Lorsque la calomnie tient lieu d'argument politique au PT.
J'ai reçu un mail calomniateur d'un dénommé C. Desnoyers dont voici un extrait, c'est pour vous montrer où en sont rendus certains militants ou plutôt cadres du PT, bouchez-vous les narines ça pue :
"il y a toujours eu des gauchistes sectaires, dogmatiques, scolastiques, perroquets adorateurs d’icônes. Lénine les a qualifiés en son temps. Certains ont mal fini. A l’extrême gauche de la SFIO il y eut Déat. A l’extrême gauche du PCF il y eut Doriot. Si Brahma vous prête vie, je serais curieux de savoir ce que vous serez dans 10 ans.", comme j'ai déjà 51 ans, je serai peut-être déjà crevé dans 10 ans, ce sera un soulagement de ne plus avoir à lire vos conneries, et au moins je n'aurais pas eu besoin de retoucher ma biographie pour la rendre plus présentable aux militants !
Il semble ne pas méconnaître le parcours d'un dirigeant du PT pour oser qualifier le parti de Déat et de Doriot "d'extrême gauche", c'est plus respectable qu'"extrême droite" en effet. Par ailleurs, il fait un amalgame infâme en prétendant que les militants ouvriers qui auraient pu être situés à cette époque à l'extrême gauche de la SFIO ou du PCF auraient eu quelque chose en commun avec la racaille réactionnaire des Déat ou Doriot, c'est proprement dégueulasse. Voilà qui vous honore !
Puisque vous m'y obligez, je vais vous rafraîchir la mémoire et vous mettre le nez dans votre merde, je vais reproduire un article que j'ai trouvé dans le site d'une association antifasciste dénommé Decadi (http://www.decadi.com/index.html), daté du 15 janvier 1999. Cet article parle d'un certain Alexandre Hébert dirigeant de l'OCI-PCI-PT et ami personnel de Pierre Lambert depuis le début des années 50 (je précise qu'Hébert n'est pas le dirigeant que j'ai évoqué dans le paragraphe précédent.) :
" Licenciement par France Télévision de Joël Bonnemaison, journaliste à FR3 Nantes, mis en examen en décembre 1998 après avoir avoué être l'auteur d'une lettre anonyme au Rédacteur en Chef de la station, l'accusant, entre autres, d'être un «dévoyé» et un «bouffon vénal». Ancien responsable local du Front National, intime avec Jean-Marie Le Pen (témoin de son mariage comme Alexandre Hébert, leader anarcho-syndicaliste de Force Ouvrière), auquel il sert de chauffeur lors de ses déplacements dans la région, Joël Bonnemaison militant à FO depuis les années 70 est rédacteur en chef d'" Ouest syndicaliste ", le journal de FO en Loire-Atlantique. Affecté en Vendée à la demande de Philippe de Villiers (Libération du 01.02.99), Bonnemaison est responsable national d'un des trois syndicats de journalistes FO, le Syndicat Général des Journalistes (SGJ), dirigé par Tristan Malle, réputé proche des trotskistes "lambertistes" du Parti des Travailleurs.
"Déjà par le passé, la rédaction a dû déplorer les agissements de M. Bonnemaison et ses manoeuvres avec le Front national", selon une pétition de la rédaction. A l'occasion de la campagne électorale européenne de 1994, Joël Bonnemaison avait par surprise reçu en direct Jean-Marie Le Pen à la place du responsable local du Front national. La direction de FR3 n'avait alors pas réagi malgré les protestations des organisations représentatives du personnel. "
Si cela vous passionne et que vous voulez en savoir davantage, vous pourrez vous connecter sur le site Internet de l'Union rationaliste de la section de Loire-Atlantique (2 articles datés du 12 octobre 1999), Ouest-France du 12 octobre 1999 également, ou sur celui du bimensuel Français d'Abord ! du Front National auquel il avait donné une interview le 6 octobre 1999, les archives de Libération et du Monde qui lui avaient consacré un article. Et si cela ne vous suffisait pas, consultez donc l'Anarcho-syndicaliste du 28 mars 1996, il y commentait l'élection de Mgr Jean-Marie Lustiger à l'Académie française en usant plus de sept fois du nom juif du prélat : Aaron Lustiger, ainsi que le font couramment et la plupart des journaux proches du Front national, et si vous n'avez toujours pas envie de vomir après, contactez la direction confédérale de FO qui avait réagi à l'époque " aucun dirigeant de FO n'est habilité à entretenir des contacts avec le FN, dont elle dénonce régulièrement le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie.", ou la direction du PT qui se serait désolidarisé de Hébert (à propos de son interview à Français d'abord! par la voie de son comité directeur le 9 octobre1999.
J'ajoute que Bonnemaison a écrit une biographie d'Hébert : Alexandre Hébert, 50 ans de luttes syndicales par Joël Bonnemaison, Editions du Rocher. (1996)
Quand on a eu ou que l'on a encore dans son propore parti des individus de ce genre, je pense que l'on est très mal placé pour donner des leçons à qui que ce soit. Vous m'attaquez, je vous réponds c'est légitime. Personnellement je n'ai jamais appartenu à d'autres organistions que l'OCI de 1978 à 1981, à FO de 1981 à 1985, et à la Libre Pensée de 2005 à 2006 et je n'ai jamais entretenu de relations personnelles ou particulières avec un membre d'un autre parti, et je ne suis adhérent à aucun parti ou groupe, aucune organisation ou association pour le moment.
J'entends déjà des militants du PT hurler à la calomnie, alors que je ne fais ici que reproduire des faits connus et vérifiables, qu'ils s'en prennent à qui de droit, qu'y puis-je si leurs dirigeants sont infréquentables ? Voyez-vous je suis du genre à tout dire, y compris et surtout ce qu'il faudrait cacher pour des raisons inavouables. Et estimez-vous heureux encore du peu d'informations qui transpirent et nous parviennent.
Avant de me provoquer, la prochaine fois vous y réfléchirez à deux fois, car je ne suis pas du genre à me laisser faire en règle générale, encore moins par des minables ou des parasites.
Cet ignoble individu ignore ou feint d'ignorer que je n'ai jamais renié mes convictions depuis 1977, donc je pense que c'est plutôt lui et ses compères qui devraient s'inquiéter de ce qu'ils sont déjà devenus !
De plus, il faudrait faire passer à la trappe les marxistes comme je l'ai écrit hier. A moins que seuls quelques dirigeants du PT soient encore habilités à citer Marx par exemple, histoire de pouvoir mieux camoufler leur capitulation !
Vous avez lu de quelle manières les militants du PT sont méprisés par leur direction qui a pris la décision de liquider leur parti sans que les militants en soient informés, sans la moindre discussion, et ce monsieur voudrait me donner une leçon en prétendant que je pratiquerais le culte de la personnalité, alors que les militants du PT devraient obéir au doigt et à l'oeil aux décisions arbitraires de leurs dirigeants, les militants feront la part des choses j'en suis certain.
Pour conclure, vous ne me ferez pas taire, vous perdez votre temps en m'insultant, vous n'arriverez même pas à me déstabiliser ou à me faire perdre mon contrôle. Contrairement aux mauvaises habitudes que l'on trouve dans pratiquement tous les partis, je n'ai jamais demandé à un militant de me croire sur parole, et s'il le faisait par malheur pour lui, il se ferait vertement engueulé, au contraire, j'invite toujours les militants à vérifier les informations que je leur fournis, idem pour les analyses que je produis, ensuite chacun en fait ce qui bon lui semble, c'est cela l'exercice et le respect de la démocratie, tout du moins c'est ma ligne de conduite.
A propos du PT
J'ai lu le quatre pages que vient de faire paraître la direction du PT sur Pierre Lambert.
Comme il fallait s'y attendre c'est un tissu de manipulations et de contrevérités qui n'a pour seul objectif que de justifier le cours liquidateur et réformiste impulsé par Lambert à son organisation. On ne s'attendait pas à autre chose en vérité. Ils procèdent comme d'habitude par omissions : en partant du principe que peu de militants ont eu connaissance des faits réels, par conséquence on peut sélectionner ceux que l'on veut pour leur raconter ce que l'on veut. La méthode est redoutable et efficace. Mais à ce jeu-là fort malhonnête, on finit toujours par se prendre à son propre piège, la vérité est révolutionnaire souvenez-vous. En lisant les articles de Lambert contenus dans ce quatre pages, j'ai eu en partie confirmation de l'analyse que j'ai portée sur Lambert et sa tendance viscérale à l'opportunisme. J'y reviendrai dans quelques jours si j'en trouve le temps.
Ce que j'ai trouvé de particulièrement révélateur du personnage, c'est l'incapacité dont on fait preuve les dirigeants du PT de lui trouver la moindre qualité dans l'hommage somme toute sommaire qu'ils lui ont rendu dans ce document. Gageons qu'ils se rattraperont et se répandront en louanges dithyrambiques le 25 janvier.
Que l'on respecte l'homme qu'il a été est une chose, mais cela ne doit pas nous conduire à l'amnésie, car on ne pourra pas comprendre le présent aussi longtemps que nous n'aurons pas compris le passé, et encore moins définir une tactique correcte pour avancer vers notre objectif. Il ne faut tout de même pas oublier que l'incapacité du prolétariat de se doter d'une direction révolutionnaire demeurera (et demeure) le facteur déterminant de la seconde moitié du XXe siècle et que Lambert en porte en partie la lourde responsabilité, bien qu'elle ne repose pas entièrement sur ses épaules, il ne servirait à rien de l'accabler aujourd'hui.
Le plus difficile dans la vie réside sans doute dans la capacité à faire la part des choses en toutes circonstances, à prendre la mesure du cours des événements sans perdre de vue ce qui est essentiel de ce qui est secondaire, sachant qu'un facteur secondaire peut à un moment donné devenir déterminant ou l'inverse...
Le plus difficile dans la vie, ce n'est pas de connaître nos propres faiblesses ou lacunes qui déterminent en quelque sorte nos propres limites. Après tout c'est humain et personne n'est parfait loin de là. A défaut de pouvoir y remédier, tout simplement parce que l'on ne peut pas revenir en arrière et refaire notre propre histoire, on peut certes travailler inlassablement à les combler en sachant qu'on n'y parviendra jamais totalement, et on peut trouver les moyens d'y suppléer, par exemple, en nous montrant attentif aux qualités des militants qui nous entourent et qui ne partagent pas forcément notre point de vue, ou encore, en faisant preuve de modestie et en témoignant la même tolérance envers les autres militants que celle que l'on s'accorde volontiers par la force des choses. Il est dit quelque part que l'on devrait faire preuve de davantage de rigueur envers soi-même qu'envers les autres, tout simplement parce que nous sommes différents et que nous n'avons pas fait les mêmes expériences dans la vie.
La politique ne se résume pas à des formules apprises par coeur et sans cesse rabâchées au fil du temps. De la même manière les enseignements du marxisme ne doivent pas être pris à la lettre et transposer littéralement quelques décennies ou siècles plus tard, il faut au contraire en conserver "l'esprit" comme disait Lénine, on devrait plutôt dire la méthode qui permet de relier les faits entre eux pour saisir le processus historique dans sa continuité, le matérialisme dialectique, sinon l'on tombe fatalement dans l'autoritarisme aveugle ou le sectarisme avant de sombrer dans l'opportunisme. Vouloir transposer littéralement la théorie dans la pratique est une absurdité qui peut conduire à bien des reniements.
Tous ceux qui ont tenté de biaiser avec l'histoire ou qui ont cherché des raccourcis pour construire le parti se sont toujours cassés les dents dans le passé, il ne fait donc aucun doute qu'il en sera de même dans l'avenir. C'est dans cette voie que Lambert et Gluckstein ont engagé leur parti depuis 21 ans avec le succès que l'on sait, qui confirme si besoin est mon appréciation. Ces lignes s'inscrivent dans la continuité de mon combat politique et rien d'autre. Ceux qui seraient assez tordus pour y voir un combat personnel pour ensuite affirmer que je calomnie la mémoire de Lambert feraient bien de réfléchir à deux fois avant de s'engager sur cette planche pourrie, car le retour de bâton pourrait s'avérer cruel pour eux.
Je n'ai jamais révélé le contenu de mes relations récentes avec un dirigeant du courant communiste internationaliste du PT qui m'avait écrit dans son dernier mail ordurier que je voulais "tuer le Père" en attaquant le PT, vous aurez reconnu au passage le langage des curés de la franc-maçonnerie, je lui réponds aujourd'hui que le Pére est mort, mais qu'il se rassure il lui reste le Fils (Gluckstein) et le Saint-esprit (Blondel et la franc-maçonnerie), amen ! Quand à 25 ans d'intervalle, le même individu vous sort qu'attaquer la politique et le fonctionnement de son parti, c'est se placer fatalement dans le camp des ennemis du PT et du prolétariat, et que par conséquence je me situerait de l'autre côté de la barricade, on se dit spontanément qu'un tel état d'esprit détestable, partagé unanimement par la direction du PT, ne s'est pas développé par hasard. Puisque quiconque à finalement le droit de se réclamer du trotskisme ou du marxisme, qu'on me permette de dire ici, qu'une telle attitude est étrangère au léninisme et qu'il s'expose à la polémique.
Personnellement, je pense que Lambert et les militants qui ont accepté de se placer sous sa tutelle après-guerre n'ont pas été capables d'assurer la continuité de la tradition révolutionnaire du prolétariat international, donc celle du bolchevisme. Je pense évidemment la même chose de la LCR et de LO, ainsi que des groupes issus du PCI qui se réclament de l'héritage des trotskistes de cette période. Chacun a évidemment le droit de penser ce qu'il veut du moment que ses arguments reposent sur des faits, ce que je me suis employé à faire depuis plusieurs années. Je suis convaincu que tant que nous n'aurons pas réussi à refaire le lien avec l'héritage que nous ont laissé Marx et Lénine, nous ne pourrons jamais construire le parti.
Maintenant, on nous dit que le monde a beaucoup changé pour justifier l'abandon du léninisme qui se confond avec la place et le rôle du parti bolchevik comme forme enfin trouvée du parti ouvrier capable de mener le prolétariat au pouvoir. Hier le prolétariat devait affronter des régimes despotiques tel celui du tsar Nicolas II ou celui du kaiser Bismarck, nous, nous avons Poutine, Bush ou Sarkozy, et ce qui était valable hier ne le serait plus aujourd'hui, qu'on veuille bien nous expliquer pourquoi. Un constat. Au cours du XXe siècle, en dehors du parti bolchevik et de la révolution russe d'octobre 1917 qui font figure d'exception, des types de partis très divers ont été construits sans jamais mener le prolétariat au pouvoir... avant de se décomposer ou de disparaître, toutes les formes de gouvernement ont été essayé sans que le prolétariat ne parvienne au pouvoir, pire encore, elles ont contribuées à désarmer le mouvement ouvrier et à le rejeter des décennies en arrière, de nombreuses tactiques ont été utilisées pour combattre le capitalisme sans jamais le vaincre, en réalité elles ont conduit à mieux l'enchaîner à l'impérialisme par le biais du réformisme, regardez ce qui se passe en Bolivie avec l'assemblée constituante, etc., bref, à chaque fois que l'on a voulu s'écarter d'un millimètre du léninisme, le mouvement ouvrier a essuyé échecs ou défaites sanglantes, suivis d'une débâcle générale conduisant au bout du compte à la décomposition et la dispersion de son avant-garde, à l'effondrement de son niveau théorique. Ne pas tirer le bilan de cette période, c'est manifestement faire preuve d'inconscience et manquer de rigueur politique. C'est ce travail qui n'est pas facile à effectuer et non la situation en soi comme on se complaît à nous le rabâcher.
J'ai envie de terminer en disant : la discussion continue, mais comme je sais que cette affirmation est généralement teintée d'hypocrisie, je préfère dire que je prends mes responsabilités en écrivant ce que je pense sans me soucier si cela plaira aux uns et déplaira forcément aux autres. C'est la libre interprétation des faits et la confrontation des idées (et des expériences) qui permettront de faire avancer la discussion, à partir du moment où chacun en acceptera les règles, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui malheureusement. Et ce sont les faits qui permettront de dire qui avaient raison et qui avaient tort, l'essentiel étant que ceux qui auront eu tort sauront en tirer les conséquences et rejoindront à temps ceux qui avaient eu la chance d'être plus lucides, le tout dans un esprit de fraternité.
Le parti est avant tout une oeuvre collective, ce qui semble avoir été oublié par beaucoup de militants. Peu de temps avant d'être assassiné, Trotsky avait manifesté son agacement devant la polémique qui déchirait quotidiennement les rangs de l'avant-garde en France. On peut dire 68 ans plus tard que rien n'a changé, c'est bien la raison qui me fait dire que la tradition du bolchevisme n'a jamais été assumée depuis cette époque, j'en suis vraiment désolé pour ceux qui pensent sincèrement le contraire.
Le Parti des travailleurs complice de l'appareil de FO
Voici la présentation des documents syndicaux que j'ai mis en ligne aujourd'hui.
A l’Union départementale de FO de Loire-Atlantique dirigée par le rejeton d’Alexandre Hébert, Patrick Hébert (PT (CCI)), pour rappel à FO comme au PT ils se transmettent les titres de père en fils comme dans les monarchies, il a proposé une résolution où il ne demandait pas le retrait de la signature de FO, il exprime des plats regrets ce qui n’engagent et ne changent évidemment rien, cette résolution a recueilli 33 voix sur 34. Gageons qu’il a été obligé de pondre cette résolution face à la contestation de la base, mais l’appareil monolithique de FO a tenu bon c’est l’essentiel.
Une autre résolution présentée par un délégué qui incluait le retrait de la signature de FO en a recueilli une seule, celle de son auteur évidemment.
Quant à la prise de position de la Commission Exécutive de l'Union Départementale de Haute-Loire, il n’y figure pas non plus l’exigence du retrait de la signature de FO.
Bref, sur une vingtaine d’Unions départementales FO que dirigent des militants du Parti des travailleurs (selon mes informations, sans doute moins en réalité), pas une n’a condamné la signature du Bureau fédéral de FO. Nous sommes bien obligés d’en conclure que le PT est bien le complice actif de l’appareil pourri de FO, donc de la bourgeoisie. C’est cela aussi le parti de Lambert !
On comprend pourquoi dans le numéro 828 d’Informations ouvrières, le journal du PT, en page 4, ne figure nulle trace d’un début de condamnation de cet accord aggravant la précarité des travailleurs. Pire encore, il y est reproduit un communiqué de FO vantant les mérites de cet accord scélérat. Je peux adresser par Internet les articles de cette page aux camarades qui en ferait la demande, c’est très instructif et permet de mieux comprendre la véritable nature du PT et de ses dirigeants, des révolutionnaires en paroles, des réactionnaires en actes.
Le 25 janvier 2008
cliquez ici pour télécharger les trois résolutions (format pdf)
Sur Lambert, le PCI et le PT
Je vous encourage tous à lire et à faire lire l'article de Vincent Présumey que je viens de mettre en ligne. J'aurais pu reprendre le titre d'un des passages de cet article L'OCI et sa plus éminente médiocrité, mais j'ai préféré m'abstenir.
Vous apprendrez aussi que l'alliance entre Lambert et l'appareil de Force ouvrière ne datait pas de 1969 mais de 1959, disons officiellement, et que Lambert favorisera le développement de Lutte ouvrière de la bouche même de Robert Barcia, dirigeant historique de LO !
Voici le passage en question.
"C'est alors, en 1959, et non pas en 1969 à la suite de la décision de voter Non au référendum gaulliste, que Lambert et Hébert votent pour la première fois pour le rapport moral au congrés de la CGT-Force ouvrière. C'est là un évènement inconnu, ignoré, des "lambertistes" évidemment, mais aussi des antilambertistes patentés qui généralement ne savent pas déméler, dans leur hostilité mélangée à FO et au trotskysme, ce qui est insertion normale dans une organisation syndicale réformiste et ce qui est caution des aspects les plus droitiers, les plus dangereux, de la politique de ses dirigeants. Or en 1959, à la surprise des autres courants anarchistes, syndicalistes révolutionnaires ou socialistes de gauche, Hébert et Lambert, représentants reconnus de l'opposition de gauche dans FO, votent pour le rapport moral d'une direction confédérale qui vient de refuser de voter Non au premier référendum gaulliste, celui sur la constitution de la V° République, comme l'ont par contre fait la FEN et la CGT. Pas un mot, par exemple, de ce premier et décisif ralliement, dans le livre de Lambert et Gluckstein Itinéraires, qui explique que ce qu'ils présentent comme l'alliance entre révolutionnaires et réformistes pour sauvegarder le "syndicalisme indépendant" de FO date de 1969. La vraie raison en est que la direction de FO a exclu d'anciens opposants socialistes "de gauche" mais "Algérie française" autour de Raymond Le Bourre (un ancien pivertistes qui finira au Front national ...) surpris par la presse dans un ascenseur avec ... les hommes du général, Michel Debré et Jacques Soustelle. Cette rupture est censée garantir l' "indépendance syndicale" même en soutenant en fait De Gaulle ! Hébert et Lambert deviennent alors l'opposition officielle, intégrée dans l'appareil de la confédération.
Un autre fait peu connu mérite d'être rapporté ici, car il souligne des évolutions parallèles entre organisations dont la culture militante et la culture tout court finissent à long terme par diverger : c'est aussi en 1958 que le groupe Voix ouvrière et le groupe La Vérité dit "groupe Lambert" entrent en contact, sans aucun doute sous la forme d'un "dialogue de chef à chef" qui conforte chacun des deux chefs dans son propre groupe, Lambert d'une
part, Robert Barcia dit Hardy d'autre part, et que des diffusions communes sont organisées devant les entreprises avec des mesures de protection contre les agressions staliniennes : selon Robert Barcia, "Grâce à Lambert, nous nous sommes ouverts sur la province" (entretien dans La véritable histoire de Lutte Ouvrière, 2003), autrement dit le "joint venture" a surtout profité à Voix Ouvrière et Lambert a contribué de manière décisive au développement national de ce courant rival !
Faut-il commenter ? Je pense sincèrement et honnêtement que, la caractérisation de Lambert par les ex-dirigeants, cadres et militants de l'OCI-PCI-PT que l'on aurait pu juger exessive, était en réalité conforme ou au-dessous de la réalité.
On a parfaitement compris que Lambert n'avais jamais eu l'intention de construire un parti révolutionnaire et qu'il a berné dirigeants, cadres et militants qui l'ont suivi pendant des décennies. On a compris aussi qu'il avait abandonné le trotskisme dès la fin des années 40. Ce qui me rassure, c'est que j'étais arrivé à cette conclusion en me basant uniquement sur la politique qu'il avait mise en oeuvre au cours de sa misérable carrière d'escroc politique, et non en me basant sur ses basses manoeuvres et ses méthodes dignes des staliniens, en analysant pas à pas la politique du PCI et du PT. Quel soulagement !
Le plus triste de cette histoire, c'est l'état de décomposition avancée de l'avant-garde qui doit bien faire marrer les représentants de la bourgeoisie, les bureaucrates pourris des syndicats, les social-impérialistes et les staliniens, ainsi que tous ceux qui continuent l'oeuvre de Lambert, de Krivine et de Barcia, au nom du trotskysme évidemment.
On a envie de dire : tournons la page, mais ce serait trop facile, autant cesser le combat tout de suite. Nous devons essayer calmement de comprendre pourquoi les choses se sont passées ainsi. J'ai l'intime conviction que si la démocratie avait existé dans ces partis et que leurs dirigeants avaient été animés par des intentions sincères, malgré toutes les faiblesses et les lacunes des uns et des autres, nous aurions pu constuire un parti révolutionnaire. Je ne peux pas accepter la thèse selon laquelle les choses auraient dû fatalement se passer ainsi, c'est l'argument employé par les anticommunistes. Lambert a agi délibérément dès lors qu'il eut évincé tous les anciens dirigeants du PCI, c'est un élément capital pour comprendre la dégénérescence de la IVe Internationale et finalement sa destruction.
Aujourd'hui, pas un dirigeant ou militant ne peut prétendre à lui seul comprendre et analyser correctement la situation mondiale et définir les tâches que nous avons à accomplir. Lambert et les autres dirigeants du PCI se sont retrouvés dans la même situation après la mort de Trotsky. Il faut avoir la modestie de le reconnaître. Nous n'avons pas les capacités d'un Marx, Engels, Lénine ou Trotsky. Cela étant posé, il me semble que pour appréhender correctement le centralisme démocratique, il faut accorderautant d'importance à la démocratie qu'au centralisme dans le parti.
Par exemple, il n'est pas pensable de publier une analyse sans l'expliquer en profondeur avec des mots qui soient compréhensibles par tous les militants. Il faut qu'elle soit accompagnée d'une notice explicative pour en faciliter la lecture étant donné que tous les militants n'ont pas forcément le niveau théorique requis pour se prononcer librement. Il faut en expliquer les tenants et les aboutissants dans les moindres détails pour qu'une réelle discussion puisse avoir lieu, pour que la majorité des militants soient capables d'en vérifier le bien-fondé, de la comprendre, avant de se l'approprier si elle s'avère correcte, une fois que toutes les hypothèses ont été étudiées, que tous les doutes ont été levés, etc., sinon on assistera encore aux mêmes dérives catastrophiques que par le passé. La tactique, la ligne politique ou la stratégie du parti doit être le produit d'une élaboration collective de la direction et non celle d'un seul dirigeant.
C'est la responsabilité de la direction du parti de faire en sorte que les choses se passent ainsi, mais aussi celle de tous les militants. "Le dirigeant a dit", cette attitude de cadres ou militants soumis doit être combattu, elle est pitoyable, minable, inacceptable. La moindre erreur doit être reconnu devant tous les militants, la moindre malhonnêteté intellectuelle doit être immédiatement sanctionnée. Il faut que les militants aient connaissance de l'histoire de leur parti, de leurs dirigeants. Il n'est pas possible qu'il y ait dans le parti une politique officielle destinée aux militants et aux travailleurs, et une politique secrète et des rapports occultes réservés à une poignée de dirigeants sans scrupule. On évoque la malhonnêteté viscérale de Lambert, mais on pourrait dire la même chose des dirigeants de la LCR et de LO. Dites-moi où des organisations disposant de moins de 2 000 militants ont trouvé les moyens financiers pour faire paraître un journal pendant des décennies, qui plus est en kiosque, entretenir des permanents, des locaux, etc ? Qui a financé leur activité politique ? Je n'ai pas attendu la disparition de Lambert pour me poser cette question.
Faisons un peu de politique maintenant si vous voulez bien.
Des militants de la LCR exclus de la CFDT en 1988 ont créé le syndicat SUD. Question : pourquoi le parti de Lambert qui dirigent 9 fédérations et une vingtaine d'unions départementales (selon les informations que l'on m'a transmises), donc qui sont à la tête de milliers de syndiqués, pourquoi n'ont-ils pas rompu à un moment donné avec la direction pourrie de FO pour créer un syndicat lutte de classe ? Vous avez le droit de poser la question à tous les militants du PT. Je ne prétends pas que SUD serait la panacée, je l'ai évoqué pour montrer que c'était possible de créer un syndicat ouvrier, à condition d'en avoir la volonté, ce qui n'a jamais été le cas de Lambert et sa clique de bureaucrates.
Ce qui a pourri le trotskysme, ce n'est pas particulièrement la subordination des dirigeants au PCF ou au PS, bien que cela ait joué un rôle important à différentes périodes de la lutte des classes, mais ce que l'on a sous-estimé, c'est leur subordination aux appareils des syndicats qui a pris forme dès l'après-guerre, la lutte contre le stalinisme (et contre le "pablisme" dans le cas du PCI) a été l'arbre qui a permis de cacher la forêt d'une certaine manière. Il y a d'autres causes bien sûr, mais celle-ci perdurent et le mouvement ouvrier sera livré au capitalisme aussi longtemps que les dirigeants n'auront pas rompu avec les appareils des syndicats, c'est une certitude, si aucun autre parti ne voit le jour... Le mot d'ordre que nous leur adressons, ce n'est pas rompez avec les 10 ministres capitalistes du gouvernement Kerenski, c'est romper avec les appareils, rompez avec la CES, la CSI, l'OIT, rompez avec le capital et toutes ses agences.
Pour terminer dans la gaîté, j'ai lu qu'outre Bergeron, Blondel et Mailly, pratiquement tout le bureau confédéral du syndicat Force ouvrière avait assisté aux obsèques de Lambert, ainsi que l'infréquentable "ami" de Lambert, Alexandre Hébert, accompagné d'une trentaine de militants de Loire-Atlantique. Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es. Il aura eu les obséques qu'il méritait en somme !
J'ai lu aussi avec intérêt quelques passages de l'oraison funèbre prononcée par le sombre Gluckstein, en voici des morceaux à ne pas piquer des vers : le « travail lent, patient, minutieux » de Lambert « n'a pas donné de résultats
spectaculaires », c'est le moins que l'on puisse dire, pour le justifier « la route est longue », tu parles, et en bon bureauctrate qui n'a pas de problèmes pour boucler les fins de mois « Nous avons tout notre temps à condition de prendre nos responsabilités », pensez-vous : « les conditions objectives de la Révolution mûrissent », tiens c'est étrange, je croyais qu'elles étaient mûres et qu'elles avaient commencé à pourrir, le capitalisme agonisant, cela vous dit sans doute quelque chose camarades. (source : Forum politique des Marxistes Révolutionnaires)
Sur Lambert, le PCI et le PT (2)
Pendant la semaine qui s'est écoulée je ne suis pas resté les bras croisés. Je serai débarrassé des travaux qui m'occupe chez moi dans quelques jours.
J'ai profité de mes rares temps libres pour préparer une réponse à deux textes que m'a envoyés le camarade ex-cadre ou dirigeant du PCI avec lequel j'ai entrepris une correspondance. Nous abordons des questions importantes pour l'avant-garde. Bien évidemment nous avons des points majeurs de désaccords qui nécessitent une longue réflexion ou de s'y reprendre à plusieurs fois avant d'y apporter une réponse. Sur le rôle joué par Pierre Lambert dans la liquidation du PCI et de la IVe Internationale, je prétends qu'il avait prémédité son coup de longue date et j'ai eu ce matin un éclair de lucidité, si je peux appeler cela ainsi, qui m'a conduit à étayer encore plus solidement ma conviction. Ce camarade m'a expliqué en substance que Lambert avait oeuvré à la construction du parti entre les années 50 à 80 et que c'est seulement à partir du début des années 80 qu'il a privilégié les rapports d'appareil à appareil.
Cette version ne tient pas la route pour plusieurs raisons. Tout d'abord, sans même tenir compte des déclarations de Lambert dès 1947 en faveur de la construction d'un autre type de parti qu'un parti bolchevik ou sa proposition faite à A. Hébert de reconstruire la Première Internationale en 1950 dans le dos de la IVe Internationale, quand on repense au soutien quasi permanent de Lambert à Bergeron puis à Blondel à FO depuis le début des années 60, c'est-à-dire depuis son adhésion à FO, puis il faut se poser une question : comment Lambert aurait-il pu avancer ouvertement dans cette voie (celle du PT en direction des militants du PS et du PCF notamment) avant l'élection de Mitterrand, donc avant que le PS et le PCF entre en crise profonde et surtout avant l'effondrement de l'URSS et de ses satellites, c'était quasiment impossible.
Il ne faut pas oublier un point important : le congrès d'Epinay de 1971 et la tactique de l'Union de la gauche à laquelle devait être associée le PCF, avait pour objectif de réduire l'influence du PCF sinon de le réduire à une portion congrue. Si vous ne le saviez pas ou que vous n'en êtes pas convaincus relisez les interventions des dirigeants du PS de l'époque, vous les trouverez facilement sur Internet.
L'objectif des dirigeants du PS n'a jamais été d'instaurer le socialisme ni même d'avancer timidement dans cette voie, mais de servir de voie de recours à la bourgeoisie en cas de défaillance du régime ou de la défiance d'une large frange de la petite bourgeoisie envers le (ou les) parti officiel de la bourgeoisie, afin d'éviter une crise ouverte du régime...
Fondamentalement le PS est un parti bourgeois, anticommuniste et contre-révolutionnaire depuis 1971, caractérisation rejetée par tous les dirigeants du PCF, de la LCR, de LO et évidemment du PCI-PT. Je prétends que l'un des facteurs qui est à l'origine de la faillite des trois derniers partis cités est leur lien organique, idéologique ou politique permanent avec la SFIO-PS. L'insistance désespéré avec laquelle ils voudraient nous faire croire qu'ils seraient "indépendants" du PS ou de l'idéologie qu'il véhicul