Allemagne. Concentration bancaire = 9.000 licenciements : "c'est bon pour nos actionnaires"
L'assureur allemand Allianz a accepté dimanche de vendre sa filiale, la banque Dresdner, à la Commerzbank pour 9,8 milliards d'euros qui devient la plus grande banque d'Allemagne par le nombre de ses clients (11 millions de clients privés, dont 110.000 clients corporate ou institutionnels), devant la Deutsche Bank.
Toutefois, en termes d'actifs, l'addition de Commerzbank et de Dresdner reste en dessous des chiffres de la Deutsche Bank. Celle-ci a quelques 2.000 milliards de fonds propres.
Ce choix sera coûteux en termes d'emplois, puisqu'on estime à 9000 les postes redondants qui devraient être supprimés, sur un effectif total de 67.000 employés actuellement pour les deux établissements. Quelques 6.500 emplois vont disparaître en Allemagne, et 2.500 dans les autres pays. Commerbank a un effectif de plus de 41.600 employés, et Dresdner plus de 25.000.
"Nous profitons d'une occasion unique de faire de Commerzbank le numéro 1 pour la clientèle privée et corporate en Allemagne," a souligné le CEO de la banque, Martin Blessing. "Cela nous conforte sur le marché européen et c'est bon pour nos actionnaires" a-t-il ajouté.
(source : AP 01.09)
France. Croissance économique en 2008. Attention : 2,25%, 2%, 1,7%, 1%, 0 partez !
Fillon a déclaré lundi sur Europe 1 à propos de la croissance de l'économie française en 2008 :
"J'espère que ce sera au moins 1%, j'espère que cela sera un peu plus de 1%", a-t-il déclaré, mais cela pourrait être moins de 1%, il ne le dit pas alors je le rajoute pour faire bonne mesure.
Le gouvernement escomptait jusqu'à présent une croissance comprise entre 1,7 et 2% en 2008. Le budget 2008 avait été bâti sur une hypothèse de croissance de 2,25%.
"Nous sommes frappés par une décélération de l'économie mondiale qui est très, très sérieuse", a justifié le chef du gouvernement.
"Ma conviction", a-t-il poursuivi, "est que l'année 2008 sera une année positive en termes de croissance, un peu plus de 1%, et que 2009 sera également une année positive."
Selon M. Fillon, "la seule façon pour la France de réagir est d'améliorer la compétitivité des entreprises" à coups d'exonérations de charges sociales (une partie de notre salaire différé), 30 milliards d'euros pour la seule année 2008, en bloquant les salaire ou en les augmentant d'un montant ridicule, en augmentant la productivité grâce à l'augmentation de la flexibilité, etc.
Dans ses perspectives économiques intérimaires, publiées mardi, l'OCDE dresse le même constat : "C'est une grosse mauvaise surprise et cela nous a amenés à réviser à la baisse la croissance sur la deuxième moitié 2008", a expliqué Jean-Luc Schneider, directeur adjoint du département économique de l'OCDE, interrogé par l'AFP.
(source : AFP 01 et 02.09)
France. Production manufacturière en recul.
L'indice des directeurs d'achat du secteur manufacturier en France est tombé en août à son plus bas niveau depuis janvier 2002 à 45,8 points, selon une enquête de Markit, largement sous le seuil des 50 qui marque la limite entre contraction et croissance de l'activité.
La production manufacturière française recule ainsi pour le troisième mois consécutif (idem dans la zone euro), notamment sous l'effet d'une nouvelle une baisse du volume des nouvelles commandes. "La très faible demande intérieure reste le facteur principal de dégradation des performances de ce secteur", a expliqué Jack Kennedy, économiste chez Markit Economics.
Ce qui tire l'économie capitaliste c'est la consommation intérieure. Quand les salaires stagnent ou baissent en valeur réelle alors que les prix augmentent ou flambent, on consomme forcément moins, d'autant qu'on est endetté ou on n'a plus accès au crédit, donc moins de marchandises sont vendus (du coup les stocks enflent et les prix baissent) et la production diminue, le chômage augmente...
(source : La Tribune 01.09)
France. Quand les vacances deviennent un luxe.
Près d'un Français sur deux (48%) n'est pas parti en vacances depuis un an, essentiellement faute de moyens financiers, motif évoqué par presque la moitié d'entre eux, selon une étude réalisée par le Credoc dans le cadre du bilan gouvernemental de la saison d'été publiée lundi.
"Le pouvoir d'achat a un réel impact sur les départs" : à peine un tiers des Français percevant moins de 900 euros par mois sont partis en vacances au cours des douze derniers mois, contre 83% des hauts revenus (supérieurs à 3.100 euros par mois). Au passage camarades, vous noterez qu'un "haut revenu" est un revenu supérieur à 3.100 euros.
Alors il faudrait que le salaire maximum ne dépasse pas 3.100 euros, c'est largement suffisant pour vivre correctement, et que le smic soit porté immédiatement à 1.500 euros nets par mois ainsi que le minimum des retraites.
Mais "les Français tiennent trop à leurs vacances pour y renoncer" et "ils sont prêts à faire beaucoup de concessions pour partir malgré tout", note l'étude. Quel cynisme ! Ce ne sont pas des "concessions" mais des privations.
Bien que nous ayons été pauvres, avec mes parents nous sommes partis en vacances en camping presque tous les ans pendant 20 ans, parce que nous nous privions toute l'année, c'était la seule fierté de mon père menuisier d'avoir travaillé comme un esclave sur les chantiers pour pouvoir chaque année payer des vacances à ses enfants, les emmener voir la mer, comme disait ma mère, "c'est sacré les vacances, les congés payés" ! On ne partait pas très longtemps, pas toujours très loin, mais c'était de vraies vacances. Je me dis après coup, qu'elle devait penser surtout à mon père qui s'épuisait au boulot toute l'année et en avait bien besoin.
15% sont restés moins longtemps, 14% ont choisi une compagnie à bas coûts et 13% des partants ont guetté une promotion de dernière minute.
Les deux tiers des Français envisageaient de pratiquer moins d'activités payantes sur leur lieu de séjour et d'aller moins souvent au restaurant. Une majorité (56%) évoquait la possibilité de partir moins loin ou de se faire héberger par la famille (52%) ou des amis (46%).
(source : AFP 01.09
RSA. Confirmation : ce sont les travailleurs qui vont payer, pas le capital !
La taxe sur les revenus des capitaux prévue pour financer le RSA (Revenu minimum de solidarité) entrera dans le calcul du bouclier fiscal, a déclaré la ministre de l'Economie Christine Lagarde, dans un entretien au quotidien La Tribune paru lundi.
"Je crois qu'il ne faut pas changer la logique du bouclier parce qu'elle est bonne. Cela conduit naturellement à inclure la nouvelle contribution RSA dans le bouclier fiscal", a affirmé la ministre.
A l'origine du projet RSA, le haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch avait déclaré vendredi que "pour l'instant, le projet de loi" le plaçait "hors bouclier fiscal" qui plafonne à 50% des revenus le niveau des impôts directs, CSG (Contribution sociale généralisée) et CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) comprises.
Dans un entretien à paraître mercredi dans La Tribune, il juge "plus symbolique qu'économique ou sociale" la question de savoir si la taxe permettant de financer le RSA doit être comprise dans le calcul du "bouclier fiscal", l'option retenue par le gouvernement. On appelle cela une serpillière !
Vous avouerez camarades que j'avais "flairé" (Trotsky) l'arnaque, cela m'étonnait que le gouvernement taxe le capital après lui avoir fait tant de cadeaux depuis l'arrivée de Sarkozy au pouvoir. En lisant bien, on pouvait le déduire facilement.
L'art de tout dire et son contraire, apparemment il y en a qui ont de l'expérience en la matière, et pas seulement au gouvernement.
Voici ce qu'on peut lire sur le site Internet de la LCR :
"Le gouvernement financera donc le Revenu de solidarité active (RSA) par un prélèvement de 1,1 % sur les revenus du capital. Le pire semble ainsi évité (...) Contrairement à ce que nous entendons, cette réforme est loin de taxer le capital", ils ne savent pas lire, elle ne le taxe pas du tout, ce n'est pas la même chose et c'est pire à la fois ! Plus loin dans le même article, ils écrivaient "Concernant le financement, le prélèvement envisagé va toucher de la même manière les gros épargnants et les petits", mais qu'est-ce qu'on en a à faire des "gros épargnants". Tout le reste tient du double langage.
On comprend parfaitement que la LCR s'en émeuve, tous les travailleurs qui ont souscrit à une assurance-vie seront taxés, la partie que leur verse leurs employeurs au titre de l'intéressement au bénéfice de l'entreprise (une partie de leurs salaires) seront taxés, donc écrire "concrètement, l’essentiel sera supporté par les « classes moyennes » et touchera peu les grosses fortunes" est commettre un faux, et comment osent-ils mettre sur un pied d'égalité les travailleurs qui perçoivent à peine plus que le smic et les "grosses fortunes" qui s'en tapent de payer 1% supplémentaire après tous les cadeaux qui leur ont été octroyés par le gouvernement.
Dans une interview au journal Le Monde du 1re septembre, interrogé sur le même sujet, voilà ce qu'a répondu B. Thibault pour la CGT : " La discussion parlementaire sera importante pour obtenir des correctifs et s'assurer que le "capital" sera réellement mis à contribution", tu parles avec une majorité UMP à l'Assemblée nationale ! Il a dit ensuite : " Pour le moment, le flou domine.", alors qu'il est parfaitement au courant que le capital ne sera pas taxé puisque le 1% sera intégré dans le "bouclier fiscal" réservé au plus riche. Voilà comment Thibault et la LCR soutiennent le patronat et le gouvernement.
Et encore des cadeaux aux patrons à coup de centaines de millions d'euros.
Dans son entretien à La Tribune, Christine Lagarde a par ailleurs détaillé le calendrier de suppression de l'impôt forfaitaire annuel (IFA), qui varie en fonction du chiffre d'affaires des entreprises et doit être versé même en l'absence de bénéfices.
"Dès le 1er janvier 2009, les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 1,5 million d'euros seront exonérées d'IFA", a indiqué Mme Lagarde, précisant que cela concernerait 210.000 entreprises et représenterait un coût de 336 millions d'euros.
Puis, "à partir du 1er janvier 2010, ce sera au tour des 129.000 entreprises dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 15 millions d'euros", ce qui coûtera 714 millions d'euros, a ajouté la ministre.
Enfin, à partir du 1er janvier 2011, les entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse les 15 millions d'euros seront concernées à leur tour par cet allègement pour un coût de 584 millions d'euros.
Au total, "l'Etat fera un effort net de 1,3 milliard d'euros en faveur des entreprises", a conclu Mme Lagarde.
Et à entendre les représentants des patrons, cela ne serait pas encore suffisant. Eux de leur côté, ils en veulent toujours plus, ils n'en ont jamais assez et ce serait parfaitement normal, et nous de notre côté, lorsqu'on revendique une augmentation de salaire, ils nous répondent : nous n'avons pas les moyens, vous êtes trop gourmands, vous en voulez toujours plus, vous voulez coulez l'entreprise et vous retrouvez au chômage ou quoi, soyez raisonnables, etc. Il faut les exproprier sans indemnité ni rachat !
Comme disait Marx, la classe ouvrière n'a pas à avoir de scrupules envers les patrons, elle n'a pas à prendre en considération leurs intérêts, elle est en droit de tout vouloir, de tout leur prendre et puisque c'est tout ou rien, ce sera TOUT !
(source : AFP et Le Monde 01.09 ; Reuters 02.09)
Medevedev à l'UE : "Nous avons besoin les uns des autres"
Lundi, lors du sommet extraordinaire à Bruxelles, les dirigeants de l'Union européenne ont été plus fermes que prévu avec la Russie lundi en annonçant le gel des négociations en cours sur un partenariat renforcé avec Moscou tant que les troupes russes déployées en Géorgie ne seront pas revenues sur leurs positions antérieures.
Même si aucun pays n'a demandé lundi d'adopter des sanctions contre la Russie, principal pourvoyeur de gaz de l'UE, certains, comme le Royaume-Uni, la Pologne et les pays baltes voulaient aller plus loin que ce qu'avait proposé Paris.
Selon des diplomates, la déclaration, dont une première version ne mentionnait pas la suspension des négociations, semble avoir été durcie à la demande des Allemands, des Polonais et des Britanniques. Bref, si l'on compare le contenu des différentes déclarations on s'aperçoit qu'ils sont tous tombés d'accord. Le fait que Sarkozy et Merkel soient à la botte de Bush y a contribué largement.
Merkel le confirmera : "Nous sommes satisfaits qu'une voie ait été trouvée rassemblant les différents intérêts".
Ils ont condamné la reconnaissance "inacceptable" par la Russie des indépendances de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, deux régions séparatistes de Géorgie.
Prié de dire ce que Moscou pensait d'un éventuel gel des négociations pour la conclusion d'un partenariat UE-Russie avant qu'il soit décidé, l'ambassadeur russe auprès de l'UE, Vladimir Tchijov avait déclaré : "Ce serait certainement une erreur majeure si cela devait arriver."
Plus généralement, l'UE a promis d'être "vigilante" sur ses relations avec Moscou et a demandé à la Commission "d'examiner attentivement et en profondeur la situation, "notamment dans la perspective du prochain sommet (UE-Russie) prévu le 14 novembre à Nice" (France).
Pas plus la Russie que les 27 pays de l'UE n'a intérêt à ce que la situation dégénère, à condition que ses intérêts stratégiques dans le Caucase ne soit pas remis en cause, ce que conteste Bush et ses valets de l'UE.
Sarkozy a déclaré : "Ne lançons pas la guerre froide comme cela, ne tendons pas les relations, ne montrons pas les biceps, les démonstrations de force, les rodomontades, les sanctions, les contre-sanctions. Qui en sortira gagnant ?". Quel langage, les biceps !
Mardi, le ministère russe des Affaires étrangères lui a répondu : "la chose la plus importante est que (...) la majorité des pays européens ont adopté une attitude responsable et confirmé la voie vers un partenariat stratégique avec la Russie, en se rendant bien compte des bénéfices d'une coopération mutuelle".
Dans la soirée, Dmitri Medvedev, a déclaré dans une interview à la chaîne de télévision italienne RAI, que la Russie ne considérait plus Mikheïl Saakachvili comme le président géorgien : "Pour nous, le régime actuel géorgien a fait faillite. Le président Saakachvili n'existe plus pour nous. Il est un 'cadavre politique'", et Tbilissi a répliqué en accusant M. Medvedev de vouloir "renverser" la direction géorgienne.
Il a souligné que la Russie était prête à parler avec la communauté internationale "de toutes sortes de questions, dont le règlement post-conflictuel dans la région" du Caucase.
"Mais nous voudrions que la communauté internationale se rappelle qui a commencé l'agression et qui est responsable de la mort des gens", a ajouté M. Medvedev, en référence à l'offensive militaire lancée le 8 août par la Géorgie dans sa république rebelle d'Ossétie du Sud. L'opération a été contrée par une intervention massive de l'armée russe en territoire géorgien.
En outre, le président russe a assuré que Moscou ne craignait pas d'être exclu du G8, réagissant à certaines déclarations appelant à une telle exclusion.
"Les appels qui se font entendre, je les explique exclusivement par la technologie électorale américaine pour faire monter une cote de popularité sur fond de conflit", a déclaré M. Medvedev.
"Nous n'avons peur d'aucune exclusion du G8", a insisté M. Medvedev. De plus, "nous estimons que le G8 actuel n'est pas capable de résoudre les problèmes sans faire appel à d'autres Etats", a-t-il observé.
"Mais il ne faut pas se faire d'illusions. Nous avons besoin les uns des autres", a estimé le président russe.
La Russie qui se relève à peine de l'ère Ieltsine qui fut dévastatrice et coïncida avec l'implosion de l'URSS, n'a pas envie de connaître de nouvelles difficultés qui pourrait l'affaiblir.
(source : AFP et Reuters 01 et 02.09)
Un rapport de l'OCDE : croissance mondiale en berne.
L'Europe est désormais plus proche de la récession que les Etats-Unis, juge l'OCDE, qui a relevé ses prévisions de croissance américaine pour cette année mais abaissé celle de la zone euro et surtout celles de la Grande-Bretagne.
Dans l'ensemble, le G7 (Allemagne, Italie, France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Japon, Canada) va continuer à traverser une "phase de faiblesse de l'activité jusqu'à la fin de cette année", pronostique l'OCDE dans ses perspectives économiques mardi.
"La tempête sur les marchés de capitaux, le repli des marchés immobiliers et la cherté des matières premières continuent de peser sur la croissance mondiale", ajoute l'Organisation pour la coopération et le développement économiques.
A l'opposé, la croissance américaine du deuxième trimestre a été presque deux fois plus forte que prévue à 3,3% en rythme annuel, amenant les économistes de l'OCDE à adoucir nettement leur scénario.
Ils anticipent désormais 1,8% de croissance cette année contre 1,2% auparavant.
L'analyse de l'OCDE est donc nettement plus optimiste pour la première économie du monde que celle du Fonds monétaire international, qui anticipe 1,3% de croissance cette année.
Les deux institutions convergent en revanche pour la zone euro, le Fonds prévoyant 1,4% pour 2008.
Pour le Japon et le Canada, l'OCDE anticipe respectivement 1,2% et 0,8% de croissance cette année.
Sur l'ensemble du G7, les "banques semblent avoir enregistré à leur bilan l'essentiel des pertes liées aux titres adossés à des prêts immobiliers à haut risque", les fameux "subprimes" à l'origine de la crise financière mondiale, mais "les perturbations financières persistantes semblent de plus en plus refléter des signes de faiblesse de l'économie réelle", poursuit le rapport.
L'Organisation ne va pas jusqu'à parler de "credit crunch" ou de paralysie du crédit.
Mais "les conditions d'octroi de crédit se sont nettement durcies depuis un an", une situation qui dure "alors qu'on comptait sur une amélioration", constate Jean-Luc Schneider.
Du côté de l'immobilier, "on commence peut-être à voir la lumière au fond du tunnel" aux Etats-Unis, même si "les prix des logements continuent à baisser", a commenté Jorgen Elmeskov, directeur du département économique de l'OCDE, lors d'une conférence de presse.
En Europe, le recul des prix immobiliers et l'activité de la construction "semble gagner le Danemark, l'Irlande, l'Espagne et le Royaume-Uni", et le volume des transactions continue à décliner ailleurs.
Enfin, la chute des prix des matières premières depuis la mi-juillet laissent attendre "une amélioration de l'inflation", si ces prix ne rebondissent pas.
Commentaire. A propos de la baisse des prix de l'immobilier, on comprend qu'elle a un rapport avec la loi de l'offre et la demande, mais je me suis fait une autre remarque que je n'ai lu nulle part, vous me direz ce que vous en pensez.
Pendant plusieurs années, ils n'ont pas cessé de faire grimper les prix alors qu'aucun facteur ne permettait au premier abord de le prévoir, encore moins de le justifier. Du coup, tous les nouveaux propriétaires ont dû payer leur maison ou leur appartement beaucoup plus cher que prévu. Mais les sociétés immobilières et les banques qui ont vendu ces maisons ou appartements ou qui leur ont accordé des prêts sur des sommes beaucoup plus importantes que prévus initialement, ils s'en sont mises plein les poches et vont continuer pendant toute la durée des crédits. Ces prédateurs professionnels réalisaient ainsi une plus-value exceptionnelle sur le dos de la population sans que l'on sache très bien qui en était responsable, certes qui n'était pas sans risques, mais on ne va pas les plaindre.
(source : AFP 02.09)
La Poste : appel à la grève le 23 septembre contre la privatisation.
Les fédérations syndicales CGT, CFDT, FO, Sud, CFTC et CGC de la Poste ont appelé mardi les postiers à la grève et à des manifestations le 23 septembre contre la transformation de l'établissement public en société anonyme, synonyme pour eux de "privatisation", a-t-on appris de sources syndicales.
Les syndicats refusent le projet présenté jeudi dernier par le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, lors d'un conseil d'administration: l'entreprise publique devrait devenir une société anonyme dès janvier 2010 avec ouverture de son capital au privé un an plus tard.
Pour les organisations syndicales, ce projet est synonyme de "privatisation", même si M. Bailly juge ce terme inexact, rappelant que l'"Etat restera très largement majoritaire", et que la mission de service public de La Poste empêche selon lui l'Etat de descendre en dessous de 50% du capital. Ils ont procédé ainsi pour tous les services publics qu'ils ont privatisés.
Les organisations syndicales avaient déjà marqué leur opposition à cette "privatisation" vendredi, lors d'une commission d'échange stratégique avec la direction.
Leurs principales craintes portent sur l'emploi des 280.000 postiers - dont 60% de fonctionnaires, les autres relevant du droit privé - et la qualité du service public.
"Nous ne voulons pas d'un projet de loi dans le 1er semestre 2009. Nous ne voulons pas du changement de statut de l'entreprise comme vous l'avez programmé avec le gouvernement pour le 1er janvier 2010. Nous ne voulons pas plus de l'ouverture du capital en 2011", a déclaré Colette Duynslaeger, secrétaire générale de la fédération CGT.
Plus de 84.280 signatures ont été recueillies depuis début juillet dans une pétition lancée par la CGT et baptisée "Touche pas à ma Poste", a-t-elle précisé.
Pour Sud-PTT, "cette +société anonyme publique+, n'est qu'un artifice destiné à donner le change et prêt à évoluer à tout moment comme France Télécom, dont les dérives managériales ont coûté quelques milliards à la collectivité".
La fédération CFTC demande au gouvernement d'organiser un référendum sur le sujet, tout comme FO-Communication: "un tel sujet dépasse largement le cadre de réflexion propre à une entreprise", car "La Poste appartient au patrimoine national, eu égard aux valeurs républicaines qu'elle incarne et au rôle social, sans pareil en Europe, qu'elle remplit au service de la population", souligne FO.
De son côté, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a souhaité dimanche un "débat public".
"On ne peut pas engager sans débat public une réforme aussi importante que celle de La Poste. Sinon, on ne la fera pas comprendre et accepter. Et on laissera le champ libre aux démagogues", a-t-il déclaré. Chacun aura compris que Chérèque est pour la privatisation de La Poste, car pour lui, les "démagogues", ce sont ceux qui refuseront de la "comprendre et (de l') accepter".
Un seul mot d'ordre me semble approprié à la situation et devrait faire l'unité des postiers : grève illimitée avec occupation jusqu'au retrait sans condition du plan de privatisation du gouvernement !
(source : AFP 02.09)