pour un parti révolutionnaire



Infos en bref sur le Parti des travailleurs


    2008

Quelques éléments de réflexion très rapidement sur le Parti ouvrier indépendant. (20.06.08)
Sur le POI. (17.06.08)
Complément à propos du congrès de fondation du POI. (08.06.08)
Congrès extraordinaire du PT le 1er juin. (01.06.08)
Causerie sur le parti. (22.05.08)
Infos du site (14.05.08)
Schivardi et et le POI dans leurs oeuvres. (18.04.08)
Un mot sur le PT. (18.04.08)
Schivardi, un socialiste ! (30.03.08)
Sur Lambert, le PCI-PT et le parti. (27.03.08)
Un mot très bref sur le dernier éditorial (n°832) de D. Gluckstein. (18.02.08)
Sur Lambert, le PCI et le PT (2) (18.02.08)
Sur Lambert, le PCI et le PT (1) (02.02.08)
Le Parti des travailleurs complice de l'appareil de FO (25.01.08)
A propos du PT. (22.01.08)

    2007

Lorsque la calomnie tient lieu d'argument politique au PT. (20.04.07)
Infos du site. (20.04.07)
Un scoop : le PT au bord de l'explosion ? (19.04.07)
Schivardi sur Europe 1 (08.04.07)
Infos Lutte de classe (04.04.07)
Jusqu'où ira l'irresponsabilité politique des dirigeants du PT ? (01.04.07)
Schivardi le "candidat de maires" (31.03.07)
Infos Lutte de classe (15.03.07)
Un courriel reçu d'une ex-militante de l'OCI (28.02.07)
A propos du traité de Maastricht et de la rupture avec l'Union européenne. (24.02.07)
Infos Lutte de classe (22.02.07)
Quand la Commission européenne dit elle-même qu'elle sait ce qu'elle fait. (21.02.07)
Infos Lutte de classe (19.02.07)
Complément sur le communiqué n°18 de Schivardi (11.02.07)
A propos du site Lutte de classe (10.02.07)
Infos du site Lutte de classe (06.02.07)
Infos du site Lutte de classe (25.01.07)
L'ouvrage de Karim Landais (11.01.07)
Addition au texte de Daniel Coquema (09.01.07)
Un nouveau blog (09.01.07)
A propos de Schivardi. (02.01.07)
Un courriel reçu d'un militant du PT (02.01.07)
Un courriel reçu d'un ex-militant du PCI (02.01.07)

    2006

Sur l'édito n°774 d'Informations ouvrières (21.12.06)
Quelques mots en bref (17.12.06)
Courriel reçu (05.12.06)
Réponses à l'article : Schivardi "le grand-écart" (02.12.06)
Chirac : vive la République et la démocratie ! (entre le 15 et 21.06)
Schivardi : vive le suffrage universelle ! (entre le 15 et 21.06)
Gluckstein : vive la démocratie !(entre le 15 et 21.06)



Du 15 au 21 novembre 2006

Gluckstein : vive la démocratie !

« comme nous, ils (les peuples d'Europe) veulent vivre dans la démocratie, dans la souveraineté » Daniel Gluckstein, lors du meeting à Paris, le 18 novembre.

Franchement, je ne suis pas sûr que les travailleurs posent la question du pouvoir de cette manière là, car c'est bien de cela qu'il s'agit et rien d'autre, si l'on veut réellement changer de politique dans ce pays et mettre en oeuvre une politique conforme aux intérêts du prolétariat et de sa jeunesse. Gluckstein s'affranchit de poser la question du pouvoir lors d'une campagne électorale et prétend vouloir changer quelque chose dans ce pays. Il se moque des militants et des travailleurs.

Selon le PT, il est impossible de poser la question du gouvernement ouvrier autrement qu'en posant la question de la rupture avec l'Union européenne, parce qu'elle déciderait de tout et détiendrait le pouvoir réel. Qu'en est-il en réalité ?

Les chefs d'Etat nomment dans leur pays respectif un diplomate à la Commission européenne, dont l'essentiel de l'activité consiste à rédiger des directives que les chefs d'Etats sont ensuite censés mettre en application. Donc, le chef de l'Etat se trouve bien être à l'origine et à la fin de ce processus. En dernier lieu, c'est bien le Chef de l'Etat et son gouvernement qui prennent les décisions et non l'Union européenne. Quant aux menaces proférées régulièrement par l'UE à l'encontre des Etats qui n'appliquent pas telle ou telle directive, allant jusqu'à brandir des sanctions financières, d'une part cela confirme que ce sont les Etats qui décident en dernier lieu de l'application ou non d'une directive, et d'autre part, les chefs d'Etat sont libres de passer outre les menaces de l'UE et peuvent rejeter ses sanctions s’ils le décident. Alors pourquoi le PT passe-t-il son temps à vouloir nous faire croire le contraire ?


Schivardi : vive le suffrage universelle !

Schivardi (PS), membre du Comité pour la reconquête de la démocratie, lors du meeting du 18 novembre à Paris : « Mais la démocratie ne commence-t-elle pas par respecter le suffrage universel (…). ».

Le suffrage universel, mais encore faut-il avoir en permanence à l'esprit les conditions dans lesquelles se déroulent la campagne qui précède ces élections, la manière dont ces élections sont organisées, au cours de laquelle certains partis et certains sujet sont systématiquement mis sur le devant de la scène, alors que les autres sont quasiment censurés ou interdits de parole.

Personnellement, je suis pour que l'on parle de l'Union européenne, qu'on la condamne, mais sans oublier de dire qu’elle sert d'alibi numéro un à Chirac et son gouvernement pour nous matraquer, ce que ne dit jamais le PT. Raison de plus dirons les militants du PT, on fait sauter l'UE et après ce sera le tour de Chirac. Mais alors il me vient immédiatement une question à l'esprit : pourquoi ne pas virer Chirac tout de suite : n'est-ce pas le Chef d'Etat qui nomme le commissaire européen qui est chargé au sein de l’UE de rédiger ou de mettre au point les directives européennes ?

Le Président de la République et son gouvernement ne sont pas les représentants du capitalisme français, mais ceux du capitalisme mondial.

L'UE est une création des chefs d'Etat pour représenter les intérêts du capitalisme mondial et plus particulièrement la portion de ce capitalisme mondial qui est implanté sur leur territoire et dont ils ont en charge la gestion politique, dès lors on comprend parfaitement pourquoi il ne leur reste plus au bout du compte que les fonctions régaliennes de l'Etat à remplir, l'armée, la police et la justice, l'Etat n'étant plus pour le citoyen qu'un appareil répressif .

L’Etat ne disparaît pas loin de là, il faut le signaler au passage, car l’Etat demeure le premier pourvoyeur de fonds de l’industrie d’armement, et le premier débiteur des banquiers et des rentiers que la dette de l’Etat engraisse quotidiennement.

Cependant, les Etats ont une histoire, des institutions, une constitution, des services publics. S'ils peuvent liquider les services publics, ils ne peuvent pas interdire à la lutte des classes de s'exprimer, même en institutionnalisant le « dialogue social », en intégrant les syndicats à l'appareil d'Etat, l’ensemble des institutions ne jouant plus qu'un rôle de subsidiarité par rapport au pouvoir du capitalisme mondial dont le intérêts sont représentés et défendus en Europe par l'Union européenne.

Ils peuvent pourrir les organisations et les partis traditionnelles du mouvement ouvrier, mais ils ne peuvent pas l'empêcher de se réorganiser sur une orientation politique correcte qui mettra au cœur de son action, l'abolition du capitalisme, ce qui passera avant tout par la prise du pouvoir politique, le renversement du gouvernement, l'abolition des institutions et l'instauration d'une république sociale. C'est le point faible du capitalisme : la résistance du mouvement ouvrier et sa capacité à s'organiser sur la base d'un programme révolutionnaire.

Si nous liquidons le gouvernement et Chirac, du même coup, il devient impossible de participer à la Commission européenne, les liens sont donc automatiquement rompus avec l'UE, puisque nous n’allons pas nommer un commissaire à cette commission, cela n'aurait aucun sens, le seul fait de l'envisager est incongru et stupide.

Donc, on voit bien là que c'est Chirac et son gouvernement qu'il faut attaquer, aussi bien pour rompre avec l'UE, que pour liquider les institutions de la Ve République et commencer à procéder à l'abolition du capitalisme, pour avancer sur la voie du socialisme.

Cela constituerait un formidable point d’appui à la mobilisation de tous les peuples, en particuliers en Europe. L'Union européenne n'est que le valet où la caisse de résonance des intérêts du capitalisme mondial dans chaque pays en Europe.

On abolirait l'UE que le capitalisme mondial ne disparaîtrait pas pour autant, ils créeraient à la place une ou des superstructures qui réuniraient les principaux acteurs du capitalisme mondial pour organiser la défense de ses intérêts, ce que fait déjà le FMI, la Banque mondiale, l'OMC, la Banque centrale européenne, etc., pour diriger les affaires à l'échelle mondiale, en déléguant par exemple certains domaines d'activité relevant des services à la personne à des Ong, les services publics étant supprimés, pendant que le prolétariat serait encadré et surveillé par des syndicats à leurs bottes, la CSI ferait très bien l'affaire…

Ces messieurs prennent leurs désirs pour la réalité, car ils oublient un peu vite la lutte des classes, la résistance des travailleurs partout dans le monde.


Chirac : vive la République et la démocratie !

« Lorsque l'on y croit, les principes de la République ne sont pas des mots mais une force qui peut porter la nation tout entière » a précisé lundi un proche de Chirac avant l'ouverture du 89e Congrès des maires. (Reuters 21.11)

Le Congrès des maires et des présidents de communautés de France a cette année pour thème « Le maire au cœur de la République : un acteur au quotidien ».

Sans faire d'amalgame, on peut constater la coïncidence qui existe entre les thèmes que Chirac met en avant lors de la campagne électorale avec ceux du PT. Est-ce vraiment un hasard ?

La mobilisation des maires se substituent à la mobilisation du prolétariat. Le maire est devenu en quelque sorte le garant de la démocratie, le porte-parole du mouvement ouvrier. Balivernes auxquelles Chirac, les sénateurs, les députés et les maires eux-mêmes croient encore… et Daniel Gluckstein ! Simple constatation.


Le 2 décembre 2006

Réponses à l'article : Schivardi "le grand-écart"

J'ai reçu hier deux brefs courriels de deux camarades du PT à la suite de la diffusion de ce document.

Un d'un vieux militant, l'autre d'un cadre ou responsable du PT. Le premier confirmait l'intention de Schivardi de "mettre de côté le PT" en m'en fournissant une preuve concrète et directe, donc par sa propre expérience et non par des racontars, ce qui l'avait fortement choqué, se demandant au passage ce qu'est devenu le PT. Vous comprendrez que je ne peux pas vous en donner lecture ici, même sous forme d'extraits, j'en suis le premier désolé, car il est beaucoup trop précis, ce camarade pourrait être "démasqué" par les dirigeants du PT qui se feraient un plaisir de l'exclure, comme ils ont exclus le responsable fédéral de l'Yonne en 2005.

Contrairement à ce camarade qui est parti des faits et des arguments développés dans mon texte, ce qui permet une réelle discussion, que l'on soit d'accord ou non n'a aucune importance, le responsable du site du PT de Vitry-sur-Seine, Pierre Vercruysse, n'a pas été capable de fournir le moindre argument, il s'est juste contenté de m'exprimer son mépris, comme toujours, c'est une fâcheuse habitude profondément enracinée chez les dirigeants du PT et leurs valets. Vous en voulez la preuve ?

Le 28 avril 2005, il m'avait écrit ceci : "Je ne m'étendrai pas sur ton attitude qui ne mérite que mon mépris. Au mieux tu n'es qu'un mégalomane imbécile et au pire un ennemi de la révolution et du PT.", et le 1er décembre 2006 : " Vous n'êtes au mieux qu'un vulgaire mégalomane ou au pire un lamentable ennemi du Parti des travailleurs." Vous avouerez franchement qu'il y a une certaine constance chez ces gens-là. Quelle détestable habitude ! On peut parfaitement comprendre pourquoi de très nombreux travailleurs et jeunes ne veulent pas s'engager dans un parti, hélas !

Je vous éviterai la lecture de ce courriel nauséabond qui figurera intégralement lundi dans le lien "courriels reçus" avec ma réponse argumentée, à lire ou non pour ceux que cela intéressent. Si je meux me permettre de donner ici son identité, c'est parce qu'il a cru bon d'envoyer une copie de son courriel à ses petits camarades du PT, Marquiset, Doriane, Denis, etc. dont les adresses électroniques figuraient dans l'entête de son mail, afin qu'en "haut lieu", on ne s'imagine pas qu'il pourrait entretenir la moindre relation avec moi !

Personnellement, je continuerai de placer dans le site les documents (pas tous) que m'adressent des camarades de différentes tendances du mouvement ouvrier, bien que je ne partage pas toutes leurs analyses ou positions, sans que cela ne me pose un problème ni à eux d'ailleurs.

Il faut bien comprendre comment procèdent les dirigeants et cadres du PT à l'esprit étroit et borné, dogmatique si vous voulez, lorsqu'ils écrivent ou vous disent : "ouvrons la discussion", "discutons-en", "nous ne détenons pas la vérité", etc.

En guise d'ouverture d'esprit, la seule discussion qu'ils sont capables d'avoir avec vous doit absolument reposer et prendre en compte leurs propres arguments uniquement, les vôtres ne les intéressent pas, ils les balaient systématiquement d'un geste méprisant et les ignorent, en y mettant les formes, lorsqu'ils en sont capables, pour mieux vous déstabiliser. Le mécanisme qu'ils utilisent pour parvenir à leurs fins a pour objectif de tenter de vous convaincre de la véracité de leurs positions et de vous faire abandonner les vôtres si vous en avez, sans que vous vous posiez davantage de questions, sans que vous procédiez à une comparaison objective de la totalité des arguments en présence. D'une certaine façon, on peut assimiler cette méthode à un véritable lavage de cerveau.

Ils ne s'embarrassent pas à chercher quelle est l'origine et la nature exacte de vos positions, cela ne les intéresse pas, ils partent seulement du principe qu'à partir du moment où vous serez tomber d'accord avec eux, dès lors, vous oublierez tout le reste. Maintenant qu'il semble acquis que vous partagez leur point de vue, s'il vous vient spontanément à l'esprit un nouvel argument en apparence contradictoire aux leurs, il ne leur restera plus alors qu'à dénoncer votre attitude contradictoire, instable, etc., alors qu'eux au contraire, ils n'ont jamais changé de position depuis le début de la discussion avec vous, et pour cause, ils en sont totalement incapables ! De cette façon, ils acquièrent sournoisement un avantage sur vous, alors que vous ne vous doutez pas un seul instant de ce qui est en train de se produire. Notez bien que si ce processus se déroule à votre insu, celui qui l'a initié n'en a pas forcément conscience, aussi paradoxal que cela puisse paraître.

Vous voyez que c'est très facile de manipuler le cerveau d'un individu et de lui faire croire finalement n'importe quoi, cela ne marche pas à tous les coups heureusement. Vous comprenez pourquoi je prends toujours la précaution d'argumenter mes positions pour éviter que l'on puisse penser que je chercherais à inflencer les camarades et que je pourrais avoir un intérêt personnel quelconque à agir de la sorte. Chacun doit être capable de faire la part des choses. Chacun doit être capable d'expliquer pourquoi il adhère à une idée plutôt qu'à une autre. C'est une question d'honnêteté intellectuelle. On peut commettre des erreurs, oublier de prendre en compte un fait important dont on ignorait l'existence, on peut avoir été soi-même trompé en collectant des informations erronées, cela arrive à chacun d'entre nous, mais dans ce cas là, on rectifie le plus vite possible notre position si nécessaire , et surtout, on le fait publiquement en expliquant pourquoi.

J'espère que les camarades auront compris qu'il existe une contradiction inconciliable entre ces deux comportements et mentalités, entre commettre des erreurs involontaires que l'on prend soin de corriger ensuite, et la manipulation volontaire d'arguments, de faits, de la réalité pour parvenir à un objectif bien déterminé. Finalement, les dirigeants et cadres du PT ne supportent pas qu'on puisse être en désaccord avec eux, je ne l'ai pas dit plutôt, parce que la plupart des militants qui se connectent sur ce site le savent déjà par expérience, hélas encore une fois !


Le 5 décembre 2006

Courriel reçu

Courriel reçu et la réponse au responsable du site Internet du PT de Vitry-sur-Seine

Si cela vous intéresse, ce texte se trouve à l'adresse suivante : Cliquez ici


Le 17 décembre 2006

Quelques mots en bref

Bien que j'ai copié et lu de nombreuses dépêches de différentes agences de presse et d'autres articles, je n'ai pas eu le temps d'actualiser cette rubrique les derniers jours. Je reprendrai la semaine prochaine.

Après la publication de ma réponse au camarade du CCI-PT, je n'ai pas encore reçu les réponses qui permettraient de confirmer ses propos, donc je ne changerai en rien la position que j'ai adoptée par rapport au PT, je n'ai aucune concession à faire en présence d'éléments insuffisants.

Par contre en me connectant sur le site du PT, j'ai remarqué qu'en réalité les rubriques qui y figurent ne sont plus actualisées depuis parfois un an, ce qui tend à prouver que je ne m'étais pas trompé en affirmant qu'ils avaient transformé leur site pour uniquement tenter de faire disparaitre le mien, c'est raté ! Tous les sites des sections du PT sont totalement contrôlés par la direction du PT, donc ne présente aucun intérêt particulier.

Le plus marrant, c'est que j'ai constaté aussi que les lettres de liaison du bureau permanent du comité pour la reconquête de la démocratie avait disparu du site de ce comité, il est vrai que l'annonce d'un prochaine visite à monsieur Barosso devenait embarrassante !

Le PT en est réduit à placer en ligne un minimum d'articles et de documents pour que personne ne puisse les copier, les lire tranquillement et se faire une idée sur leurs contenus, sinon comment expliquer ces comportements qui relèvent d'une tendance paranoïaque avancée ?

En me connectant sur le lien "tendance anarcho-syndicaliste" du site du PT, j'ai remarqué qu'il y figurait toujours l'image provenant de mon ancien site qui était dédié au PT. Cette image date de 2004, à croire que cette tendance n'existe pas, comme je l'ai déjà affirmé à plusieurs reprises.

Personnellement, j'ai adopté la position inverse, j'ai laissé en ligne tous les documents que j'avais publiés, y compris lorsqu'ils renfermaient des positions contradictoires au fil du temps. Sans que cela démontre forcément grand chose, je suis d'accord avec vous, cela prouve au moins que je n'ai pas un esprit étroit, borné ou sclérosé, je n'ai rien à cacher.

Les camarades ne doivent croire personne sur parole et se tenir à distance de ceux qui leur demandent de faire confiance aveuglément en leurs dirigeants. Vous aurez constaté que je reviens parfois sur certaines questions, pour que l'on puisse vérifier ensemble si je vous ai raconté des histoires ou non, si j'ai commis des erreurs, si je les ai corrigées, etc.

Je ne l'ai pas écrit plutôt, mais le camarade qui m'a écrit a fait preuve sinon de légèreté, tout du moins d'imprudence, d'une confiance en moi sans borne qui me gêne, même si je ne le trahirai jamais.

Certains l'ignorent peut-être, mais je ne porte aucune responsabilité dans l'exclusion de certains militants du PT l'année dernière. Je leur avais conseillé d'être très prudent dans leur démarche, mais ils ne m'ont pas écouté ou n'ont pas compris ce que je voulais dire par là, alors que j'avais été très clair avec eux en revenant à plusieurs reprises sur ce sujet. Ne dites pas que vous vous connectez sur ce site, ou alors dites-en du mal pour fausser les pistes si vous ne voulez pas suivre le même chemin que le responsable fédéral de l'Yonne du PT. D'autres camarades avec lesquels j'étais en contact et qui partageaient une partie de mes positions contre la direction du PT sont entrés dans la clandestinité à l'intérieur de leur parti, si on peut dire. C'est certes pénible d'en arriver là, mais que voulez-vous, je ne souhaite pas que vous quittiez votre parti et cessiez le combat, on a besoin de vous.

Bonne continuation à tous.


Le 21 décembre 2006

Sur l'édito n°774 d'Informations ouvrières

"La gauche veut-elle vraiment battre la droite ?" titre Informations ouvrières cette semaine.

Pourquoi poser cette question, alors que la totalité de l'éditorial de Gluckstein y répond très bien en démontrant le contraire ? Stupide ou non-sens.

Ne savions-nous pas déjà que le programme du PS et de l'UMP étaient identiques sur le fond ?

A moins que finalement par on ne sait quel miracle, il serait possible d'inverser le cours des choses, et le programme du PS finirait par se distinguer de celui de l'UMP ou de l'UDF. Qui ose encore cultiver ce genre d'illusions ?

Gluckstein semble désabusé par le cours actuel de la campagne électoral en parlant du " théâtre d’ombres du « discours politique » officiel", comme s'il aurait fallu s'attendre à autre chose ou comme s'il avait espéré personnellement autre chose.

Finalement, si on n'ose pas encore mettre un signe égal entre le PS et l'UMP, comme on n'hésite pas à le faire à propos du parti républicain et du parti démocrate aux Etats-Unis, il faudra bien un jour admettre la réalité.

Le PT ferait mieux de nous expliquer selon lui quelles seraient les conséquences pour le prolétariat après l'élection de Royal ou de Sarkozy, au lieu de nous endormir à coup de banalités. Cela permettrait peut-être aux travailleurs de se préparer aux prochains combats qui ne manqueront pas d'avoir lieu, de ne pas se retrouver désarmés comme au lendemain de 1981 ou de 2002, à défaut de combattre aujourd'hui le gouvernment Chirac - de Villepin -Sarkozy, par exemple.

En parlant de miracle, comme le solstice d'hiver n'en est pas un, alors j'en profite pour adresser mes meilleurs voeux à tous les militants.


Le 2 janvier 2007

A propos de Schivardi.

Je ne sais pas si j'avais omis de cliquer sur le lien "Schivardi" figurant dans son site de campagne, si c'est le cas je m'en excuse, mais finalement cela ne change rien sur le fond à ce que j'ai déjà dit, à savoir que le soutien du PT à Schivardi est soigneusement escamoté, il faut lire soigneusement la liste des noms qui constituent le comité de soutien de Schivardi pour y trouver le nom du secrétaire national du PT, peu importe.

Comme je suis un emmerdeur né, je me suis livré à un exercice périlleux en comptant le nombre de maires qui figuraient dans cette liste, souvenez-vous qu'il était "une quarantaine", puis "quarante", histoire d'arrondir au chiffre supérieur, à avoir investi Schivardi au soir du 18 novembre 2006. En comptant bien je n'ai trouvé que 29 maires et quatre maires adjoints. Mais bon tout le monde peut se tromper dans ses calculs, peu importe.

En attendant, nous n'en saurons pas plus sur l'appartenance ou non de ces maires à un parti, vaut mieux pas ou alors ce sera pour la prochaine fois.


Un courriel reçu d'un militant du PT

Ce militant du PT répondait à mon éditorial : Appeler à "battre la droite", c'est appeler à voter Royal ! Voici le contenu de son courriel : " Mais tout ceci est absolument faux ! Tout ce que tu dis est exactement le contraire de ce qu'est le PT et de ce qu'est SCHIVARDI dans les réunions, dans tous tracts, dans tous les articles de IO ou de la Vérité." En signant : " Pour stoper les mensonges!"

Mais camarade, il faut tout lire. Quand Schivardi et le PT disent tout et son contraire, que faut-il en retenir ? Les mots ou les faits ? Quand Royal sera a l'Elysée si elle y parvient un jour, qu'est-ce qui comptera, qu'est-ce qui restera : les slogans lancés pendant la campagne par Schivardi et le PT du style "Il faut rompre avec l'Union européenne" qui se seront envolés, ou le faite que la "droite" aura été battue grâce uniquement aux illusions criminelles qu'auront colportées ceux qui auront appelé à "battre la droite" sans lesquelles elle n'aurait jamais été élue ? La seule chose qui restera ce sera Royal à l'Elysée après avoir soi-disant "battu la droite", alors qu'elle fera exactement la même politique, et en prime la résistance du prolétariat entamée. voilà la terrible vérité.

Nous avons tous en tête les années de plomb qui ont suivi l'élection de Mitterrand. Cela, c'est du concret et non de vagues paroles en l'air qui n'engagent à rien ceux qui les prononcent, dans la mesure où elles ne changent absolument rien.

J'insiste sur ce point capital : Royal ne peut parvenir à l'Elysée que sur la base des pires illusions qui soient, car son programme est identique à celui de Sarkozy. Par contre, la différence, c'est que les travailleurs et les militants savent pertinemment dans leur très grande majorité que Sarkozy est leur ennemi de classe et qu'il ne peut pas en être autrement. En soutenant Royal, vous faites naître l'illusion qu'elle serait dans notre camp, alors que ce n'est pas le cas, d'où les pires difficultés qui nous attendent pour la combattre. Si Sarkozy parvenait à l'Elysée ce que je ne souhaite pas davantage, j'appelle à boycotter ces élections, au moins les militants et les travailleurs seraient prêts à engager immédiatement le combat contre son gouvernement. Comment combattre un ennemi lorsqu'on est incapable de l'identifier ? Je vous pose la question.

Entre les deux, je choisi la ligne de moindre résistance qui permettra au mouvement ouvrier de se mobiliser dans l'unité contre un adversaire qu'ils pourront identifier sans craindre de se tromper. Avec Royal et un gouvernement de Front populaire, ils hésiteront, ils demanderont à voir, ils lui laisseront le temps de faire ses preuves, et pendant ce temps là, Royal et son gouvernement appliqueront tranquillement leur politique réactionnaire.

La dernière fois, après le 10 mai 81, il a fallu attendre... décembre 95, puis le 21 avril 2002 pour que les travailleurs se mobilisent ! C'est cela que vous voulez reproduire ? C'est le contenu de l'appel à "battre la droite" que vous le vouliez ou non n'y changera rien. De plus, une fois Royal à l'Elysée, c'est l'ensemble des appareils pourris des syndicats qui la soutiendront, bolqueront toute revendication, empêcheront toute mobilisation sérieuse, alors qu'ils auront beaucoup plus de difficultés à agir de la sorte si c'était Sarkozy qu'ils avaient en face d'eux, ils seraient accusés de pactiser avec l'ennemi... Tous les militants sérieux le savent par expériences. Alors qui ment ? Qui cache la vérité aux militants et aux travailleurs ? Qui a intérêt à leur mentir ? Je vais vous répondre : ceux qui soutiennent le régime en place.

Contrairement à ce que dit ce militant du PT, je ne ments pas, je reste fidèle aux principes de Trotsky : tout dire aux travailleurs, même ce qu'ils ne veulent pas entendre, car c'est le meilleur moyen de les aider à prendre conscience des épreuves et des tâches qui les attendent. Il n'y aurait pas de pire attitude que de leur cacher la vérité, aussi déplaisante soit-elle.

Nous ne sommes plus en 1981, la situation sociale s'est dégradée dans des proportions gigantesques, donc il y a loin de la coupe aux lèvres, une explosion sociale peut se produire à n'importe quel moment. Ne nous faisons pas d'illusions, toutes les forces politiques se disposent aujourd'hui en vue des affrontements qui ne manqueront pas d'avoir lieu entre la bourgeoisie et le prolétariat, tout le reste c'est du baratin pour distraire les esprits faibles.

Pour le camp de la réaction, l'essentiel c'est de mettre en place le dispositif politique au niveau institutionnel qui sera le mieux à même de faire face à cette échéance. Pour ce qui nous concerne, c'est de préparer les travailleurs et les militants à affronter dans les meilleures conditions possibles le prochain gouvernement, que ce soit Royal ou Sarkozy qui trône à l'Elysée. Nous en reparlerons prochainement.


Un courriel reçu d'un ex-militant du PCI

Je répondrai demain ou dans deux jours à ce camarade, son courriel revenait sur la position que j'ai prise contre l'appel à la régularisation de tous les sans-papiers que j'estime totalement irresponsable. Non seulement je n'ai pas changé de position, au contraire, j'ai de nouveaux arguments pour l'étayer encore plus solidement et enfoncer le clou comme l'on dit.

Il paraîtrait que ma position a entraîné le "rejet" de la plupart ou tous les groupes trotskystes, si cela est exact, je ne m'en étonne pas.


Le 9 janvier 2007

Un nouveau blog

Un camarade m'a adressé l'adresse du blog qu'il vient de créer :    Cliquez ici


Addition au texte de Daniel Coquema

Ce camarade qui est un ex-militant du PCI me fait savoir que le livre qu'il a écrit « Besancenot, Gluckstein, Laguiller…et quelques autres. », (Contribution à l'histoire du trotskysme français) est disponible sur un site Internet réservé aux auteurs qui rencontrent des difficultés pour se faire éditer    Cliquez ici , en version papier ou électronique (environ 10 euros)


Le 11 janvier 2007

L'ouvrage de Karim Landais

Un camarade du PT m'a conseillé il y a quelques semaines de lire l'ouvrage que Karim Maldais avait consacré au PT. Devant ma réticence à débourser 40 euros, il a eu alors la gentillesse de m'envoyer une copie des interviews que Pierre Broué, Charles Berg et Alexandre Hébert avaient donnés en 2004 à Karim Landais, ex-militant du PT et historien depuis décédé.

La lecture de ces interviews au contenu sidérant m'a convaincu d'acheter les deux tomes qui constituaient une compilation de ses écrits consacrés au PT, dans lesquels il retraçait aussi son expérience personnel au sein du PT.

Je pense que les militants du PT, et particulièrement ceux de sa tendance communiste internationaliste, doivent avoir connaissance de son contenu, tout du moins des parties les plus significatives qui permettront de comprendre, je dirais de l'intérieur, ce qu'est réellement ce parti ou ce qui se dénomme tel.

Ces documents seront en ligne d'ici un mois environ. Pour ceux que cela intéressent, cet ouvrage de Karim Landais Passions militantes et rigueur historienne, est disponible à la libairie La Brèche : 27 rue Taine 75012 Paris - tél : 01 49 28 52 44 - courriel : contact@la-breche.com.

Pour vous mettre en bouche si je puis dire, j'ai extrait du journal du groupe CRI Le CRI des travailleurs n°19 de septembre 2005, l'hommage qu'il lui avait rendu, et pour ceux qui ne l'auraient pas lu non plus, l'hommage que le groupe CRI avait rendu à Pierre Broué (j'ai reformaté ces deux articles au format html).

L'hommage à Karim Landais

L'hommage à Pierre Broué


Le 25 janvier 2007

Infos du site Lutte de classe

Je n'ai pas vraiment le temps d'actualiser cette rubrique, car je suis en train d'écrire plusieurs textes à la fois et je dois répondre aux courriels des camarades.

Plusieurs articles paraîtront dans les prochains jours. L'un sur les dernières positions de Schivardi, le candidat bourgeois qui se réclame "des maires de droite et de gauche" (interview sur France Info du 9 janvier 2007), un autre sur la franc-maçonnerie, la Libre Pensée et le PT, et deux extraits de mes réponses à des camarades, pour finir, un extrait d'un texte d'un groupe que je critique. Mon texte où je développe mon orientation politique attendra un peu, laissons le mijoter encore un peu !

Il faut que vous sachiez tout de même que j'ai adressé un chèque à Informations ouvrières vers le 20 décembre 2006 afin de renouveler mon abonnement, et qu'à ce jour je n'ai reçu aucun numéro.J'ai envoyé deux courriels restés sans réponse, je m'y attendais, le mépris de rigueur auquel nous ont habitué les dirigeants du PT, surtout qu'ils ne changent rien, cela ne fait que confirmer tout le bien que nous pensons d'eux et leur parti.

Ainsi, le Parti des travailleurs est le seul parti en France à ma connaissance à agir de la sorte. Et il prétend parler de "démocratie", quelle honte ! Leur conception de la démocratie à décidément quelque chose d'effrayant et de nauséabond, de quoi faire fuir tous les militants.

Je vais me débrouiller autrement pour obtenir leur journal, ce qui ne presse pas, car je suis déjà débordé de boulot, chaque communiqué de Schivardi est à lui seul suffisamment explicite pour comprendre en quoi consiste la ligne politique réformiste du PT.

En 12 jours vous avez été plus de 750 à vous connecter sur le site, et vous avez téléchargé plus de 3 300 documents. Je vous remercie au passage pour votre confiance, et excusez encore une fois les nombreuses fautes de frappe que je vois pas.

Des connections ont été effectuées à partir d'Italie, du Japon, d'Inde, d'Allemagne, de Belgique, du Luxembourg, de Suisse, du Maroc, du Canada, de Grèce... Peut-être par des expatriés, je n'en sais rien.

Bien entendu parmi ces connections il y a des voyeurs, j'ai cru en discerné un à travers cet adresse IP qui m'a été transmise par le serveur qui abrite mon site : ast-lambert-152-1-32-168.w82-120.abo.wanadoo.fr. Cela ne vous dirait-il rien ? Vous avez le droit de vous marrer, car ce n'est pas un canular.

Bonne continuation à tous.

Je rajoute cet info dans la journée : je viens de recevoir les deux volumes de Karim Landais dont le premier est consacré à l'OCI-PCI-PT. Je publierai des extraits sous forme d'épisodes au fil des semaines, encore un énorme boulot en perspective.


Le 6 février 2007

Note du site Lutte de classe

J'ai rectifié les titres des articles ci-dessous.

Je mets en ligne l'interview d'Alexandre Hébert donné à Karim Landais le 7 avril 2004, les autres suivront. J'avoue qu'en tant qu'ex-militant de l'OCI de 1978 à 1981, et sympathisant du PT de 2001 à 2004, j'ai découvert en partie en lisant ces interviews la face cachée plutôt repoussante de l'organisation à laquelle j'avais adhéré et le parti que j'avais soutenu. J'estime donc avoir été trompé et manipulé sciemment par ses dirigeants et par ses cadres. C'est épouvantable, tout ce qu'on voudra, on ne va pas se lamenter, les faits sont les faits, on ne peut pas refaire l'histoire.

Dés lors, je me demande quelle crédibilité peut avoir le PT, quelle crédibilité peuvent avoir les cadres de ce parti qui ont couvert et qui couvrent encore des pratiques qui sont malheureusement très répandues dans le mouvement ouvrier, mais qui y sont totalement étrangères. Il ne faut décidément n'avoir aucune dignité et accorder bien peu d'importance aux principes d'intégrité intellectuelle et morale pour agir de la sorte. Vingt cinq ans plus tard, je me dis que les jeunes militants ont le droit de tout savoir, ensuite ils feront comme bon leur semble. Je sais pertinemment qu'il y a des gens qui ne sont pas trop regardant sur les principes que j'ai évoqués, la plupart du temps parce qu'ils ne les respectent pas eux-mêmes, c'est d'ailleurs là-dessus que surfent les dirigeants du PT. Ils profitent aussi de la naïveté de la jeunesse, de leur manque d'expériences. Personnellement, je n'accepterai jamais de cautionner ce genre de comportement. Je sais qu'il est relativement facile de se donner bonne conscience après coup, de trouver des excuses à tout et chacun, de s'accomoder du pire sous des prétextes divers, etc., désolé, je ne ferai jamais partie de ce lot. J'avais envie de dire qu'on en crève et que c'est dramatique.

Vous constaterez que ce que j'ai écrit depuis plus d'un an sur les dirigeants du PT est amplement confirmé par ces interviews, je vous engage à le vérifier vous-mêmes, alors que je ne possédais que très peu de matériel pour comprendre de quelle manière s'articulaient une ligne politique opportuniste, réformiste ou erronée tout au long des 60 dernières années, des méthodes de fonctionnement de types staliniennes, le centralisme bureaucratique qui a toujours gangrené et prédominé dans cette formation politique, passant d'une caricature du parti de Lénine à l'abandon tout court des principes du léninisme, pour finalement se vautrer dans les bras de la bourgeoisie au nom de la défense de la souveraineté de la nation, le tout interdisant de construire un parti révolutionnaire ou constituant un obstacle à sa construction, écoeurant, dégoûtant au passage des dizaines de milliers de militants qui sont passés par le PCI, l'OCI, le MPPT puis le PT. Quel immense et impardonnable gâchis ! Je le répète, les militants ont le droit de savoir. Libre à eux ensuite d'en tirer les conclusions qu'ils voudront, c'est cela la démocratie.

Il y a une chose et une seule qui me surprend toujours , c'est l'obstination à ne pas s'en tenir aux faits et à vouloir privilégier des interprétations à caractère subjective, idéologique ou pire, dogmatique, quand cela nous arrange. Se laisser entraîner sur ce terrain là, c'est la porte ouverte à toutes les manipulations, falsifications et tromperies en tous genres, car une interprétation comporte toujours une part consciente ou non de sous-entendu, d'implicite, de non-dit, alors que les faits parlent souvent d'eux-mêmes. On trompe les autres, mais on se trompe soi-même aussi. Prenons un exemple extrait d'un interview. Si vous remettez une somme d'argent à un dirigeant pour qu'il la remette à la trésorerie, si elle n'y parvient pas, il n'y a pas besoin d'interprétation pour comprendre de quoi il s'agit. Pourquoi chercher midi à quatorze heures ? Pourquoi ne pas en tirer immédiatement la conclusion qui s'impose ? Je vous le demande.


Le 10 février 2007

A propos du site Lutte de classe

Un sympathisant du PT, on devrait plutôt dire, un néophyte manipulé par le PT, s'est permis de me calomnier sur le blog http://www.lapresidentielle.info, en écrivant :

" Ce JCT est d'autant plus louche qu'il paie (très cher) pour apparaître en tête des recherches Yahoo lorsqu'on tape "schivardi" ou "parti des travailleurs". Pour un "chômeur", drôle d'investissement que de saper la candidature de Gérard Schivardi... On saura bien assez tôt qui est ce monsieur. "

Pour ceux qui ne le sauraient pas, il n'est pas nécessaire de payer pour être référencé par les moteurs de recherche, il suffit d'inclure des mots clés dans les méta balises html qui correspondent aux mots clés référencés par les moteurs de recherche et qui sont communs à différents sites, pour que les sites qui les comportent apparaissent ou non dans les premières pages de Yahoo, Google, etc,.

Pour qu'un site apparaisse en bonne position, il faut aussi qu'il soit actualisé régulièrement, qu'il soit référencé dans d'autres sites, et pour finir qu'il comporte les mêmes mots clés dans des textes de sa page d'accueil.

Voici le contenu de la balise figurant dans ce site :

meta name="keywords" content="pt, parti des travailleurs, informations ouvrières, lutte de classe, parti ouvrier, mouvement ouvrier, organisation ouvrière, quatrième internationale, communisme, communiste, Trotsky, trotskysme, trotskisme, Lénine, léninisme, Marx, marxisme, marxiste, socialiste, socialisme, politique, gauche, partis de gauche, révolution, révolutionnaire, schivardi, OCI, PCI, AJS, IRJ"

D'ailleurs, ce n'est un secret pour personne, puisque chacun peut avoir accès à cette balise : une fois connecté sur le site, dans la barre située en haut de la page d'accueil, il suffit d'aller à " view ", ensuite à " source " et d'ouvrir le bloc-note Word dans lequel figurent l'intégralité des signes et balises qui ont servi à construire cette page et son contenu. Inutile de chercher à le modifier, c'est impossible, je le dis pour les individus malintentionnés.

Si un internaute tape un de ces mots, il est possible que le site Lutte de classe apparaisse ou non dans les premières pages du moteur de recherche, c'est quelque chose que l'on ne maîtrise pas, sauf pour les sociétés à caractère commercial qui ont beaucoup d'argent à y consacrer, ce qui n'est évidemment pas mon cas, je compte en roupies indiennes et au cours actuel, un euro égal 57 roupies, sans parler du fait qu'il faudrait casquer régulièrement, le référencement n'étant pas garantie au-delà de plusieurs semaines.

En réalité, si vous vous connectez sur ce blog, vous constaterez que les militants du PT passent leur temps à s'autoféliciter, à s'autoproclamer les seuls défenseurs des travailleurs. Ils demeurent totalement incapables de tenir la moindre discussion sérieuse, répétant à longueur de temps que tous nos malheurs seraient dûs uniquement à Bruxelles !

A chacun sa méthode, libre au PT de choisir la calomnie en guise d'arguments politiques, ce qu'ils ne cessent de dénoncer chez les autres. Les militants jugeront.

Les prochains entretiens sur le PCI, l'OCI et le PT paraîtront la semaine prochaine, en voici la liste : Pierre Simon (OCI de 1968 à 1981), Vera Daniels (AJS-OCI de 1972 à 1980), Christian Béridel (LCR-LCI-OCI), Vincent Présumey (OCI de 1979 à 1989), Ludovuk Wilfgang (AJR-PT de 1992 à 2002, Nicolas Dessaux (PCI de 1987 à 1992, Charles Huard (AJS-OCI de 1973 à 1976), Marie-Cécile Plà (AJS).


Le 11 février 2007

Complément sur le communiqué n°18 de Schivardi

Dans son communiqué n°18, Schivardi explique qu'il rencontrera la Commission européenne à Bruxelles le 31 mars. C'est son droit.

Question : j'avais cru comprendre que la victoire du non le 29 mai 2005 avait constitué un rejet net et massif de la politique de l'Union européenne et de l'Union européenne elle-même. On pouvait dire au lendemain du 29 mai 2005 qu'elle était illégitime et minoritaire. Alors à quoi bon demander à rencontrer la Commission européenne ? Pour lui dire que tout va mal, comme si elle ne le savait pas ? Etonnant.

Monsieur Schivardi reproche aux autres candidats de ne pas inscrire la rupture avec l'Union européenne dans leurs programmes, ce qui est exact, mais en allant à la rencontre de la Commission européenne, ne pensez-vous pas que c'est lui donner une certaine légitimité qu'elle n'a pas ou plus depuis le 29 mai 2005 ? On ne peut pas tout dire et son contraire, vous serez d'accord avec moi.

Cette initiative ne laisse-t-elle pas à penser qu'on pourrait attendre quelque chose de l'Union européenne ? N'est-ce pas alimenter ou faire naître des illusions ? Sinon, à quoi bon se rendre à Bruxelles ? Qu'est-ce qui peut justifier une visite à la Commission européenne, une institution supranationale non élue et antidémocratique ? N'y aurait-il pas là comme une contradiction ?

On ne peut pas dire d'un côté : rupture avec l'Union européenne, et de l'autre : lui demander quelque chose : à un moment donné, il faut choisir.


Le 19 février 2007

Infos Lutte de classe

Vous trouverez dans cette page le courriel que m'a adressé Pierre Salet, l'ex-responsable de la section et du site Internet d'Epinac du PT. Il a tenu à préciser qu'il n'avait appartenu à aucune tendance au sein du PT, contrairement à ce que j'avais indiqué par erreur dans un autre texte, je m'en excuse. Je soutiens évidemment les camarades de cette section, comme j'ai toujours apporté mon soutien aux camarades exclus arbitrairement du PT ou conduits à la démission.

Le camarade Pierre Salet est un défenseur acharné de la démocratie, de la liberté d'expression, c'est pour cette raison qu'il a été conduit à démissionner du PT avec les camarades de sa section. Il a toute ma sympathie. Bonne continuation à toi Pierre et à tes camarades.

Vous pourrez lire dans cette page le nouvel éditorial.


Le 21 février 2007

Quand la Commission européenne dit elle-même qu'elle sait ce qu'elle fait.

Dans un rapport sur la protection sociale rendu public le 19 février, la Commission européenne a révélé qu'en 2004, 8 % des travailleurs européens occupant un emploi se trouvaient en dessous du seuil de pauvreté et que 16 % des citoyens de l'Union européenne des Vingt-Cinq (avant l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie) vivaient, en 2004, en deçà du seuil de pauvreté, fixé à 60 % du revenu national moyen.

Voilà un élément concret qui permet de dire sans ambiguïtés que la Commission européenne connaît pertinemment les conséquences de la politique que les différents États de l'Union européenne appliquent, et qui n'est rien d'autre que la transcription de la politique qu'elle impulse au niveau de chaque État avec le consentement des chefs d'État et de gouvernement respectif, tel qu'il figure en France, dans les articles 52, 53 et 55 de la Constitution de la Ve République.

Une fois établi ce constat incontestable, quel peut bien avoir le contenu de la visite de monsieur Schivardi à Bruxelles le 31 mars ?

On pouvait trouver la réponse à cette question dans le n°780 d'Informations ouvrières du 8 février, page 12 : il s'agira de "pour porter le mémorandum établissant les conséquences dramatiques des directives de la Commission de Bruxelles", comme si la Commission ne les connaissait pas, alors qu'elle vient justement de nous donner la preuve qu'elle connaît encore mieux que monsieur Schivardi la situation sociale dans l'Union européenne !

Est-il besoin de commenter ? Décidément on ne se refait pas si facilement.

Le comble du cynisme : la Commission européenne a invité les États de l'U.E. à redoubler d'efforts pour réduire la pauvreté !

N'est-ce pas un aveu de la faillite du capitalisme ?

(source : Le Monde 21.02.07)


Le 22 février 2007

Note du site Lutte de classe

J'ai modifié la page des infos en bref, elle est plus accessible ainsi, les infos du même mois sont regroupés.

J'ai reçu quelques numéros d'Informations ouvrières qu'un camarade du CCI m'a envoyés. La direction de ce journal a expliqué qu'elle n'avait pas reçu mon chèque de la mi-décembre. Soit, c'est un peu curieux dans la mesure où je n'ai jamais perdu un seul courrier entre l'Inde et la France en 11 ans, mais admettons que cela soit vrai. J'ai donc renvoyé un second chèque de 100 euros, nous verrons bien s'il se perd lui aussi, à suivre...

Je reprendrai dans quelques jours la mise en ligne des entretiens donnés à Karim Landais par d'ex-dirigeants, cadres ou militants du PCI ou du PT.

Je dois vous dire aussi que j'ai encore dû subir de nouvelles calomnies et insultes sur le blog dont je vous ai déjà parlé. En voici la teneur :

Signé Castellane : "Sur le dénommé JCT, rien à dire de plus sur le cas "pathologique" de cet homme"

Signé Hubert : "Je propose qu'on retrace la vie de JCT au cinéma. On pourrait l'appeler "JCT, Web-militant et branleur"." "Je suis certain, par contre, qu'on pourrait obtenir des financements de l'Union Européenne et du Medef si on y retranscrivait certains de ses propos orduriers. On pourrait toutefois lui concéder de préserver son identité (la vraie, pas celle des pseudos usurpés). On pourrait choisir entre Jean-Couille Temesta ou bien Jean-Cloaque Troudbal. A moins qu'il s'y oppose, avançant son courage politique, à des milliers de kiklomètres des luttes."

Voilà qui honore le Parti des travailleurs dont ils sont de dignes représentants ! Trotsky parlait d'éminente médiocrité à propos de Staline. Il ignorerait que Staline ferait des émules dans les rangs du PT. Passons et restons serein.

Je n'ai pas le temps d'écrire des articles sur la situation en Inde, cela demande un investissement très important, on ne peut pas se contenter d'à peu près ou d'informations fantaisistes, car il faut savoir qu'ici la presse est encore moins respecteuse des faits. Si on les avait écoutés, on aurait eu un tsunami tous les deux jours les semaines qui ont suivi le 26 décembre 2004, c'était complètement dingue, les pécheurs de mon village quittaient leurs maisons en catastrophe et vivaient dans la terreur pour rien, ce n'est là qu'un exemple, mais c'est la même chose dans tous les domaines. La presse écrite ou télévisuelle n'est pas fiable.

Un mot quand même rapide sur l'Inde pour vous montrer que je suis quand même au courant de ce qui se passe dans le pays où je vis. Le ministre des Finances, P Chidambaram (Congress I) a annoncé récemment que la croissance économique avait dépassé 9,1% sur douze mois, mais ce qu'il ne s'est pas vanté de dire, c'est que le secteur de l'agriculture qui concerne plus de 60% de la population active, n'avait progressé que de 1,7% au second trimestre, contre 3,4 au premier, ce qui signifie que la majorité de la population, les agriculteurs, ne profitent pas de cette croissance économique. Par contre dans le secteur des services comme le commerce, l'hôtellerie, le transport et les communications la progression a été de 13,9%, et de 13,2% pour les assurances, les sociétés financières et les promoteurs immobiliers. (source : Indian Express du 1er décembre 2006)

Ici les prix augmentent en général par bonds successifs de 25 à 50%, parfois de 100% ou plus avant de redescendre. Vous allez faire vos courses le lundi, les oignons sont à 6 roupies le kilo et le vendredi ils sont passés à 14 roupies. J'ai pris les oignons comme exemple parce qu'ils sont aussi nécessaire à la cuisine indienne que le riz. Pour rester sur le terrain alimentaire, car c'est le plus urgent à satisfaire, lorsqu'il y a une fête nationale, tous les commerçants augmentent systématiquement leurs prix, car ils savent que la population va préparer des mets spéciaux et manger en famille. Tout est bon pour se faire du fric pour les boutiquiers. On me dit souvent : ah, si tu voyais ce que la France est devenue, en parlant de l'individualisme forcené qui y règne. Je réponds que cela ne m'étonne pas, que ce qui se passe en France ressemble étrangement à ce que je vis sur une autre échelle en Inde.


Le 24 février 2007

A propos du traité de Maastricht et de la rupture avec l'Union européenne.

En septembre 1992, lors du référendum sur le traité de Maastricht, 30,3% des électeurs s'étaient abstenus, et le oui avait obtenu seulement 51% des voix exprimées. Sans être un fin mathématicien, en tenant compte de l'abstention, des bulletins nuls et blancs, on peut en déduire qu'il avait été adopté par une minorité d'électeurs. Donc en principe, si le gouvernement avait respecté la démocratie, il n'aurait pas dû signer ce traité qui n'avait recueilli que 35% des voix environ.

Ceux qui ont fait campagne contre le traité de Maastricht ont ensuite demandé son abrogation, sans remettre en cause son illégitimité, c'est la première chose.

Treize ans plus tard, lors de la campagne référendaire de 2005, dans l'éditorial du 14 avril 2005 (n°687) d'Informations ouvrières, le secrétaire national du PT prenait ouvertement la défense de la Constitution de la Ve République, piliers des institutions et garant des traités signés, notamment avec l'Union européenne, ce qui en guise d'argument pour le rejet du projet de traité constitutionnel européen constituait un non-sens ou une absurdité évidente.

Evoquant la "souveraineté du peuple" qui selon lui suffirait à définir les principes de la démocratie politique, comme si on pouvait se contenter que cela soit écrit quelque part, dans la Constitution par exemple pour qu'elle soit réellement appliquée du point de vue des intérêts du prolétariat, il écrivait, bien que ces principes aient été "malmenés par les institutions de la Ve République. Mais ils n'en ont pas pour autant disparu.". On aurait eu envie de poser la question : pour qui, au profit de quelle classe sociale ? Question que Gluckstein ne se pose plus depuis longtemps apparemment.

On ne pouvait être plus clair. Au lieu d'engager le combat contre la Constitution de la Ve République qui autorisait la signature de ces traités et qui s'instituait en garant de leur application, Gluckstein comparait l'un et l'autre et décrétait que la première était préférable à la seconde, à la "Constitution" européenne.

On comprend dés lors pourquoi le PT refuse obstinément d'engager le combat contre la Constitution (et les institutions) de la Ve République : d'une part parce qu'il ne l'interprète pas du point de vue des intérêts du prolétariat, mais du point de vue de la démocratie bourgeoisie, Gluckstein le disait lui-même en expliquant que les principes de la démocratie politique "n'en ont pas pour autant disparu.", elle serait donc acceptable d'une certaine manière, de quoi se plaint-on en fait, et d'autre part, on comprend que le mot d'ordre de rupture avec l'Union européenne ne constitue en rien une remise en cause de l'Etat bourgeois tel qu'il est, puisque selon le PT il fallait s'appuyer sur la Constitution bonapartiste et antidémocratique de la Ve République pour contrer l'Union européenne, mieux encore, en prenant position pour la Constitution de la Ve République, il prenait position pour l'application des traités dont elle est le garant. Voilà une contradiction à laquelle les militants de ce parti feraient bien de réfléchir.

Je résume pour ceux qui n'auraient pas tout saisi : défendre la Constitution de la Ve République, c'est défendre le traité de Maastricht. Prétendre combattre le traité de Maastricht en s'appuyant sur la Constitution de la Ve République, cela conduit concrètement à laisser s'appliquer le traité de Maastricht, c'est simple à comprendre, non ?

Quant aux lamentations de Schivardi et du PT qui se plaignent du traitement que leur réserve les médias, Schivardi se bornerait à revendiquer l'interdiction du vol de nuit des pigeons au-dessus de Paris qu'il serait censuré de la même manière. Après ce qui a été dit plus haut, cela prouve que les médias n'ont rien compris à l'orientation politique du PT qui ne présente pas véritablement un danger pour la démocratie bourgeoise.


Le 28 février 2007

Un courriel reçu d'une ex-militante de l'OCI

Une camarade (ex-OCI) m'a envoyé le courriel suivant hier que je reproduis ici dans sa forme originale et qu'elle a intitulé :

DE L'INTERNATIONALISME A L'INTERCOMMUNALISME

"Par hasard, pour la 1ère fois, j'ai vu le sieur SHIVARDI à la télé. C'est trop ! Je suis ravie de l'avoir vu car franchement maintenant j'éviterai soigneusement le ridicule en me présentant comme proche du PT. La honte !

Déjà GLUCKSHTEIN n'était pas top à la télé, visiblement son niveau politique n'était pas très élevé, mais là, on touche le fond ! Il a été présenté comme le candidat des maires défenseur de l'intercommunalisme (Je rêve !) et du service public de proximité. Il posait devant la mini Poste de son bled ! C'est pitoyable ! d'où le titre de mon MAIL !

Et le pire, c'est que contrairement à ce que tu crois, ce n'est pas un manipulateur, c'est un pauvre type qui y croit ! C'est simple le journaliste l'a présenté comme quelqu'un proche de... CHASSE PECHE NATURE ET TRADITION.

Tu me diras que si le représentant de CHASSE PECHE ETC. ne peut pas se présenter faute d'avoir les 500 signatures, Shivardi aura au moins le mérite de détourner des voix des militants chasseurs à son profit plutôt qu'ils ne votent LE PEN !

Bref, en tout cas qu'on ne me parle plus jamais du PT, car vu le niveau je ne crois même pas que ça vaille la peine de se pencher sur leur misérabilisme, leur populisme de bas étage. S'ils font 0,5 % c'est que le niveau politique des Français aura encore baissé un peu plus !"

La réaction épidermique de cette camarade (syndicaliste CGT) s'explique sans doute par sa position personnelle, elle fait partie des oubliés de la campagne de Schivardi et du PT en général, je veux parler des travailleurs qui perçoivent des salaires misérables (1 300 euros nets après 20 ans d'expérience), qui ont des conditions de travail épouvantables (40 heures par semaine, heures supplémentaires non payées), qui paient un loyer très cher (500 euros pour un deux pièces), et qui n'ont aucune perspective dans cette société. Elle a le sentiment légitime d'être oubliée lors de cette campagne électorale.

Il est vrai que pour des travailleurs et des militants qui sont prêts à en découdre avec le gouvernement et les institutions, les programmes de Schivardi, Besancenot et Laguiller font pâle figure, c'est un euphémisme.

En lisant et relisant ce courriel, j'en suis arrivé à me dire que les militants du PT, de la LCR et de LO ont de sérieuses questions à poser à leurs dirigeants, les mêmes depuis des décennies vous me direz, car le manque de lisibilité de leurs programmes, le manque de crédibilité de leurs propositions, le manque de charisme de leurs candidats, sans parler de leur manque de détermination politique, le tout conduit de nombreux travailleurs ou militants qui partagent sur le fond leurs convictions à refuser de les soutenir et à s'engager à leurs côtés.

Bien qu'entre militants il ne faille pas dire que les travailleurs sont des cons et que s'ils ne comprennent rien à ce qu'on leur explique, c'est tout simplement parce qu'ils sont abrutis, on sait pertinemment que de nombreux militants en panne d'inspiration depuis des décennies n'hésitent pas à le penser et à agir en conséquence. Ce qui explique, selon moi, leur attitude quasi obsessionnelle qui consiste à persévérer dans l'erreur à proposer des mots d'ordre insaisissables par les masses, à engager des batailles qui sont tellement éloignées de leurs préoccupations qu'elles n'y participent pas, à tenir un langage qui s'adresse uniquement à des intellectuels ou des militants aguerris, bref à ignorer volontairement la majorité des couches du prolétariat, les couches inférieures évidemment.

Si une des lois essentielle du langage est qu'il est imparfait, là en la matière on a dépassé ce stade, on ne peut même pas ou plus parler de défaillance chronique, mais plutôt de faillite caractérisée.

Un ouvrier qui a ou non une conscience politique ne pensera jamais comme un intellectuel ou un militant professionnel, c'est donc aux intellectuels et aux militants de s'adapter aux ouvriers et à leur langage, à leur façon d'aborder les problèmes et non l'inverse. Faire simple, cela ne veut pas dire simpliste.


Le 15 mars 2007

Note du site Lutte de classe

J'ai reçu un courriel du Groupe Bolchevik auquel je répondrai demain.

J'ai reçu un autre courriel de deux militants anonymes : "Pourqoi tapez-vous toujours sur le parti des travailleurs et pas sur les autres organisations? Il y a là un acharnement qui parait suspect."

Si vous voulez savoir ce qu'il y a de "suspect" dans la lutte des classes, penchez-vous davantage sur le passé et l'histoire des partis du mouvement ouvrier, sur leurs dirigeants, et tout vous paraîtra plus clair instantanément.

Je pourrais aussi répondre que certains militants se sont spécialisés dans la critique de la LCR, LO, le PS ou le PCF, moi j'ai choisi le PT parce que ce fut mon parti (OCI), parce qu'il m'a trompé délibérément à deux reprises à 25 ans d'intervalle, et que je n'accepte pas que des milliers de travailleurs et jeunes se fassent piéger à leur tour naïvement ou par un excès de confiance, par ce parti foncièrement antidémocratique. On ne peut pas tout faire et être partout à la fois, vous me l'accorderez. Je critique aussi très souvent le gouvernement et particulièrement le dauphin de Le Pen, Sarkozy, le PS... Il y a aussi des centaines d'articles dans ce site qui traitent de nombreux sujets. Par exemple, il y a en ligne un article sur les OGM dont le contenu alarmant vient d'être confirmé par une nouvelle étude indépendante prouvant la gravité de leur nocivité, alors que le PT jouant les apprentis sorciers prétend exactement le contraire sans preuve, soutenant ainsi les laboratoires américains Mosanto et Cie.

Je pourrais ajouter encore que le PT dont les dirigeants se disent trotskystes, piétinent quotidiennement en réalité ce qu'on appelle le trotskysme, ce qui m'est insupportable, c'est mon droit de le penser et de le dire, sans avoir à me justifier au-delà.

Et puis, je suis le seul à ne pas me contenter de petites phrases sur le PT ou de caractérisations à l'emporte-pièce ou bâclées, je produis des analyses étayées par des faits. je ne raconte pas n'importe quoi, par exemple, je ne dis pas que le PT est un parti trotskyste ou que Schivardi est au PT puisque ce n'est pas vrai, je n'ai jamais utilisé de documents douteux, par exemple ceux de journalistes véreux, je m'en tiens aux faits avérés ou réputés comme tels, qui se recoupent le plus souvent, vérifiés au fil du temps, j'ai pris la défense de Schivardi quand il a été attaqué (voir mon communiqué), je laisse les calomnies, les insultes et les manipulations à mes détracteurs, pour tout vous dire, je m'en tape complètement.

Je n'y suis pour rien si les dirigeants du PT ont décidé de ne pas me servir mon abonnement à Informations ouvrières sachant que j'habite à 10 000 kilomètres de la France, ce qui fait de ce parti, à ma connaissance, le parti le plus antidémocratique du mouvement ouvrier. Je suis bien obligé de le dire aux camarades puisque c'est la stricte vérité. Qui sème... récolte, vous connaissez le proverbe.


Le 31 mars 2007

Schivardi le "candidat de maires"

Jeudi, la Commission nationale de contrôle de la campagne en vue de l'élection présidentielle (CNCCEP) avait invalidé la profession de foi et l'affiche officielle de Schivardi au motif que la mention "candidats des maires" risquait d'induire en erreur les électeurs en laissant penser que le candidat du PT bénéficiait du soutien de la globalité des quelque 36.000 maires de France, rapporte l'agence Reuters.

Selon Schivardi, la décision de la CNCCEP va l'obliger à jeter 25 millions de professions de foi et 180.000 affiches déjà imprimées pour un coût de 300.000 euros environ.

Toutefois, Schivardi maintient les recours déposés devant le Conseil d'Etat et devant le Conseil constitutionnel contre cette décision, a indiqué Gluckstein.

Finalement après ce camouflet le candidat du PT n'avait plus vraiment d'autre possibilité que d'accepter les propositions de la CNCCEP "Nous avons accepté l'expression de candidat "de maires" pour l'affiche ainsi que quelques expressions comme "présenté par des maires" dans la profession de foi", au lieu de l'expression "candidat des maires".

Gérard Schivardi maintient toutefois les recours déposés devant le Conseil d'Etat et devant le Conseil constitutionnel contre cette décision, a indiqué Daniel Gluckstein.

On pourrait presque dire que cette affaire se résumait en quelque sorte à une banale faute de syntaxe qui aurait échappé malencontreusement au professeur Gluckstein...

(source : Reuters 30.03.07)


Le 1er avril 2007

Jusqu'où ira l'irresponsabilité politique des dirigeants du PT ?

Etant donné que Schivardi n'a pas daigné répondre au communiqué du 31 mars que je lui ai adressé en copie par courriel, je me suis connecté sur plusieurs sites Internet pour obtenir davantage d'informations sur les péripéties liées à sa candidature. (la liste des adresses figure à la fin de cet article)

Il est établi que la décision prise par la Commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle (CNCCEP) d'invalider la première mouture du matériel électoral de Schivardi reposait sur la mention « candidat des maires » qui figurait bien sur sa profession de foi et son affiche électorale, contrairement à ce qu'avait affirmé Schivardi dans son appel du 30 mars : «Signalons que l’expression « le candidat des maire » est absente des documents incriminés. » Il nous a donc menti délibérément pour ensuite nous demander de lui verser de l'argent. Les militants apprécieront ce procédé à sa juste valeur, je n'en doute pas.

Depuis l'annonce de sa candidature le 18 novembre 2006, Schivardi et le PT ont tenté un véritable coup de force ou un hold-up en prétendant par cette formule " le candidat des maires", se présenter au nom de l'ensemble des maires, alors qu'il n'a obtenu le soutien que de 0,01% des maires (environ 600 sur 35 600). En comparaison, selon différentes sources, l'Association des maires de France (AFM) revendique entre 34 000 et 35 500 maires affiliés à son association sur un total de 36 500 maires en France. Cette comparaison se passe de commentaires.

Loin de prendre parti pour l'un ou pour l'autre, je considère leurs arguments non fondés et je les renvoie dos-à-dos, pour la bonne raison que les maires ne sont pas une catégorie d'individus parmi d'autres, comme par exemple les travailleurs, les ouvriers ou les paysans, mais qu'ils ont un statut particulier qui relève des institutions de l'État, au même titre que les députés ou les sénateurs. Se présenter comme "candidat des maires" était dés le départ en quelque sorte une violation des institutions et source à contestation, c'est comme si un candidat avait voulu se présenter au nom des députés ou des sénateurs, en prétendant être le "candidat des députés" ou le "candidat des sénateurs", une telle formule ne serait jamais passé au Conseil d'État ou au Conseil constitutionnel.

D'autre part, il paraît évident que l'AFM qui était passablement agacée depuis plusieurs années par la campagne du PT au près des maires, a dû manifester à plusieurs reprises son opposition à la formule employée par Schivardi et qu'elle a dû lui faire savoir, celui-ci s'est donc obstiné à ignorer ces mises en garde répétées.

Par ailleurs, il paraissait dés lors évident qu'il s'agissait de la part de Schivardi, ou plutôt du PT, d'une véritable provocation vis-à-vis du Conseil d'État et du Conseil constitutionnel, et que ces deux institutions de la Ve République se feraient un malin plaisir de le sanctionner le moment voulu. Nous y sommes.

Donc les déboires de Schivardi étaient parfaitement prévisibles depuis des mois. Cela n'a pas empêché Gluckstein et les dirigeants du PT de persister dans cette voie, ce qui me fait dire qu'ils portent l'entière responsabilité de la situation actuelle.

Comment ont-ils pu imaginer un seul instant que l'UMP et l'UDF leur feraient le moindre cadeau, qu'ils pourraient les manœuvrer à leur guise ? Cela relève de l'irresponsabilité politique la plus totale.

Personnellement, il y a déjà plusieurs mois, à plusieurs reprises j'avais écrit que Schivardi ne représentait qu'une poignée insignifiante de maires, cela aurait dû faire tilt dans la tête des dirigeants du PT ou les alerter sur les conséquences prévisibles à long terme s'ils ne corrigeaient pas cette présentation abusive de la candidature de Schivardi. Ils n'ont pas voulu en tenir compte.

A quoi bon protester aujourd'hui contre une décision prévisible de longue date que le PT a provoqué sciemment par son aveuglement ou son entêtement à vouloir toujours avoir raison, de parler de "procès d'intention" ou juger la décision de la CNCCEP injuste ou injustifié relève une nouvelle fois de l'irresponsabilité, car nul n'est censé ignorer la loi, même quand on s'appelle Gluckstein.

Pour l'anecdote, rappelons que Schivardi n'est pas le seul dans ce cas-là, en 2002, la CNCCEP avait déjà recalé le matériel de campagne d'un autre candidat, Alain Madelin (DL), parce qu'y figuraient les trois couleurs nationales, ce qui n'est pas autorisé sauf si le bleu-blanc-rouge fait partie de l'emblème ou du sigle d'un parti, rapporte un journaliste.

(source Internet :
- www.schivardi2007.com ;
- Le Monde, AFP et Reuters 30.03.07 ;
- http://www.cnccfp.fr/index.php ;
- http://www.maire-info.com/ ;
- http://www.amf.asso.fr/ ;
- http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-30346184@7-354,0.html ;
- http://www.rtl2007.fr/actualite/0/retoque-schivardi-contre-attaque-5795.html ;
- http://www.lejdd.fr/cmc/presidentielle/200713/schivardi-la-tuile_5365.html ;
- http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/presidentielle/200713/schivardi-cherche-un-compromis-_5412.html?popup)


Le 4 avril 2007

Info du site Lutte de classe

J'ai retiré de la page d'accueil les textes sur Schivardi et je n'ai conservé que les liens vers ces documents. Je ne voudrais pas que l'on pense que je me réjouis de la décision inique de la commission électorale. Par ailleurs, comme je partage son combat contre l'Union européenne, même si je n'ai pas la même approche que lui de ce problème qui sera déterminant dans les mois et les années à venir pour l'ensemble du prolétariat, je n'ai aucune raison de mettre de l'huile sur le feu comme l'on dit.

Vous devez bien vous doutez que j'ai reçu plusieurs courriels de militants ou sympathisants du PT peu agréables. Toutefois, un cadre de province qui semble-t-il se pose des questions, à terminer son courriel par une formule de politesse "cordialement", ce qui me fait dire qu'il a lu et ne condamnait pas mes derniers articles sur la mésaventure de la candidature de Schivardi.

J'ai constaté que le site Internet du PT était lui aussi en "reconstruction", tout comme celui de Schivardi. Il faut dire qu'à part l'éditorial, aucune rubrique de ce site n'avait été actualisée depuis le début 2006, si je ne me trompe pas, alors qu'Internet est devenu un outil de communication très important pour les militants et les travailleurs.

Vous avez été 2 100 à vous connecter au moins une fois sur le site Lutte de classe au mois de mars, et vous avez téléchargé 8 500 documents, je vous remercie de votre fidélité et de votre confiance. Plus de 600 militants au total ont téléchargé les interviews de Karim Landais, les autres interviews dans quelques jours si j'en trouve le temps.

Je m'excuse encore pour les nombreuses fautes de frappe que je n'ai pas corrigées. Il m'arrive souvent de transformer entièrement une phrase et d'oublier de changer les temps des verbes, ou d'accorder les adjectifs, les participes passée, etc.

Comme je ne suis pas sur place pour me procurer facilement des documents (mêmes s'ils datent de plusieurs semaines), si vous le souhaitez, vous pouvez m'en envoyer à l'adresse suivante : Mariaman Koïl Street, Thantirayankuppam, 605104 Kottakuppam, Tamil Nadu, Inde.

Bonne continuation à tous.


Le 4 avril 2007

Note du site Lutte de classe

En raison d'une intense correspondance avec des militants et cadres du PT, des militants de différents groupes de militants, je n'ai pas eu le temps de répondre à tous les courriels, je vais le faire cet après-midi ou demain.

Un mot à propos de l'affaire Schivardi.

Etant donné qu'il avait été prévenu solennellement par l'AFM de son intention de ne pas lâcher le morceau dés le 21 mars 2007, il était insensé et irresponsable de vouloir lui tenir tête jusqu'au bout, que l'on trouve par ailleurs parfaitement injuste ou inique la prétention de l'AFM, je suis entièrement d'accord avec les militants du PT sur ce point évidemment.

Cela devrait peut-être les faire réfléchir au-delà de cette mésaventure annoncée de longue date, qu'à se prendre pour ce qu'on n'est pas, à ne pas vouloir tenir compte de certaines réalités, il arrive ce qui arrive.

Un camarade m'a écrit que l'UMP et le PS en voulait particulièrement à Schivardi et au PT pour leur position sur l'Union européenne.

Baliverne, d'une part, tout le monde se fout plus ou moins de l'Union européenne, à tort, nous sommes bien d'accord, je suis pour la rupture inconditionnelle avec l'UE, mais aussi avec l'OIT, la CSI, tous les organismes de collaboration de classes auxquels participent actuellement les militants du PT. J'en veux pour preuve que ce n'est pas la position du PT sur l'UE qui a été à l'origine des problèmes de Schivardi, le jour de la commémoration du Traité de Rome, il y a eu une manifestation à Berlin contre l'UE, le saviez-vous au moins ?, et vous savez combien de participants elle avait réunis ? 500 selon une dépêche de l'AFP du même jour. Cela se passe de commentaire, non ?

D'autre part, la bourgeoisie considère, à tort selon nous, que le PT est un parti dangereux, qu'il serait encore un parti révolutionnaire en quelque sorte et autres fables du même registre, donc elle aurait saisi n'importe quel prétexte pour tenter d'empêcher son candidat ou celui qu'il soutenait de parvenir au premier tour de la présidentielle, elle aurait même été jusqu'à en créer un si nécessaire. CQFD. Maintenant si la bourgeoisie s'en prenait ouvertement au PT pour l'interdire, il va de soi que je le soutiendrai sans réserve, car c'est l'ensemble des partis, organisations et groupes de militants ouvriers qui seraient menacés dans leur existence.

A défaut de pouvoir lire Informations ouvrières pendant encore quelques jours, j'ai lu le dernier éditorial de Gluckstein sur un site Internet.

Il n'a plus à la bouche que l'Union européenne, c'est terrible d'en être réduit à une vision aussi étriquée de la situation politique, j'ai l'impression qu'il développe une forme de névrose obsessionnelle, bien entendu il ne s'agit de ma part que d'un avis clinique et non d'une calomnie, je tiens à le préciser, je constate seulement qu'un cas pathologique bénin, mais toutefois déclaré, est en train de s'aggraver au fil du temps et de prendre des proportions inquiétantes, comme dirait un psychanaliste, par exemple, allant jusqu'à remettre en cause la candidature du candidat qu'il soutenait et en entrainant dans ses délires et ses déboires l'ensemble des militants et sympathisants qui lui faisaient aveuglément confiance semble-t-il. Et demain ? Gageons que les militants du PT sauront faire la part des choses et auront une réaction salutaire, c'est déjà le cas de certains d'entre eux.


Le 8 avril 2007

Schivardi sur Europe 1

Un ex-militant de l'OCI-PCI m'a adressé un courriel dans lequel il me signale les prises de position suivantes de Schivardi sur Europe 1 le 4 avril 2007, en précisant : "ce genre de déclaration Schivardi le fait tous les jours dans les grands médias.".

4 avril 2007, 12 minutes 30 secondes, interview de Schivardi par Jean-Pierre Elkabbach, Europe 1 :

à 1 minute du début : Il se prononce pour la dissuasion nucléaire

à 6 minutes du début : Il se réclame de la vision européenne de… De Gaulle (à deux reprises)

à 7 minutes du début : Il y a un complot contre lui.

à 8 minutes du début : "Je suis un candidat présenté par des maires".

à 9 minutes du début : "Le PT me soutient au même titre que des maires de l'UMP de l'UDF, du PS." "J'suis ni d'extrême gauche ni d'extrême-droite" "Je suis socialiste".

à 10 minutes du début : Question : "Schivardi n'est pas un révolutionnaire ?" Réponse : "Non"

Inutile de commenter.

(source Internet : http://www.europe1.fr/informations/chroniques/684208/gerard-schivardi---candidat-de-maires-a-la-presidentielle.html)

Dans cette page d'accueil, on peut lire notamment :

"Gérard Schivardi réagit au lendemain du record de vitesse du TGV en souhaitant la renationalisation de la SNCF. Le "candidat de maires", soutenu par le Parti des Travailleurs, promet également à la Recherche d'être le deuxième budget de l'Etat s'il est élu. Sur le thème de l'Europe, Gérard Schivardi cite le Général De Gaulle qui parlait d'une Union "des pays libres fédérés entre eux"."

Quel opportuniste celui-là ! quelle honte pour le PT !


Le 19 avril 2007

Un scoop : le PT au bord de l'explosion ?

Un camarade du CCI-PT vient de m'envoyer un courriel dans lequel il m'écrit qu'il a appris par les médias, par l'intermédiaire de mon site et du courriel que je lui ai adressé, la décision de Gluckstein de créer un nouveau parti, comme quoi je ne vous avais pas raconté n'importe quoi hier. Il me dit être tombé sur le cul avec ses camarades, aucun d'entre eux n'était au courant, contrairement à certains. Tu parles d'un démocrate ce Gluckstein !

Selon la version officielle, suite à l'élection présidentielle, le PS et le PC exploseraient et donc il faut créer sur le champ un parti ouvrier indépendant autre que le PT, parce que les militants du PS et du PCF refuseraient de rejoindre le PT. Cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ? Ils avaient entonné le même refrain pour justifier la liquidation du PCI (Parti communiste internationaliste) en 1986 au profit du MPPT qui allait se transformer en PT. Ce n'est pas assez, il faut aller toujours plus loin dans le reniement du programme de la révolution prolétarienne et la capitulation devant la bourgeoisie.

Et ce camarade d'ajouter en substance : si la plate-forme déjà minimaliste du PT ne convient pas à ces militants, quel nouveau parti allons-nous construire, sur quelle ligne ? Exit la lutte de classe ? Ton pote avait raison, ils sont sur la ligne de refaire la SFIO!

Du coup, je vais modifier immédiatement ma page d'accueil pour faire une place à l'article que je pensais diffuser seulement à partir de demain, le temps de faire une course et de manger quand même...

Ce camarade m'a adressé la lettre qu'il a reçue signée des deux compères Gluckstein et Schivardi le 19, qui est datée du 10 avril et fait 2 pages, alors qu'en réalité, il s'agit d'un extrait de son discours prononcé à Narbonnes... le 13 ! et se termine ainsi : "Je suis d'accord pour participer au Comité provisoire pour un parti owrier", et c'est reparti pour un tour : le MPPT, puis le PT allégé s'il vous plaît ! Cette lettre sera sur le site dans 2 ou 3 heures au format word.

Vous avez suivi : les militants du PT ont appris la décision de la clique qui dirige leur parti de le liquider, après les participants au meeting de Narbonne le 13, après les médias à qui cette information a été comuniquée le 17, après votre serviteur qui en a pris connaissance le 18 grâce à un camarade qui a quitté récemment le CCI-PT et qui m'a envoyé un courriel, et le tout en pleine campagne électorale, ce qui signifie qu'ils appellent les travailleurs à voter pour un candidat soutenu par un parti qui n'existera plus dans quelques mois, il fallait oser le faire, même les staliniens n'ont jamais été aussi loin dans la forfaiture et l'escroquerie, car il faut bien appeler les choses par leurs noms à un moment donné.

A ma connaissance, c'est la première fois dans l'histoire du mouvement ouvrier qu'un parti ose se moquer aussi ouvertement de ses militants, c'est un réel coup de force, c'est proprement scandaleux, il n'a pas de mot assez fort pour caractériser la bande de voyous qui dirigent actuellement le PT. Souhaitons qu'ils disparaîtront avec leur parti, et que les militants les plus déterminés à continuer le combat se regrouperont rapidement pour former une nouvelle organisation, j'ai envie de dire que c'est le moment ou jamais, saisissez l'occasion, de nombreux militants sont déjà prêts à vous rejoindre.

Je conseille aux camarades du CCI-PT de bien lire le texte que je mets en ligne, cela pourrait les inspirer pour la suite.

Enfin, tout ce que j'ai écrit depuis deux ans sur les dirigeants du PT se vérifie aujourd'hui au grand jour, tous les militants en sont témoins. Je n'en veux pas du tout à ceux qui m'ont calomnié par ignorance, nous partageons le même combat, nous sommes du même sang, nous n'avons rien à voir avec cette bande de combinards dégénérés, les Lambert, Gluckstein, Denis, Legoff et Cie. qui nous ont sans cesse trompés pendant des décennies.

Dites-vous bien que tout cela ne serait pas arrivé si vous aviez eu une ligne politique correcte, car c'est la condition indispensable et primordiale pour pouvoir construire un parti, faites confiance à Lénine et ne faites pas confiance aux dirigeants du PT qui s'opposeraient à Gluckstein et qui revendiqueraient la ligne politique qu'a suivi le PT depuis 1981, car elle ne pouvait mener qu'à une impasse, à la capitulation complète à laquelle nous assistons aujourd'hui.

Oui, c'était écrit dans la ligne de la défense de la démocratie bourgeoise. Oui c'était inscrit dans la ligne de la rupture avec l'UE, au lieu d'engager le combat contre les institutions de la Ve République et sa Constitution bonapartiste.

Nous avons aujourd'hui une occasion qui ne se renouvellera pas de sitôt de pouvoir enfin construire une véritable organisation révolutionnaire dont Lénine et Trotsky seraient fiers. Honte à Gluckstein et à tous les dirigeants et cadres du PT qui le suivront !

Votre destin est entre vos mains et au-delà celui du prolétariat, prenez-en vite conscience car chaque minute, chaque jour comptera, à vous d'assumer vos responsabilités.


Le 20 avril 2007

Infos du site.

J'ai créé une nouvelle page regroupant les infos en bref sur le PT depuis le 15 décembre 2006.

Les infos en bref sur le PT (35 articles)


Lorsque la calomnie tient lieu d'argument politique au PT.

J'ai reçu un mail calomniateur d'un dénommé C. Desnoyers dont voici un extrait, c'est pour vous montrer où en sont rendus certains militants ou plutôt cadres du PT, bouchez-vous les narines ça pue :

"il y a toujours eu des gauchistes sectaires, dogmatiques, scolastiques, perroquets adorateurs d’icônes. Lénine les a qualifiés en son temps. Certains ont mal fini. A l’extrême gauche de la SFIO il y eut Déat. A l’extrême gauche du PCF il y eut Doriot. Si Brahma vous prête vie, je serais curieux de savoir ce que vous serez dans 10 ans.", comme j'ai déjà 51 ans, je serai peut-être déjà crevé dans 10 ans, ce sera un soulagement de ne plus avoir à lire vos conneries, et au moins je n'aurais pas eu besoin de retoucher ma biographie pour la rendre plus présentable aux militants !

Il semble ne pas méconnaître le parcours d'un dirigeant du PT pour oser qualifier le parti de Déat et de Doriot "d'extrême gauche", c'est plus respectable qu'"extrême droite" en effet. Par ailleurs, il fait un amalgame infâme en prétendant que les militants ouvriers qui auraient pu être situés à cette époque à l'extrême gauche de la SFIO ou du PCF auraient eu quelque chose en commun avec la racaille réactionnaire des Déat ou Doriot, c'est proprement dégueulasse. Voilà qui vous honore !

Puisque vous m'y obligez, je vais vous rafraîchir la mémoire et vous mettre le nez dans votre merde, je vais reproduire un article que j'ai trouvé dans le site d'une association antifasciste dénommé Decadi (http://www.decadi.com/index.html), daté du 15 janvier 1999. Cet article parle d'un certain Alexandre Hébert dirigeant de l'OCI-PCI-PT et ami personnel de Pierre Lambert depuis le début des années 50 (je précise qu'Hébert n'est pas le dirigeant que j'ai évoqué dans le paragraphe précédent.) :

" Licenciement par France Télévision de Joël Bonnemaison, journaliste à FR3 Nantes, mis en examen en décembre 1998 après avoir avoué être l'auteur d'une lettre anonyme au Rédacteur en Chef de la station, l'accusant, entre autres, d'être un «dévoyé» et un «bouffon vénal». Ancien responsable local du Front National, intime avec Jean-Marie Le Pen (témoin de son mariage comme Alexandre Hébert, leader anarcho-syndicaliste de Force Ouvrière), auquel il sert de chauffeur lors de ses déplacements dans la région, Joël Bonnemaison militant à FO depuis les années 70 est rédacteur en chef d'" Ouest syndicaliste ", le journal de FO en Loire-Atlantique. Affecté en Vendée à la demande de Philippe de Villiers (Libération du 01.02.99), Bonnemaison est responsable national d'un des trois syndicats de journalistes FO, le Syndicat Général des Journalistes (SGJ), dirigé par Tristan Malle, réputé proche des trotskistes "lambertistes" du Parti des Travailleurs.

"Déjà par le passé, la rédaction a dû déplorer les agissements de M. Bonnemaison et ses manoeuvres avec le Front national", selon une pétition de la rédaction. A l'occasion de la campagne électorale européenne de 1994, Joël Bonnemaison avait par surprise reçu en direct Jean-Marie Le Pen à la place du responsable local du Front national. La direction de FR3 n'avait alors pas réagi malgré les protestations des organisations représentatives du personnel. "

Si cela vous passionne et que vous voulez en savoir davantage, vous pourrez vous connecter sur le site Internet de l'Union rationaliste de la section de Loire-Atlantique (2 articles datés du 12 octobre 1999), Ouest-France du 12 octobre 1999 également, ou sur celui du bimensuel Français d'Abord ! du Front National auquel il avait donné une interview le 6 octobre 1999, les archives de Libération et du Monde qui lui avaient consacré un article. Et si cela ne vous suffisait pas, consultez donc l'Anarcho-syndicaliste du 28 mars 1996, il y commentait l'élection de Mgr Jean-Marie Lustiger à l'Académie française en usant plus de sept fois du nom juif du prélat : Aaron Lustiger, ainsi que le font couramment et la plupart des journaux proches du Front national, et si vous n'avez toujours pas envie de vomir après, contactez la direction confédérale de FO qui avait réagi à l'époque " aucun dirigeant de FO n'est habilité à entretenir des contacts avec le FN, dont elle dénonce régulièrement le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie.", ou la direction du PT qui se serait désolidarisé de Hébert (à propos de son interview à Français d'abord! par la voie de son comité directeur le 9 octobre1999.

J'ajoute que Bonnemaison a écrit une biographie d'Hébert : Alexandre Hébert, 50 ans de luttes syndicales par Joël Bonnemaison, Editions du Rocher. (1996)

Quand on a eu ou que l'on a encore dans son propore parti des individus de ce genre, je pense que l'on est très mal placé pour donner des leçons à qui que ce soit. Vous m'attaquez, je vous réponds c'est légitime. Personnellement je n'ai jamais appartenu à d'autres organistions que l'OCI de 1978 à 1981, à FO de 1981 à 1985, et à la Libre Pensée de 2005 à 2006 et je n'ai jamais entretenu de relations personnelles ou particulières avec un membre d'un autre parti, et je ne suis adhérent à aucun parti ou groupe, aucune organisation ou association pour le moment.

J'entends déjà des militants du PT hurler à la calomnie, alors que je ne fais ici que reproduire des faits connus et vérifiables, qu'ils s'en prennent à qui de droit, qu'y puis-je si leurs dirigeants sont infréquentables ? Voyez-vous je suis du genre à tout dire, y compris et surtout ce qu'il faudrait cacher pour des raisons inavouables. Et estimez-vous heureux encore du peu d'informations qui transpirent et nous parviennent.

Avant de me provoquer, la prochaine fois vous y réfléchirez à deux fois, car je ne suis pas du genre à me laisser faire en règle générale, encore moins par des minables ou des parasites.

Cet ignoble individu ignore ou feint d'ignorer que je n'ai jamais renié mes convictions depuis 1977, donc je pense que c'est plutôt lui et ses compères qui devraient s'inquiéter de ce qu'ils sont déjà devenus !

De plus, il faudrait faire passer à la trappe les marxistes comme je l'ai écrit hier. A moins que seuls quelques dirigeants du PT soient encore habilités à citer Marx par exemple, histoire de pouvoir mieux camoufler leur capitulation !

Vous avez lu de quelle manières les militants du PT sont méprisés par leur direction qui a pris la décision de liquider leur parti sans que les militants en soient informés, sans la moindre discussion, et ce monsieur voudrait me donner une leçon en prétendant que je pratiquerais le culte de la personnalité, alors que les militants du PT devraient obéir au doigt et à l'oeil aux décisions arbitraires de leurs dirigeants, les militants feront la part des choses j'en suis certain.

Pour conclure, vous ne me ferez pas taire, vous perdez votre temps en m'insultant, vous n'arriverez même pas à me déstabiliser ou à me faire perdre mon contrôle. Contrairement aux mauvaises habitudes que l'on trouve dans pratiquement tous les partis, je n'ai jamais demandé à un militant de me croire sur parole, et s'il le faisait par malheur pour lui, il se ferait vertement engueulé, au contraire, j'invite toujours les militants à vérifier les informations que je leur fournis, idem pour les analyses que je produis, ensuite chacun en fait ce qui bon lui semble, c'est cela l'exercice et le respect de la démocratie, tout du moins c'est ma ligne de conduite.


A propos du PT

J'ai lu le quatre pages que vient de faire paraître la direction du PT sur Pierre Lambert.

Comme il fallait s'y attendre c'est un tissu de manipulations et de contrevérités qui n'a pour seul objectif que de justifier le cours liquidateur et réformiste impulsé par Lambert à son organisation. On ne s'attendait pas à autre chose en vérité. Ils procèdent comme d'habitude par omissions : en partant du principe que peu de militants ont eu connaissance des faits réels, par conséquence on peut sélectionner ceux que l'on veut pour leur raconter ce que l'on veut. La méthode est redoutable et efficace. Mais à ce jeu-là fort malhonnête, on finit toujours par se prendre à son propre piège, la vérité est révolutionnaire souvenez-vous. En lisant les articles de Lambert contenus dans ce quatre pages, j'ai eu en partie confirmation de l'analyse que j'ai portée sur Lambert et sa tendance viscérale à l'opportunisme. J'y reviendrai dans quelques jours si j'en trouve le temps.

Ce que j'ai trouvé de particulièrement révélateur du personnage, c'est l'incapacité dont on fait preuve les dirigeants du PT de lui trouver la moindre qualité dans l'hommage somme toute sommaire qu'ils lui ont rendu dans ce document. Gageons qu'ils se rattraperont et se répandront en louanges dithyrambiques le 25 janvier.

Que l'on respecte l'homme qu'il a été est une chose, mais cela ne doit pas nous conduire à l'amnésie, car on ne pourra pas comprendre le présent aussi longtemps que nous n'aurons pas compris le passé, et encore moins définir une tactique correcte pour avancer vers notre objectif. Il ne faut tout de même pas oublier que l'incapacité du prolétariat de se doter d'une direction révolutionnaire demeurera (et demeure) le facteur déterminant de la seconde moitié du XXe siècle et que Lambert en porte en partie la lourde responsabilité, bien qu'elle ne repose pas entièrement sur ses épaules, il ne servirait à rien de l'accabler aujourd'hui.

Le plus difficile dans la vie réside sans doute dans la capacité à faire la part des choses en toutes circonstances, à prendre la mesure du cours des événements sans perdre de vue ce qui est essentiel de ce qui est secondaire, sachant qu'un facteur secondaire peut à un moment donné devenir déterminant ou l'inverse...

Le plus difficile dans la vie, ce n'est pas de connaître nos propres faiblesses ou lacunes qui déterminent en quelque sorte nos propres limites. Après tout c'est humain et personne n'est parfait loin de là. A défaut de pouvoir y remédier, tout simplement parce que l'on ne peut pas revenir en arrière et refaire notre propre histoire, on peut certes travailler inlassablement à les combler en sachant qu'on n'y parviendra jamais totalement, et on peut trouver les moyens d'y suppléer, par exemple, en nous montrant attentif aux qualités des militants qui nous entourent et qui ne partagent pas forcément notre point de vue, ou encore, en faisant preuve de modestie et en témoignant la même tolérance envers les autres militants que celle que l'on s'accorde volontiers par la force des choses. Il est dit quelque part que l'on devrait faire preuve de davantage de rigueur envers soi-même qu'envers les autres, tout simplement parce que nous sommes différents et que nous n'avons pas fait les mêmes expériences dans la vie.

La politique ne se résume pas à des formules apprises par coeur et sans cesse rabâchées au fil du temps. De la même manière les enseignements du marxisme ne doivent pas être pris à la lettre et transposer littéralement quelques décennies ou siècles plus tard, il faut au contraire en conserver "l'esprit" comme disait Lénine, on devrait plutôt dire la méthode qui permet de relier les faits entre eux pour saisir le processus historique dans sa continuité, le matérialisme dialectique, sinon l'on tombe fatalement dans l'autoritarisme aveugle ou le sectarisme avant de sombrer dans l'opportunisme. Vouloir transposer littéralement la théorie dans la pratique est une absurdité qui peut conduire à bien des reniements.

Tous ceux qui ont tenté de biaiser avec l'histoire ou qui ont cherché des raccourcis pour construire le parti se sont toujours cassés les dents dans le passé, il ne fait donc aucun doute qu'il en sera de même dans l'avenir. C'est dans cette voie que Lambert et Gluckstein ont engagé leur parti depuis 21 ans avec le succès que l'on sait, qui confirme si besoin est mon appréciation. Ces lignes s'inscrivent dans la continuité de mon combat politique et rien d'autre. Ceux qui seraient assez tordus pour y voir un combat personnel pour ensuite affirmer que je calomnie la mémoire de Lambert feraient bien de réfléchir à deux fois avant de s'engager sur cette planche pourrie, car le retour de bâton pourrait s'avérer cruel pour eux.

Je n'ai jamais révélé le contenu de mes relations récentes avec un dirigeant du courant communiste internationaliste du PT qui m'avait écrit dans son dernier mail ordurier que je voulais "tuer le Père" en attaquant le PT, vous aurez reconnu au passage le langage des curés de la franc-maçonnerie, je lui réponds aujourd'hui que le Pére est mort, mais qu'il se rassure il lui reste le Fils (Gluckstein) et le Saint-esprit (Blondel et la franc-maçonnerie), amen ! Quand à 25 ans d'intervalle, le même individu vous sort qu'attaquer la politique et le fonctionnement de son parti, c'est se placer fatalement dans le camp des ennemis du PT et du prolétariat, et que par conséquence je me situerait de l'autre côté de la barricade, on se dit spontanément qu'un tel état d'esprit détestable, partagé unanimement par la direction du PT, ne s'est pas développé par hasard. Puisque quiconque à finalement le droit de se réclamer du trotskisme ou du marxisme, qu'on me permette de dire ici, qu'une telle attitude est étrangère au léninisme et qu'il s'expose à la polémique.

Personnellement, je pense que Lambert et les militants qui ont accepté de se placer sous sa tutelle après-guerre n'ont pas été capables d'assurer la continuité de la tradition révolutionnaire du prolétariat international, donc celle du bolchevisme. Je pense évidemment la même chose de la LCR et de LO, ainsi que des groupes issus du PCI qui se réclament de l'héritage des trotskistes de cette période. Chacun a évidemment le droit de penser ce qu'il veut du moment que ses arguments reposent sur des faits, ce que je me suis employé à faire depuis plusieurs années. Je suis convaincu que tant que nous n'aurons pas réussi à refaire le lien avec l'héritage que nous ont laissé Marx et Lénine, nous ne pourrons jamais construire le parti.

Maintenant, on nous dit que le monde a beaucoup changé pour justifier l'abandon du léninisme qui se confond avec la place et le rôle du parti bolchevik comme forme enfin trouvée du parti ouvrier capable de mener le prolétariat au pouvoir. Hier le prolétariat devait affronter des régimes despotiques tel celui du tsar Nicolas II ou celui du kaiser Bismarck, nous, nous avons Poutine, Bush ou Sarkozy, et ce qui était valable hier ne le serait plus aujourd'hui, qu'on veuille bien nous expliquer pourquoi. Un constat. Au cours du XXe siècle, en dehors du parti bolchevik et de la révolution russe d'octobre 1917 qui font figure d'exception, des types de partis très divers ont été construits sans jamais mener le prolétariat au pouvoir... avant de se décomposer ou de disparaître, toutes les formes de gouvernement ont été essayé sans que le prolétariat ne parvienne au pouvoir, pire encore, elles ont contribuées à désarmer le mouvement ouvrier et à le rejeter des décennies en arrière, de nombreuses tactiques ont été utilisées pour combattre le capitalisme sans jamais le vaincre, en réalité elles ont conduit à mieux l'enchaîner à l'impérialisme par le biais du réformisme, regardez ce qui se passe en Bolivie avec l'assemblée constituante, etc., bref, à chaque fois que l'on a voulu s'écarter d'un millimètre du léninisme, le mouvement ouvrier a essuyé échecs ou défaites sanglantes, suivis d'une débâcle générale conduisant au bout du compte à la décomposition et la dispersion de son avant-garde, à l'effondrement de son niveau théorique. Ne pas tirer le bilan de cette période, c'est manifestement faire preuve d'inconscience et manquer de rigueur politique. C'est ce travail qui n'est pas facile à effectuer et non la situation en soi comme on se complaît à nous le rabâcher.

J'ai envie de terminer en disant : la discussion continue, mais comme je sais que cette affirmation est généralement teintée d'hypocrisie, je préfère dire que je prends mes responsabilités en écrivant ce que je pense sans me soucier si cela plaira aux uns et déplaira forcément aux autres. C'est la libre interprétation des faits et la confrontation des idées (et des expériences) qui permettront de faire avancer la discussion, à partir du moment où chacun en acceptera les règles, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui malheureusement. Et ce sont les faits qui permettront de dire qui avaient raison et qui avaient tort, l'essentiel étant que ceux qui auront eu tort sauront en tirer les conséquences et rejoindront à temps ceux qui avaient eu la chance d'être plus lucides, le tout dans un esprit de fraternité.

Le parti est avant tout une oeuvre collective, ce qui semble avoir été oublié par beaucoup de militants. Peu de temps avant d'être assassiné, Trotsky avait manifesté son agacement devant la polémique qui déchirait quotidiennement les rangs de l'avant-garde en France. On peut dire 68 ans plus tard que rien n'a changé, c'est bien la raison qui me fait dire que la tradition du bolchevisme n'a jamais été assumée depuis cette époque, j'en suis vraiment désolé pour ceux qui pensent sincèrement le contraire.


Le Parti des travailleurs complice de l'appareil de FO

Voici la présentation des documents syndicaux que j'ai mis en ligne aujourd'hui.

A l’Union départementale de FO de Loire-Atlantique dirigée par le rejeton d’Alexandre Hébert, Patrick Hébert (PT (CCI)), pour rappel à FO comme au PT ils se transmettent les titres de père en fils comme dans les monarchies, il a proposé une résolution où il ne demandait pas le retrait de la signature de FO, il exprime des plats regrets ce qui n’engagent et ne changent évidemment rien, cette résolution a recueilli 33 voix sur 34. Gageons qu’il a été obligé de pondre cette résolution face à la contestation de la base, mais l’appareil monolithique de FO a tenu bon c’est l’essentiel.

Une autre résolution présentée par un délégué qui incluait le retrait de la signature de FO en a recueilli une seule, celle de son auteur évidemment.

Quant à la prise de position de la Commission Exécutive de l'Union Départementale de Haute-Loire, il n’y figure pas non plus l’exigence du retrait de la signature de FO.

Bref, sur une vingtaine d’Unions départementales FO que dirigent des militants du Parti des travailleurs (selon mes informations, sans doute moins en réalité), pas une n’a condamné la signature du Bureau fédéral de FO. Nous sommes bien obligés d’en conclure que le PT est bien le complice actif de l’appareil pourri de FO, donc de la bourgeoisie. C’est cela aussi le parti de Lambert !

On comprend pourquoi dans le numéro 828 d’Informations ouvrières, le journal du PT, en page 4, ne figure nulle trace d’un début de condamnation de cet accord aggravant la précarité des travailleurs. Pire encore, il y est reproduit un communiqué de FO vantant les mérites de cet accord scélérat. Je peux adresser par Internet les articles de cette page aux camarades qui en ferait la demande, c’est très instructif et permet de mieux comprendre la véritable nature du PT et de ses dirigeants, des révolutionnaires en paroles, des réactionnaires en actes.

Le 25 janvier 2008

cliquez ici pour télécharger les trois résolutions (format pdf)


Sur Lambert, le PCI et le PT

Je vous encourage tous à lire et à faire lire l'article de Vincent Présumey que je viens de mettre en ligne. J'aurais pu reprendre le titre d'un des passages de cet article L'OCI et sa plus éminente médiocrité, mais j'ai préféré m'abstenir.

Vous apprendrez aussi que l'alliance entre Lambert et l'appareil de Force ouvrière ne datait pas de 1969 mais de 1959, disons officiellement, et que Lambert favorisera le développement de Lutte ouvrière de la bouche même de Robert Barcia, dirigeant historique de LO !

Voici le passage en question.

"C'est alors, en 1959, et non pas en 1969 à la suite de la décision de voter Non au référendum gaulliste, que Lambert et Hébert votent pour la première fois pour le rapport moral au congrés de la CGT-Force ouvrière. C'est là un évènement inconnu, ignoré, des "lambertistes" évidemment, mais aussi des antilambertistes patentés qui généralement ne savent pas déméler, dans leur hostilité mélangée à FO et au trotskysme, ce qui est insertion normale dans une organisation syndicale réformiste et ce qui est caution des aspects les plus droitiers, les plus dangereux, de la politique de ses dirigeants. Or en 1959, à la surprise des autres courants anarchistes, syndicalistes révolutionnaires ou socialistes de gauche, Hébert et Lambert, représentants reconnus de l'opposition de gauche dans FO, votent pour le rapport moral d'une direction confédérale qui vient de refuser de voter Non au premier référendum gaulliste, celui sur la constitution de la V° République, comme l'ont par contre fait la FEN et la CGT. Pas un mot, par exemple, de ce premier et décisif ralliement, dans le livre de Lambert et Gluckstein Itinéraires, qui explique que ce qu'ils présentent comme l'alliance entre révolutionnaires et réformistes pour sauvegarder le "syndicalisme indépendant" de FO date de 1969. La vraie raison en est que la direction de FO a exclu d'anciens opposants socialistes "de gauche" mais "Algérie française" autour de Raymond Le Bourre (un ancien pivertistes qui finira au Front national ...) surpris par la presse dans un ascenseur avec ... les hommes du général, Michel Debré et Jacques Soustelle. Cette rupture est censée garantir l' "indépendance syndicale" même en soutenant en fait De Gaulle ! Hébert et Lambert deviennent alors l'opposition officielle, intégrée dans l'appareil de la confédération.

Un autre fait peu connu mérite d'être rapporté ici, car il souligne des évolutions parallèles entre organisations dont la culture militante et la culture tout court finissent à long terme par diverger : c'est aussi en 1958 que le groupe Voix ouvrière et le groupe La Vérité dit "groupe Lambert" entrent en contact, sans aucun doute sous la forme d'un "dialogue de chef à chef" qui conforte chacun des deux chefs dans son propre groupe, Lambert d'une part, Robert Barcia dit Hardy d'autre part, et que des diffusions communes sont organisées devant les entreprises avec des mesures de protection contre les agressions staliniennes : selon Robert Barcia, "Grâce à Lambert, nous nous sommes ouverts sur la province" (entretien dans La véritable histoire de Lutte Ouvrière, 2003), autrement dit le "joint venture" a surtout profité à Voix Ouvrière et Lambert a contribué de manière décisive au développement national de ce courant rival !

Faut-il commenter ? Je pense sincèrement et honnêtement que, la caractérisation de Lambert par les ex-dirigeants, cadres et militants de l'OCI-PCI-PT que l'on aurait pu juger exessive, était en réalité conforme ou au-dessous de la réalité.

On a parfaitement compris que Lambert n'avais jamais eu l'intention de construire un parti révolutionnaire et qu'il a berné dirigeants, cadres et militants qui l'ont suivi pendant des décennies. On a compris aussi qu'il avait abandonné le trotskisme dès la fin des années 40. Ce qui me rassure, c'est que j'étais arrivé à cette conclusion en me basant uniquement sur la politique qu'il avait mise en oeuvre au cours de sa misérable carrière d'escroc politique, et non en me basant sur ses basses manoeuvres et ses méthodes dignes des staliniens, en analysant pas à pas la politique du PCI et du PT. Quel soulagement !

Le plus triste de cette histoire, c'est l'état de décomposition avancée de l'avant-garde qui doit bien faire marrer les représentants de la bourgeoisie, les bureaucrates pourris des syndicats, les social-impérialistes et les staliniens, ainsi que tous ceux qui continuent l'oeuvre de Lambert, de Krivine et de Barcia, au nom du trotskysme évidemment.

On a envie de dire : tournons la page, mais ce serait trop facile, autant cesser le combat tout de suite. Nous devons essayer calmement de comprendre pourquoi les choses se sont passées ainsi. J'ai l'intime conviction que si la démocratie avait existé dans ces partis et que leurs dirigeants avaient été animés par des intentions sincères, malgré toutes les faiblesses et les lacunes des uns et des autres, nous aurions pu constuire un parti révolutionnaire. Je ne peux pas accepter la thèse selon laquelle les choses auraient dû fatalement se passer ainsi, c'est l'argument employé par les anticommunistes. Lambert a agi délibérément dès lors qu'il eut évincé tous les anciens dirigeants du PCI, c'est un élément capital pour comprendre la dégénérescence de la IVe Internationale et finalement sa destruction.

Aujourd'hui, pas un dirigeant ou militant ne peut prétendre à lui seul comprendre et analyser correctement la situation mondiale et définir les tâches que nous avons à accomplir. Lambert et les autres dirigeants du PCI se sont retrouvés dans la même situation après la mort de Trotsky. Il faut avoir la modestie de le reconnaître. Nous n'avons pas les capacités d'un Marx, Engels, Lénine ou Trotsky. Cela étant posé, il me semble que pour appréhender correctement le centralisme démocratique, il faut accorderautant d'importance à la démocratie qu'au centralisme dans le parti.

Par exemple, il n'est pas pensable de publier une analyse sans l'expliquer en profondeur avec des mots qui soient compréhensibles par tous les militants. Il faut qu'elle soit accompagnée d'une notice explicative pour en faciliter la lecture étant donné que tous les militants n'ont pas forcément le niveau théorique requis pour se prononcer librement. Il faut en expliquer les tenants et les aboutissants dans les moindres détails pour qu'une réelle discussion puisse avoir lieu, pour que la majorité des militants soient capables d'en vérifier le bien-fondé, de la comprendre, avant de se l'approprier si elle s'avère correcte, une fois que toutes les hypothèses ont été étudiées, que tous les doutes ont été levés, etc., sinon on assistera encore aux mêmes dérives catastrophiques que par le passé. La tactique, la ligne politique ou la stratégie du parti doit être le produit d'une élaboration collective de la direction et non celle d'un seul dirigeant.

C'est la responsabilité de la direction du parti de faire en sorte que les choses se passent ainsi, mais aussi celle de tous les militants. "Le dirigeant a dit", cette attitude de cadres ou militants soumis doit être combattu, elle est pitoyable, minable, inacceptable. La moindre erreur doit être reconnu devant tous les militants, la moindre malhonnêteté intellectuelle doit être immédiatement sanctionnée. Il faut que les militants aient connaissance de l'histoire de leur parti, de leurs dirigeants. Il n'est pas possible qu'il y ait dans le parti une politique officielle destinée aux militants et aux travailleurs, et une politique secrète et des rapports occultes réservés à une poignée de dirigeants sans scrupule. On évoque la malhonnêteté viscérale de Lambert, mais on pourrait dire la même chose des dirigeants de la LCR et de LO. Dites-moi où des organisations disposant de moins de 2 000 militants ont trouvé les moyens financiers pour faire paraître un journal pendant des décennies, qui plus est en kiosque, entretenir des permanents, des locaux, etc ? Qui a financé leur activité politique ? Je n'ai pas attendu la disparition de Lambert pour me poser cette question.

Faisons un peu de politique maintenant si vous voulez bien.

Des militants de la LCR exclus de la CFDT en 1988 ont créé le syndicat SUD. Question : pourquoi le parti de Lambert qui dirigent 9 fédérations et une vingtaine d'unions départementales (selon les informations que l'on m'a transmises), donc qui sont à la tête de milliers de syndiqués, pourquoi n'ont-ils pas rompu à un moment donné avec la direction pourrie de FO pour créer un syndicat lutte de classe ? Vous avez le droit de poser la question à tous les militants du PT. Je ne prétends pas que SUD serait la panacée, je l'ai évoqué pour montrer que c'était possible de créer un syndicat ouvrier, à condition d'en avoir la volonté, ce qui n'a jamais été le cas de Lambert et sa clique de bureaucrates.

Ce qui a pourri le trotskysme, ce n'est pas particulièrement la subordination des dirigeants au PCF ou au PS, bien que cela ait joué un rôle important à différentes périodes de la lutte des classes, mais ce que l'on a sous-estimé, c'est leur subordination aux appareils des syndicats qui a pris forme dès l'après-guerre, la lutte contre le stalinisme (et contre le "pablisme" dans le cas du PCI) a été l'arbre qui a permis de cacher la forêt d'une certaine manière. Il y a d'autres causes bien sûr, mais celle-ci perdurent et le mouvement ouvrier sera livré au capitalisme aussi longtemps que les dirigeants n'auront pas rompu avec les appareils des syndicats, c'est une certitude, si aucun autre parti ne voit le jour... Le mot d'ordre que nous leur adressons, ce n'est pas rompez avec les 10 ministres capitalistes du gouvernement Kerenski, c'est romper avec les appareils, rompez avec la CES, la CSI, l'OIT, rompez avec le capital et toutes ses agences.

Pour terminer dans la gaîté, j'ai lu qu'outre Bergeron, Blondel et Mailly, pratiquement tout le bureau confédéral du syndicat Force ouvrière avait assisté aux obsèques de Lambert, ainsi que l'infréquentable "ami" de Lambert, Alexandre Hébert, accompagné d'une trentaine de militants de Loire-Atlantique. Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es. Il aura eu les obséques qu'il méritait en somme !

J'ai lu aussi avec intérêt quelques passages de l'oraison funèbre prononcée par le sombre Gluckstein, en voici des morceaux à ne pas piquer des vers : le « travail lent, patient, minutieux » de Lambert « n'a pas donné de résultats spectaculaires », c'est le moins que l'on puisse dire, pour le justifier « la route est longue », tu parles, et en bon bureauctrate qui n'a pas de problèmes pour boucler les fins de mois « Nous avons tout notre temps à condition de prendre nos responsabilités », pensez-vous : « les conditions objectives de la Révolution mûrissent », tiens c'est étrange, je croyais qu'elles étaient mûres et qu'elles avaient commencé à pourrir, le capitalisme agonisant, cela vous dit sans doute quelque chose camarades. (source : Forum politique des Marxistes Révolutionnaires)


Sur Lambert, le PCI et le PT (2)

Pendant la semaine qui s'est écoulée je ne suis pas resté les bras croisés. Je serai débarrassé des travaux qui m'occupe chez moi dans quelques jours.

J'ai profité de mes rares temps libres pour préparer une réponse à deux textes que m'a envoyés le camarade ex-cadre ou dirigeant du PCI avec lequel j'ai entrepris une correspondance. Nous abordons des questions importantes pour l'avant-garde. Bien évidemment nous avons des points majeurs de désaccords qui nécessitent une longue réflexion ou de s'y reprendre à plusieurs fois avant d'y apporter une réponse. Sur le rôle joué par Pierre Lambert dans la liquidation du PCI et de la IVe Internationale, je prétends qu'il avait prémédité son coup de longue date et j'ai eu ce matin un éclair de lucidité, si je peux appeler cela ainsi, qui m'a conduit à étayer encore plus solidement ma conviction. Ce camarade m'a expliqué en substance que Lambert avait oeuvré à la construction du parti entre les années 50 à 80 et que c'est seulement à partir du début des années 80 qu'il a privilégié les rapports d'appareil à appareil.

Cette version ne tient pas la route pour plusieurs raisons. Tout d'abord, sans même tenir compte des déclarations de Lambert dès 1947 en faveur de la construction d'un autre type de parti qu'un parti bolchevik ou sa proposition faite à A. Hébert de reconstruire la Première Internationale en 1950 dans le dos de la IVe Internationale, quand on repense au soutien quasi permanent de Lambert à Bergeron puis à Blondel à FO depuis le début des années 60, c'est-à-dire depuis son adhésion à FO, puis il faut se poser une question : comment Lambert aurait-il pu avancer ouvertement dans cette voie (celle du PT en direction des militants du PS et du PCF notamment) avant l'élection de Mitterrand, donc avant que le PS et le PCF entre en crise profonde et surtout avant l'effondrement de l'URSS et de ses satellites, c'était quasiment impossible.

Il ne faut pas oublier un point important : le congrès d'Epinay de 1971 et la tactique de l'Union de la gauche à laquelle devait être associée le PCF, avait pour objectif de réduire l'influence du PCF sinon de le réduire à une portion congrue. Si vous ne le saviez pas ou que vous n'en êtes pas convaincus relisez les interventions des dirigeants du PS de l'époque, vous les trouverez facilement sur Internet.

L'objectif des dirigeants du PS n'a jamais été d'instaurer le socialisme ni même d'avancer timidement dans cette voie, mais de servir de voie de recours à la bourgeoisie en cas de défaillance du régime ou de la défiance d'une large frange de la petite bourgeoisie envers le (ou les) parti officiel de la bourgeoisie, afin d'éviter une crise ouverte du régime...

Fondamentalement le PS est un parti bourgeois, anticommuniste et contre-révolutionnaire depuis 1971, caractérisation rejetée par tous les dirigeants du PCF, de la LCR, de LO et évidemment du PCI-PT. Je prétends que l'un des facteurs qui est à l'origine de la faillite des trois derniers partis cités est leur lien organique, idéologique ou politique permanent avec la SFIO-PS. L'insistance désespéré avec laquelle ils voudraient nous faire croire qu'ils seraient "indépendants" du PS ou de l'idéologie qu'il véhicul