdomadaire reste inchangé."

Voilà ce que les dirigeants de la CGT et de la CFDT ont signé avec le Medef et la CGPME.

Lors d'une conférence de presse, Laurence Parisot après avoir déploré que le gouvernement ait fait peu de cas de la "convergence de vues sur la méthode" entre le Medef et les syndicats, tout en disant qu'elle approuvait le projet de loi, a ajouté

"Nous aurions préféré qu'une autre voie soit prise pour faire évoluer les choses sur la durée du travail. Ce n'est pas la voie qui a été choisie par le gouvernement, nous prenons acte de ce choix et nous considérons que le texte du gouvernement est bon pour les entreprises (...) et va mettre de la souplesse dans la gestion de la durée du travail", au détriment des travailleurs qui seront davantage à leur merci, on avait compris.

Un mauvais coup en appelle d'autres.

Mardi les députés ont adopté mardi par 321 voix contre 230 le projet de loi de modernisation de l'économie (LME).

La ministre de l'économie s'en est félicité : "C'est un texte riche qui va simplifier la vie des entrepreneurs, améliorer le choix des consommateurs, renforcer les principes de concurrence, aménager des chemins d'épargne différents".

Si la vie des entrepreneurs va s'en trouver "simplifier", que dire de celle des travailleurs qui sont réduits de plus en plus souvent à fréquenter les magasins hard discount pour miséreux.

(source : Reuters 17 et 18.06)


Hortefeux ou le record de la honte.

Hortefeux est un homme comblé, il a réalisé 14.660 expulsions sur les cinq premiers mois de 2008, soit une hausse de 80% par rapport à la même période de 2007.

Il a précisé que de juin 2007 à mai 2008, 29.729 étrangers en situation irrégulière ont été explusés, soit une augmentation de 31% par rapport à la période juin 2006-mai 2007.

Durant la même période, les "départs volontaires" ont été de 8.349, soit un chiffre multiplié par 4 par rapport à l'année précédente. Ce chiffre est fantaisiste, car la plupart qui ont accepté de partir contre une somme d'argent modique ont déjà précisé qu'ils