pour un parti révolutionnaire


En bref en septembre 2008

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Les titres

- Japon. Un plan de relance économique de 73 milliards d'euros.
- Plus de 11 millions de chômeurs dans la zone euro.
- Afghanistan : nouvelle "bavure" de l'armée d'occupation.
- Inde. L'inflation atteint 12 ou 13%.
- Inde. Tata face à des milliers de paysans.
- La Russie va "absorber" l'Ossétie du Sud.
- Etats-Unis. Un ancien Marine américain déclaré inncocent.
- Le réchauffement climatique ronge les côtes d'Afrique de l'Ouest
- Attac soutient l'Union européenne.
- Pakistan. Crise politique ouverte.
- Aide de l'Etat aux ostréiculteurs.
- Etats-Unis. Grève des mécaniciens chez Boeing.
- General Motors met en vente son usine de Strasbourg.
- Italie. 7.000 licenciements chez Alitalia.
- Grande-Bretagne. Le déclin économique "certainement le pire" depuis 60 ans.
- Quel sera le "détonateur social" qui fera sauter Sarkozy ?
- Afghanistan. Il n'y aurait pas que des talibans dans la résistance.
- Russie. Indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud : "irréversible".
- François Hollande : "L'Afghanistan a besoin de la France".
- Allemagne. Concentration bancaire = 9.000 licenciements : "c'est bon pour nos actionnaires"
- GDF-Suez. Pourquoi le prix du gaz augmente ?
- France. Croissance économique en 2008. Attention : 2,25%, 2%, 1,7%, 1%, 0 partez !
- France. Production manufacturière en recul.
- France. Quand les vacances deviennent un luxe.
- RSA. Confirmation : ce sont les travailleurs qui vont payer, pas le capital !
- Medevedev à l'UE : "Nous avons besoin les uns des autres"
- Travailler moins pour gagner plus : voilà une vraie revendication ouvrière !
- Hausse des prix à la production en zone euro : 9% sur un an.
- Un rapport de l'OCDE : croissance mondiale en berne.
- La Poste : appel à la grève le 23 septembre contre la privatisation.
- Inde. L'usine Tata Motors de Singur à l'arrêt.
- Coca Cola à la conquête du marché chinois.
- Grève à la SNCF.
- Nicaragua. Ortega reconnaît les Républiques d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie.
- Education nationale. Sur fond de journées d'action.
- Aux masses !
- Rapport annuel de la Cnuced : "La situation pourrait devenir encore plus délicate".
- L'unité nationale ne leur suffit pas.
- Intox avec "tact et mesure", s'il vous plaît.
- L'écologie : un concept décidément réactionnaire.
- Marché de l'automobile en Europe : le plongeon.
- Un accord scélérat.
- Etats-Unis. Hausse du chômage.
- Sarkozy champion de la renationalisation !
- A-t-on vraiment le "choix" ?
- Les esclavagistes des temps modernes. Les mêmes qu'hier.
- Prime transport facultative. A quand les salaires facultatifs ?
- Edvige renforce le régime de liberté surveillée.
- La crise économique va rattrapper la marine marchande et les chantiers navals.
- Argentine. Le résultat de la privatisation des chemins de fer.
- Etats-Unis. Le taser a encore frappé.
- L'Eglise de scientologie française jugée pour "escroquerie".
- Allemagne. IG Metall réclame 7% à 8% d'augmentation de salaires.
- Chez Renault, ils taillent à la hache dans les effectifs.
- Radiothérapie de l'Etat : à raser de fond en comble !
- Cassez-vous !
- Un rapport de l'OCDE sur l'immigration.
- Le nouveau big bang ou le choc du siècle.
- L'Opep. Produire moins pour gagner plus.
- L'imposture de Fillon envers les paysans ou le coup du filet percé.
- Le gouvernement Sarkozy-Fillon-Kouchner est ultra minoritaire.
- Le service civique ne fait pas recette.
- Avertissement.
- "La crise de l'immobilier n'est plus seulement de financement du crédit" en France.
- Japon. Retrait annoncé de sa présence militaire en Irak.
- 1,14 million de travailleurs perçoivent le RMI.
- A vendre. Qui veut des balles ?
- RSA. Tout sauf "une hausse du coût du travail".
- Etats-Unis. Lehman Brothers : "personne ne pourra plus empêcher l'écroulement de la société".
- Etats-Unis. Ils envisagent une guerre contre la Russie.
- Intrusion américaine au Pakistan. La population et l'armée répliquent.
- Réponse de Sarkozy à la crise mondiale du capitalisme : "aller plus loin" dans les contre-réformes.
- La BCE au service exclusif de l'industrie financière.
- Ils se serrent les coudes.
- On ne prête qu'aux riches.
- La spirale de l'endettement comme seule réponse... temporaire !
- Alan Greenspan : "et ce n'est pas encore fini".
- Hewlett-Packard annonce la suppression de 24.600 emplois. Une décision "offensive".
- Des licenciements en prévisions dans le secteur immobilier et du bâtiment.
- La "laïcité positive", c'est la négation de la laïcité.
- Un pique-nique qui tourne au cauchemar. Rien ne vaut le Foucquet's !
- Medvedev se joue de l'Otan.
- Un mode de vie qui se dégrade.
- Le volontariat, une vocation pour les patrons.
- Au tour de l'Ukraine.
- Roulez moins pour les rouler.
- Bolivie. Morales est mal barré.
- Touche pas à La Poste !
- Darcos porte-t-il encore une couche culotte ?
- La misère s'étend à travers le monde.
- Les affameurs, suite.
- Haro sur les malades et l'hôpital public !
- Edvige ne date pas d'hier.
- Prix des cigarettes : + 10% en janvier 2009. L'Etat n'y serait pour rien ? Mensonge.
- L'humanisation du capitalisme à la chinoise.
- Salaires misérables et précarité de l'emploi en hausse.
- Venezuela. Chavez expulse une délégation de Human Rights Watch.
- Camouflets en série pour Bush.
- La crise georgienne sur fond de guerre économique.
- Quand les écologistes nous taxent.
- Nigéria. La production de pétrole au plus bas.
- Ils persistes et signent. Voilà pourquoi "les réformes sont encore plus nécessaires"
- Economie mondiale. 2009 : "les incertitudes sont mêmes plus fortes"
- Elections sénatoriales partielles.
- Etats-Unis. Aux abois, ils auront tout tenté.
- La vieille recette du bonapartisme : l'association capital-travail.
- Comment Besancenot s'accommode du Taser.
- La population logée par les HLM se paupérise de plus en plus.
- Japon. + 90,34 milliards d'euros pour faciliter le crédit. La fuite en avant !
- Les affameurs suite ou les arnaques des multinationales.
- Certains s'interroge sur "le parler" Sarkozy.
- La paupérisation croissante du prolétariat : une des contradictions incontournable du capitalisme.


Le 1er septembre 2008

Japon. Un plan de relance économique de 73 milliards d'euros.

Le gouvernement japonais a annoncé vendredi un plan de relance économique de 11.700 milliards de yens (73 milliards d'euros) afin de stimuler la croissance en panne. Ce dispositif vise à soutenir les consommateurs, les entreprises et les agriculteurs face aux prix élevés du pétrole et des matériaux de base.

Il intègre notamment des aides à l'emprunt pour les petites et moyennes entreprises confrontées à des conditions difficiles d'octroi de prêts bancaires.

Ce plan intervient alors que le PIB du Japon s'est replié de 0,6% au second trimestre comparé au précédent, faisant planer un risque de récession sur la deuxième économie mondiale.

Par ailleurs, l'inflation au Japon a franchi, en juillet, la barre des 2%, s'élevant à son plus haut niveau en onze ans.

Les prix à la consommation au Japon, hors produits frais périssables, ont progressé de 2,4% en juillet par rapport au même mois de 2007, a annoncé vendredi le gouvernement. C'est la première fois que l'inflation est aussi forte depuis octobre 1997, et encore était-ce alors imputable à une augmentation de taxe.

La barre des 2% est presque considérée comme un maximum acceptable par la Banque centrale du Japon (BoJ), institution censée agir pour éviter un emballement prix-salaires, mais qui, avant de relever ses taux pour endiguer ce risque, doit aussi prendre en compte les effets négatifs d'une telle mesure sur la croissance. Or cette dernière est actuellement anémiée.

Selon les économistes, la banque centrale peut toutefois difficilement augmenter ses taux. L'inflation actuelle n'est en effet pas endogène, mais importée par l'envolée des cours des ressources essentielles (hydrocarbures, matériaux et nourriture) que le Japon, dépourvu, achète à l'extérieur.

Rappelons que la dette de l'Etat représente déjà 180% du PIB. En faisant une nouvelle fois appel à la planche à billets, elle va encore augmenter.

(source : AFP 29.08)


Plus de 11 millions de chômeurs dans la zone euro.

Le taux de chômage dans la zone euro a atteint 7,3% en juillet, comme le mois précédent, selon des données publiées vendredi par l'Office européen des statistiques, Eurostat. Selon Eurostat, 11,372 millions de personnes étaient au chômage en juillet dans la zone euro (15 pays). (source : AFP 29.08)


Afghanistan : nouvelle "bavure" de l'armée d'occupation.

Le ministère allemand de la Défense a déclaré vendredi que trois civils avaient été tués à un poste de contrôle tenu par la police afghane et des soldats allemands du nord de l'Afghanistan, au sud-est de Kunduz. Les deux voitures des victimes auraient refusé de s'arrêter malgré des sommations.

La police afghane et l'armée allemande ont ouvert une enquête. On ignorait notamment si des soldats allemands avaient tiré.

Encore une "bavure" après la dernière en date qui a fait 90 morts.

De quoi tourner tout un peuple contre l'occupant.

(source : AP 29.08)


Inde. L'inflation atteint 12 ou 13%.

L'économie de l'Inde est en plein ralentissement avec son plus mauvais taux de croissance depuis trois ans à 7,9% entre avril et juin, ce qui fait dire à des analystes que le "miracle" économique indien touche à sa fin.

Après quatre années d'euphorie et d'auto-satisfaction des élites politiques et économiques, qui rêvent de hisser l'Inde au rang de "superpuissance" égale de la Chine, le Conseil économique du Premier ministre Manhoman Singh ne prévoit plus que 7,7% de croissance en 2008-2009 contre 9% en 2007-2008 et 9,6% l'année précédente.

Reste que cette croissance en demi-teinte - pour un pays en développement - n'est pas vraiment une surprise : l'inflation est au plus haut depuis 13 ans à entre 12% et 13%, provoquant des hausses successives des taux d'intérêt par la banque centrale qui ont fini par peser sur la consommation intérieure, principal moteur de la croissance indienne.

De plus, le géant asiatique est particulièrement exposé à l'envolée des prix des produits pétroliers, qu'il importe à hauteur de 70% de sa consommation en plein essor due à l'augmentation du parc automobile.

Même l'indice de la Bourse a chuté de 28% depuis le 1er janvier, soit la plus mauvaise performance parmi les grandes pays émergents. Signe aussi que la "lune de miel" semble terminée entre l'Inde et les investisseurs étrangers : des fonds ont vendu pour 6,52 milliards de dollars d'actions indiennes depuis le 1er janvier. Ils en avaient acheté pour 9,6 milliards au cours de la même période de 2007.

Au cours de ce premier trimestre, les croissances d'activité des trois secteurs de l'économie indienne --services, industrie et agriculture-- ont toutes marqué le pas.

Près des deux tiers des 1,1 milliard d'Indiens vivent en milieu rural et dépendent directement ou indirectement du secteur agricole.

Cette population souffre énormément de la flambée des cours des denrées de base, comme le riz, le blé, l'huile, le gaz ou le thé. D'autant qu'entre 455 millions et 620 millions d'Indiens vivent avec moins de 1,25 dollar ou 1,35 dollar par jour, selon que l'on se réfère aux statistiques de la Banque mondiale ou à celles de la Banque asiatique de développement.

(source : AFP 29.08)


Inde. Tata face à des milliers de paysans.

L'usine qui fabrique la voiture la moins chère du monde dans l'est de l'Inde a été forcée de s'arrêter vendredi par une manifestation de milliers de paysans s'estimant lésés dans le rachat de leurs terres, selon un responsable de Tata Motors.

La Nano, destinée aux Indiens aux finances limitées, est censée arriver sur le marché à la fin 2008, au prix de 2.500 dollars (un peu moins de 1.700 euros) mais le mouvement actuel pourrait retarder sa sortie.

Tata Motors a acquis 403 hectares de terres cultivées au Bengal-Occidental pour construire son usine mais les paysans du cru estiment ne pas avoir été suffisamment indemnisés et l'opposition politique accuse le géant de l'acier de tirer parti de la misère des campagnes, en incitant, voire en forçant, les paysans à vendre à bas prix.

Les manifestations ont commencé en décembre 2006 et se sont intensifiées récemment. L'opposition organise depuis près d'une semaine des barrages sur la grande route desservant l'usine et des marches quotidiennes.

Vendredi, Tata a pour la première fois demandé à ses quelque 5.500 employés et sous-traitants de ne pas venir travailler. "Nous voulons évaluer la situation", a expliqué le porte-parole du groupe indien, Debasis Ray. La semaine dernière, le PDG Ratan Tata a menacé de fermer l'usine si les manifestations continuaient.

L'an dernier, l'indignation soulevée par la mort de 14 paysans par la police à Nandigram a entraîné l'abandon d'un projet de construction d'une zone économique spéciale destinée à attirer les investissements étrangers.

(source : AP 29.08)


La Russie va "absorber" l'Ossétie du Sud.

La Russie envisage à terme d'absorber l'Ossétie du Sud, ont affirmé vendredi des responsables de la province séparatiste géorgienne.

Selon Gassïev, la Russie absorbera l'Ossétie du Sud "dans plusieurs années" ou peut-être plus tôt. Il a ajouté que ce projet a été "clairement établi par les deux dirigeants".

Le vice-président du Parlement, Tarzan Koïkoti, a déclaré de son côté que les Sud-Ossètes ont le droit de réunifier avec l'Ossétie du Nord qui fait partie de la Russie.

(source : AP 29.08)


Etats-Unis. Un ancien Marine américain déclaré inncocent.

Un ancien Marine américain, Jose Luis Nazario, a été acquitté jeudi par un tribunal civil californien du meurtre de prisonniers irakiens lors de combats en 2004 à Falloujah.

Jose Luis Nazario, 28, a été reconnu non coupable de l'ensemble des chefs d'inculpation après six jours de procès devant le tribunal de Riverside, à 100 km de Los Angeles.

C'était la première fois aux Etats-Unis qu'un ancien combattant était jugé pour crime de guerre par un tribunal civil.

Le parquet affirmait que l'ex-sergent Nazario avait abattu le 9 novembre 2004 deux Irakiens à Falloujah (Irak), alors fief de l'insurrection sunnite, et donné l'ordre à deux de ses subordonnés, Jermaine Nelson et Ryan Weemer, de faire de même avec deux autres Irakiens.

Le représentant du parquet, Charles Kovats, avait affirmé aux 12 jurés que les victimes présumées de l'ex-sergent Nazario étaient "sans armes, ne résistaient pas, avaient les mains levées".

"Mais plutôt que d'en faire des prisonniers comme il avait été entraîné à le faire, il a tiré sur deux des hommes et a ordonné à ses subordonnés d'en tuer deux autres", avait ajouté M. Kovats.

Le défenseur principal de l'ex-Marine, Kevin McDermott, avait quant à lui soutenu que les représentants du parquet n'allaient "même pas être capables de vous dire qui étaient les victimes. Ils n'ont ni identité, ni empreintes digitales, ni ADN" à soumettre.

M. Nazario est devenu policier à Riverside après avoir quitté l'armée.

Les deux autres Marines américains ont refusé la semaine dernière de témoigner contre lui, ce qui constituait pour le juge fédéral Stephen Larson, un outrage au tribunal. Il les a convoqués fin septembre pour le début d'une procédure punitive.

Le sergent Ryan Weemer a plaidé non coupable plus tôt cette semaine des charges de "meurtre sans préméditation" et de "manquement à ses devoirs", lors d'une audience parallèle, en cour martiale celle-ci, avait indiqué un porte-parole des Marines.

Le cas de M. Nazario avait éclaté au grand jour lorsque Ryan Weemer avait avoué avoir participé à un meurtre, lors d'un entretien de routine en vue d'intégrer le "Secret Service", agence fédérale mandatée pour protéger les personnalités politiques américaines et les dignitaires étrangers en sol américain.

Ces révélations ont donné lieu à une enquête des services de renseignements des Marines sur Jose Luis Nazario. L'armée avait transmis son dossier à la justice fédérale, compétente dans les affaires de ce type.

(source : AFP 29.08)


Le réchauffement climatique ronge les côtes d'Afrique de l'Ouest

L'élévation du niveau des océans provoquée par le changement climatique va redessiner d'ici la fin du siècle les côtes ouest-africaines sur 4.000 km, du Sénégal au Cameroun, menaçant de disparition des villes, ont averti cette semaine des experts réunis en conférence à Accra.

"Les pays les plus menacés sont la Gambie, le Nigeria, le Burkina Faso et le Ghana", a déclaré à l'AFP Stefan Cramer, spécialiste de la géologie marine et responsable de la fondation écologiste allemande Heinrich Boll au Nigeria.

Une hausse du niveau de la mer de 2 cm par an suffirait à dévaster de vastes bandes de terre dans les zones côtières fragiles d'Afrique de l'Ouest, surtout dans les deltas densément peuplés, a-t-il estimé.

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique (Giec), mandaté par les Nations unies, tablait initialement sur une montée du niveau de la mer comprise entre 18 cm et 59 cm d'ici la fin du siècle par rapport à 1990, mais il a renoncé dans son dernier rapport publié en novembre 2007 à Valence (Espagne) à donner une valeur limite à la hausse prévisible du niveau des océans.

Selon de récentes études, les glaciers du Groenland pourraient fondre beaucoup plus rapidement que prévu, sous l'effet du changement climatique, accélérant ainsi la montée du niveau des océans.

Parmi les villes les plus menacées, figureraient Banjul, la capitale de la Gambie, et Lagos, la capitale économique du Nigeria, où habitent plus de 15 millions de personnes. Certaines parties de cette ville, situées en-dessous du niveau de la mer, sont déjà fréquemment inondées.

Les installations pétrolières situées dans le delta du Niger, dans le sud du Nigeria, sont aussi particulièrement vulnérables, selon Stefan Cramer.

Au Ghana, 1.000 km2 de terres arables ont déjà été perdues dans le delta de la rivière Volta du fait de la montée de l'océan, a rappelé Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), lors de l'ouverture jeudi de la conférence de l'ONU sur le climat à Accra, qui se tient jusqu'à mercredi.

Le phénomène est amplifié par les tempêtes tropicales de plus en plus violentes.

Autre menace sérieuse, la progression des eaux marines salées dans l'intérieur des terres agricoles fertiles.

"Cela va rendre l'eau non potable et inutilisable pour l'agriculture, contribuant à l'insécurité alimentaire dans la région", a souligné George Awudi, coordinateur du programme des Amis de la terre au Ghana.

Pour faire face à la menace, les experts excluent la possibilité de construire des digues, une option jugée inefficace et trop coûteuse.

"Le plus judicieux serait de se déplacer vers les terres plus élevées, mais ce serait vraiment difficile, spécialement pour le Nigeria parce que cela implique qu'il renoncerait à ses centres économiques à Lagos et à ses exploitations pétrolières dans le delta", a commenté Stefan Cramer.

Le déplacement "est une option que l'on ne peut pas envisager à cause de ses implications économiques, sociales et culturelles", a estimé pour sa part George Awudi.

Il faut s'attaquer à la racine du problème plutôt que de réfléchir à la façon de s'adapter à ses conséquences, a-t-il jugé.

"Les pays industrialisés doivent prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre" (GES), a-t-il ajouté.

Mais même en réduisant de façon drastique les émissions de CO2, les experts estiment que le niveau des océans continuerait de monter pendant encore 50 à 100 ans.

(source : AFP 23.08)


Attac soutient l'Union européenne.

L'association altermondialiste Attac, qui a clos mardi 26 août son université d'été à Toulouse, veut croire que la crise politique et militante qu'elle a connue est du passé.

L'association a eu son heure de gloire, elle comptait alors quelque 30 000 adhérents, jusqu'à voir naître un groupe de parlementaires Attac a l'Assemblée nationale.

Les luttes internes qui l'ont traversée en 2005 et 2006 sous la présidence de Jacques Nikonoff, et surtout la découverte d'une fraude électorale en faveur de la direction lors d'élections internes, ont fait chuter sa crédibilité comme ses effectifs. Les désillusions après le référendum de mai 2005 et l'échec du projet de candidature unitaire de la gauche radicale ont fini de doucher l'enthousiasme de nombreux militants. Début 2007, l'association ne comptait plus que 10 000 membres, il serait 14 000 aujourd'hui.

"Nous sommes un mouvement politique, pas un parti", souligne Pierre Khalfa, du conseil scientifique. "On réfléchit aux moyens de faire bouger la gauche, mais avec nos propositions sur le fond." Attac a prévu de publier une "plate-forme de mesures pour une autre Europe", juste avant la campagne des élections européennes de mars 2009.

Commentaire : Une "autre Europe" dans le cadre de l'Union européenne qui contribue à la destruction de la législation sociale dans chaque pays, il faut le préciser. Ainsi, Attac s'inscrit comme un des rouages des institutions européennes au service du capital.

(source : Le Monde 29.08)


Pakistan. Crise politique ouverte.

Une semaine à peine après la démission de l'ex-chef de l'Etat, forcé au départ après neuf ans de présidence, la coalition au pouvoir à Islamabad vole en éclats.

La Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N) a annoncé, lundi 25 août, sa rupture avec le Parti du peuple pakistanais (PPP), la formation du clan Bhutto, mettant ainsi fin à la fragile alliance qui avait porté l'ex-opposition au général Pervez Musharraf à la direction du pays à la suite des élections générales de février.

L'un des sujets de discorde entre les deux partis, qui avaient réussi le tour de force de mettre une sourdine à leur rivalité historique, porte sur le sort à réserver à la soixantaine de juges destitués lors du provisoire état d'urgence décrété par M. Musharraf, en novembre 2007.

Nawaz Sharif, le chef de la PML-N, a dénoncé les "promesses non tenues" du PPP pour justifier sa décision de reprendre sa liberté. L'accord de gouvernement scellé par les deux formations avait fixé un double objectif : le départ de Pervez Musharraf, auteur d'un coup d'Etat en 1999 qui avait condamné les chefs du PPP et de la PML-N à un amer exil, et la réhabilitation des juges évincés.

Or Asif Ali Zardari, veuf de Benazir Bhutto - assassinée fin 2007 - et de facto chef suprême du PPP, n'a cessé de cultiver l'ambiguïté sur cette double promesse. Il a d'abord tergiversé sur l'engagement à pousser M. Musharraf vers la sortie sous l'évidente pression des Etats-Unis, ces derniers se montrant soucieux de ménager un "allié" dans la "guerre contre la terreur".

Puis, après s'être résigné à exiger la destitution de M. Musharraf, M. Zardari n'a pas semblé très pressé de réintégrer dans leurs fonctions les juges, rompant ainsi la promesse faite à Nawaz Sharif de régler la question au plus vite.

L'explication la plus probable de son embarras tient dans le risque que fait courir à sa carrière personnelle un éventuel retour d'Iftikhar Chaudhry, ex-président de la Cour suprême, limogé par M. Musharraf. En 2007, ce dernier avait consenti à accorder une amnistie à Asif Ali Zardari, qui avait purgé huit ans de prison pour corruption. A l'évidence, le chef du PPP craint que le juge Chaudhry ne remette en cause cette largesse judiciaire.

Un second contentieux, qui précipite aujourd'hui la crise, concerne l'élection présidentielle du 6 septembre destinée à trouver un successeur à Pervez Musharraf. Nawaz Sharif a été outré qu'Asif Ali Zardari déclare unilatéralement sa candidature alors que leurs deux partis s'étaient engagés à nommer conjointement une personnalité "non partisane". Du coup, la PML-N met sur orbite son propre candidat.

A court terme, la survie du gouvernement dirigé par le Parti du peuple pakistanais ne semble pas menacée, des petits partis pouvant pallier la défaillance de la PML-N.

(source : Le Monde 28.09)


Aide de l'Etat aux ostréiculteurs.

Michel Barnier annonce des mesures d'accompagnement à hauteur de cinq millions d'euros en faveur des ostréiculteurs affectés par les mortalités exceptionnelles de jeunes huîtres.

"Il interviendra sous forme de prise en charge d'intérêts sur les échéances des prêts professionnels à long et moyen terme, d'une durée supérieure à 24 mois", indique le communiqué.

"Cela me paraît extrêmement faible, tellement dérisoire. On estime les pertes pour l'ensemble de l'ostréiculture française entre 150 et 180 millions d'euros!", a déclaré à Reuters Jacques Baron, l'un des porte-parole des ostréiculteurs de Charente-Maritime et responsable à la Confédération paysanne.

"Il manque cinq milliards de naissains à 10 euros le 1.000, ce qui fait 50 millions d'euros!". "Nous allons étudier ces mesures mais elles sont notoirement insuffisantes". Il manque combien à plus de 10 millions de travailleurs avec leurs familles pour finir les fins de mois ou pouvoir vivre normalement ?

Les jeunes huîtres de la plupart des bassins d'élevage de France, quatrième producteur mondial de ce coquillage, ont été touchées cet été par une surmortalité encore inexpliquée par les scientifiques.

Le phénomène touche presque tous les bassins français, à l'exception notable de celui d'Arcachon, en Gironde.

Avec 130.000 tonnes d'huîtres produites chaque année, la France est le premier producteur européen et le quatrième dans le monde derrière la Chine, le Japon et la Corée du Sud.

Commentaire : encore des petits patrons qui obtiennent des aides de l'Etat. En fait dans ce pays, il n'y a que les ouvriers et les employés, l'immense masse des travailleurs qui n'ont que leur salaire pour vivre.

(source : Reuters 29.08)


Etats-Unis. Grève des mécaniciens chez Boeing.

Des dirigeants du syndicat des mécaniciens de Boeing ont lancé vendredi un appel à la grève, estimant que la dernière proposition de la compagnie qualifiée de "meilleure et finale" ne suffisait pas. Ils ont demandé à leurs adhérents de rejeter la proposition.

L'avionneur de Chicago espérait que sa proposition, une hausse de salaires de 11% et des primes de 2.500 dollars (1.704 euros) pour 27.000 ouvriers sur trois ans s'il acceptaient l'offre, éviterait ce mouvement.

(source : AP 30.08)


General Motors met en vente son usine de Strasbourg.

Le constructeur automobile américain General Motors souhaite vendre son usine de Strasbourg (Bas-Rhin) qui emploie 1.260 personnes et produit des boîtes de vitesse automatiques, apprend-on de source syndicale.

L'annonce a été faite par le P-DG de General Motors Strasbourg, Stephen Jenkins, lors d'une réunion plénière du comité d'entreprise qui s'est tenue vendredi en milieu de journée, a indiqué à Reuters Laurent Julien, représentant de la CFDT, syndicat majoritaire sur le site.

L'usine alsacienne, qui dispose d'un bureau d'études et produit 1.500 transmissions par jour pour des clients comme BMW et Cadillac, pense atteindre un résultat opérationnel de 20 millions d'euros en 2008.

Un plan social lancé en début d'année et finalisé en juin s'est traduit par le départ de 168 salariés et une hausse de la productivité.

Le premier constructeur automobile des Etats-Unis est confronté à une chute de ses ventes et a enregistré au deuxième trimestre 2008 une perte record de 15,5 milliards de dollars après 3,25 milliards de dollars au premier trimestre.

Le groupe, qui a déjà mis en vente sa marque de véhicules lourds Hummer, recherche actuellement 2 à 4 milliards de liquidités, selon la CFDT.

(source : Reuters 30.08)


Italie. 7.000 licenciements chez Alitalia.

Le gouvernement a adopté jeudi un décret-loi modifiant la législation sur les faillites afin de permettre le sauvetage de la compagnie italienne.

Le texte adopté par le gouvernement permet aussi à Alitalia de déroger à la loi antitrust et d'intégrer dans la nouvelle société assainie des actifs d'Air One, deuxième compagnie de la péninsule.

Les pertes d'Alitalia pour le premier semestre 2008 sont évaluées à 400 millions d'euros par les analystes, tandis qu'au premier trimestre, la compagnie avait enregistré une perte avant impôts de 215 millions d'euros.

Selon un communiqué publié vendredi par Alitalia, la dette de la société s'élevait à 1,17 milliard d'euros au 31 juillet.

Elle ne survivait plus qu'à travers le soutien de l'Etat, qui lui avait encore injecté en avril 300 millions d'euros.

Lundi les syndicats représentant les salariés d'Alitalia ont été convoqués par le gouvernement pour examiner l'épineuse question des suppressions d'emplois, qui devraient s'élever à 7.000, selon la presse italienne.

(source : AFP 29.08)


Grande-Bretagne. Le déclin économique "certainement le pire" depuis 60 ans.

Le ministre britannique des Finances a averti que son pays et le reste du monde étaient confrontés à ce qui semble "certainement le pire" déclin économique depuis 60 ans et que celui-ci serait "plus profond et plus long" que prévu.

Le chancelier de l'Echiquier, Alistair Darling, a également admis, dans une interview parue samedi dans le quotidien The Guardian, n'avoir aucune idée de la profondeur réelle de la crise du crédit.

"Notre travail est réduit à néant. Les douze prochains mois seront les douze mois les plus difficiles qu'a rencontrés le Parti travailliste (au pouvoir) depuis une génération, franchement", a-t-il déclaré.

Selon de récentes statistiques officielles, l'économie britannique a enregistré une croissance nulle au cours du deuxième trimestre 2008 et un responsable de la Banque d'Angleterre a averti cette semaine que le chômage pourrait toucher deux millions de personnes d'ici la fin de l'année.

(source : AFP 30.08)


Quel sera le "détonateur social" qui fera sauter Sarkozy ?

Tous les indicateurs économiques sont au rouge : croissance en panne, moral des ménages et des chefs d'entreprise au plus bas, inflation au plus haut depuis le début des années 1990 et même légère hausse du chômage en juillet...

La France ne peut guère compter sur une conjoncture économique internationale plus qu'incertaine pour requinquer son PIB, que les économistes voient au mieux croître de 1% en 2008.

Avec la gestion à chaud de des dossiers internationaux et le vote en juillet de la réforme des institutions françaises, "il a retrouvé les habits plus traditionnels de président et s'est impliqué dans le rôle que les Français attendent de lui", estime le directeur de Viavoice, François Miquet-Marty.

Cela expliquerait que la cote de popularité de Sarkozy, longtemps au plus bas, a amorcé un redressement (+2 points pour l'Ifop, +5 points pour Ipsos et Viavoice), même si les opinions négatives restent majoritaires.

Pour les analystes interrogés par Reuters, le chef de l'Etat a aussi fait un "bon coup" en annonçant jeudi la généralisation du revenu de solidarité active (RSA) pour les Français les plus démunis - une idée empruntée à la gauche.

Selon Miquet-Marty, "il a beaucoup plus à gagner à gauche qu'il n'a à perdre à droite". On avait compris à quoi servait le ralliement du PS au gouvernement.

Au passage, Nicolas Sarkozy a complété son tableau de chasse des personnalités de gauche recrutées au nom de l'ouverture en demandant à l'ex-ministre socialiste de l'Education Claude Allègre d'organiser des assises européennes de l'innovation.

Avec le RSA, il peut aussi espérer déminer un front social, qui paraît au demeurant relativement calme.

"On n'est pas dans l'état d'esprit d'une rentrée sociale chaude", souligne François Miquet-Marty, pour qui la question est néanmoins de savoir "quand Nicolas Sarkozy va être rattrapé par les questions économiques".

Celles-ci ont été quelque peu occultées cet été par les dossiers internationaux. Mais la question du pouvoir d'achat, notamment, demeure la préoccupation numéro un des Français.

"Le pouvoir d'achat reste le juge de paix", estime Frédéric Dabi, directeur du département opinion publique de l'Ifop, qui rappelle que les derniers sondages ont été réalisés dans une période traditionnellement moins crispée - celles des vacances.

Le redressement de la popularité de Sarkozy ces dernières semaines pourrait donc n'être que conjoncturel. "Il ne faut pas spéculer sur ces bons chiffres d'avant rentrée", estime le politologue Jérôme Sainte-Marie. "Il lui sera très dur de redevenir populaire en période économique difficile. La moindre réforme peut être le détonateur d'un mouvement social."

La rentrée, quelle rentrée ? ironisait jeudi en Mayenne Sarkozy : "On annonce ma rentrée, mais je n'ai pas vu où était ma sortie."

Bientôt par la petite porte. Plus tôt sera le mieux !

(source : Reuters 31.08)


Afghanistan. Il n'y aurait pas que des talibans dans la résistance.

Les soldats français pris en embuscade le 18 août à l'est de Kaboul et dont 10 ont été tués, se sont trouvés confrontés à quelque 170 résistants bien armés qui tenaient une ligne de crête sur plusieurs kilomètres, ont indiqué dimanche à l'AFP des officiers des unités concernées.

Un commandant du détachement parachutiste, Sébastien, raconte qu'ils avaient l'habitude d'affronter des "groupes constitués de 30 à 50 hommes", "Mais ce coup-ci, ils se sont regroupés et se sont coordonnés", il estime que les résistants étaient au nombre de 170 et appartenaient à plusieurs groupes, dont des talibans.

Tiens, il n'y aurait pas que des talibans parmi la résistance afghane ?

L'intox continue. Les militaires français estiment à entre 40 et 70 le nombre de tués chez les rebelles, mais reconnaissent n'avoir trouvé qu'un seul corps laissé par l'ennemi sur le terrain lorsqu'ils ont décroché à la faveur de la nuit.

Ils se seraient volatilisés par enchantement ?

Cette guerre, "c'est un peu comme la guerre d'Algérie", souligne pour sa part Sébastien. "Mêmes méthodes de guérilla, même type de terrain", dit-il. Même saloperie quoi.

Pauvre garçon, un jeune, pour ainsi dire encore un enfant, et il y en a qui osent les plaindre, ils en auraient bien bouffé du fellagha mort ou vif, sous la torture !

Ils ont toujours la possibilité de refuser de partir en Afghanistan, qu'on arrête de nous raconter des histoires toutes aussi cyniques les unes que les autres.

Raison de plus pour quitter l'Afghanistan.

(source AFP 31.08)


Russie. Indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud : "irréversible".

Le président russe Dimitri Medvedev a prévenu dimanche que sa décision de reconnaître l'indépendance des provinces séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud était "irréversible", annonçant la signature prochaine d'accords en matière d'aide économique et militaire avec les deux régions géorgiennes, qui décriront les obligations de Moscou envers elles et serviront de base à des relations "alliées" avec ces deux régions.

"D'un point de vue juridique, de nouveaux Etats ont fait leur apparition. Le processus de reconnaissance devrait prendre un certain temps, mais notre position n'évoluera pas", a souligné le président russe lors d'un discours retransmis à la télévision. "Nous avons pris une décision, et cette décision est irréversible".

(source : AP 31.08)


François Hollande : "L'Afghanistan a besoin de la France".

"L'Afghanistan a besoin de la France et notre pays doit participer à la lutte contre le terrorisme mais nous avons à poser nos conditions" pour le débat parlementaire du 22 septembre, a dit le premier secrétaire du PS lors de son discours de clôture de l'université d'été du parti à La Rochelle.

Avec les autres pays participant à la force internationale sous commandement de l'Otan, il faut redéfinir la stratégie pour permettre aux Afghans d'assurer leur propre sécurité et "ne pas devenir une force d'occupation", établir un calendrier et "mettre l'accent sur la reconstruction civile".

Serait-elle autre chose par hasard ?

"Si ces conditions sont remplies, nous apporterons notre appui, si elles ne le sont pas, nous n'y consentirons pas", a-t-il prévenu.

Au passage, les arguments qu'il avance sont les mêmes qu'emploient Bush et Sarkozy pour justifier cette guerre, dès lors le vote du PS le 22 septembre ne changera absolument rien, il permettra à Sarkozy-Morin-Kouchner d'agir librement et de continuer cette guerre, sachant que Sarkozy a déjà dit que la présence militaire française en Afghanistan s'incrivait "dans la durée".

Pourquoi voudriez-vous que le gouvernement Sarkozy-Morin-Kouchner change d'orientation politique lorsque l'on voit que les partis ouvriers qui dénoncent cette guerre n'ont même pas été foutus de sortir un communiqué commun, y compris les groupes de militants qui se réclament du trotskisme, qu'ils ont été encore moins foutu d'organiser une manifestation unitaire ?

(source : Reuters 31.08)
 


Le 3 septembre 2008

Allemagne. Concentration bancaire = 9.000 licenciements : "c'est bon pour nos actionnaires"

L'assureur allemand Allianz a accepté dimanche de vendre sa filiale, la banque Dresdner, à la Commerzbank pour 9,8 milliards d'euros qui devient la plus grande banque d'Allemagne par le nombre de ses clients (11 millions de clients privés, dont 110.000 clients corporate ou institutionnels), devant la Deutsche Bank.

Toutefois, en termes d'actifs, l'addition de Commerzbank et de Dresdner reste en dessous des chiffres de la Deutsche Bank. Celle-ci a quelques 2.000 milliards de fonds propres.

Ce choix sera coûteux en termes d'emplois, puisqu'on estime à 9000 les postes redondants qui devraient être supprimés, sur un effectif total de 67.000 employés actuellement pour les deux établissements. Quelques 6.500 emplois vont disparaître en Allemagne, et 2.500 dans les autres pays. Commerbank a un effectif de plus de 41.600 employés, et Dresdner plus de 25.000.

"Nous profitons d'une occasion unique de faire de Commerzbank le numéro 1 pour la clientèle privée et corporate en Allemagne," a souligné le CEO de la banque, Martin Blessing. "Cela nous conforte sur le marché européen et c'est bon pour nos actionnaires" a-t-il ajouté.

(source : AP 01.09)


GDF-Suez. Pourquoi le prix du gaz augmente ?

Le géant de l'énergie GDF Suez, qui publiait lundi ses premiers résultats depuis sa naissance en juillet, a annoncé une forte croissance de ses bénéfices et de ses investissements.

Son bénéfice net semestriel a augmenté de 14% à 3,4 milliards d'euros et son chiffre d'affaires de 17% à 43,1 milliards, porté par toutes les branches d'activité, a précisé dans un communiqué le groupe issu de la fusion de Gaz de France et Suez.

"Les premiers résultats de GDF Suez sont excellents malgré une conjoncture économique difficile (...) Tous nos indicateurs sont en ligne avec les objectifs fixés pour 2008", s'est félicité le PDG Gérard Mestrallet lors d'une conférence téléphonique.

Le groupe a confirmé la croissance du dividende versé aux actionnaires en annonçant le versement d'un premier acompte de 0,80 euro par action sera versé le 27 novembre.

(source : AFP 01.09)


France. Croissance économique en 2008. Attention : 2,25%, 2%, 1,7%, 1%, 0 partez !

Fillon a déclaré lundi sur Europe 1 à propos de la croissance de l'économie française en 2008 : "J'espère que ce sera au moins 1%, j'espère que cela sera un peu plus de 1%", a-t-il déclaré, mais cela pourrait être moins de 1%, il ne le dit pas alors je le rajoute pour faire bonne mesure.

Le gouvernement escomptait jusqu'à présent une croissance comprise entre 1,7 et 2% en 2008. Le budget 2008 avait été bâti sur une hypothèse de croissance de 2,25%.

"Nous sommes frappés par une décélération de l'économie mondiale qui est très, très sérieuse", a justifié le chef du gouvernement.

"Ma conviction", a-t-il poursuivi, "est que l'année 2008 sera une année positive en termes de croissance, un peu plus de 1%, et que 2009 sera également une année positive."

Selon M. Fillon, "la seule façon pour la France de réagir est d'améliorer la compétitivité des entreprises" à coups d'exonérations de charges sociales (une partie de notre salaire différé), 30 milliards d'euros pour la seule année 2008, en bloquant les salaire ou en les augmentant d'un montant ridicule, en augmentant la productivité grâce à l'augmentation de la flexibilité, etc.

Dans ses perspectives économiques intérimaires, publiées mardi, l'OCDE dresse le même constat : "C'est une grosse mauvaise surprise et cela nous a amenés à réviser à la baisse la croissance sur la deuxième moitié 2008", a expliqué Jean-Luc Schneider, directeur adjoint du département économique de l'OCDE, interrogé par l'AFP.

(source : AFP 01 et 02.09)


France. Production manufacturière en recul.

L'indice des directeurs d'achat du secteur manufacturier en France est tombé en août à son plus bas niveau depuis janvier 2002 à 45,8 points, selon une enquête de Markit, largement sous le seuil des 50 qui marque la limite entre contraction et croissance de l'activité.

La production manufacturière française recule ainsi pour le troisième mois consécutif (idem dans la zone euro), notamment sous l'effet d'une nouvelle une baisse du volume des nouvelles commandes. "La très faible demande intérieure reste le facteur principal de dégradation des performances de ce secteur", a expliqué Jack Kennedy, économiste chez Markit Economics.

Ce qui tire l'économie capitaliste c'est la consommation intérieure. Quand les salaires stagnent ou baissent en valeur réelle alors que les prix augmentent ou flambent, on consomme forcément moins, d'autant qu'on est endetté ou on n'a plus accès au crédit, donc moins de marchandises sont vendus (du coup les stocks enflent et les prix baissent) et la production diminue, le chômage augmente...

(source : La Tribune 01.09)


France. Quand les vacances deviennent un luxe.

Près d'un Français sur deux (48%) n'est pas parti en vacances depuis un an, essentiellement faute de moyens financiers, motif évoqué par presque la moitié d'entre eux, selon une étude réalisée par le Credoc dans le cadre du bilan gouvernemental de la saison d'été publiée lundi.

"Le pouvoir d'achat a un réel impact sur les départs" : à peine un tiers des Français percevant moins de 900 euros par mois sont partis en vacances au cours des douze derniers mois, contre 83% des hauts revenus (supérieurs à 3.100 euros par mois). Au passage camarades, vous noterez qu'un "haut revenu" est un revenu supérieur à 3.100 euros.

Alors il faudrait que le salaire maximum ne dépasse pas 3.100 euros, c'est largement suffisant pour vivre correctement, et que le smic soit porté immédiatement à 1.500 euros nets par mois ainsi que le minimum des retraites.

Mais "les Français tiennent trop à leurs vacances pour y renoncer" et "ils sont prêts à faire beaucoup de concessions pour partir malgré tout", note l'étude. Quel cynisme ! Ce ne sont pas des "concessions" mais des privations.

Bien que nous ayons été pauvres, avec mes parents nous sommes partis en vacances en camping presque tous les ans pendant 20 ans, parce que nous nous privions toute l'année, c'était la seule fierté de mon père menuisier d'avoir travaillé comme un esclave sur les chantiers pour pouvoir chaque année payer des vacances à ses enfants, les emmener voir la mer, comme disait ma mère, "c'est sacré les vacances, les congés payés" ! On ne partait pas très longtemps, pas toujours très loin, mais c'était de vraies vacances. Je me dis après coup, qu'elle devait penser surtout à mon père qui s'épuisait au boulot toute l'année et en avait bien besoin.

15% sont restés moins longtemps, 14% ont choisi une compagnie à bas coûts et 13% des partants ont guetté une promotion de dernière minute.

Les deux tiers des Français envisageaient de pratiquer moins d'activités payantes sur leur lieu de séjour et d'aller moins souvent au restaurant. Une majorité (56%) évoquait la possibilité de partir moins loin ou de se faire héberger par la famille (52%) ou des amis (46%).

(source : AFP 01.09


RSA. Confirmation : ce sont les travailleurs qui vont payer, pas le capital !

La taxe sur les revenus des capitaux prévue pour financer le RSA (Revenu minimum de solidarité) entrera dans le calcul du bouclier fiscal, a déclaré la ministre de l'Economie Christine Lagarde, dans un entretien au quotidien La Tribune paru lundi.

"Je crois qu'il ne faut pas changer la logique du bouclier parce qu'elle est bonne. Cela conduit naturellement à inclure la nouvelle contribution RSA dans le bouclier fiscal", a affirmé la ministre.

A l'origine du projet RSA, le haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch avait déclaré vendredi que "pour l'instant, le projet de loi" le plaçait "hors bouclier fiscal" qui plafonne à 50% des revenus le niveau des impôts directs, CSG (Contribution sociale généralisée) et CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) comprises.

Dans un entretien à paraître mercredi dans La Tribune, il juge "plus symbolique qu'économique ou sociale" la question de savoir si la taxe permettant de financer le RSA doit être comprise dans le calcul du "bouclier fiscal", l'option retenue par le gouvernement. On appelle cela une serpillière !

Vous avouerez camarades que j'avais "flairé" (Trotsky) l'arnaque, cela m'étonnait que le gouvernement taxe le capital après lui avoir fait tant de cadeaux depuis l'arrivée de Sarkozy au pouvoir. En lisant bien, on pouvait le déduire facilement.

L'art de tout dire et son contraire, apparemment il y en a qui ont de l'expérience en la matière, et pas seulement au gouvernement.

Voici ce qu'on peut lire sur le site Internet de la LCR :

"Le gouvernement financera donc le Revenu de solidarité active (RSA) par un prélèvement de 1,1 % sur les revenus du capital. Le pire semble ainsi évité (...) Contrairement à ce que nous entendons, cette réforme est loin de taxer le capital", ils ne savent pas lire, elle ne le taxe pas du tout, ce n'est pas la même chose et c'est pire à la fois ! Plus loin dans le même article, ils écrivaient "Concernant le financement, le prélèvement envisagé va toucher de la même manière les gros épargnants et les petits", mais qu'est-ce qu'on en a à faire des "gros épargnants". Tout le reste tient du double langage.

On comprend parfaitement que la LCR s'en émeuve, tous les travailleurs qui ont souscrit à une assurance-vie seront taxés, la partie que leur verse leurs employeurs au titre de l'intéressement au bénéfice de l'entreprise (une partie de leurs salaires) seront taxés, donc écrire "concrètement, l’essentiel sera supporté par les « classes moyennes » et touchera peu les grosses fortunes" est commettre un faux, et comment osent-ils mettre sur un pied d'égalité les travailleurs qui perçoivent à peine plus que le smic et les "grosses fortunes" qui s'en tapent de payer 1% supplémentaire après tous les cadeaux qui leur ont été octroyés par le gouvernement.

Dans une interview au journal Le Monde du 1re septembre, interrogé sur le même sujet, voilà ce qu'a répondu B. Thibault pour la CGT : " La discussion parlementaire sera importante pour obtenir des correctifs et s'assurer que le "capital" sera réellement mis à contribution", tu parles avec une majorité UMP à l'Assemblée nationale ! Il a dit ensuite : " Pour le moment, le flou domine.", alors qu'il est parfaitement au courant que le capital ne sera pas taxé puisque le 1% sera intégré dans le "bouclier fiscal" réservé au plus riche. Voilà comment Thibault et la LCR soutiennent le patronat et le gouvernement.

Et encore des cadeaux aux patrons à coup de centaines de millions d'euros.

Dans son entretien à La Tribune, Christine Lagarde a par ailleurs détaillé le calendrier de suppression de l'impôt forfaitaire annuel (IFA), qui varie en fonction du chiffre d'affaires des entreprises et doit être versé même en l'absence de bénéfices.

"Dès le 1er janvier 2009, les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 1,5 million d'euros seront exonérées d'IFA", a indiqué Mme Lagarde, précisant que cela concernerait 210.000 entreprises et représenterait un coût de 336 millions d'euros.

Puis, "à partir du 1er janvier 2010, ce sera au tour des 129.000 entreprises dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 15 millions d'euros", ce qui coûtera 714 millions d'euros, a ajouté la ministre.

Enfin, à partir du 1er janvier 2011, les entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse les 15 millions d'euros seront concernées à leur tour par cet allègement pour un coût de 584 millions d'euros.

Au total, "l'Etat fera un effort net de 1,3 milliard d'euros en faveur des entreprises", a conclu Mme Lagarde.

Et à entendre les représentants des patrons, cela ne serait pas encore suffisant. Eux de leur côté, ils en veulent toujours plus, ils n'en ont jamais assez et ce serait parfaitement normal, et nous de notre côté, lorsqu'on revendique une augmentation de salaire, ils nous répondent : nous n'avons pas les moyens, vous êtes trop gourmands, vous en voulez toujours plus, vous voulez coulez l'entreprise et vous retrouvez au chômage ou quoi, soyez raisonnables, etc. Il faut les exproprier sans indemnité ni rachat !

Comme disait Marx, la classe ouvrière n'a pas à avoir de scrupules envers les patrons, elle n'a pas à prendre en considération leurs intérêts, elle est en droit de tout vouloir, de tout leur prendre et puisque c'est tout ou rien, ce sera TOUT !

(source : AFP et Le Monde 01.09 ; Reuters 02.09)


Medevedev à l'UE : "Nous avons besoin les uns des autres"

Lundi, lors du sommet extraordinaire à Bruxelles, les dirigeants de l'Union européenne ont été plus fermes que prévu avec la Russie lundi en annonçant le gel des négociations en cours sur un partenariat renforcé avec Moscou tant que les troupes russes déployées en Géorgie ne seront pas revenues sur leurs positions antérieures.

Même si aucun pays n'a demandé lundi d'adopter des sanctions contre la Russie, principal pourvoyeur de gaz de l'UE, certains, comme le Royaume-Uni, la Pologne et les pays baltes voulaient aller plus loin que ce qu'avait proposé Paris.

Selon des diplomates, la déclaration, dont une première version ne mentionnait pas la suspension des négociations, semble avoir été durcie à la demande des Allemands, des Polonais et des Britanniques. Bref, si l'on compare le contenu des différentes déclarations on s'aperçoit qu'ils sont tous tombés d'accord. Le fait que Sarkozy et Merkel soient à la botte de Bush y a contribué largement.

Merkel le confirmera : "Nous sommes satisfaits qu'une voie ait été trouvée rassemblant les différents intérêts".

Ils ont condamné la reconnaissance "inacceptable" par la Russie des indépendances de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, deux régions séparatistes de Géorgie.

Prié de dire ce que Moscou pensait d'un éventuel gel des négociations pour la conclusion d'un partenariat UE-Russie avant qu'il soit décidé, l'ambassadeur russe auprès de l'UE, Vladimir Tchijov avait déclaré : "Ce serait certainement une erreur majeure si cela devait arriver."

Plus généralement, l'UE a promis d'être "vigilante" sur ses relations avec Moscou et a demandé à la Commission "d'examiner attentivement et en profondeur la situation, "notamment dans la perspective du prochain sommet (UE-Russie) prévu le 14 novembre à Nice" (France).

Pas plus la Russie que les 27 pays de l'UE n'a intérêt à ce que la situation dégénère, à condition que ses intérêts stratégiques dans le Caucase ne soit pas remis en cause, ce que conteste Bush et ses valets de l'UE.

Sarkozy a déclaré : "Ne lançons pas la guerre froide comme cela, ne tendons pas les relations, ne montrons pas les biceps, les démonstrations de force, les rodomontades, les sanctions, les contre-sanctions. Qui en sortira gagnant ?". Quel langage, les biceps !

Mardi, le ministère russe des Affaires étrangères lui a répondu : "la chose la plus importante est que (...) la majorité des pays européens ont adopté une attitude responsable et confirmé la voie vers un partenariat stratégique avec la Russie, en se rendant bien compte des bénéfices d'une coopération mutuelle".

Dans la soirée, Dmitri Medvedev, a déclaré dans une interview à la chaîne de télévision italienne RAI, que la Russie ne considérait plus Mikheïl Saakachvili comme le président géorgien : "Pour nous, le régime actuel géorgien a fait faillite. Le président Saakachvili n'existe plus pour nous. Il est un 'cadavre politique'", et Tbilissi a répliqué en accusant M. Medvedev de vouloir "renverser" la direction géorgienne.

Il a souligné que la Russie était prête à parler avec la communauté internationale "de toutes sortes de questions, dont le règlement post-conflictuel dans la région" du Caucase.

"Mais nous voudrions que la communauté internationale se rappelle qui a commencé l'agression et qui est responsable de la mort des gens", a ajouté M. Medvedev, en référence à l'offensive militaire lancée le 8 août par la Géorgie dans sa république rebelle d'Ossétie du Sud. L'opération a été contrée par une intervention massive de l'armée russe en territoire géorgien.

En outre, le président russe a assuré que Moscou ne craignait pas d'être exclu du G8, réagissant à certaines déclarations appelant à une telle exclusion.

"Les appels qui se font entendre, je les explique exclusivement par la technologie électorale américaine pour faire monter une cote de popularité sur fond de conflit", a déclaré M. Medvedev.

"Nous n'avons peur d'aucune exclusion du G8", a insisté M. Medvedev. De plus, "nous estimons que le G8 actuel n'est pas capable de résoudre les problèmes sans faire appel à d'autres Etats", a-t-il observé.

"Mais il ne faut pas se faire d'illusions. Nous avons besoin les uns des autres", a estimé le président russe.

La Russie qui se relève à peine de l'ère Ieltsine qui fut dévastatrice et coïncida avec l'implosion de l'URSS, n'a pas envie de connaître de nouvelles difficultés qui pourrait l'affaiblir.

(source : AFP et Reuters 01 et 02.09)


Travailler moins pour gagner plus : voilà une vraie revendication ouvrière !

Selon un sondage CSA publié mardi par Le Parisien-Aujourd'hui en France, 25% des personnes interrogées ont déclaré qu'elles aimeraient travailler plus d'heures par semaine pour avoir un niveau de vie élevé, alors que 59% veulent travailler autant d'heures par semaine qu'actuellement, 13% désirant travailler moins d'heures par semaine quitte à avoir un niveau de vie moins élevé.

Interrogés sur le même sujet en décembre 2005, 27% des Français avaient assuré vouloir travailler plus pour gagner plus, un thème repris entre-temps par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle.

Les cadres sont encore moins nombreux que les autres catégories de la population à vouloir passer plus de temps au bureau (23%), alors qu'ils sont les premiers concernés par la récente réforme du temps de travail.

Ce sondage et celui de 2005 montrent ou rappellent que le slogan "travailler plus pour gagner plus" mis en avant par Sarkozy et les médias pendant la dernière campagne des présidentielles reposait en réalité sur du vent,sur des illusions et une appréciation fausse de l'état d'esprit des masses. La réalité finit toujours par vous rattraper et Sarkozy n'y échappera pas.

(source : AP 02.09)


Hausse des prix à la production en zone euro : 9% sur un an.

Les prix à la production industrielle ont de nouveau augmenté en juillet dans la zone euro, de 1,1% sur un mois (après 1% en juin selon des données révisées) et de 9% sur un an, d'après l'office européen des statistiques Eurostat.

(source : La Tribune 02.09)


Un rapport de l'OCDE : croissance mondiale en berne.

L'Europe est désormais plus proche de la récession que les Etats-Unis, juge l'OCDE, qui a relevé ses prévisions de croissance américaine pour cette année mais abaissé celle de la zone euro et surtout celles de la Grande-Bretagne.

Dans l'ensemble, le G7 (Allemagne, Italie, France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Japon, Canada) va continuer à traverser une "phase de faiblesse de l'activité jusqu'à la fin de cette année", pronostique l'OCDE dans ses perspectives économiques mardi.

"La tempête sur les marchés de capitaux, le repli des marchés immobiliers et la cherté des matières premières continuent de peser sur la croissance mondiale", ajoute l'Organisation pour la coopération et le développement économiques.

A l'opposé, la croissance américaine du deuxième trimestre a été presque deux fois plus forte que prévue à 3,3% en rythme annuel, amenant les économistes de l'OCDE à adoucir nettement leur scénario.

Ils anticipent désormais 1,8% de croissance cette année contre 1,2% auparavant.

L'analyse de l'OCDE est donc nettement plus optimiste pour la première économie du monde que celle du Fonds monétaire international, qui anticipe 1,3% de croissance cette année.

Les deux institutions convergent en revanche pour la zone euro, le Fonds prévoyant 1,4% pour 2008.

Pour le Japon et le Canada, l'OCDE anticipe respectivement 1,2% et 0,8% de croissance cette année.

Sur l'ensemble du G7, les "banques semblent avoir enregistré à leur bilan l'essentiel des pertes liées aux titres adossés à des prêts immobiliers à haut risque", les fameux "subprimes" à l'origine de la crise financière mondiale, mais "les perturbations financières persistantes semblent de plus en plus refléter des signes de faiblesse de l'économie réelle", poursuit le rapport.

L'Organisation ne va pas jusqu'à parler de "credit crunch" ou de paralysie du crédit.

Mais "les conditions d'octroi de crédit se sont nettement durcies depuis un an", une situation qui dure "alors qu'on comptait sur une amélioration", constate Jean-Luc Schneider.

Du côté de l'immobilier, "on commence peut-être à voir la lumière au fond du tunnel" aux Etats-Unis, même si "les prix des logements continuent à baisser", a commenté Jorgen Elmeskov, directeur du département économique de l'OCDE, lors d'une conférence de presse.

En Europe, le recul des prix immobiliers et l'activité de la construction "semble gagner le Danemark, l'Irlande, l'Espagne et le Royaume-Uni", et le volume des transactions continue à décliner ailleurs.

Enfin, la chute des prix des matières premières depuis la mi-juillet laissent attendre "une amélioration de l'inflation", si ces prix ne rebondissent pas.

Commentaire. A propos de la baisse des prix de l'immobilier, on comprend qu'elle a un rapport avec la loi de l'offre et la demande, mais je me suis fait une autre remarque que je n'ai lu nulle part, vous me direz ce que vous en pensez.

Pendant plusieurs années, ils n'ont pas cessé de faire grimper les prix alors qu'aucun facteur ne permettait au premier abord de le prévoir, encore moins de le justifier. Du coup, tous les nouveaux propriétaires ont dû payer leur maison ou leur appartement beaucoup plus cher que prévu. Mais les sociétés immobilières et les banques qui ont vendu ces maisons ou appartements ou qui leur ont accordé des prêts sur des sommes beaucoup plus importantes que prévus initialement, ils s'en sont mises plein les poches et vont continuer pendant toute la durée des crédits. Ces prédateurs professionnels réalisaient ainsi une plus-value exceptionnelle sur le dos de la population sans que l'on sache très bien qui en était responsable, certes qui n'était pas sans risques, mais on ne va pas les plaindre.

(source : AFP 02.09)


La Poste : appel à la grève le 23 septembre contre la privatisation.

Les fédérations syndicales CGT, CFDT, FO, Sud, CFTC et CGC de la Poste ont appelé mardi les postiers à la grève et à des manifestations le 23 septembre contre la transformation de l'établissement public en société anonyme, synonyme pour eux de "privatisation", a-t-on appris de sources syndicales.

Les syndicats refusent le projet présenté jeudi dernier par le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, lors d'un conseil d'administration: l'entreprise publique devrait devenir une société anonyme dès janvier 2010 avec ouverture de son capital au privé un an plus tard.

Pour les organisations syndicales, ce projet est synonyme de "privatisation", même si M. Bailly juge ce terme inexact, rappelant que l'"Etat restera très largement majoritaire", et que la mission de service public de La Poste empêche selon lui l'Etat de descendre en dessous de 50% du capital. Ils ont procédé ainsi pour tous les services publics qu'ils ont privatisés.

Les organisations syndicales avaient déjà marqué leur opposition à cette "privatisation" vendredi, lors d'une commission d'échange stratégique avec la direction.

Leurs principales craintes portent sur l'emploi des 280.000 postiers - dont 60% de fonctionnaires, les autres relevant du droit privé - et la qualité du service public.

"Nous ne voulons pas d'un projet de loi dans le 1er semestre 2009. Nous ne voulons pas du changement de statut de l'entreprise comme vous l'avez programmé avec le gouvernement pour le 1er janvier 2010. Nous ne voulons pas plus de l'ouverture du capital en 2011", a déclaré Colette Duynslaeger, secrétaire générale de la fédération CGT.

Plus de 84.280 signatures ont été recueillies depuis début juillet dans une pétition lancée par la CGT et baptisée "Touche pas à ma Poste", a-t-elle précisé.

Pour Sud-PTT, "cette +société anonyme publique+, n'est qu'un artifice destiné à donner le change et prêt à évoluer à tout moment comme France Télécom, dont les dérives managériales ont coûté quelques milliards à la collectivité".

La fédération CFTC demande au gouvernement d'organiser un référendum sur le sujet, tout comme FO-Communication: "un tel sujet dépasse largement le cadre de réflexion propre à une entreprise", car "La Poste appartient au patrimoine national, eu égard aux valeurs républicaines qu'elle incarne et au rôle social, sans pareil en Europe, qu'elle remplit au service de la population", souligne FO.

De son côté, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a souhaité dimanche un "débat public".

"On ne peut pas engager sans débat public une réforme aussi importante que celle de La Poste. Sinon, on ne la fera pas comprendre et accepter. Et on laissera le champ libre aux démagogues", a-t-il déclaré. Chacun aura compris que Chérèque est pour la privatisation de La Poste, car pour lui, les "démagogues", ce sont ceux qui refuseront de la "comprendre et (de l') accepter".

Un seul mot d'ordre me semble approprié à la situation et devrait faire l'unité des postiers : grève illimitée avec occupation jusqu'au retrait sans condition du plan de privatisation du gouvernement !

(source : AFP 02.09)
 


Le 7 septembre 2008

Inde. L'usine Tata Motors de Singur à l'arrêt.

Le chantier de construction d'une usine du groupe indien Tata Motors, censée produire la voiture la moins chère du monde, est officiellement arrêté dans l'est de l'Inde en raison de l'escalade des manifestations d'hostilité au projet, a annoncé l'entreprise mercredi.

Le premier groupe automobile indien, filiale du conglomérat Tata, qui pensait lancer dès octobre sa Nano produite à Singur au Bengale occidental et vendue 2.500 dollars, envisage maintenant de délocaliser la production ailleurs en Inde.

L'usine de Singur était de facto à l'arrêt depuis vendredi après que des dizaines de milliers de manifestants eurent encerclé le site industriel du futur mini-véhicule Nano pour protester contre la réquisition de leurs terres agricoles.

Tata Motors a investi 350 millions de dollars dans cette usine qui doit assembler 250.000 unités par an de cette mini-voiture vendue en principe 100.000 roupies (2.500 dollars) dès octobre en Inde. Cette automobile rudimentaire de 600 cm3 de cylindrée a été dévoilée au monde entier en janvier à New Delhi.

Mais depuis, Singur est le théâtre de violentes actions de militants et de paysans ulcérés par la réquisition par le gouvernement de terres agricoles pour les transformer en terrains industriels.

L'Inde, qui se rêve en superpuissance rivale de la Chine, a lancé depuis 2005 des centaines de projets de zones économiques spéciales (ZES), qui sont des enclaves industrielles privées exemptées d'impôts, avec de solides infrastructures, pour attirer des entreprises étrangères et locales.

Commentaire. Pourvu que cette voiture ne voie jamais le jour, les infrastructures du pays et des villes datent de l'époque des chars à boeufs et n'ont pas été conçus en prévision du développement de l'automobile. C'est déjà devenu l'enfer pour circuler aux heures de pointe à cause de la multiplication des deux-roues à moteur tandis que le nombre de voitures augmentent mais demeure insignifiant.

Avec une voiture à 100.000 roupies, soit à peine un peu plus du double que le prix d'une moto de 150 cm3, ce sont des centaines de millions d'Indiens qui vont pouvoir acquérir une voiture, l'équivalent de la Fiat 600 ou 800 d'autrefois en Italie, un véritable désastre au niveau des conditions de vie et de la pollution.

Les ZES sont l'équivalent des zones franches, mais je ne sais pas si la législation du travail en vigueur s'applique ou non, notamment le droit de constituer des syndicats.

(source : AFP 03.09)


Coca Cola à la conquête du marché chinois.

Coca-Cola a annoncé mercredi qu'il faisait une offre sur le groupe China Huiyuan Juice, leader local dans le secteur du jus de fruits, coté depuis 2007 à Hong Kong, qui constituera sa plus importante acquisition en Chine, évaluée à 2,4 milliards de dollars, si elle est menée à son terme.

Etabli depuis 1979 en Chine, Coca-Cola dit y avoir investi à ce jour quelque 1,25 milliard de dollars.

Commentaire. En Inde, 97% du marché des boissons gazeuses est détenu par des multinationales américaine, Coca Cola et Pepsi Cola. En sera-t-il de même demain en Chine ?

(source : AFP 03.09)


Grève à la SNCF.

Le trafic SNCF a été perturbé mercredi sur l'axe Paris-Beauvais et continuera à l'être jeudi, à la suite d'un appel à la grève contre la dégradation des conditions de travail lancé le 2 septembre par "trois organisations syndicales", a indiqué la direction mercredi soir.

Par ailleurs, plusieurs centaines de cheminots ont manifesté mercredi à Paris devant le siège de Réseau ferré de France (RFF), dans le XIIIe arrondissement, à l'occasion d'une nouvelle réunion de négociation de la commission mixte paritaire sur la future Convention collective nationale ferroviaire, qui régira les sociétés privées de transport ferroviaire.

Les cheminots ont manifesté pour exprimer leurs inquiétudes face à l'éventualité d'un "dumping social" chez les salariés du transport ferroviaire, induit par la libéralisation en cours en Europe, a constaté une journaliste de l'AFP.

La direction a expliqué que la SNCF appliquait la loi sur le service minimum "au niveau maximum des plans d'urgence, au niveau vert, qui garantit une couverture maximum aux heures de pointe".

La FGAAC, la CFDT et la CGT ont déposé un préavis de grève illimitée pour dénoncer la dégradation des conditions de travail des agents de conduite, avait indiqué la FGAAC (Fédération générale autonome des agents de conduite), deuxième syndicat d'agents de conduite de la SNCF.

(source : AFP 03.09)


Nicaragua. Ortega reconnaît les Républiques d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie.

Le président nicaraguayen Daniel Ortega a annoncé mardi soir à l'occasion du 29è anniversaire de l'Armée nationale qu'il reconnaissait l'indépendance des Républiques séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, dans une initiative inédite sur le plan mondial après la reconnaissance annoncée par Moscou le 26 août.

(source : AFP 03.09)


Education nationale. Sur fond de journées d'action.

Les principales organisations syndicales de l'Education ont décidé mercredi soir d'appeler à une manifestation nationale à Paris le 19 octobre pour "dénoncer la politique éducative du gouvernement", a-t-on appris auprès de la FSU.

La Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'Education), l'UNSA, le SGEN-CFDT, les organisations lycéenne et étudiante UNL et UNEF, ainsi que la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) font partie des organisations qui appellent à ce défilé.

"Les revendications porteront sur les questions budgétaires et l'ensemble de la politique éducative du gouvernement", a déclaré le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, mercredi soir à l'Associated Press.

Le président de l'Union nationale lycéenne (UNL) Florian Lecoultre a de son côté annoncé une "participation massive des lycéens" à cette manifestation qui se déroulera un dimanche.

Les syndicats de l'Education dénoncent notamment les 11.200 suppressions de postes de cette rentrée 2008, ainsi que 13.500 autres suppressions prévues par le gouvernement à la rentrée 2009.

Réunis une première fois le 26 août, les syndicats avaient déjà appelé à une journée d'action pour le 11 septembre, en laissant leurs sections, académie par académie, décider des initiatives à mener ce jour-là.

La FEP-CFDT, premier syndicat des enseignants des établissements privés sous contrat, a appelé jeudi à se joindre aux manifestations et rassemblements prévus le 11 septembre par les syndicats de l'Education nationale contre la politique éducative du gouvernement.

La fédération CFDT de la Formation et de l'enseignement privé (FEP-CFDT) dénonce dans un communiqué "les mauvais coups portés durant l'été par le gouvernement au système d'Education".

"En cette rentrée, les raisons de manifester un mécontentement, une indignation même, sont nombreuses", estime la FEP-CFDT qui cite notamment "la nouvelle suppression de postes annoncée (...) tout à fait inadmissible", la réforme de l'école primaire ou encore la "très contestée disposition sur le droit d'accueil des élèves en cas de grève".

"Il est nécessaire de réagir dès la rentrée pour dire non à la politique actuellement menée", estime l'organisation syndicale qui "appelle tous les enseignants sous contrat à manifester dès le jeudi 11 septembre, pour appeler à un système éducatif de qualité et respectueux de tous".

Au même moment, on apprenait que la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, l'UNSA, Solidaires et la FSU ont appelé, jeudi 4 septembre, à des "mobilisations d'ampleur" le 7 octobre. Les revendications devraient porter sur le pouvoir d'achat, l'emploi ou encore la pénibilité au travail. FO et la CFTC participeront, avec les autres confédérations, au meeting-concert international organisé le même jour au Trocadéro, à Paris.

Commentaire. Récapitulons : 11 septembre, 7 octobre, 19 octobre, n'en jetez plus la cour est pleine de journées d'action dispersées et sans lendemain.

(source : AP 03 et 04.09)


Aux masses !

Une majorité des salariés français (56%) se déclare prête à manifester pour obtenir une hausse des salaires et des pensions de retraite, selon un sondage de l'institut CSA réalisé le 27 août, publié jeudi dans L'Humanité Dimanche.

A la question de savoir s'ils seraient prêts à manifester, 30% des salariés interrogées répondent "oui certainement", 26% "oui, probablement", tandis que 26% disent "non, certainement pas" et 16% "non, probablement pas". Les 2% restants ne se prononcent pas.

Sur l'ensemble des Français (pas seulement les salariés), la proportion de personnes disposées à manifester pour les mêmes motifs est moindre: elle s'élève à 51%, contre 47% qui répondent non et 2% qui ne se prononcent pas.

En outre, 53% des salariés se disent prêts à faire grève "quelques heures", contre 45% qui y sont défavorables et 2% qui ne se prononcent pas, et 51% à se mettre en grève "plusieurs jours", contre 47% qui y sont opposés et 2% qui ne se prononcent pas.

Interrogés sur les mesures proposées par la gauche pour augmenter les salaires et pensions de retraite, une majorité des Français (55%) a le sentiment qu'elles ne seraient "pas efficaces" si elles étaient appliquées, moins d'un tiers (31%) "efficaces" et 14% ne se prononcent pas.

(source : AFP 04.09)


Rapport annuel de la Cnuced : "La situation pourrait devenir encore plus délicate".

"Si vous voulez connaître ma meilleure estimation, alors en effet la croissance mondiale va tomber de 2,9% en 2008 à quelque chose proche de 1 à 1,5% en 2009", a assuré le chef économiste de la Cnuced (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement ) Heiner Flassbeck présentant jeudi le rapport annuel sur le commerce et le développement 2008.

Et pour la Cnuced, la crise est loin d'être finie. "Il est très probable que l'économie mondiale enregistre un ralentissement marqué et prolongé", prévient-elle.

"La situation pourrait devenir encore plus délicate si les monnaies des pays présentant des déficits courants considérables sont poussés à dévaluer", relève-t-elle, avertissant que "des politiques monétaires trop restrictives dans les pays où l'inflation est élevée pourraient entraîner un nouveau ralentissement de leur croissance".

Si la décision des grandes banques centrales de fournir des liquidités aux institutions financières touchées par la crise est jugée appropriée, le rapport regrette les augmentations de taux d'intérêt destinées à juguler l'inflation.

Les économistes de la Cnuced pointent particulièrement du doigt la Banque centrale européenne (BCE).

Quand l'inflation dépasse 12%...

La Cnuced se montre plus rassurante sur les risques de hausse des prix à la consommation: "la plupart des pays développés et de nombreux pays en développement ou émergents ne sont pas confrontés à la menace d'une inflation incontrôlable".

Un aveu...

Dénonçant "le rôle de la spéculation" dans les "fortes variations" des prix des produits de base, les économistes de l'organisation plaident ainsi pour une réglementation des flux financiers et des équilibres monétaires internationaux, jugée par eux "indispensable".

... d'impuissance !

"La crise récente montre une fois de plus que les règles du marché sont incapables d'empêcher des phases récurrentes d'+exubérance irrationnelle+", dénonce le rapport.

(source : AFP 04.09)


L'unité nationale ne leur suffit pas.

"J'en appelle à l'unité du pays dans la lutte contre le terrorisme que nous menons avec 38 autres pays, 25 pays de l'Union européenne. J'en appelle à l'unité du pays dans la lutte pour les droits de l'homme", a dit le ministre de la Défense Hervé Morin .

38 pays, d'autres sources parlent de 45 pays. Comment peut-on prétendre se revendiquer des droits de l'homme dans un pays qui comptent près de 10 millions de pauvres, plus de 4 millions de chômeurs, 3 millions de mal-logés ?

"Les taliban c'est un régime moyenâgeux, qui niait tout droit aux femmes, qui coupait les phalanges des petites filles qui avaient le malheur de se mettre du vernis à ongles (...) J'en appelle aussi à l'unité du pays pour nos soldats et notre armée", a-t-il ajouté. Voilà en effet une excellent prétexte, le vernis à ongle.

Sans qu'il s'agisse de comparer les talibans aux bolcheviks, rappelons-nous qu'il fut un temps où les bolcheviks étaient présentés comme des sauvages sanguinaires, des affiches avaient même été réalisées où ils étaient représentés avec un couteau entre les dents.

Le régime moyennâgeux, c'est celui que vous voulez nous imposer : l'Union européenne avec son cortège de directives toutes plus réactionnaires les unes que les autres et la régionalisation !

"Je le dis à celles et ceux qui colportent des rumeurs qui à chaque fois sont infondées", conclut-il. Il faudrait le croire !

Ben voyons, comme menteur, le gouvernement Sarkozy-Morin-Kouchner se pose là ! Ils ont nié que parmi les 10 militaires tués en Afghanistan il y en aurait qui auraient été finis à l'arme blanche, et vendredi le capitaine Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées a déclaré à Reuters : "Sur les dix soldats, un seul présente des traces de blessures par balles et par arme blanche, ça a été démontré par des examens médicaux et ça croise des témoignages de soldats sur le terrain". Et H. Morin de rectifier : "La multiplication des rumeurs nous a conduit à faire cette mise au point".

(source : Reuters 05.09)


Intox avec "tact et mesure", s'il vous plaît.

Des mesures réglementaires contraignant les médecins à davantage de transparence sur leurs tarifs et d'autres censées les amener à modérer leurs prix vont être prises dans les prochains jours, annonce la ministre de la Santé Roselyne Bachelot dans Le Figaro.

En octobre, un décret permettra aux caisses d'assurance-maladie de sanctionner les médecins qui n'affichent pas leurs tarifs et pratiquent des dépassements d'honoraires "sans tact et mesure".

Mais le ministère a refusé de fixer un seuil précis, satisfaisant ainsi les revendications des médecins. Du baratin quoi !

"Cette notion (de "tact et mesure") restera du domaine de la jurisprudence, car fixer un seuil pourrait avoir pour effet pervers d'inciter tous les praticiens à s'aligner sur ce plafond", explique la ministre au Figaro.

Un arrêté fixera par ailleurs dans les prochains jours à 70 euros le montant à partir duquel tout médecin et tout dentiste devra fournir une information préalable écrite à ses patients, dit-elle.

A la mi-septembre, un décret imposera un devis normalisé pour les prothèses auditives, mentionnant explicitement le prix de l'appareil sans le mêler à celui de la prestation, ajoute Roselyne Bachelot.

Enfin, un autre décret instaurera un régime d'entente préalable pour les médecins réalisant des opérations de la cataracte et des amygdales.

Les généralistes demandent le passage à 23 euros du prix de la consultation, cette revendication fera l'object de discussions a dit la ministre.

Commentaire. Le prix de la consultation est déjà trop élevée, pourquoi pas un tarif fixe et unique à défaut de gratuité totale ? Il y a trop de médecins qui pratiquent ce métier uniquement pour s'enrichir, et trop de médecins sont de mauvais médecins, ils sont le produit de la société bourgeoise.

(source : Reuters 05.09)


L'écologie : un concept décidément réactionnaire.

Dans le cadre du projet de loi Grenelle de l'environnement, le gouvernement "devrait autoriser les villes françaises" à mettre en place un péage urbain, sur la base du volontariat, croit savoir Les Echos de vendredi.

Citant les exemples de Londres ou Milan, le quotidien économique précise que "les expérimentations se feraient sur la base du volontariat", mais "le projet français ne semble pas aussi avancé". "Les problèmes juridiques ne sont pas encore tous réglés", notamment parce qu'"il reste encore à déterminer quelle police sera appliquée pour les portions de voirie soumises à péage".

"La répartition des produits du péage, mais aussi des contraventions en cas d'infraction, est elle aussi encore en discussion", note Les Echos qui ne cite aucune source.

Par cette mesure, ils rétablissent les octroies du Moyen-Age, les privilèges de la noblesse qui taxaient l'entrée des villes. Alors quand le ministre de la Défense parle de "régime moyennageux" à propos des talibans, on peut en dire autant du régime actuel en France.

(source : AP 05.09)


Marché de l'automobile en Europe : le plongeon.

Confrontés au ralentissement économique, les cinq principaux marchés automobiles européens ont tous ensemble enregistré des baisses des ventes de voitures neuves en août, très prononcées en Espagne, en Italie et au Royaume Uni et moindres en France et en Allemagne.

Dernier en date à livrer ses chiffres, le Royaume Uni a annoncé jeudi une baisse de près de 19% en août, et de 3,8% au cumul des huit premiers mois de l'année.

Auparavant, la France (-7%), l'Espagne (-41%), l'Italie (-24%) et l'Allemagne (-10%) avaient publié des chiffres dans le même sens. Sur le cumul janvier-août, seules la France (+2,9%) et l'Allemagne (+2%) restent dans le vert tandis que l'Italie (-12%) et surtout l'Espagne (-21%) s'enfoncent dans le rouge.

En Espagne, pays le plus touché par la chute du marché automobile, les ventes de voitures neuves ont enregistré en août leur quatrième mois consécutif de baisse supérieure à 20%, et le plongeon de 41% était le plus important depuis quinze ans.

L'Association nationale des fabricants d'automobiles (Anfac) a attribué la détérioration du marché à une "forte baisse de la consommation privée", à "la chute de la confiance du consommateur et l'évolution négative des autres constantes économiques, comme le chômage, l'inflation et l'accès au crédit".

Au Royaume Uni, les ventes sont tombées en août au plus bas depuis 1966.

Dans ce contexte, la France n'a reculé que de 7,1% en août après -0,2% en juillet, et les ventes restent en hausse de près de 3% depuis le début de l'année, soutenues par l'instauration du bonus écologique qui pousse les petits modèles. Le marché progresse en volume, mais devrait baisser en valeur, relativise Guillaume Mouren.

Enfin, si l'Europe de l'Ouest est en recul, les marchés est-européens progressent, soutenus par le besoin d'équipement des ménages: +6,9% sur les six premiers mois de l'année.

Puisque c'est la consommation qui maintient à un haut niveau la production et les profits, en dehors des achats strictement nécessaire à la survie, il suffirait de cesser de consommer pour que l'ensemble du système économique soit confronté à des contradictions incontrôlables...

(source : AFP 05.09)


Un accord scélérat.

Peugeot Motocycles, 1.050 salariés à Mandeure (Doubs) et Dannemarie (Haut-Rhin), a signé vendredi avec trois syndicats sur cinq un accord de principe sur la révision des 35 heures qui augmentera de 3 à 5 heures le temps de travail "effectif" dans ses ateliers de production, a-t-on appris auprès de la direction.

Le texte signé par la CFE-CGC (majoritaire au comité central d'entreprise), FO et la CFTC prévoit de modifier le mode de calcul du temps de travail de façon à atteindre 35 heures de travail effectif par semaine à compter du 1er janvier prochain, contre 30 à 32 heures actuellement, a précisé à l'AFP Christian Pellet, directeur des ressources humaines.

Les modalités, réduction des temps de pause et/ou diminution des jours de RTT, seront discutées d'ici à l'entrée en vigueur de ce texte qui constitue un avenant à l'accord sur le temps de travail de 1999, a ajouté M. Pellet.

De sources syndicales, l'option probable aboutirait à une double diminution des temps de pause sans compensation salariale et des jours de RTT qui passeraient de 22 à environ 11 par an. La négociation s'était ouverte début juillet.

Un deuxième accord "GPEC" (Gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences) a été signé vendredi par la CFE-CGC, FO et la CFTC sur le "devenir de l'entreprise" et "l'anticipation de ses conséquences sur l'emploi", a annoncé la direction. Il n'exclut pas des réductions d'effectifs, a-t-elle reconnu.

"Aucune indication" de sureffectifs ni "d'objectif de nombre de départs" n'existe à ce jour, a assuré M. Pellet.

L'entreprise "maintient le projet", conditionné à la révision des 35 heures, de produire un nouveau scooter dans ses deux usines françaises à partir de 2009, a-t-il rappelé.

La CGT, majoritaire parmi le personnel de production, n'a pas signé les deux accords qu'elle a qualifiés d'"anti-sociaux". La CFDT "réserve sa réponse" sur l'accord GPEC et a dit non à celui sur les 35 heures qui "rencontre l'opposition du personnel" de Mandeure, siège et principal site de l'entreprise, selon son délégué Laurent Signori.

Inutile de commenter, le titre suffit.

(source : AFP 05.09)


Etats-Unis. Hausse du chômage.

Le chômage a bondi à son plus haut niveau en cinq ans en août aux Etats-Unis, à 6,1% de la population active, tandis que l'économie supprimait des emplois pour le huitième mois consécutif, rappelant brutalement la réalité des risques de récession.

La première économie mondiale a détruit 84.000 emplois le mois dernier (après 60.000 déjà en juillet), a indiqué vendredi le département du Travail, qui a aussi procédé à des révisions très négatives pour les mois précédents.

Au total, l'économie a perdu 605.000 emplois depuis le début de l'année, et pour les analystes la tendance va sans doute continuer.

C'est de mauvais augure pour la santé de l'économie américaine, très dépendante de la consommation des ménages.

"Ca sent clairement la récession", a résumé l'économiste John Ryding, de RDQ Economics.

Selon Philip Swagel, assistant du secrétaire au Trésor Henry Paulson pour les questions de politique économique, malgré les 3,3% de croissance (en rythme annuel) du deuxième trimestre, "la croissance n'a été que de 1,3% sur les trois derniers trimestres".

"On voit mal comment les consommateurs pourront continuer à dépenser comme ils l'ont fait", estime l'économiste John Ryding de RDQ Economics, pour qui "la détérioration de l'économie s'accélère".

(source : AFP 05.09)


Sarkozy champion de la renationalisation !

Nicolas Sarkozy a vanté l'accord signé en juin entre l'Etat et STX Shipbuilding, devant les ouvriers des chantiers navals de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique.

L'accord conclu avec le groupe sud-coréen prévoit l'acquisition par l'Etat dans les prochaines semaines de 9% du capital d'Aker Yards en France, propriétaire des Chantiers, et un droit de préemption sur les 25% encore détenus par l'ancien propriétaire Alstom.

Avec les parts d'Alstom, l'Etat détiendrait une minorité de blocage lui permettant de participer aux décisions stratégiques.

"Si Alstom devait partir d'ici à 2010, c'est l'Etat français qui rachètera ses parts", a réaffirmé le président de la République devant les salariés.

Si l'Union européenne n'y met pas son veto et qu'il ne s'y plie pas comme un simple valet. Mais il pourrait avoir un coup d'avance sur l'UE qui est au service des multinationales, l'Etat deviendrait propriétaire et gèrerait la propriété privée pour les capitalistes tout en muselant les droits politiques dans le pays, c'est une dictature bureaucratique du capital, on se rapproche du modèle chinois.

L'accord prévoit en outre que "STX ne délocalise pas et ne concurrence pas les Chantiers de l'Atlantique", a-t-il précisé.

"Je ne laisserai pas tomber les chantiers", a promis Nicolas Sarkozy. "Quel meilleur témoignage de confiance que de prendre une partie du capital ?". Il prend les ouvriers pour des demeurés, personne ne peut le croire après tous ses mensonges qui se répètent de bouches à oreilles à travers tous le pays, le dernier en date sur l'Afghanistan.

Il a dressé un parallèle avec le "sauvetage" d'Alstom initié en 2004, lorsqu'il était ministre de l'Economie.

"L'Etat a racheté à l'époque 22% du groupe qui était en situation de quasi-faillite à cause d'un management médiocre", a dit Nicolas Sarkozy. "C'était en quelque sorte une renationalisation. Aujourd'hui, Alstom s'est redressé, et personne ne s'en plaindra."

Le discours du président de la République a été accueilli sans enthousiasme par les ouvriers des Chantiers.

"On n'a pas appris grand-chose", a dit Yannis, 40 ans, qui travaille aux chantiers navals depuis dix ans.

Olivier Evano, 47 ans, redoute pour sa part que "STX reparte dans deux ou trois ans et emmène les plans des paquebots et les savoir-faire chez eux en Corée". Ils vont se gêner, c'est mieux que la piraterie industrielle et c'est légal !

L'armateur sud-coréen a plus que doublé mi-août sa participation dans le Norvégien Aker Yards, dont il détient à présent 88,4% du capital. Aker Yards va être renommé STX Europe

Je ne sais pas ce qu'est devenu Alstom.

(source : Reuters 05.09)


A-t-on vraiment le "choix" ?

Sur les six premiers mois de l'année, les volumes des produits de grande consommation ont reculé de 0,7 % par rapport au premier semestre 2007. "C'est la première fois que l'on constate un tel repli de la consommation depuis de nombreuses années", affirme Isabelle Kaiffer, directrice marketing chez TNS Worldpanel.

Selon une étude de l'institut, présentée le 5 septembre, "Les consommateurs français à l'heure des choix", le pouvoir d'achat reste la première préoccupation des Français (61 %) devant le chômage (57 %). Il y a quatre ans, ce sujet arrivait en tête des préoccupations pour "seulement" 27 % des Français contre 72 % pour le chômage.

Depuis l'apparition de l'inflation, fin 2007, les consommateurs et essentiellement les familles avec enfants ont non seulement commencé à moins remplir leur chariot mais aussi à faire évoluer son contenu. Les arbitrages sont plus fréquents entre les produits indispensables et ceux que l'on peut différer.

Résultat : les produits d'entretien enregistrent la plus forte baisse (–5 %). "On a toujours besoin d'acheter des pâtes, de la farine, des œufs ou du lait", remarque Mme Kaiffer, chiffres à l'appui : malgré une augmentation de 20 %, les pâtes ne reculent que de 2 %. Quant aux œufs, les consommateurs en ont acheté plus (+1 %) même si leur prix a augmenté de 18 %. A défaut de viande quand on manque d'argent pour se nourrir normalement, on mange des oeufs, pauvre pomme ! Et les pâtes, cela te cale l'estomac, il ne crie plus famine !

Plus de Français se tournent vers les magasins de maxidiscompte, alors que leur part de marché stagnait depuis deux ans. Désormais, ils comptent pour 14,2 % des dépenses alimentaires contre 13,6 % fin 2007. Chez les familles avec enfants, la part de marché atteint même 17 %. Parallèlement, la vente de produits commercialisés sous marque de distributeur (MDD) s'accélère depuis début 2008. Selon TNS Worldpanel, ils représentent 27 % du budget des familles avec enfant contre 25 % un an auparavant.

Ce sont les couples de travailleurs ou des femmes seules avec des enfants qui sont le plus durement frappés par la hausse des prix. Cela devrait favoriser le questionnement sur la société dans laquelle nous vivons, c'est notre consolation, peut-être pour hâter la maturation de la conscience politiques des masses.

Selon le magazine spécialisé LSA, certaines marques nationales auraient enregistré des chutes de ventes de 10 % à 20 %, entraînant un réajustement du prix des yaourts de Danone ou de produits d'hygiène et d'entretien. Ce recul s'expliquant par un écart de prix compris entre 20 % et 30 % par rapport aux MDD. Toutes les grandes enseignes constatent une chute des ventes des grandes marques au profit de leurs propres produits. Chez Intermarché, les MDD ont gagné 4 points de parts de marché au détriment des grandes marques.

(source : Le Monde 05.09)


Les esclavagistes des temps modernes. Les mêmes qu'hier.

Saisie par un salarié d'un supermarché Wal-Mart au Mexique, la Cour suprême de ce pays a dénoncé, jeudi 4 septembre, les pratiques de la chaîne américaine. La plus haute juridiction mexicaine a annulé une convention établie au sein de Wal-Mart qui prévoyait le paiement d'une partie des salaires des employés en bons d'achat utilisables seulement dans les supermarchés de la chaîne, explique le quotidien mexicain La Jornada. Les juges ont considéré que cette pratique des bons d'achat est "similaire à celle qui était en vigueur dans les anciennes "tiendas de raya" des haciendas : ces magasins qui appartenaient au propriétaire de l'exploitation et où les journaliers étaient contraints d'effectuer leurs achats.

Dans ces boutiques qui existaient au XIXe siècle en Amérique du Sud, mais aussi aux Etats-Unis et en Europe, dans les mines notamment, "les travailleurs recevaient aussi le paiement de leur salaire en bons d'achat échangés dans les établissements dont leur patron était propriétaire, avec cette différence qu'ils payaient les produits à un prix élevé", a poursuivi la Cour à propos de ce système aboli par la Constitution mexicaine de 1917. Reste que "les deux cas sont semblables, puisque le coût de ces escomptes ne sont pas assumés par le patron, mais par le travailleur", ont conclu les juges.

Wal-Mart a déjà connu plusieurs procédures pour violation du droit du travail. En 2005, l'entreprise avait été notamment condamnée par la justice américaine pour avoir refusé à ses employés de prendre une pause à l'heure du déjeuner.

En Chine, ils dorment sur place c'est encore mieux, et à Dubaï les travailleurs d'origine asiatique sont parqués dans des camps et n'ont aucun droit, on leur a même retiré leurs passeports.

(source : Le Monde 05.09)
 


Le 12 septembre 2008

Prime transport facultative. A quand les salaires facultatifs ?

Le gouvernement penche pour une prime transport qui prendra la forme soit d'un remboursement de 50% des abonnements de transport en commun, soit d'un versement par les entreprises de 200 euros par an pour les salariés obligés d'utiliser leur véhicule, rapporte le Journal du dimanche dans son édition du 7 septembre.

Selon le JDD, le système existant actuellement en Ile-de-France - le remboursement de 50% de la carte orange par les entreprises - sera étendu à tout le territoire "lorsqu'il existe des modes de transport en commun que le gouvernement souhaite encourager." Ce versement sera exonéré de charges sociales.

"Pour les salariés obligés d'utiliser leur véhicule, les entreprises verseront une somme de 200 euros par an, exonérée de charges sociales et fiscales. Mais cette revendication des syndicats sera appliquée par les entreprises sur la base du volontariat et le Medef ne devrait plus s'y opposer", ajoute-t-il.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a dénoncé une "erreur économique", estimant que les entreprises étaient dans l'impossibilité d'accepter une augmentation de leurs charges.

La CGPME a de même dénoncé à l'avance "tout dispositif obligatoire se traduisant par une augmentation de charges (qui) viendrait fragiliser davantage encore les petites entreprises".

D'après des chiffres du Medef, le dispositif d'Ile-de-France coûte aux entreprises plus de 600 millions d'euros par an.

Les salaires énormément plus, tellement trop, ils devraient proposer de les rendre facultatifs !

(source : Reuters 06.09)


Edvige renforce le régime de liberté surveillée.

Créé par un décret paru le 1er juillet, le fichier Edvige permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" et des personnes "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique" ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif."

A la suite de la réorganisation du renseignement, le ministère de l'intérieur, qui a transféré le fichier des RG à la nouvelle direction centrale de la sécurité publique, a profité de l'occasion pour étendre le champ du décret de 1991 aux mineurs dès 13 ans qualifiés de "futurs délinquants hypothétiques" et ajoute des renseignements sur la santé et la vie sexuelle des personnes fichées.

Un collectif constitué de 700 organisations qui vont de la Ligue des droits de l'homme à Force ouvrière en passant par la Confédération nationale du logement ou Sida Info Service, a déjà réuni plus de 120 000 signatures électroniques contre la mise en place de ce fichier.

Le ministre de la Défense s'est interrogé samedi dernier sur certains contenus du fichier, lors de l'université d'été du Nouveau centre

"Est-il utile, pour assurer la sécurité de nos compatriotes, de centraliser des informations relatives aux personnes physiques ayant seulement sollicité un mandat politique ou syndical?", s'est-il interrogé.

"Est-il utile qu'on y intègre des éléments du type des coordonnées téléphoniques, des orientations, sans savoir exactement de quoi il s'agit, des informations d'ordre fiscal ou patrimonial? Est-ce bien nécessaire de ficher les personnes jouant, selon les termes même du décret, un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif? N'y a-t-il pas là un curieux mélange des genres ?", a-t-il ajouté.

Fillon a réagi en demandant sèchement à Morin de ne pas "créer des suspicions là où elles n'existent pas"

"Cela ne remet pas en cause l'unité du gouvernement, qui est aussi un endroit où l'on débat. J'ai toujours dit mon attachement au débat, ce n'est pas une caserne un gouvernement", a-t-il ajouté, avant de lâcher : "En l'occurrence, il ne faut pas se laisser aller à des jugements qui sont inspirés par une vision très légère des choses".

En réalité l'Etat est gouverné par une armée de technocrates dont la fidélité au capitalisme est garantie, ils ont pour principale tâche de défendent ses intérêts et secondairement ceux de l'Etat, Sarkozy et éventuellement Fillon ainsi que quelques ministres triés sur le volet sont uniquement là pour mettre en musique les conclusions de leurs travaux, et lors des réunions du conseil des ministres, les autres membres du gouvernement n'ont pas d'autre rôle à assumer que celui de commenter, approuver et appliquer les décisions déjà prises sans eux.

Dès lors on comprend que Fillon ait été obligé de préciser que le gouvernement n'était pas une caserne, car si de l'extérieur on en a déjà l'impression, de l'intérieur, la soumission totale des ministres à Sarkonapoléon doit être vécue comme une humiliation permanente.

La conception du débat de Fillon est du même ordre d'idée que celle qu'il a du dialogue sociale : une relation de soumission absolue. Un prélude à la dictature ?

Face à la protestation d'origine diverse et parfois suspecte (Morin, Bayrou, Parisot) qu'a entraîné l'annonce de la mise en place du fichier Edvige à partir du 1er juillet, mercredi le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a déclaré souhaiter le réexamen de ce décret pour qu'il fasse l'object d'une loi et qu'elle soit soumise au Parlement.

Le recours au Parlement pour l'examen d'une loi ou d'un décret n'a pas d'autre résultat que légitimer et soutenir les décisions prises par Sarkozy et le gouvernement. Ce serait en fait sa seule motivation pour ainsi mieux tromper la population.

(source : Le Monde 07.09 ; AP 08.09 ; Reuters 07 et 10.09)


La crise économique va rattrapper la marine marchande et les chantiers navals.

Dans le monde maritime, l'indice Dry B0altic Index, qui fait la moyenne des prix pratiqués sur vingt-quatre routes maritimes pour les matières sèches (minerais, céréales, métaux), plonge pour la deuxième fois de l'année et a perdu 42 % depuis le 30 mai.

Selon, Patrick Molis, le PDG de la Compagnie nationale de navigation (CNN) : "Parti des Etats-Unis, le ralentissement économique a maintenant gagné l'Europe et les grands pays émergents, comme l'Inde et la Chine, et cela provoque une baisse du commerce international". "Mais il existe une deuxième raison à la chute des frets : le niveau "obscène" des commandes de bateaux neufs, ajoute-t-il. La flotte mondiale compte environ 700 capesize (150 000 tonnes) et les chantiers navals doivent en livrer 700 nouveaux dans les trois prochaines années. Cela fait 100 % de bateaux en plus ! Quand on sait qu'ils peuvent naviguer pendant vingt-cinq ans, on mesure le retournement massif qui se profile à l'horizon."

Les armateurs qui ont touché leurs bateaux, il y a deux ou trois ans, ont pu profiter des cours très élevés depuis 2003 et engranger suffisamment de bénéfices pour affronter la crise qui vient. Ceux qui recevront leurs bateaux cette année peuvent se faire du souci sur leur taux d'utilisation et sur les pertes qu'ils pourraient enregistrer.

"Beaucoup boiront le bouillon, prédit M. Molis, et nous devrions enregistrer de nombreuses annulations de commandes, car la chute des cours va se poursuivre et s'amplifier." Des compagnies de navigation ou des chantiers navals, qui souffrira le plus de ce naufrage annoncé ? "Les deux assurément", répond M. Molis.

(source : Le Monde 07.09)


Argentine. Le résultat de la privatisation des chemins de fer.

Le gouvernement péroniste de Cristina Kirchner a accusé des militants de gauche et le cinéaste Fernando "Pino" Solanas d'être à l'origine des violents incidents qui ont éclaté, mercredi 3 septembre, sur la rame de trains reliant les gares de Merlo et de Castelar, dans la banlieue pauvre de l'ouest de Buenos Aires.

Des centaines de passagers, furieux de l'annulation de leur train, ont brûlé huit wagons. Ils ont jeté des pierres sur les bureaux du concessionnaire des Trains de Buenos Aires (TBA). Après plus d'une heure de chaos, la police, usant de gaz lacrymogènes et de balles de caoutchouc, a dispersé les manifestants qui bloquaient les voies.

Le ministre de la justice et de la sécurité, Anibal Fernandez, a affirmé qu'il s'agissait "d'un sabotage et d'une action préméditée". Le Parti ouvrier et l'organisation Quebracho ont été pointés du doigt. Des membres du gouvernement voient en Pino Solanas l'auteur intellectuel des incidents, arguant que, le même jour, le cinéaste sortait son dernier film, La Prochaine Gare. Ce documentaire condamne le démantèlement des chemins de fer et l'abandon des populations de l'intérieur de l'Argentine.

Pino Solanas dénonce comme une combine du gouvernement Kirchner le contrat signé en avril avec le groupe Alstom pour la construction d'un train à grande vitesse (TGV) reliant les trois principales villes du pays, Buenos Aires, Rosario et Cordoba, soit une liaison de 710 kilomètres.

L'opposition critique un projet "pharaonique" chiffré à 2,4 milliards d'euros, alors que le réseau ferroviaire et les trains de banlieue sont délabrés. Le maire de Buenos Aires, Mauricio Macri (droite), a demandé à Mme Kirchner d'annuler le projet de TGV et d'investir dans le réseau ferroviaire métropolitain.

"VC'est une véritable honte. Le gouvernement cherche à salir ceux qui se battent pour la récupération du patrimoine public et les trains", a protesté Pino Solanas. Le cinéaste a été candidat à l'élection présidentielle d'octobre 2007 à la tête d'un regroupement de socialistes, de syndicalistes et de figures de centre-gauche. Dans les années 1990, ses critiques virulentes contre le néolibéralisme de l'ex-président péroniste Carlos Menem lui avaient valu un procès, et il avait été blessé dans un attentat : en mai 1991, des inconnus lui avaient tiré six balles dans les jambes.

"Nous ne parvenons pas à satisfaire la demande croissante dans la zone ouest aux heures de pointe. Le service est saturé", a reconnu le porte-parole de TBA. En 2003, on comptait 153 millions passagers par an ; ils étaient 197 millions en 2007. Voyager en train est une interminable et dangereuse odyssée. Les wagons étant bondés, il est courant de voir des passagers suspendus dans le vide, en équilibre sur les marchepieds des trains ou sur les toits.

Des usagers se plaignent de "voyager comme du bétail". Depuis 2005, une trentaine de wagons ont été brûlés par des voyageurs exaspérés. Le gouvernement accorde d'importantes subventions pour maintenir des tarifs bas sans investir pour améliorer les infrastructures. 82 % des Argentins qualifient de "très mauvais" le service, selon un sondage du quotidien La Nacion.

(source : Le Monde 07.09)


Etats-Unis. Le taser a encore frappé.

Un émeu - deuxième plus grand oiseau après l'autruche - errait sur la Pennsylvania Turnpike, une route qui dessert la ville de Pittsburgh en Pennsylvani.

Les autorités locales ont d'abord essayé de le capturer au lasso, mais ni parvenant pas, elles ont alors décidé d'utiliser un taser pour immobilser l'animal, comme le rapporte la télé locale Kdka. Et ce qui était prévisible se produisit, l'émeu n'a pas résisté aux 50 000 volts.

Selon le Sergent Anthony DeLuca qui s'est exprimé dans le Pittsburgh Tribune-Review : "Nous avons tout fait pour essayer de le sauver. Je pense qu'après deux heures de course sur la route, l'animal a dû avoir une crise cardiaque. Et L'origine de l'oiseau n'a toujours pas été déterminée."

Comme peine, je propose qu'on fasse courir le Sergent Anthony DeLuca pendant deux heures sur la même route, avec un peu de chance il en crèverait, dans le cas contraire, on l'achèverait avec un taser ! Quelle horreur !

Les flics de tous les pays sont bien les représentants patentés de la connerie humaine. On comprend mieux pourquoi en France ils ont eu Sarkozy comme ministre, il était dans son élément à tous les niveaux, penchez-vous très bas si vous voulez voir à quelle hauteur il se situait, plus bas encore, vous avez le nez au ras du caniveau, vous y êtes !

(source : Le Post 08.09)


L'Eglise de scientologie française jugée pour "escroquerie".

Les deux principales entités de l'Eglise de scientologie française et sept de ses dirigeants seront jugés en correctionnelle à Paris l'an prochain pour "escroquerie en bande organisée et exercice illégal de la pharmacie", apprend-on lundi de source judiciaire.

Une ordonnance du juge d'instruction Jean-Christophe Hullin a ordonné la comparution en justice des neuf personnes morales et physiques poursuivies, après dix ans de procédure.

Deux personnes morales, coeur de l'organisation, "l'Association spirituelle de l'église de scientologie-Celebrity center" et la librairie SEL (Scientologie espace liberté) et les sept principaux responsables de l'organisation au moment des faits se voient reprocher d'avoir amené des adeptes à remettre d'importantes sommes en échange de prestations jugées fictives.

Le juge d'instruction est allé contre les réquisitions du parquet rendues en 2006, qui demandait un non-lieu général, au motif qu'il était impossible juridiquement de conclure que l'organisation n'était pas de bonne foi.

"Cette analyse juridique déficiente a été démontée par le juge d'instruction, qui met en lumière des manoeuvres frauduleuses et rappelle que des méthodes similaires ont déjà été utilisées dans d'autres dossiers ayant donné lieu à des condamnations de responsables scientologues", a dit à Reuters Me Olivier Morice, avocat de deux des plaignants.

"Nous nous demandons s'il n'y a pas de considérations politiques dans le position du parquet", a-t-il ajouté.

Il a mentionné la rencontre en 2004 entre Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie, et l'acteur de cinéma américain Tom Cruise, porte-drapeau de la Scientologie. Il a dit penser aussi aux propos de l'ancienne directrice de cabinet adjointe du président Sarkozy à l'Elysée Emmanuelle Mignon, envisageant en février dernier le droit de la Scientologie à "exister en paix".

Le dossier qui sera jugé fait suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée en décembre 1998 par une ex-adepte. Recrutée dans la rue, elle aurait été amenée à remettre une somme de 140.000 francs (environ 20.000 euros). Trois autres plaintes ont étoffé le dossier, mais l'une d'elles a été retirée. L'Ordre des pharmaciens est aussi partie civile.

Plusieurs dirigeants de la Scientologie ont déjà été condamnés à titre personnel pour escroquerie, en 1997 à Lyon et en 1999 à Marseille. En mai 2002, le tribunal de Paris a condamné pour la première fois la branche francilienne de la Scientologie à 8.000 euros d'amende pour le fichage informatique d'anciens adeptes entre 1998 et 2000.

Une nouvelle condamnation en qualité de personne morale dans le dossier d'escroquerie présumée pourrait entraîner la dissolution judiciaire de l'Eglise.

Une précédente enquête pour escroquerie engagée à Paris dans les années 80 avait tourné court en